Bibliothèque
16.08.2008
Bibliographie sur la Chine et l’IndeDans le cadre de la préparation du séminaire d’été du Futuroscope “La Chine vue de l’Inde” qui se tiendra dans la Vienne le 22 août, j’ai lu avec beaucoup d’intérêt un petit livre paru à la Documentation française dans la collection “Développer et entreprendre” dont le titre “Inde et Chine” est complété par “Entreprendre dans les pays émergents à forte croissance”. Il s’agit d’un rapport passionnant de la Chambre de commerce et d’industrie de Paris à la fois pratique et réfléchi. On trouve aussi en annexe une intéressante bibliographie sur le sujet. J’attire votre attetion en particulier sur les ouvrages suivants :
Je salue aussi l’initiative de Dominique Hériard Dubreuil qui, au nom du comité France-Chine vient de publier un très utile répertoire des dirigeants de la République populaire de Chine.
jpr
03.06.2008
La flamme éternelle
On pleure de joie à nouveau pour celle que l’on surnomme affectueusement “la petite fiancée de France”. Quelle élégance, quelle puissance ! On pleurt de tristesse aussi en suivant les derniers jours de Colette Besson avec son mari Jean-Paul Noguès et ses deux filles Sandrine et Stéphanie. Belle famille, à l’image de Colette, douce et courageuse. Merci à eux de nous montrer, par la vie, que l’éternité s’attrape toujours par l’amour. jpr
19.05.2008
L’Humanisme au féminin
Isabelle décrit ainsi un triangle magique pour un monde plus humain : 1 - Les femmes : “plus que jamais, le rôle des femmes sera essentiel pour transmettre la mémoire du passé et apprivoiser le progrès” ; 2 - Le numérique : “Aujourd’hui, dans le trousseau d’une jeune femme, bien dans ses ballerines du XXIème siècle, il faudrait sans doute ajouter trois nouveaux objets : un téléphone portable, un balladeur musical avec oreillettes et une clé usb…” ; 3 - L’écologie : “Mais numérique rime avec écologie”. Très bien écrit, “La femme digitale” (J-C Lattès) est un livre d’espoir. Pour celles et ceux qui veulent prolonger la réflexion proposée par ce livre, Isabelle Juppé a créé un blog. jpr 03.03.2008
Régis Debray et la diversitéJ’ai beaucoup de bonheur à lire Régis Debray en ce moment. Un petit livre d’abord : "Un mythe contemporain : le dialogue des civilisations" aux éditions CNRS. Il y a beaucoup de fraîcheur dans ce petit livre qui démontre que "la mondialisation techno-économique s’avère être une balkanisation politico-culturelle". Le second est plus lourd, au sens de profond : "Un candide en Terre sainte". Au-delà des multiples déceptions historico-géographiques du genre, "dans la vallée du Jourdain, le grand absent, c’est le Jourdain", la critique positive de ce livre est contenue dans l’ouvrage : "pourquoi exiger d’un livre à vivre, comme il y en a si peu, les qualités d’un livre à lire, comme il y en a tant et trop ?". A dévorer, ce qui est une façon de lire et vivre à la fois ! jpr 11.11.2007
L’autoroute du changementJ’ai lu un livre passionnant ce week-end : « La richesse révolutionnaire » d’Avlin Toffler. Je vous le recommande. Parmi les idées neuves proposées dans ce livre, je vous livre la vision qu’à l’auteur américain des forces du changement dans la société. Imaginez 9 véhicules sur l’autoroute du changement chacun avance à une vitesse différente. 3 véhicules sont en tête : Au milieu du peloton : En queue de cette course au changement : Finalement la société américaine est moins différente de la société française qu’on pourrait le penser. jpr 17.10.2007
Les 10+1 convictions de mon dernier livreJe viens de publier aux éditions Michalon un petit ouvrage intitulé « 10+1 questions à JP. RAFFARIN sur la décentralisation » qui développe 10 convictions que j’ai sur la décentralisation. 1) La décentralisation est un débat moderne Parce que j’ai constaté lors de multiples voyages que l’un des pays les plus centralisés est aussi l’un des plus décentralisés, la Chine, je me suis convaincu de l’actualité mondiale de ce débat. 2) La décentralisation reste un projet politique Un projet essentiel et inséparable de notre projet démocratique. Une démocratie qui s’exerce au plus proche du citoyen. La complexité administrative de la décentralisation ne doit pas masquer son ambition démocratique. 3) La subsidiarité est une valeur constitutionnelle Le nouvel article 72 de notre constitution stipule que « les collectivités territoriales ont vocation à prendre les décisions pour l’ensemble des compétences qui peuvent le mieux être mises en œuvre à leur échelon » (réforme constitutionnelle de 2003). 4) La guerre département-région n’aura pas lieu L’acte II de la décentralisation a établi et stabilisée les vocations différentes du département et de la région. Le département, collectivité aînée, est le lieu premier de la cohésion : sa vocation sociale et sa dynamique de proximité sont ses forces. La région est d’abord une collectivité de stratégie, à la fois de prospective et de programmation. Les grands choix de l’économie territoriale sont de son ressort. Cette clarification des compétences s’impose progressivement. Lire le reste de cet article »21.03.2007
La Gauche bécassineParmi les livres récents, je ne peux m’empêcher de vous signaler le nouvel essai du patron de Libération, Laurent Joffrin, publié par Robert Laffont, "La Gauche bécassine". On y trouve quelques perles comme ces commentaires sur le projet socialiste : "c’est un texte baclé qui exprime l’archaïsme de la gauche selon un responsable socialiste "bien placé""… "Si les chefs socialistes défendent, en public, des mesures qu’ils désavouent en privé, c’est parce qu’ils n’ont pas le choix"… "Que prévoient les socialistes pour améliorer le fonctionnement de l’école en France ? Toujours plus ?"… "Les enfants de responsables socialistes, notons-le au passage, bénéficient souvent en premier lieu de passe-droits que le système concède pour éviter une fuite générale"…"Au XXIème siècle, les socialistes ont du mal à quitter le XIXème". Je vous recommande aussi, dans un autre genre, le dernier Guillebaud, "Comment je suis redevenu chrétien" publié par Albin Michel, ce texte est très frais mais aussi très dense. On y retrouve "la joie chantante" de ceux qui se sont mis sur le chemin de l’espoir. Voici, comme promis, et en avant-première pour les lecteurs de mon blog l’introduction et le premier chapitre de mon dernier livre qui sortira la semaine prochaine aux éditions Grasset. Bonne lecture ! jpr « Apprendre à vivre » est une belle histoire de la philosophie. Une ligne s’y trouve tracée, celle de l’humanisme. On a envie de la prolonger pour vivre les temps actuels En effet, la pensée vagabonde en ce début du XXIème siècle. Les idéologies meurtrières ont décrédibilisé les systèmes organisés de pensée mais aussi les tentatives d’organisation de la pensée. Le « tout concret » cherche à s’imposer et le pragmatisme, non dosé, fait émerger la pensée rétrécie, à l’opposé de la pensée de Luc Ferry. Les populismes gagnent la politique qui perd ainsi les valeurs et les repères et surtout le goût de la pensée. Dans le monde ainsi s’installent les forces de la dépolitisation qui naturellement favorise l’expansion de la globalisation, cette perspective d’un monde sans frontière. Le grand soir de la globalisation ne peut être que la fin de la politique : les mêmes règles s’imposant à tous, le global efface le national, l’économique domine la culturel. Quand la politique perd sa pensée, le débat devient le match, le militant le supporter, l’ultra, le hooligan. Cette perspective de violence nous impose de rechercher une autre réponse que le populisme, le simplisme ou la démagogie à la décrédibilisation de la politique. Le retour du politique ne passera pas par l’action sur les sens mais par le sens de l’action. L’action n’est pas innocente de la pensée qui l’a impulsée. Cette recherche de cohérence entre la pensée et l’action est le moteur de toute démarche de « réanchetement de la politique ». C’est une des ambitions de Luc, présente dans ses livres, comme dans sa vie. Lire le reste de cet article »01.10.2006
La malédiction de MatignonLes livres sur Matignon sont rarement sérieux. Les auteurs, cherchant souvent à valoriser une action, manquent souvent de profondeur quant à la fonction. C’est pour cela que je vous recommande un livre de qualité sur le sujet. Il s’agit de "La malédiction de Matignon" écrit par Françoise Fressoz et Bruno Dive et paru chez Plon. Les analyses sont rigoureuses et les informations, très nombreuses, sont présentées de manière réfléchie et agréable. Pour un ancien Premier ministre, ce livre est plus intéressant que beaucoup d’autres. jpr 30.06.2006
Quelques bons livres sur la ChineSuperlivre sur l’histoire de la Chine, je vous recommande "Il était une fois la Chine : 4.500 ans d’histoire", le livre de José Frèches. Un livre superbe, clair, dense qu’on a envie d’offrir après l’avoir dévoré. Livre également pédagogique, je vous invite à lire "L’autre monde géopolitique de l’Asie méridionale et orientale" de Claude Chancel, Cédric Tellenne et Eric-Charles Pielberq. Cet ouvrage replace la Chine dans son environnement asiatique avec des informations et une vision passionnantes. Pour les questions culturelles, j’ai beaucoup aimé les livres de François Jullien et le petit livre sur "l’effcicacité" tout particulièrement. Il y écrit notamment cette phrase : "je ne vais pas en Chine par fascination de la distance et plaisir de l’exotisme mais je recours à elle comme un opérateur… pour relancer la philosophie". On comprend mieux grâce à ses réflexions les différences culturelles, notamment concernant la notion d’efficacité. Ces aspects devraient intéresser particulièrement les chefs d’entreprise. 10.05.2006
L’efficacité selon François JullienJ’ai été très intéressé par un petit livre passionnant de François Jullien, philosophe et sinologue, « Conférence sur l’efficacité », paru dans la collection « libelles » au PUF (2005). Il s’agit d’une conférence donnée par l’auteur devant un public de managers confrontant la pensée européenne et la pensée chinoise. Le point de départ est l’indépendance des sources de ces deux pensées : « la Chine me paraît être la grande civilisation qui s’est développée hors de la pensée européenne ». C’était déjà la conviction de Montaigne, de Pascal et de Montesquieu.
20.03.2006
Ma bibliothèqueDans cette rubrique, je voudrais vous parler des livres et des auteurs que j’aime. Le dernier essai de Tzvetan Todorov, "Les Aventuriers de l’absolu", est par exemple un merveilleux ouvrage. L’auteur fait partie de ces modernes qui cherchent à explorer l’horizon de l’existence humaine. Nous sommes, là, aux côtés de "l’Homme-Dieu" de Luc Ferry et du "principe d’humanité" de Jean-Claude Guillebaud… Tzvetan Todorov nous explique "comment vivre l’absolu, cette dimension inhérente à toute existence humaine". Le point de départ est naturel : "l’aspiration à la plénitude et à l’accomplissement intérieur se trouve dans l’esprit de tout être humain". Le projet est en nous : "chacun de nous est animé par un projet de vie, il possède à l’intérieur de lui une configuration idéale à l’aune de laquelle il juge son existence du moment". |
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Commentaires
le 14/10 à 12:21
Cher Pierre, Toutes mes affectueuses pensées dans l'épreuve que vous affrontez. A bientôt. jp [...]
le 14/10 à 07:42
Cher Pierre, Vous allez nous manquer, car nous avons besoin de votre gaieté et de votre humour. [...]
le 14/10 à 06:48
Cher Monsieur le Premier Ministre, Je vous remercie beaucoup d’avoir répondu à mon message d’inqu [...]
le 13/10 à 22:14
Jacques, Tout va bien, je ne perd pas de vue l'essentiel. J'ai parfois le sang chaud quand on s'a [...]
le 13/10 à 21:26
Monsieur le Premier Ministre, Une "douloureuse épreuve" va me contraindre à me tenir éloigné d'in [...]