La double émergence, en ce début du XXIème siècle, de la Chine et de l’Afrique, bouleverse nombre de nos analyses et de nos stratégies géopolitiques. De natures diverses et à des stades différents, l’émergence de la Chine et celle de l’Afrique, surtout quand elles s’entremêlent, sollicitent les bonnes et les mauvaises consciences européennes.
Ne nous cachons pas les réalités : si le débat est si vif à propos de l’influence chinoise en Afrique, c’est que cette dernière semble précisément sortir, de son impasse historique. Après avoir franchi le seuil du milliard d’habitants, l’Afrique peut avoir le sentiment que son « formidable potentiel » est enfin reconnu. « L’Afrique, notre avenir », « le XXIème siècle sera celui de l’Afrique », « l’Afrique ou la verdeur du monde »…, les livres et les éditoriaux consacrent aujourd’hui le retour de l’Afrique. Est-ce un hasard si c’est à cette période que l’Occident mesure la pénétration chinoise en Afrique ?
La part de la Chine dans le commerce de l’Afrique est, en effet passée de 0.4 % en 1989 à 2,2% en 1999 et à 11, 5 % en 2009. Cette multiplication par 5 tous les 10 ans a de quoi émouvoir les pays européens dont la part commerciale s’est contractée d’un tiers en 10 ans.
Les investissements chinois se sont aussi fortement accrus, passant de 500 millions de dollars en 2001 à 7,8 milliards de dollars en 2008. Pékin est en passe de devenir le premier bailleur de l’Afrique alors que les pays du G8 se montrent incapables de tenir leur promesse de doublement de leur aide au développement entre 2005 et 2010. Plus de mille entreprises chinoises ont fait de l’Afrique leur priorité.
L’implication chinoise irrite et fait débat.
En Occident, la vision réprobatrice est souvent dominante ; On reproche les contrats léonins, les échanges inégaux de matières premières contre des produits manufacturés, les droits exorbitants en matière minière et foncière, le non respect des principes de « bonne gouvernance », la non prise en compte des droits de l’homme, l’émigration de la population chinoise en Afrique (750.000 personnes) …
Dans le reste du monde on entend des commentaires plus approbateurs : la Chine se substitue à des partenaires traditionnels défaillants, elle ne se pose pas « en donneur de leçons », elle consent un effort d’aide croissant, elle s’intéresse à tous les pays…
Plusieurs ouvrages récents tentent de dépasser ce clivage, somme toute, traditionnel. Déborah Brautigam dans « The dragon’s gift, the real story of China in Africa » (Oxford University Pien 2009) étudie l’ancienneté de l’intérêt chinois pour l’Afrique depuis les expéditions de Zheng He au XVème siècle jusqu’à la conférence de Bandung en 1955 et au discours de Zhou Enlai fin 1963 qui, déjà, définissait au Ghana les principes de la coopération chinoise avec les nations africaines : « égalité entre partenaires, poursuite de bénéfices mutuels, respect de la souveraineté nationale… ». L’auteur invite ainsi à tempérer les jugements hâtifs et à corriger les mythes conventionnels. Dans leur brillant ouvrage « le Temps de l’Afrique » (Odile Jacob 2010) Jean-Michel SEVERINO et Olivier RAY analysent « l’investissement de Pékin en Afrique comme une stratégie de longue durée ». Ils prennent pour preuve les efforts faits par la Chine en matière d’échanges universitaires tels que le montrent les créations nombreuses d’Instituts « Confucius » sur le continent ou la croissance de 20 % par an des effectifs d’étudiants africains choisissant la destination Chine…
Le débat restera toujours ouvert pour les Européens qui ont confiance en la grande promesse africaine. D’évidence la Chine et l’Europe sont concurrentes en Afrique ; peuvent-elles être partenaires de l’espoir africain ? Partenaires à trois pour bannir à la fois les protestations faussement altruistes et l’expression des égoïsmes afin de parvenir à une stratégie privilégiant les intérêts mutuels, de long terme. Voilà la réflexion que va approfondir ce 27 août, le séminaire annuel d’été du Futuroscope dont le thème cette année est « la Chine vue d’Afrique ». Des experts, économistes et politiques de grande expérience confronteront leur réflexion à l’invitation de la Fondation pour la Prospective et l’Innovation. L’Afrique en débat au Futuroscope : un bon signe.
Jean-Pierre RAFFARIN
Président de la Fondation pour la Prospective et l’Innovation
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 Rencontre avec les autorités bouddhistes de Shanghai. Les moines revendiquent 300 millions de pratiquants en Chine.
 Incroyable : quel pays a choisi ce gros bébé, blond, aux yeux bleus, bébé-robot, pour représenter son avenir ? Réponse : L’Espagne !
 Visite à l’évêché de Shanghai. Ici l’église Saint-Ignace où 5 messes sont célébrées le dimanche.
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  Parmi les 192 pays présents à l’Expo 2010, la France et les Etats-Unis ont choisi des stratégies opposées. Pas de recherche architecturale pour le pavillon américain, une scénographie élémentaire faite de 3 salles de projections et 3 films dont les héros sont les enfants américains dessinant leurs rêves, mais aussi les « architectes de l’avenir » que sont… Hillary Clinton et Barack Obama. L’Amérique a choisi la politique.
La France, elle, a choisi la culture. Une architecture (Jacques Ferrier) mêlant le végétal au nouveaux matériaux, un restaurant gastronomique, une présentation de quelques chefs d’oeuvres de notre musée d’Orsay, de belles images de notre création cinématographique, la présentation de quelques unes de nos entreprises prestigieuses… La France n’a pas choisi pour sa journée nationale à l’Expo le 14 juillet mais le 21 juin pour créer à Shanghai la fête de la musique !
Après quelques semaines, les premiers indicateurs de fréquentions laissent penser que la culture l’emporte sur la politique !
jpr
NB : Je rassure Jany, Claude, Jacques et les autres… Je lis toujours vos commentaires, même quand je suis à l’étranger.
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Nous venons de rencontrer le Président du comité permanent de l’Assemblée populaire nationale chinoise M. WU Bangguo au Palais du Peuple à Pékin. Le Président WU avait beaucoup intéressé le Président Sarkozy lors de sa dernière visite en avril. En effet, le thème des discussions avait été la relance de la demande intérieure (hausse du smic dont +20% à Pékin, nouvelle sécurité sociale, soutien à la consommation…) pour assurer le relais des exportations comme moteur de la croissance chinoise. M. Wu sera reçu à Paris par Nicolas Sarkozy à l’occasion de sa visite en juillet au Parlement français.
Au cours de notre entretien nous avons échangé largement et directement sur la situation internationale. En ce qui concerne la crise financière et la future présidence française du G20, la Chine affirme son intérêt pour les initiatives en faveur d’une régulation nécessaire à la stabilité.
Pour la crise coréenne, la Chine, très préoccupée, veut épuiser toutes les ressources de la diplomatie pour éviter une escalade dans une région qui, avant tout, lui est frontalière. Dans ce but la Chine a reçu le dirigeant nord coréen et a envoyé son premier Ministre, WEN Jiabao, en visite en Corée du sud.
Pour la Chine, la condition primordiale de la croissance c’est la stabilité. Dans cette perspective d’apaisement la Chine se veut très active sur le plan diplomatique. Ainsi, en affirmant son opposition à la prolifération des armes de destruction massive, la Chine affirme aussi sa préférence aux solutions pacifiques.
La qualité de cet entretien s’est aussi vérifiée sur de multiples autres sujets de politique étrangère qui préoccupent nos deux Pays.
jpr
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La Chine devient progressivement et inéluctablement un leader mondial. Dans ce pays, dont le taux de croissance mensuel est l’équivalent de notre taux annuel, de nombreux français réalisent des performances qui mériteraient d’être connues. Cette refexion conduit la Fondation pour la Prospective et l’Innovation à proposer la création d’un grand prix pour la meilleure performance française en Chine. En écoutant et en observant les acteurs de la relation sino-française, sur le terrain, on mesure la diversité des réussites, des initiatives et des performances. Pour le Grand Prix de cette année la liste des nominés pourrait être très longue :
- l’école centrale de Pékin qui développe en Chine l’excellence de sa formation d’ingénieur (y compris au niveau d’une « prépa » intégrée avec des professeurs de Louis Le Grand) ;
- le meilleur ouvrier de France, Jean-Paul Hevin, qui vient d’ouvrir sa boutique de chocolats à Shanghai ;
- le CHU de Nancy qui envoie ses professeurs de médecine animée une vraie filière francophone médicale à Wuhan ;
- à ces initiatives on pourra rajouter celles de multiples entreprises, architectes, musiciens, PME… et même politiques (nos amis Chinois ont considéré la visite officielle, en avril, de Carla Bruni-Sarkozy comme une véritable performance !). La Fondation finalisera ce projet de Grand Prix dans les semaines à venir.
jpr
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10h50 Arrivée à Pékin (Vol AF126)
16h15 Conférence de Christine Cayol: » de la copie à l’innovation: comprendre la culture chinoise à travers la peinture »
17h30 Institut des Affaires étrangères du Peuple chinois (CPIFA))
18h00 Entretien avec le Président YANG Wenchang du CPIFA, suivi d’un banquet d’accueil
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En 2007 Nicolas Sarkozy s’était fait séducteur pour sa première visite d’ Etat à Pékin. En 2010, le Président français a gagné en autorité internationale et en connaissance de la Chine. Le Président chinois M. Hu Jintao semble mieux comprendre ce Président français, dont les attitudes surprenaient la diplomatie chinoise : une expression plus directe qu’ « oblique », un volontarisme plus politique que stratégique, un pragmatisme perçu ici comme de l’opportunisme, au total un ami peu prévisible. Chacun est allé vers l’autre. Nicolas Sarkozy a fait preuve de constance -4 visites officielles en 3 ans-, il a montré sa liberté vis-à-vis des Etats-Unis, il dû reconnaître »le postulat de l’unité » de la Chine et il s’est montré un partenaire fiable aux sommets de Londres et de Pittsburg.
Les Chinois ont été, cette fois-ci, très sensibles à ce que Carla Sarkozy soit du voyage en manifestant une grande attention aux marques de la Civilisation chinoise à Xian, au coeur de la Cité interdite et sur la Grande Muraille, avant le grand spectacle de Shanghai. « Enfin Sarkozy s’est montré tel que les Chinois voient les Français, romantique » m’a confié un haut responsable chinois.
Dans la salle où « les oiseaux parlent au soleil rouge », thème des deux peintures qui encadrent la table de toutes les grandes négociations chinoises, sous trois lustres immenses en forme de fleurs de lotus, le Président chinois a montré son attachement au « dialogue à haut niveau avec la France », fait majeur, il a apporté son soutien pour la présidence française du G20. Sur la difficile question de l’Iran, le Président Hu a fait un pas pour qu’à l’ONU les discussions se poursuivent quant à une résolution commune.
Les grands dossiers bilatéraux -nucléaire, aéronautique, ferroviaire, agroalimentaire, villes vertes ( »un grand potentiel de developpement » HJ. »)- trouveront des prolongements très concrets lors de la visite d’Etat du président chinois à l’automne en France. Les industriels français présents au dîner d’ Etat se sont montrés très confiants. Dans cette perspective, Nicolas Sarkozy a insisté pour que des progrès soient accomplis dans le droit des affaires chinois pour facilter la coopération économique sino-française. Le dialogue entre les deux chefs d’Etat a gagné en chaleur et en confiance. Mme Lagarde et MM. Borloo, Kouchner, Chatel et Mitterrand ont chacun signé des accord dans leur domaine respectifs.
Les séquences « émotion » n’ont pas manqué lors des rencontres officielles, pour moi, quand le President Hu ma donné l’accolade en rappelant ma visite de 2003 pendant l’épidémie du SRAS, pour tous quand l’armée populaire a joué « retiens la nuit » avant de rendre hommage au répertoire de Carla Bruni.
Une note personnelle : l hôtel Sofitel Wanda, où la délégation française est logée, fait honneur à l’hôtellerie française par la qualité de son personnel et de ses services. Cet hôtel célèbre bien l’amitié franco-chinoise, alors pourquoi son « aera general manager » M.Ian V. Alexandre nous adresse-t-il sa charmante lettre de bienvenue … en anglais ?!
Nous aurons l’occasion de parler de Shanghai.
jpr
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A Xian nous venons de visiter « la 8ème merveille du monde ». Nicolas Sarkozy a voulu commencer sa deuxième visite d’Etat en Chine en montrant à son épouse l’armée enterrée de l’empereur Qin Shi Huangdi. Ces visages, vieux de deux mille ans, tous différents et tous sereins, ont particulièrement ému Carla Bruni. Nous avons pris la bonne porte pour entrer en Chine, la porte des civilisations.
A suivre…
jpr
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Cette leçon de sagesse issue du « Yi king », le livre des mutations, remonte à la plus haute antiquité. Elle pourrait cependant caracteriser la relation sino-française d’aujourd’hui. Après des bas et des hauts, nous sommes en train de trouver » la voie ».
Cette voie est celle du respect réciproque, de la diversité culturelle, du dialogue franc et direct, du monde multipolaire et du partenariat stratégique… La proposition chinoise, formulée à la délégation d’entreprises françaises que je conduisais cette semaine à Pékin, de participer à la création de 400 « Villes vertes » d’ ici 2020, s’inscrit dans cette volonté de partenariat stratégique.
A Londres et à Pittsburg, Nicolas Sarkozy a remonté la pente qu’il avait rapidement descendue en 2008. Toutes les missions que nous avons menées depuis ont été de grandes réussites (citons notamment les missions de F. Fillon, de Ch. Lagarde, d’ A-M.Idrac, de J-D Lewitt et du Comité France-Chine à Pékin, sans oublier l’importante Mission d’achat venue en France avec le Ministre chinois du commerce)…
De toute évidence, les dirigeants chinois sont prêts à réserver une place privilégiée à la France dans leur réseau de relations internationales.
Ils attendent autant des gestes affectifs que des démonstrations de force. Avec la Chine la force compte évidemment, avec le peuple Chinois l’indifférence est la faute.
Le Président français sera le seul parmi les 21 Chefs d Etat, présents à l’inauguration de l’Expo de Shanghai, à bénéficier d’une « visite d’ Etat ». Je sais bien que les gestes ne remplacent ni les traités, ni les contrats, cependant ils occupent une petite place dans l’exercice diplomatique. La bonne réponse à ce geste protocolaire exceptionnel serait une réponse affective. Ma proposition : la présence de Carla Bruni aux côtés du Président. En Chine la culture précède la politique.
jpr
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Les autorités chinoises en recevant la délégation du comité France-Chine que je conduisais cette semaine à Pékin ont formulé une belle proposition à la France : aidez-nous à construire les 400 villes vertes que nous projetons de construire à l’horizon 2020. Il est vrai qu’en matière d’énergie et d’ environnement nos Suez environnement, Véolia, Lafarge, Air liquide, Michelin, Saint-Gobain, Total… font figure de champions mondiaux. Je proposerai prochainement à Christine Lagarde qu’elle engage la création d’un « pôle de compétitivité villes vertes chinoises » en s’appuyant sur l’armature du comité France-Chine.
L’exposition de Shanghai sur le thème « meilleure ville, meilleure vie » placera au cœur des préoccupations planétaires l’invention de la
ville écologique. La France doit se placer sur ces grands chantiers, terrains où s’inventeront les techologies vertes qui feront la croissance de demain. Jean -Pascal Tricoire, le président de Schneider saura mobiliser ses collègues français pour que bientôt le drapeau français puisse flotter sur une ville verte chinoise.
Nos villes francaises tireront profit de cette aventure particulièrement innovante. Nos emplois aussi ! Avec un tel projet plus quelques autres cette mission a été particulièrement fertile.
jpr
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La Chine vient d’engager un vaste plan pour la santé pour permettre à 90% des Chinois d’obtenir une couveture sociale minimale. En l’an 2000 seulement 100 millions de Chinois avaient accès à une couverture médicale. Amélioration du système hospitalier, formation de médecins généralistes, structuration d’un système de médicaments fondamentaux, progrès de la diététique et de la sécurité alimentaire, tels sont les principaux objectifs de cette exceptionnelle mobilisation.
A réforme ambitieuse, responsable prestigieux : le Ministre de la santé en charge de cette reforme est un homme exceptionnel. M. Chen Zhu est, en effet, un grand professeur de médecine, formé en France, francophone et francophile, l’un des rares ministres non membre du parti communiste, un scientifique particulièrement humain. La relation sino-francaise, en matière de santé, est sans doute l’un des espaces francophones parmi les plus dynamiques. Chaque année plusieurs centaines de jeunes internes chinois et français participent à des échanges de formation de haut niveau.
La Chine, par son attachement, à sa médecine traditionnelle mais aussi par sa modernité scientifique est crédible dans un monde où l’excès de médicaments peut aussi être une pathologie. Science et sagesse peuvent progresser ensemble. C’est la conviction que l’on garde après un dîner avec M. Chen Zhu dont le rouge sur le costume est la marque de la… Légion d’Honneur !
jpr
Nb : les Français sont-ils conscients que, de Washington à Pékin, leur système de santé est cité en exemple ?
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Quand vous lirez ce billet je serai en vol pour Pékin où je vais présider la XVIème session annuelle du Comité France-Chine. Je conduis une délégation de 20 grandes entreprises françaises parmi lesquelles Schneider, Michelin, Danone, Gdf-Suez, Air liquide, Lafarge, St-Gobain, Ratp, Sodexo, Seb, Total, Veolia, Eads, Bnp Paribas… Nous avons au programme des rendez-vous avec les hautes autorités économiques chinoises et nous mettrons en place un groupe mixte de coordination et d’ échanges réunissant une trentaine de chefs d’entreprise dans le but de renforcer nos partenariats. A suivre…
jpr
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Belle circonstance qui nous permet de célébrer ensemble en Chine, la nouvelle année du tigre et en Europe, la fête des amoureux. L’amitié sino-française se nourrit des deux messages, celui de l’énergie et celui du cœur. En 2010 que la force n’aie pas peur du cœur et de ses valeurs d’humanité ! Que le cœur n’aie pas peur de la puissance et de sa croissance !
La peur est une défaite. Le monde a besoin d’un tigre chinois puissant et agile. La Chine a besoin d’amis fidèles qui s’intéressent autant au cœur de son peuple qu’au cours de sa monnaie. L’expo de Shanghai 2010 sera puissante et humaine puisqu’on y inventera la place de l’Homme dans les grandes villes du XXIème siècle. Ce sera l’un des évènements marquants de cette nouvelle année.
Je souhaite à tous mes amis chinois une bonne année du tigre, de belles fêtes de printemps en famille.
Nous partageons ici la chaleur de ces moments de convivialité, notamment à l’occasion d’une réception organisée par le Président de la République Française.
La France aime les peuples qui ont du cœur à l’ouvrage. Ils sont créateurs des grandes et vieilles civilisations.
Bonne année aux amoureux… de la France en Chine, et de la Chine en France !
Sincèrement,
Jean-Pierre Raffarin
Ancien Premier Ministre
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Nice matin sort une info selon laquelle j’aurais refusé l’ambassade de France en Chine.
C’est exact, mais cela date maintenant de plus d’un an !
jpr
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De retour de Shanghai je veux rendre hommage aux artisans dont le talent fonde en grande partie l’image française de la qualité. On connaît l’attachement de Cartier à ses maîtres-horlogers, celui d’Hermes à ses maroquiniers ou de de Cardin à ses couturieres…
Derrière nos grandes réussites commerciales il y a souvent cette élite de la qualité française que sont « les meilleurs ouvriers de France » en particulier et les artisans en général.
Il a fallu de l’audace aux Bernachon, Chapon, Fresson, Seve, Hevin, Lac… et à la quarantaine de chocolatiers qui ont fait le déplacement de Shanghai pour ce premier salon du chocolat. Ils ont investi du temps et de l’argent pour un marché émergent, donc incertain.
Heureusement ils ont gagné leur pari. La foule était au rendez vous ce samedi au Shanghai exhibition centre. Les médias chinois ont couvert l’événement de manière exceptionnelle. La voie est ouverte pour le chocolat en Chine et pour les professionnels français. Un tel succes n’aurait pas été possible sans l’esprit entrepreneurial de Sylvie Douce et de François Jeantet, les fondateurs du salon du chocolat. Avec le talent de géométrie des industriels ils conjuguent le sens de la finesse des artisans pour multiplier les aventures dont, au total, la France est gagnante. Voilà des entrepreneurs privés, de culture familiale, qui prennent des risques loin de leur base, qui croient en leur force et qui finalement se révèlent être de formidables serviteurs de l’image de leur Pays.
Merci aussi aux diplomates chinois à Paris et français en Chine qui ont cru dans ce projet. Un hommage particulier à Brigitte et Mauricio qui représentaient à Shanghai les PME du Poitou et leurs excellents « goulibeurs » !
jpr
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Commentaires
le 03/09 à 18:41
D'accord avec Ernest, "on s'en fout de la breloque de Maistre", par contre ce dont on ne se fout pas [...]
le 03/09 à 17:34
@Mélusine : encore pour info : http://www.lepoint.fr/le-parquet-fait-appel-d-une-remise-en-liberte- [...]
le 03/09 à 15:09
Cher Jacques, Merci pour vos réflexions sur le dialogue et les idées... Vous écrivez: Bien souvent [...]
le 03/09 à 08:43
Bjr Jean-Pierre Raffarin...! En effet,très étrange...! Mdr http://www.youtube.com/watch?v=kOl [...]
le 03/09 à 06:17
Bonjour à tous, Cher Jany, Votre billet du 1er septembre ne manque pas d’intérêts. Je passe su [...]