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13.10.2008
Rencontre avec Nicolas Sarkozy ce matinNous avons fait le point ce matin avec Nicolas Sarkozy sur ce week-end européen particulièrement important. Nous reprendrons ces sujets prochainement. jpr 11.10.2008
La crise financière et le leadershipLa globalisation favorise une forme particulière de pouvoir : le leadership. L’Europe est contaminée par le phénomène venu des USA. George Bush avec son point presse quotidien semble s’occuper de tout. Son équipe est relayée au second plan, et Wall street ne l’écoute plus. Sarkozy, Merkel et Berlusconi sont aujourd’hui enfermés dans des schémas voisins. Dans un système global de communication, parler c’est agir… sur les médias. La parole puissante, parce qu’à la fois mondiale et fréquente, fait l’actualité. Les mises en scène des paroles se multiplient mais le nombre d’émetteurs reste limité et, donc, les messages s’accumulent, se répètent, plus qu’ils n’éclairent. La garantie est dépôts bancaires est un message qui perd de sa force dans la répétition. Le fait qu’une petite dizaine de personnes dans le monde soit surexposée inquiète. Des instances collectives moins théâtrales et moins bavardes seraient peut-être plus convaincantes. Le leadership est indispensable pour le mouvement. Dans l’offensive, le pouvoir d’un seul est rassurant, dans la crise, dans la défensive, la sécurité apparaît dans la collégialité authentique. La crise de confiance ne se résout pas par l’événement mais par une pensée réfléchie, constante et partagée. Attentif à ces sujets, je souhaite que le président Sarkozy, avec ses collègues de l’Eurogroupe, donne dimanche à la parole de l’Europe une force, sur les événements, que la parole américaine a perdue. La confiance est aussi une question de gouvernance. jpr 10.10.2008
Les territoires blessésJe viens d’être informé de la fermeture de l’école de gendarmerie de Châtellerault. Je regrette profondément cette décision qui manifeste la faiblesse de la préoccupation territoriale au sein de l’action gouvernementale. Matignon ne tient plus ses engagements. Châtellerault a accepté la réforme de la carte judiciaire contre l’engagement de pouvoir garder son école de gendarmerie. Les Gaullistes comme les Girondins regrettent la marginalisation de l’aménagement du territoire, illustré par la disparition de la Datar. jpr 07.10.2008
La rénovation par les femmesLe Sénat vient d’élire deux femmes à la première et à la deuxième vice-présidence. Mesdames Catherine Tasca et Monique Papon (deux élues de qualité) remplacent ainsi Jean-Claude Gaudin (élu à la 4ème vice-présidence) et Adrien Gouteyron. C’était une étape nécessaire mais elle n’est pas encore suffisante de la modernisation du Sénat. Si le PS est passé devant l’UMP dans ce vote, c’est parce que le groupe majoritaire reste fortement divisé. La direction du groupe devra proposer des initiatives apaisantes pour rétablir la cohésion de l’UMP au Sénat. jpr 06.10.2008
Rendez-vous avec François FillonLe Premier ministre envisage toujours de fermer l’école de gendarmerie de Châtelleraut tout en reconnaissant qu’il avait pris l’engagement contraire. Il recherche des compensations. Je lui ai dit que l’aménagment du territoire exigeait qu’une même ville ne soit pas victime de toutes les restructurations. Qu’est devenue la Datar ? Nous reprendrons ces débats lors de la prochaine discussion budgétaire au Sénat. Que l’on ne compte pas sur moi pour mésestimer la France des territoires. jpr 05.10.2008
Retour au terrainJ’ai participé ce week end à deux manifestations intéressantes dans la Vienne : le vernissage d’une magnifique exposition sur la culture chinoise à Chasseneuil et l’inauguration d’une bibliothèque à Maillé. Le public, nombreux, me répétait sans cesse : “ici, vous avez de vrais amis”. Passons ! A Chasseneuil, j’ai expliqué pourquoi je me sentais “frère de planète” avec le peuple chinois, nous avons autant besoin de sa croissance que de sa conscience. Ce peuple, pour qui la poésie est la conjugaison du moine, de la montagne et de l’eau, a une conscience naturelle du développement durable. La sortie de la misère, l’obsession de la stabilité, ont été des priorités qui laissent place maintenant au retour du qualitatif, progressivement. “Celui qui regarde la lune ne doit pas oublier qu’il est regardé aussi par la lune”. La stratégie de la Vienne est là : que la Chine sache qu’il y a un coin d’Europe qui regarde la Chine avec respect. A Maillé, nous avons célébré le livre véhicule majeur de la culture en milieu rural. Cependant, regardant face à moi un public plutôt âgé - avec cependant un jeune maire - cette pensée de Senghor m’est revenue à l’esprit : “un vieillard qui meurt, c’est une bibliothèque qui brûle”. Ressentant la solitude de bien de nos aînés, je me demande si notre première fragilité culturelle n’est pas de laisser en friche le savoir vécu de nos aînés. Les générations s’empilent mais ne se parlent guère. Pour moi la cohésion sociale reste la priorité de la politique. Par ailleurs, je salue l’initiative européenne de Nicolas Sarkozy, mais je dirai demain à François Fillon, avec qui j’ai rendez-vous, que le gouvernement ne doit pas confondre l’attitude lucide et la mise en scène anxiogène. Dans une crise de confiance, l’agitation inquiète, le sang-froid rassure. Claude Guéant a eu raison, ce matin, de rappeler que la réduction des déficits doit rester prioritaire. C’est la sagesse qui est rassurante. jpr 27.09.2008
Merci de votre amitiéLa primaire pour la présidence du Sénat a été rude. Gérard Larcher était un très bon candidat, expérimenté et déterminé. Il sera un bon président. Je ne regrette pas cette bataille pour une Sénat “libre et moderne” que je me devais de livrer. La campagne a été correcte, le nouveau président pourra compter sur ma loyauté. La déception n’est pas l’amertume. Je me réjouis d’avoir gagné de nouveaux amis dans cette épreuve (même si j’en ai aussi perdu quelques uns). J’ai surtout gagné ma liberté retrouvée. Je m’expliquerai la semaine prochaine avec le président de la République. D’ici le vote du budget 2009, en fin d’année, je m’exprimerai peu en dehors de l’espace de notre blog. Je consacrerai les prochaines semaines aux élus de la Vienne, eux peuvent compter sur ma fidélité. Hier, j’ai été accueilli avec beaucoup de chaleur par mille producteurs de lait du Grand Ouest. Cela, évidemment, m’a réchauffé le coeur. Tout ce qui éloigne du coeur est second. Merci à vous, A bientôt, jpr 23.09.2008
L’invité du Talk Orange-Le Figaro23.09.2008
Lettre aux sénateurs du groupe UMPCher Collègue, Le Sénat est critiqué, notre majorité est fragilisée, le moment du sursaut est venu. Il nous appartient d’inverser ces tendances avant le prochain renouvellement de notre Haute assemblée. La modernisation des Institutions nous offre l’opportunité historique de placer le Sénat de la République au cœur de la vie politique française. Nous devons la saisir. Notre groupe demeure le plus important du Sénat, il en sera le centre de gravité, à condition de rester rassemblés. Nous, sénatrices et sénateurs, sommes les pierres angulaires de cette maison. C’est autour de nous que les moyens doivent êtres déployés pour valoriser notre travail. Nous le ressentons tous profondément. Après discussion avec notre Président, Christian Poncelet mais aussi avec plusieurs d’entre vous, qui avaient toute légitimité pour être candidats à la présidence du Sénat, j’ai décidé de me présenter devant vous, ma famille. Vous connaissez notre projet d’«un Sénat libre et moderne ». Vous connaissez aussi mon sens du service de la France. Je serai avec vous, proche de vous, loyal et fidèle à mes engagements. Avec mes sentiments amicaux et déterminés.
Jean-Pierre RAFFARIN 22.09.2008
Pour un Sénat libre et moderneVoici ma contribution au débat sur l’avenir du Sénat que je viens de faire parvenir à l’ensemble de mes collègues sénateurs. Je serais très heureux de pouvoir connaître votre avis, en particulier sur les 30 propositions que je fais pour un Sénat libre et moderne. jpr PS : pour lire ma contribution confortablement, cliquer sur la touche “full screen” de la barre d’outils ci-dessous 21.09.2008
Grand Jury RTL-LCI-Le FigaroJ’étais ce soir l’invité du Grand Jury, vous pouvez écouter ou réécouter l’émission. Nous avons évoqué notamment les élections sénatoriales, la situation économique et l’Afghanistan. jpr 20.09.2008
A Loudun, chez René MonoryAprès l’inauguration de la foire de Loudun, avec Hervé Novelli, j’ai rendu visite au président Monory, à son domicile de Beaurepaire. Malgré les handicaps de la maladie, j’ai vu un homme digne, allumant son regard pour parler du Sénat, du Futuroscope ou de la Chine. Cet homme qui dans toutes ses fonctions s’est toujours affirmé comme “libre et moderne” garde son charisme y compris face à la vieillesse agressive. A ses côtés, Mme Monory est exemplaire d’attentions et d’affection. Le président ne souffre pas, ce qui lui donne un visage apaisé. S’il n’a plus la même force physique, il garde cette allure qui donnait de la puissance à son expression. Le Sénat lui doit beaucoup pour l’ouverture au numérique, pour l’engagement international mais aussi pour cette conception entrepreneuriale de la décentralisation qu’il a toujours défendue… L’homme libre qui ne se laissait jamais imposer une ligne par un parti a joué un rôle majeur pour l’union de la majorité : c’est dans son bureau du Sénat qu’en 1995 l’accord entre Edouard Balladur et Jacques Chirac a été scellé. La victoire de Jacques Chirac en dépendait. Dans la Vienne, nous bénéficions de nombre de ses audaces et ce pour longtemps. René Monory porte toujours sur le monde un regard ambitieux. Il préfère toujours les projets aux souvenirs. jpr Élus des agglomérations parisienne et lyonnaise, nous sommes de jeunes sénateurs. Depuis notre arrivée au Palais du Luxembourg en 2004, nous avons activement participé, au sein respectivement des commissions des Finances et des Lois, aux travaux de la Haute assemblée. Nous savons qu’il est possible d’y effectuer un travail utile et de qualité. Mais nous savons aussi que l’image du Sénat est en grand décalage avec cette réalité.
Les efforts du président Poncelet afin d’ouvrir le Sénat au monde de l’entreprise et aux jeunes ont, certes, permis de mieux faire connaître l’Institution, mais il reste beaucoup à faire. Cette méconnaissance du rôle et du travail produit par notre assemblée doit être analysée afin d’y remédier, sauf à laisser se développer l’idée qu’elle ne sert à rien et donc que notre République pourrait s’en passer, ce que nous ne croyons pas.
Le prochain Président du Sénat devra relever ce challenge. De son engagement et de sa personnalité dépendront en grande partie l’avenir du bicamérisme dans notre pays. Celui que nous choisirons doit donc porter et incarner cette volonté de renouveau. La Haute assemblée doit représenter la France dans sa diversité. Cela passera sans doute par une réforme consensuelle du mode de scrutin, une modification de l’organisation et du fonctionnement du Sénat au travers d’un nouveau règlement et une large ouverture des postes à responsabilités.
Par ailleurs, le Sénat doit redevenir la Chambre du Parlement où les choix concernant directement les collectivités locales se discutent et se décident. Or, depuis de nombreuses années, ce n’est plus dans ses murs que le débat a lieu. Au moment où le Président de la République semble vouloir ouvrir, dans les prochains mois, le dossier de l’enchevêtrement des compétences et de l’empilement des couches il faut que la Haute assemblée préempte ce débat et propose les nécessaires évolutions.
Enfin, pour que les trois rôles du Parlement - légiférer, évaluer les politiques publiques et contrôler l’exécutif - soient pleinement assumés, il faut que les parlementaires jouent leur rôle. Le Sénat doit être le « parti du mouvement » dans son intérêt mais aussi d’abord dans celui du pays. Il ne peut y avoir de Parlement digne de ce nom sans indépendance d’esprit. Le Sénat, plus que l’Assemblée Nationale peut incarner cela. Son Président doit montrer la voie.
Quel est celui d’entre nous qui peut répondre à nos attentes, relever le défi de la légitimité et de l’indépendance de notre institution ? Le Sénat a besoin d’un président avec du caractère et de l’expérience, capable de rapprocher notre assemblée des Français. Dans ces conditions, même si les mérites de Philippe Marini et de Gérard Larcher sont indéniables, nous sommes convaincus que Jean-Pierre Raffarin, par son expérience, sa notoriété nationale, européenne et internationale et son projet « pour un Sénat libre et moderne » est le plus à même de relever ce défi.
Nous nous adressons d’abord à tous nos collègues sénateurs qui sont attachés à notre institution et à son rôle dans la République. La campagne sénatoriale qui s’achève a créé un intérêt nouveau pour le Sénat. Les Français selon une étude récente –mais pour combien de temps ?- lui conservent encore leur confiance ce qui laisse penser que nous avons une occasion historique à ne pas manquer. Il est temps de redonner à notre assemblée la force de peser dans nos institutions et d’équilibrer le pouvoir exécutif. La première étape de cette mission commence par l’élection au « plateau » du plus à même à le faire.
François-Noël BUFFET Philippe DALLIER Sénateur du Rhône Sénateur de Seine-Saint-Denis
J’ai accordé un entretien au Figaro dans lequel je reviens sur les enjeux du prochain renouvellement sénatorial et sur mon projet pour l’avenir de l’institution. jpr LE FIGARO. Craignez-vous que la défaite de la majorité aux municipales se répercute sur les sénatoriales dimanche ? C’est bon pour votre candidature à la présidence du Sénat ? Quels sont vos atouts par rapport à vos rivaux ? 15.09.2008
Le pape a su parler à la FranceBenoît XVI a trouvé le ton juste pour parler à notre Nation. En choisissant le terrain culturel, il a montré son respect et son affection pour le patrimoine culturel de “la fille aînée de l’Eglise”. Au collège des Bernardins comme à l’Institut, le Saint Père a affiché ses racines culturelles françaises. La rigueur de sa pensée comme celle de son enseignement le protègent de toute accusation de séduction “promotionnelle”. Son appel aux vocations sur l’esplanade des Invalides lors de la grandiose messe de dimanche ne sera pas sans effet, j’en suis sûr. Les jeunes ont été touchés par la puissance sereine de ce pape. Ce week end m’aura permis une courte pose dans mon agenda sénatorial chargé. J’ai fait parvenir aux sénateurs mon livre “Pour un Sénat libre et moderne”, il sera en ligne demain. Hier j’étais l’invité de dimanche + et en déplacement dans l’Ain. A bientôt, jpr Je réponds volontiers à l’invitation au “débat républicain” de mon collègue et ami Alain Lambert. J’aurai l’occasion la semaine prochaine de préciser ma vision d’un Sénat libre et moderne. Voici pour le moment quelques réflexions sur ma conception de l’indépendance du Sénat. L’indépendance du Parlement est une condition de la démocratie. Jamais acquise, elle est un combat de tous les instants, c’est pourquoi elle doit s’affirmer à la fois dans les textes et dans les têtes. Parce que notre époque appelle, dans toutes les grandes démocraties, un leadership fort de l’exécutif, il m’apparaît d’autant plus essentiel que les contrepouvoirs jouent pleinement leur rôle. Pour le Sénat, l’indépendance a toujours été un devoir mais aussi un risque. “Empêcheur de gouverner en rond”, il ne doit jamais hésiter à soulever une interrogation, cultiver un doute et partager une inquiétude. Autant dire qu’il ne doit pas hésiter à déplaire. Dans une société qui cultive volontiers le “politiquement correct”, un certain unanimisme et rechigne à accepter la complexité, il n’est donc pas rare que le Sénat se retrouve dans le rôle ingrat consistant à contredire l’exécutif ou à se démarquer de l’opinion supposée “majoritaire”. Dans ce cas, vous aurez remarqué que les initiateurs des projets contestés par les sénateurs ont tous le même réflexe, quelle que soit leur appartenance politique : plutôt que de débattre de nos objections, ils préfèrent remettre en cause la légitimité même de l’institution sénatoriale. Drôle de conception de la démocratie, en fait, sachant que le principal pouvoir de notre assemblée consiste non pas à “empêcher” mais à “convaincre” et à rassembler. Pourtant, n’est-ce pas le Sénat qui, depuis le début de la IIIe République, a marqué avec le plus de constance son attachement jaloux aux libertés publiques et aux traditions républicaines ? Cette indépendance, à laquelle nous sommes si attachés, doit être préservée et je me réjouis que la récente réforme constitutionnelle l’ait renforcée, en particulier par une maîtrise accrue de l’ordre du jour et le renforcement des pouvoirs de contrôle. L’indépendance du Sénat, c’est d’abord l’indépendance de ses membres, garantie par les protections et les incompatibilités prévues par la Constitution. Indépendant du pouvoir comme il doit l’être des groupes de pression, le sénateur est d’abord une femme ou un homme libre, même si elle ou il demeure fidèle à ses convictions. Mais l’indépendance du Sénat, c’est aussi l’indépendance de son président. La responsabilité particulière de président du Sénat, second personnage de l’État, ne s’inscrit pas, à mes yeux, dans un “cursus honorum”. Ce n’est pas une étape dans une carrière. Élu par ses pairs en toute liberté, il ne doit pas avoir d’autre ambition que de promouvoir et de garantir à la Haute assemblée cette indépendance qui est un combat de chaque jour. Comme l’écrit Vaclav Havel, “l’indépendance n’est pas un état des choses. C’est un devoir”. Pour moi, il s’agit même du premier devoir du président. jpr J’ai réagi à l’étude intéressante réalisée par Profession politique et l’IFOP sur le rôle du Sénat dans la vie politique. La bonne nouvelle de ce sondage, c’est le jugement des Français sur l’importance du Sénat : 61 % jugent son rôle important. C’est à la fois lucide et heureux. En effet, puisque trois Français sur quatre ne se sentent pas concernés par les élections sénatoriales, on aurait pu craindre que cette distance fasse douter de l’importance de la Haute Assemblée. Pas du tout ! Le jugement quantitatif est aussi qualitatif : le Sénat est utile à l’élaboration des lois et à l’équilibre des pouvoirs. Mais je ne suis pas surpris de l’appréciation des Français quant à la modernité du Sénat et à sa représentativité. C’est parce que j’ai fait, déjà depuis longtemps, ce même constat, que j’ai travaillé plus d’un an durant à une contribution “pour un Sénat libre et moderne”. Plus le Sénat sera libre, plus la qualité de son travail en sera meilleure. Plus le Sénat sera moderne et plus sa reconnaissance par l’opinion sera forte. La liberté se gagne par l’indépendance vis-à-vis du pouvoir exécutif. Le président du Sénat ne doit pas attendre une nouvelle carrière ministérielle. La modernité se gagne par l’ouverture aux problèmes de société, par le développement de la participation numérique, la féminisation, le métissage des différentes générations et bien sûr l’ouverture internationale. Le Sénat peut profiter de la réforme institutionnelle pour s’affirmer comme la force garante de nos équilibres républicains. jpr 09.09.2008
Nicolas Sarkozy jeudi à Chatelaillon
Le choix de Chatelaillon est un geste sympathique du président à mon endroit parce qu’il n’ignore pas que c’est le lieu de ma maison de famille, là où j’ai passé enfant de nombreuses vacances et où vit encore ma mère six mois de l’année. A l’occasion de ce déplacement, le président visitera également l’entreprise Fountaine-Pajot. Il faut savoir que JF Fountaine est le 1er vice-président socialiste du conseil régional de Poitou-Charentes mais qu’il est en froid avec sa présidente. Si j’ai eu des désaccords politiques avec lui, je dois reconnaître qu’il est un excellent chef d’entreprise. Dimanche Royan, lundi Saint-Malo, mardi Tunis, jeudi Chatelaillon, vendredi accueil du pape à Paris et dimanche dans l’Ain, la période est aussi active que passionnante. jpr 06.09.2008
Petite carte postale de Royan
Rachida Dati et Nathalie Kosciusko-Morizet ont participé à un meeting avec 700 habitants royannais avec Dominique Bussereau et moi. Rachida et Nathalie sont très complémentaires, à tout point de vue. Elles nous ont confié leur intention de faire un tour de France ensemble, j’ai trouvé leurs discours très rafraîchissants. Les journalistes ont peu de goût pour les belles histoires, l’unité les ennuie. Ils devront pourtant constater avec le discours de François Fillon de demain que notre unité n’est pas feinte et que notre feuille de route est claire. jpr Lire le compte-rendu du Figaro J’étais aujourd’hui à Strasbourg pour participer à l’université des chambres de commerce et d’industrie. Mon intervention portait sur le thème suivant : “Dans un monde ouvert, quelle voie pour l’Europe ?”. Vous, ici, qui connaissez mes idées, je vous livre le plan de mon argumentation : I. Les lignes de force de la mondialisation A. L’avenir du monde est asiatique B. La diversité est une des grandes valeurs du XXIème siècle II. Les atouts de l’Europe A. Le retour du multilatéral dans un monde multipolaire B. La dynamique des grands projets (UPM) C. Le modèle de la République décentralisée (diversité/unité) Conclusion sur l’Humanisme européen A l’occasion de cette conférence, j’ai eu le bonheur de déjeuner avec quatre de mes collègues sénateurs du Bas-Rhin : Philippe Richert, Fabienne Keller, Esther Sittler et Francis Grignon. A cette occasion, nous avons débattu de mon projet “Pour un Sénat libre et moderne”. A ceux qui voudraient savoir comment se déroule ma campagne sur le terrain, je veux dire que je suis confiant. Une grande majorité de mes collègues souhaite que l’on mette les trois années à venir pour mettre en oeuvre “un nouveau Sénat” plus indépendant, plus international, avec une meilleure politique de communication et mieux reconnu, au total plus utile pour reprendre le commandement de Victor Hugo “Sénateurs, montrez que vous êtes nécessaires !”. jpr
03.09.2008
Pour un Sénat libre et moderneJe lis dans le Figaro qu’un comité d’arbitrage propose de se prononcer sur les éventuelles candidatures à la Présidence du Sénat. Personnellement je ne reconnais qu’une instance d’arbitrage : la réunion du groupe UMP du 24 septembre au cours de laquelle les candidats seront « arbitrés » par leurs collègues à l’occasion d’élections primaires. Je me suis engagé à ne pas annoncer formellement ma décision avant l’échéance du 21 septembre, jour des élections sénatoriales. Nous souhaitons, en effet, donner la priorité à l’échéance collective du 21 septembre sur l’échéance personnelle du 1er octobre (élection du Président du Sénat). Christian Poncelet et Jean-Claude Gaudin, notamment, partagent ce point de vue. A la mi-septembre, j’adresserai à mes collègues du Sénat, une contribution fondée sur 30 propositions « Pour un Sénat libre et moderne ». Je mettrai prochainement en ligne ce texte, d’ici là je suis à l’écoute de vos réflexions et propositions. jpr 27.08.2008
Chine 2008 : succès et défisJ’ai publié dans le Monde d’hier une tribune sur le bilan des jeux olympiques de Pékin que je vous propose de retrouver ci-dessous et sur laquelle je serais heureux de connaître votre avis. jpr 26.08.2008
Réunion de rentrée avec Nicolas SarkozyLe président a présidé mardi matin une réunion de rentrée de l’UMP a laquelle je participais avec le Secrétaire général, le trésorier et les trois secrétaires généraux adjoints. “Ce n’est pas une réunion de rentrée car je ne suis jamais parti !” a explique un Nicolas Sarkozy en grande forme. Je confirme l’information du Figaro de ce matin selon laquelle le président ne devrait pas venir a Royan a l’occasion du campus des jeunes Ump car un message partisan ne serait pas “opportun dans une période d’unité nationale”. Je partage cet avis a un moment ou le président doit assumer ses fonctions regaliennes dans toute leur dimension. Contrairement a ce que dit le même article du Figaro, si je n’accompagne pas le président en Syrie, ce n’est pas par “stratégie” mais du fait de mon emploi du temps. J’étais avec lui en Chine et j’irai également au Québec avec lui cet automne. Nous avons décide de lancer la procédure de primaires pour les régionales des cet automne. Nos têtes de listes aux élections européennes seront dévoilées au cours d’un conseil national a la mi-janvier 2009. Nous avons aussi evoque les prochaines sénatoriales qui s’annoncent favorables dans les departements ou la majorité est restée unie. En cette fin d’été notre ligne est claire : pour l’influence de la France a l’extérieur et pour la réforme a l’intérieur, l’UMP doit veiller a son unité et a celle de la France. Je soutiens cette ligne car devant les risques de l’économie mondiale et face aux graves tensions sur tous les continents les polémiques sont dérisoires. Dans ce contexte, il sera intéressant de mesurer la maturité du Ps a l’occasion de son université d’été de La Rochelle. Jpr 22.08.2008
Chine-Inde : le match aura-t-il lieu ?Si certains s’interrogent encore sur la capacité de la Chine à devenir la première puissance du monde, personne ne doute maintenant de la domination de l’Asie. Le « Made in Asia » inonde les marchés, les capitaux voyagent d’Ouest en Est et les grands projets émergent en Asie. Il suffit de mesurer aujourd’hui les différents équipements portuaires mondiaux pour constater la domination asiatique (17 des 22 plus grands ports du monde sont localisés sur la façade asiatique du pacifique (1). Cette puissance asiatique n’est pas sans problèmes, parmi lesquels la croissance des disparités intérieures n’est pas des moindres. Cependant l’avenir de l’Asie dépend principalement d’une question, celle des futures relations entre l’Inde et la Chine. Gilbert ETIENNE dans son ouvrage « Chine-Inde : le match du siècle » (2) analyse les termes de cette confrontation. Les divergences sont en effet réelles et les compétitions nombreuses. Le débat politique, autorité et démocratie, la concurrence manufacturière, bas coûts et technologies, la stratégie de l’intelligence, recherche et innovation, nombreux sont les sujets qui opposent l’Inde et la Chine. Aujourd’hui le match est déséquilibré, le montant total du commerce extérieur chinois représente plus de trois fois celui de l’Inde ce qui a certainement contribué à la recherche d’un partenariat économique engagé depuis 2003 par les dirigeants des deux pays. Le secteur des technologies de la communication illustre pleinement les efforts fait par les deux pays pour fertiliser leur complémentarité. Ces efforts accélèreront évidemment la croissance de la part de l’Asie dans le commerce mondial. Cette réussite peut elle conduire à l’émergence d’un modèle asiatique qui progressivement s’imposerait au modèle occidental ? C’est possible. Une matrice, celle des 3 p, pensée, puissance et partenariat, est très favorable à cette perspective. La pensée asiatique, fondée par deux empires historiques, placés à la croisée des routes commerciales (3) pénètrent progressivement nos cultures avec les valeurs du confucianisme, du taoisme et du bouddhisme. Les priorités données au pragmatisme sur le dogmatisme, à l’immanence sur la transcendance, à la transformation sur la création, à la constance sur le changement, au social sur le singulier… font réfléchir l’Occident et conduisent des philosophes comme François JULLIEN a revisité la pensée grecque avec ces autres clefs. La puissance née de la somme des forces de l’Inde et de la Chine apparaît irrésistible. Comment contester, au nom de notre tradition universitaire, le classement de Shanghaï, quand ce dernier s’impose déjà au tiers de l’humanité. Dans ce nouveau monde, la puissance fait la norme. Enfin, par son ouverture, l’Asie propose au Monde un message de modernité : le partenariat. Relayé par de puissantes diasporas à l’étranger, ce message s’adresse à la fois aux puissances occidentales et au monde en développement. A l’Occident, l’Asie propose d’échanger la croissance contre les technologies, au « Tiers monde » elle s’affiche à la fois comme protecteur et médiateur. Dans cette perspective du modèle asiatique la Chine a pris les devants. Elle a choisi de faire sa proposition au monde à l’occasion des Jeux Olympiques : « La Chine a besoin du Monde, le monde à besoin de la Chine ». L’Inde souhaitera – t‘elle un élargissement de cette proposition à l’Asie ? Comment l’Inde voit-elle l’avenir de sa relation avec la Chine ? C’est pour répondre à ces questions que le troisième séminaire d’été au Futuroscope, ce 22 août, a choisi comme thème « La Chine vue de l’Inde ». Cette réunion d’experts tracera la ligne de prospective de « l’autre monde ». Jean-Pierre Raffarin
(1) l’Autre Monde, géopolitique de l’Asie méridionale et orientale par C. Chancel, E.C.Pielberg, C. Tellene. PUF 2005 (2) G.Etienne, Chine-Inde : le match du siècle, presses de Sciences-Po. 1998 (3) Rapport de la commission des affaires culturelles du Sénat. 2008
19.08.2008
Notre douleur est nationale
Pour ma part, je n’oublierai jamais les 9 soldats tués lors du bombardement de Bouaké le 6 novembre 2004 lors de la crise ivoirienne et j’ai toujours à l’esprit les familles endeuillées. Pour le responsable politique, le choix d’engager nos armées dans des conflits extérieurs est toujours une décision grave et lourde de conséquences, elle ne peut se justifier qu’au nom d’une menace immédiate et sérieuse sur la sécurité de la France ou de ses alliés, ou du fait de la nécessité de préserver le respect du droit international. L’Afghanistan répond pleinement à tous ces critères. Les actions des groupes terroristes constituent une menace inacceptable pour notre sécurité et la communauté internationale a jugé nécessaire le recours à la force. L’action de la France en Afghanistan est donc juste et nécessaire et nous sommes fiers de nos soldats qui combattent pour notre liberté. L’honneur de ceux qui servent la France est de veiller à ce qu’aucun de ceux qui servent la France ne meurt inutilement et, en même temps, de se tenir à l’écart de toute polémique qui prendrait nos morts en otages. La douleur est nationale. jpr PS : en hommage à nos soldats, voici le drapeau du 8ème RPIMA 19.08.2008
La Chine vue de l’IndeLe 3ème séminaire de la Fondation Prospective et Innovation consacré à la Chine se tiendra vendredi prochain au Futuroscope de Poitiers avec pour thème “La Chine vue de l’Inde”. Le programme que vous pouvez consulter ci-après illustre une nouvelle fois la grande qualité des intervenants qui honoreront de leur présence ce rendez-vous de référence estival sur l’avenir de la Chine. jpr
Ouverture par Jean-Pierre Raffarin, Président délégué de la Fondation Prospective et Innovation, ancien Premier ministre, Sénateur
10H - 10H30 : Données géopolitiques - Claude Chancel, Professeur de Chaire supérieure, agrégé d’Histoire. - Jean-Paul Betbèze, Professeur d’université, chef économiste du Crédit Agricole.
10H30 - 12H : 1ère table ronde : la Chine dans la perspective de l’Inde - Kanwal Sibal, ancien Foreign Secretary, ancien Ambassadeur d’Inde en France. - Mohan Kumar, Ministre-conseiller de l’Ambassade d’Inde en France. - Dominique Perreau, Ambassadeur, Gouverneur de la Fondation Euro-asiatique. - François Descoueyte, Directeur Asie-Océanie du ministère des Affaires étrangères. - Valérie Niquet, Directeur du centre « Asie » de l’IFRI. - Guy de Panafieu, Président du Comité Inde du MEDEF International.
Présentation du projet de pavillon de la France par Monsieur José Frèches, Président de la Compagnie Française pour l’exposition de Shangaï 2010. Présentation du site Internet de ressources en chinois développé par le CNED en collaboration avec l’Institut Confucius de l’université de Poitiers par le recteur Jean-Michel Lacroix, Directeur général du CNED et Madame Valérie Brard-Trigo, Directrice du CNED.
Déjeuner : Allocution de Claude Bertaud, Président du Conseil général de la Vienne.
14H15 - 16H : 2ème table ronde : lecture politique des relations Inde-Chine
Ouverture des débats par Dominique Bussereau, Secrétaire d’Etat chargé des Transports. - Jean-Pierre Chevènement, ancien Ministre d’Etat, président de la Fondation Res Publica. - Jacques Toubon, ancien ministre, député européen. - Jean François-Poncet, Sénateur, ancien Ministre. - Jacques Valade, Sénateur, Président de la Commission des Affaires culturelles, ancien ministre. - Philippe Leroy, Sénateur, Président du Conseil général de la Moselle. - Bruno Le Maire, Député.
16H : Conclusion générale - André Chieng, Vice-président du Comité France-Chine. - Intervention solennelle de clôture par Jean-Pierre Raffarin.
Visite du Futuroscope par Dominique Hummel, président du Directoire du Futuroscope. 18.08.2008
Corrida à Béziers
Accueil très chaleureux au restaurant “La maison de campagne” où les clients m’accueillent en entonnant la Marseillaise. Il faut dire que l’ambiance est chaude à Béziers les jours de féria. Je me sens très bien dans cette culture du Sud où la convivialité est manifeste. Je ne fais pas partie des “anti-corrida” car j’apprécie les fondements culturels de la tauromachie et je salue le courage des torreros. Après la corrida, tout le monde descend dans la rue pour partager la fête. Ces moments me rappelle un mot de Lamartine, l’historien des Girondins “qui assemble le peuple l’émeut de son seul rassemblement”. Il y avait beaucoup d’émotions dans les rues de Béziers cette nuit. Ce matin, lundi, j’ai visité les communes de Marseillan, Serignan et Faugeres, communes rurales, touristiques et viticoles. Parmi les chiffres dont nous avons débattu, quelques uns m’ont impressionnés. Sur les 560 millions de bouteilles de vin de pays d’Oc, 347 millions sont vendus à l’export (62 %) ce qui fait de la région le 4ème exportateur mondial, devant l’Afrique du Sud (5ème). Sur le plan politique, je suis optimiste pour les élections du 21 septembre, Raymond Couderc est un leader fort et humble à la fois. Nous avons réussi à faire l’union contrairement à la gauche qui présente cinq listes. Dans ce département, nos élus sont particulièrement compétents et populaires. jpr Lire l’article du Midi libre 17.08.2008
Entretien au ParisienJ’ai accordé un entretien au Parisien Dimanche que je vous propose de retrouver ci-après. jpr Le conflit Russie-Géorgie ne se solde-t-il pas d’ores et déjà par un échec spectaculaire des Américains qui aidaient tant la Géorgie pro-américaine et par un succès de Moscou qui vient de rappeler que rien n’est possible sur le continent contre eux ? Jean-Pierre Raffarin. Cette guerre contient les germes d’un conflit durable. L’avantage russe d’aujourd’hui peut se retourner. L’ONU n’a pas encore finalisé sa position. Et les Américains n’ont pas dit leur dernier mot. Nicolas Sarkozy a réussi trois performances : il a imposé la priorité du cessez-le-feu ; il a imposé le rôle de l’Europe ; il est parvenu à maintenir le fil de la confiance avec les Américains. Il est clair que les Etats-Unis sont entrés dans une période de recul due à l’incertitude électorale. Progressivement, Georges Bush quitte la scène internationale. Ses tournées d’adieu ne font qu’amplifier son retrait. Nicolas Sarkozy, agissant en tant que président de l’Union européenne, ne s’est-il pas montré trop compréhensif avec la Russie, comme le dit aujourd’hui une partie des pays de l’Est européen ? Je ne le pense pas car la priorité du cessez-le-feu était à ce prix. Je rappelle que les négociations ont commencé par la recherche de l’accord avec les Géorgiens. Les négociations seront sans doute longues. Nicolas Sarkozy, en un an, a conquis une manifeste stature internationale. Ainsi il veillera durablement aux équilibres. Que répondez-vous à Daniel Cohn-Bendit qui, dimanche dernier dans nos colonnes, assurait que les JO de Pékin, c’était peut-être pire que les JO de Berlin en 1936 ? C’est ridicule. Daniel Cohn-Bendit est un provocateur professionnel. Il utilise l’actualité contre l’histoire. La Chine n’a fait la guerre dans son histoire que pour se défendre des invasions. Le patriotisme chinois n’est pas expansionniste. Cohn-Bendit fait partie des soixante-huitards qui regrettent l’ouverture de la Chine sur le monde. C’est un nostalgique de Mao. Dans la Chine du XXI e siècle, le retour du petit livre rouge est impossible. Les autorités françaises ont été surprises par la détermination des manifestants. Cela a créé des inquiétudes chez les dirigeants chinois et des incompréhensions dans la population. Les Occidentaux ignorent trop souvent qu’il y a maintenant une opinion publique chinoise qui réagit de manière indépendante des pouvoirs politiques. Cette opinion publique souhaite le succès des JO et ne comprend pas ceux qui s’y opposent. En sport, la défaite est dure, mais n’est pas grave. Ce n’est pas la guerre. C’est dans les défaites que se forgent les caractères. La gloire est parfois trop douce. La France porte en son histoire la valeur première de l’humanité : la résistance. J’ai confiance dans les ressources humaines de Laure. Le socialiste Jean-Louis Bianco ancien secrétaire général de l’Elysée du temps de François Mitterrand juge que la France se comporte « comme une carpette » face à Pékin… La paix du monde ne se fera pas sans la Chine. Là est la raison de mon intérêt pour l’Asie. La réception par les parlementaires expression du pluralisme n’était pas critiquable. En revanche, je crois que la politisation de la visite pastorale du dalaï-lama ne sert pas nécessairement les intérêts du peuple tibétain. Les Tibétains ne gagnent pas à être otages d’un rapport de force tendu entre la Chine et l’Occident. Gérard Larcher et Philippe Marini ont tous les deux annoncé leur candidature. Elles sont également légitimes. En ce qui me concerne, je veux donner la priorité à l’échéance collective du 21 septembre jour de l’élection des sénateurs sur l’échéance individuelle du 1 e r octobre jour de l’élection du président du Sénat. Christian Poncelet et Jean-Claude Gaudin sont d’accord avec moi sur ce point. Pour le débat, je proposerai en septembre une contribution pour « un nouveau Sénat ». Les institutions de la France ont maintenant besoin d’un « Sénat libre ». Ce projet sera fondé sur mon expérience d’élu local, de responsable national et d’acteur international. Ma différence, c’est ma conviction pour la France : le Sénat doit réussir la rencontre du local et du mondial. Là est sa modernité. L’UMP est sortie des débats sur la Constitution rassemblée et confortée. Je suis l’un des fondateurs avec Jacques Chirac, Alain Juppé et Nicolas Sarkozy de notre mouvement, et je tiens pour fondamental sa vocation de rassemblement. Il faut toujours veiller à l’équilibre de l’unité et de la diversité. Nicolas Sarkozy est particulièrement attaché à cet équilibre. Jacques Chirac a assumé ses fonctions avec désintéressement. Ces affaires, très politiciennes, n’ont plus de sens car leur objectif écarter Jacques Chirac du pouvoir est devenu caduc. Il faut en effet un leader au PS. Ségolène Royal n’a pas réussi à s’imposer après sa campagne présidentielle. Elle souffrira toujours de son manque de sincérité. Sur la grande muraille, elle salue la Chine et sa justice. A Nantes hier, elle la condamne. Maintenant, elle part au Tibet. Quel camp son opportunisme choisira-t-il ? En tout cas, la nouvelle autorité au PS sera fondée sur la compétence et la sincérité. A ce jour, Martine Aubry a sans doute, pour le PS, le meilleur profil. 16.08.2008
Bibliographie sur la Chine et l’IndeDans le cadre de la préparation du séminaire d’été du Futuroscope “La Chine vue de l’Inde” qui se tiendra dans la Vienne le 22 août, j’ai lu avec beaucoup d’intérêt un petit livre paru à la Documentation française dans la collection “Développer et entreprendre” dont le titre “Inde et Chine” est complété par “Entreprendre dans les pays émergents à forte croissance”. Il s’agit d’un rapport passionnant de la Chambre de commerce et d’industrie de Paris à la fois pratique et réfléchi. On trouve aussi en annexe une intéressante bibliographie sur le sujet. J’attire votre attetion en particulier sur les ouvrages suivants :
Je salue aussi l’initiative de Dominique Hériard Dubreuil qui, au nom du comité France-Chine vient de publier un très utile répertoire des dirigeants de la République populaire de Chine.
jpr
13.08.2008
Le français à Pékin : 15/20Je vous communique ici sous forme de notation personnelle ma première évaluation du français à Pékin : - signalétique : 3/4, de gros efforts sur les sites et l’aéroport, moyen en ville ; - cérémonies officielles : 4/4, annonces et discours traduits ; - internet : 4/4, la plate-forme info 2008 est utilement trilingue ; - commentaires sur place des épreuves : 2,5/4, écarts selon les sites (les Usa dominent le cube d’eau et les Français résistent à l’escrime) ; - télévision : 1,5/4, pas assez d’habillages en français, des images qui partent de Pékin. Au total, 15/20, mention bien. Les JO de Pékin sont plus francophones que ceux d’Athènes. - Pékin le 9/8 a vu, pour la première fois les dirigeants (président ou Premier ministre) des pays francophones se rassembler à l’occasion des JO, lors d’un événement autour des présidents Abdou Diouf et Jacques Rogge ; - avec le Secrétaire général de l’OIF nous avons reçu les organisateurs de Vancouver pour poursuivre les progrès du français aux JO. Les Chinois ont placé la barre à un bon niveau, pas question de reculer à l’avenir ; - ces résultats dont je vous donne, ici, la synthèse seront développés au sommet de la francophonie à Québec à la mi-octobre. Merci à toute l’équipe de l’OIF pour ce travail passionnant. jpr |
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