- « Une autre vie est possible » de Jean-Claude Guillebaud. Éditions L’Iconoclaste. Bel essai contre le pessimisme ambiant et contre tout tentation de nous laisser « désactiver ». « Quand croît le péril, croît aussi ce qui sauve ». Ce livre dont certains feront une lecture de gauche est pour moi une belle profession de foi humaniste.
- « Le grand livre de la Chine » de Claude Chancel et Libin Liu Le Grix aux éditions Eyrolles. En 265 pages ce livre, très pédagogique, examine toutes les dimensions de la question chinoise. Histoire, Géographie, Culture, Politique, Économie, Société… Bonne et belle façon d’explorer « cette société en état de friture perpétuelle » (P.Claudel) à la veille de la nouvelle année, celle du Serpent…
- Pour ceux que la comparaison Sarkozy-Hollande interpelle, je recommande l’excellent livre du philosophe Jean-Claude Monod au Seuil: « Qu’est-ce qu’un chef en démocratie ? « . Dans le cadre de la démocratie moderne, « le problème du charisme devient crucial ». Évidemment ce travail rejoint mes recherches sur la question du leadership qui est une problématique que les âges changent mais n’effacent pas.
jpr
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Au cours de cet été j’ai rencontré plusieurs livres avec lesquels j’ai échangé avec beaucoup de Bonheur. Je les propose à votre critique.
- Africa. Richard Dowden. Éditons Nevicata.
- Le Grand Coeur. Jean-Christophe Rufin. Gallimard.
- Non aux 30 Douloureuses. Augustin de Romanet. Plon.
- Le Sel de la vie. Françoise héritier. Odile Jacob.
- Demain la nation. Jean Daniel. Seuil.
- The third industriel revolution. Jeremy Rifkin. Palgrave Macmillan.
- Teilhard de Chardin en Chine. Correspondance. Editions Edisud.
Merci de vos recommandations personnelles.
JPR
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A la veille du 1er tour, je vous avais recommandé le dernier livre de Luc Ferry, « de l’Amour ».
C’est excellent pour ceux que les campagnes agitent. C’est le livre du « Deuxième Humanisme ».
J’ai visite hier à Selestat, dans notre si belle Alsace, la « bibliothèque Humaniste ». En fait la bibliothèque du « Premier Humanisme », celle de Beatus Rhenanus, grand savant, figure majeure de l’Humanisme rhénan aux XVème et XVIème siècles, contemporain et ami d’Erasme.
On découvre ainsi à Selestat, la ville de Beatus, une véritable histoire du livre au travers de 1686 documents exceptionnels. De Sénèque à Thomas More, le Premier Humanisme Européen se trouve rassemblé dans la magnifique Halle au blé de Selestat.
Les campagnes électorales permettent aussi de percevoir de ville en ville, les trésors de la France.
jpr
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Comme les leaders politiques les journalistes sont souvent décriés dans notre débat public. Ce n’est pas toujours à tort. J’ai vécu hier soir un moment heureux où une journaliste a fait particulièrement honneur à son métier : il s’agit de Caroline Puel, journaliste au Point, invitée par l’Université de Poitiers à prononcer une conférence à propos de son dernier livre « Les trente ans qui ont changé la Chine ».
Prix Albert Londres en 1997, les talents de Mme Puel ont déjà été reconnus au plus haut niveau.
Cette conférence m’a d’abord marqué par la qualité de l’expression, clarté, belle langue, sobriété… (ce n’est plus si courant) mais l’essentiel est dans l’articulation entre culture et information, entre histoire et actualité.
Ce n’est pas parce que l’expression « journaliste » se doit d’être vivante qu’elle est condamnée à manquer de profondeur. Le public a été passionné par ce récit de l’aventure chinoise.
Les réponses aux multiples questions étaient de vraies réponses et non les questions reformulées, selon les mauvaises habitudes de notre communication audiovisuelle… En écoutant Caroline Puel on mesurait qu’elle en disait moins qu’elle en savait ! On a tellement l’habitude contraire où celui que l’on écoute semble en savoir moins que ce qu’il nous raconte.
Pour le fond de la conférence je vous renvoie à la lecture de son excellent livre dans lequel on trouve les réponses au nouveau paradoxe chinois : pourquoi les « décalages de perception entre la Chine et l’Occident » semblent grandir alors que les échanges n’ont jamais été aussi ouverts.
Ce livre est aussi un message d’espoir.
jpr
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« Cette crise est notre chance, même si nous refusons de l’admettre. Elle ouvre sur un monde nouveau qui nous ira mieux que l’ancien. Il sera plus souple, plus ouvert, plus imaginatif, plus connecté. Il débouchera sur de nouvelles activités et de nouveaux territoires. Il fera parler l’Asie, qui nous apprécie, l’Amérique latine, qui nous aime bien, et fera renaître l’Afrique, avec qui nous avons tant de liens.
Nous sommes un vieux pays, disait le Général. Il est complexe et en passe de devenir complexé. Complexe, il va falloir faire le tri, complexé, il faut s’en défaire.
Simplifions et avançons : mettons de l’ordre dans la maison et dans nos têtes ».
Voilà un diagnostic que je partage complètement. Il s’agit de l’introduction du dernier livre de Jean-Paul Betbeze, »2011, la France à quitte ou double », qui vient de sortir aux puf.
Ce livre est une merveilleuse réponse au pessimisme des Français souligné, récemment, par une enquête d’opinion mondiale.
jpr
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Quelle place dans nos vies donnons-nous à l’amitié ? Montaigne et La Boétie – « parce que c’était lui, parce que c’était moi » – Albert Camus et René Char – « cette force qui enjambe l’absence » -… les exemples d’amitiés essentielles sont infinies. Pourtant cette belle cause, telle la flamme, a toujours besoin d’être ravivée. La réedition du « Traité de l’amitié » de Matteo Ricci (éditions Noe) nous donne une belle circonstance. Ce texte de 1595 écrit par un jésuite à destination des Chinois, pour lesquels l’amitié est « la seule relation sociale non hiérarchique » est porteur de nombreuses bonnes nouvelles :
- « Seule une entreprise dans laquelle l’amitié a sa place peut prospérer » ;
- « A quelle époque vivons-nous donc ? Les mots caressants font naître l’amitié, les paroles sincères, le ressentiment ! » ;
- « L’amitié est la richesse du pauvre, la force du faible, le remède du malade » ;
- « Gardons-nous de rompre une amitié établie » ;
Un jésuite qui dialogue avec un Chinois est un sage au carré.
J’ai connu de belles amitiés politiques, je pense notamment à celle de Giscard et de Ponia, je continue à en vivre encore aujourd’hui.
Que peut inspirer l’amitié à la politique aujourd’hui ? Beaucoup : l’Équilibre, le Désintéressement, la Fidélité, le Respect, le Dépassement… Luc Ferry a raison, les valeurs de la sphère privée sont vivantes et reconnues, la sphère publique devrait mieux les accueillir.
La « société de l’amitié » vaudrait bien celle du « care ».
jpr
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J’ai organisé aujourd’hui un débat, au Sénat, avec Régis Debray en présence d’une vingtaine de personnalités dont Jean Francois-Poncet et Jean-Pierre Chevènement. Nous avons débattu de son dernier livre, »le moment de Fraternite », paru chez Gallimard. Avec une très large culture et un esprit très clair Régis Debray nous a appelé à un « travail de fraternité » fondé sur un triple effort : effort d’humilité pour réapprendre l’humanité plurielle, effort de patience pour réapprendre le temps, effort d’abnégation pour les rites et les frontières ».
Deux conditions sont nécessaires à la fraternité : l’une supra, le père sans lequel il n’y a pas de frère, pour les uns, le projet pour les autres, l’autre infra, la vulnérabilité, l’adversité, sans lesquelles il n’y a pas de solidarité. Ainsi la fraternité, comme la révolution, serait mal à l’aise avec le bonheur.
A partir d’un des chapitres du livre, »le crépuscule d’une religion : les droits de l’Homme », nous avons ouvert un débat difficile sur ce que Régis Debray appelle « la religion de l’occident contemporain » (ROC). Il s agit de trouver le bon équilibre (compromis ?, harmonie?) entre deux valeurs universelles, l’égalité et la diversité…
Ma conviction est que nous devons éviter deux écueils : la perte de nos valeurs dans un relativisme de confort, l’arrogance de considerer notre système politique comme un modèle. Ainsi je crois qu’il nous faut inventer un humanisme de la Diversité, une pensée du XXIème siècle qui aime fraternellement trois idées : le respect, la réciprocité et la transcendance. Je vous en reparlerai.
jpr
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Débat passionnant ce matin avec François Jullien, philosophe et sinologue au sein de la Fondation pour la Prospective et l’Innovation. L’idée centrale de François Jullien est que la pensée chinoise révèle une lacune de la pensee grecque. La pensée grecque, la nôtre, ne saisit pas la transition à la fois modification et continuation. Nous pensons l’être et pas la transformation.
L’Européen ne se voit pas vieillir ! Nous rêvons d’agir pour la rupture quand les Chinois cherchent à ce que l’evolution leur soit favorable. Le stratège chinois veut gagner la guerre avant d’avoir à la livrer. Nous aimons les héros, ils préfèrent les sages… Les livres de François Jullien nous font aimer la Chine en réfléchissant a nos écarts culturels, avec respect. Le retour de la Chine au premier rang des nations est une bonne nouvelle culturelle. Le monde nouveau aura besoin des vieilles civilisations.
Nous prolongerons ce débat en organisant un séminaire sur le thème : « diversité culturelle et valeurs universelles ». Il s’agit de depasser le vieux débat de l’universalisme et du relativisme. L’Occident doit repenser ses messages pour y mêler moins d’arrogance et plus de respect. L’Orient doit convaincre de la morale de son action et de ses progrès. L’esprit d’ouverture doit présider a ces réflexions pour que le dialogue s’impose a tous les intégrismes. Valeur universelle, la paix n’est durable que dans le respect de la diversité.
jpr
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Je vous propose la lecture de trois livres qui éclairent bien les différentes visions que l’humanisme peut porter sur la mondialisation.
- Dans « Mon chemin » (Fayard), Edgar Morin fait le point sur sa vie et développe son « opti-pessimisme ». « Toutes ces crises, liées en un gigantesque nœud gordien, constituent à mon sens la crise de l’humanité qui n’arrive pas à accéder à l’humanité ». Regrettons avec lui qu’il nous manque une science qui serait la mondiologie pour concevoir et comprendre le monde ».
- Dans « Après la Démocratie » (Gallimard) Emmanuel Todd est bien trop agressif à l’égard de Nicolas Sarkozy. C’est dommage car sa thèse pour un protectionnisme européen n’est pas sans intérêt pour le niveau des salaires et du pouvoir d’achat. La vision que propose E. Todd est celle d’une compétition des continents. C’est aussi la primauté du bilatéral sur le multilatéral.
- Le nouveau livre de Jean-Claude Guillebaud, « le commencement d’un monde » (Seuil) est aussi excellent que les précédents. Le prototype du monde à venir ? « c’est la créolité ». Pour l’auteur « la créolité n’est pas la négation des différences mais leur combinaison créative ». Le monde va vers « une modernité métisse ».
Les pensées d’Edgar Morin et de Jean-Claude Guillebaud sont voisines comme le montrent ces deux citations :
- « La grande cause de la métamorphose de l’humanité c’est un but qui se confond avec le chemin…l’humanité doit redevenir une espèce marcheuse » (E. Morin).
- « La modernité métisse, qui coïncide avec le commencement d’un monde, n’est pas un point d’arrivée, c’est un chemin ouvert ».
L’un dit que c’est « une lutte initiale » sans « lutte finale », l’autre dit que c’est « un commencement » et « une volonté ».
Tout cela est passionnant à lire.
jpr
NB : Au moment où je signe ce billet je reçois le livre de l’un de mes professeurs de classes préparatoires, Régis Bénichi : « Histoire de la Mondialisation » ( Vuibert). Je n’ai pas encore lu cet ouvrage mais j’ai une immense estime pour l’auteur.
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Dans le cadre de la préparation du séminaire d’été du Futuroscope « La Chine vue de l’Inde » qui se tiendra dans la Vienne le 22 août, j’ai lu avec beaucoup d’intérêt un petit livre paru à la Documentation française dans la collection « Développer et entreprendre » dont le titre « Inde et Chine » est complété par « Entreprendre dans les pays émergents à forte croissance ». Il s’agit d’un rapport passionnant de la Chambre de commerce et d’industrie de Paris à la fois pratique et réfléchi. On trouve aussi en annexe une intéressante bibliographie sur le sujet.
J’attire votre attetion en particulier sur les ouvrages suivants :
- Etienne G, « Chine-Inde, le match du siècle », Sciences-Po, 1998
- Gauchon P, « Inde, Chine à l’assaut du monde », PUF, 2006
- Hochraid D, « Pourquoi l’Inde et la Chine ne domineront pas le monde de demain », Ellipses 2007
Je salue aussi l’initiative de Dominique Hériard Dubreuil qui, au nom du comité France-Chine vient de publier un très utile répertoire des dirigeants de la République populaire de Chine.
jpr
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Avant les jeux de Pékin, un livre à lire pour pleurer de joie et de tristesse. Alain Billouin et Jean-Paul Noguès ont, en effet, écrit un livre émouvant , « Colette Besson, La flamme éternelle » aux éditions Jacob Duvernet. On applaudit, on crie, on s’essouffle pour soutenir Colette Besson dans la dernière ligne droite, le 16 octobre 1968 dans le stade de Mexico.
On pleure de joie à nouveau pour celle que l’on surnomme affectueusement « la petite fiancée de France ». Quelle élégance, quelle puissance ! On pleurt de tristesse aussi en suivant les derniers jours de Colette Besson avec son mari Jean-Paul Noguès et ses deux filles Sandrine et Stéphanie. Belle famille, à l’image de Colette, douce et courageuse. Merci à eux de nous montrer, par la vie, que l’éternité s’attrape toujours par l’amour.
jpr
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Isabelle Juppé, dans son dernier livre, part à la rencontre des femmes digitales à la recherche d’un projet qui ressemblerait fort au coeur féminin de l’humanisme.
Isabelle décrit ainsi un triangle magique pour un monde plus humain :
1 – Les femmes : « plus que jamais, le rôle des femmes sera essentiel pour transmettre la mémoire du passé et apprivoiser le progrès » ;
2 – Le numérique : « Aujourd’hui, dans le trousseau d’une jeune femme, bien dans ses ballerines du XXIème siècle, il faudrait sans doute ajouter trois nouveaux objets : un téléphone portable, un balladeur musical avec oreillettes et une clé usb… » ;
3 – L’écologie : « Mais numérique rime avec écologie ».
Très bien écrit, « La femme digitale » (J-C Lattès) est un livre d’espoir. Pour celles et ceux qui veulent prolonger la réflexion proposée par ce livre, Isabelle Juppé a créé un blog.
jpr
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J’ai beaucoup de bonheur à lire Régis Debray en ce moment. Un petit livre d’abord : "Un mythe contemporain : le dialogue des civilisations" aux éditions CNRS. Il y a beaucoup de fraîcheur dans ce petit livre qui démontre que "la mondialisation techno-économique s’avère être une balkanisation politico-culturelle".
Le second est plus lourd, au sens de profond : "Un candide en Terre sainte". Au-delà des multiples déceptions historico-géographiques du genre, "dans la vallée du Jourdain, le grand absent, c’est le Jourdain", la critique positive de ce livre est contenue dans l’ouvrage : "pourquoi exiger d’un livre à vivre, comme il y en a si peu, les qualités d’un livre à lire, comme il y en a tant et trop ?". A dévorer, ce qui est une façon de lire et vivre à la fois !
jpr
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J’ai lu un livre passionnant ce week-end : « La richesse révolutionnaire » d’Avlin Toffler. Je vous le recommande. Parmi les idées neuves proposées dans ce livre, je vous livre la vision qu’à l’auteur américain des forces du changement dans la société.
Imaginez 9 véhicules sur l’autoroute du changement chacun avance à une vitesse différente.
3 véhicules sont en tête : à 200 km/h : le mondes des entreprises à 180 km/h : la société civile (ONG) à 120 km/h : les forces familiales
Au milieu du peloton : à 60 km/h : les syndicats à 50 km/h : les administrations et les agences gouvernementales à 20 km/h : le système scolaire
En queue de cette course au changement : à 10 km/h : la gouvernance mondiale (OMC-FMI) à 6 km/h : les structures politiques à 2 km/h : la justice
Finalement la société américaine est moins différente de la société française qu’on pourrait le penser.
jpr
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Je viens de publier aux éditions Michalon un petit ouvrage intitulé « 10+1 questions à JP. RAFFARIN sur la décentralisation » qui développe 10 convictions que j’ai sur la décentralisation.
1) La décentralisation est un débat moderne
Parce que j’ai constaté lors de multiples voyages que l’un des pays les plus centralisés est aussi l’un des plus décentralisés, la Chine, je me suis convaincu de l’actualité mondiale de ce débat.
2) La décentralisation reste un projet politique
Un projet essentiel et inséparable de notre projet démocratique. Une démocratie qui s’exerce au plus proche du citoyen. La complexité administrative de la décentralisation ne doit pas masquer son ambition démocratique.
3) La subsidiarité est une valeur constitutionnelle
Le nouvel article 72 de notre constitution stipule que « les collectivités territoriales ont vocation à prendre les décisions pour l’ensemble des compétences qui peuvent le mieux être mises en œuvre à leur échelon » (réforme constitutionnelle de 2003).
4) La guerre département-région n’aura pas lieu
L’acte II de la décentralisation a établi et stabilisée les vocations différentes du département et de la région. Le département, collectivité aînée, est le lieu premier de la cohésion : sa vocation sociale et sa dynamique de proximité sont ses forces. La région est d’abord une collectivité de stratégie, à la fois de prospective et de programmation. Les grands choix de l’économie territoriale sont de son ressort. Cette clarification des compétences s’impose progressivement.
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