Madame Aubry laisse les autres parler à sa place à la télévision.
Monsieur Fabius annonce qu’il n’est pas candidat mais fait campagne.
Monsieur Strauss-Kahn travaille à Washington mais semble habiter Paris.
Madame Royal fait appel à la fraternité mais décide en fille unique.
Dans la majorité le dialogue est parfois ferme mais nous sommes sincères dans nos attitudes. Le Président lui même est direct !
Attention à Ségolène Royal, elle a compris que les électeurs de gauche choisiront celui ou celle qui sera le mieux placé pour gagner. Il faut donc, pour elle, conquérir « ces opportunistes » qui pour le moment sont en faveur de la « valeur DSK », valeur montante mais virtuelle. Elle sait « boursicotter »!
Ce matin, notre coopérative parlementaire, le mouvement « République et Territoires » s’est réuni au Sénat pour faire le point de nos positions dans le débat budgétaire : nous soutenons loyalement les grands équilibres proposés par le gouvernement et appuyons plusieurs initiatives pour défendre, comme nous l’avons fait pour la TVA dans la restauration, les aides pour les emplois à domicile, la péréquation financière entre les départements, l’exercice du notariat, les logements HLM… et de nombreux autres amendements inspirés de ce qui nous remonte du terrain.
Notre ligne politique est claire, au sein de l’Ump nous représentons « les Modérés », modernes et modérés.
Nous partons ce soir en Chine avec Jean-Francois Copé. Je suis heureux de ce compagnonnage dont je vous parlerai en direct.
Je vous parlerai aussi de la publication du livre qu’Anne-Marie et moi avons écrit cet été à 4 mains. Un livre pour les Chinois, en chinois, pour dire ce que la Chine nous a appris. J’attends les commentaires sur place.
A bientôt.
jpr
|
18h10 : Dimanche soir politique, i télé, France-Inter, Le Monde
11h30 : Sénat, RDV avec M. Lin Cheng
15h : Sénat, RDV avec M. Li Jinjun, vice-ministre du PCC
18h : TV5 Monde, invité du journal
19h10 : Grand-Journal de Canal +
11h : Sénat, réunion du groupe
18h : Départ pour Pékin
11h45 : Arrivée à Pékin
15h30 : Entretien avec le vice-ministre des relations internationales du PCC
17h30 : Yishu8
19h30 : Dîner à la Résidence de l’Ambassadeur de France en Chine
8h50 : « Dialogue avec le monde – Dialogue avec les personnalités politiques françaises», co-organisé par All-China Youth Federation, CPIFA, Journal « China Youth », China University Media Union et Institut de Diplomatie
Thèmes : Le développement de Chine et le regard international des jeunes chinois ; La réforme de la gouvernance mondiale et le rôle joué par la France et la Chine
Participants français : toute la délégation, représentants de l’Ambassade de France en Chine
Participants chinois : Vice-Président Cheng Tao, Vice-Secrétaire général Jiang Duan, Mme Wang Qiong, Mlle Zhou Jing du CPIFA; Mme Dong Xia, MM. Jia Bo et Wang Yuanchao de l’All-China Youth Federation; Premier Vice-Président Zhang Kun du Journal « China Youth »; 3 représentants de l’Institut de Diplomatie ; 5 représentants des sponsors ; 6 experts chinois dans le domaine des études sur la France et les relations internationales ; 300 étudiants ; 20 journalistes chinois
15h30 : Entretien avec un dirigeant d’Etat
17h00 : Entretien avec M. Li Changchun, membre du Comité permanent du Bureau politique du Comité central du PCC
18h00 : Institut des Affaires étrangères du Peuple chinois
18h15 : Réception avec la presse chinoise et française
19h00 : Entretien avec M. le Président Yang Wenchang de l’Institut
10h00 : Départ de l’hôtel et transfert vers le siège du CIC
10h30 : Entretien avec M. Lou Jiwei, PDG du CIC
13h30 : Départ de Pékin pour Chongqing
16h00 : Arrivée à Chongqing
Soir Entretien avec M. le Secrétaire général Bo Xilai du Comité municipal de Chongqing du PCC et banquet
Visites de sites agricoles et visites culturelles
19h00 : Rencontre et dîner avec M. Huang Kunming, Premier Secrétaire du Comité municipal de Hangzhou du PCC
Départ pour Paris
|
- Social : « le peuple attend quelques gestes »
Ce commentaire de notre ami Jacques D’HORNES exprime bien l’attente d’une majorité de Français. Notre débat, ici sur le carnet, à propos du « social » illustre les deux courants de notre « Démocratie Humaniste de Progrès » -concept créé par ce cher Jany-, le courant libéral avec Claude en veilleur permanent et le courant social démocrate avec Jacques à la Une. Quand Mistral nous dit « y en a marre du social » ou quand Joël Guerville nous invite à « consommer Français » nous sommes davantage dans la sphère de la dépense sociale que dans celle de la cohésion sociale. De ce point de vue, la pédagogie de Claude sur la vérité de la productivité va au-delà de la réponse à « la guerre des classes » de Chantal. Sur ce sujet la « parabole du médecin » inventée par Jacques est convaincante.
En ce qui me concerne, quand j’appelle à « une relance sociale » je ne propose pas une augmentation de la dépense sociale mais, en faisant de « l’emploi et du logement les deux priorités de l’acte II du quinquennat », je propose que nos efforts économiques, dans ces deux secteurs, soient à finalité sociale. De ce point de vue, je persiste et signe, un tournant social est aujourd’hui nécessaire !
Merci à Ernest Gransagne de faire progresser notre « Démocratie Humaniste de Progrès » en proposant une devise : « Ecole, Justice, Egalité ». Cette vision politique me conduit à comprendre l’appel de Predot : comment dans notre République peut-on être à la fois « sans papiers » et « salarié » ? Ce paradoxe est évidemment source d’injustices.
- Remaniement : le leadership, un horizon de confiance
J’aime beaucoup cette définition, quelque peu gaulliste, de Jany : « un grand leader doit être porteur d’une vision, d’un horizon de confiance »
C’est, je crois, ce que l’on doit attendre maintenant de Nicolas Sarkozy. L’acte II n’est pas une remise en cause de l’acte I mais une mise en perspectives. Que les supporteurs de François Fillon -Valente/de Gregorio, Yves Farcouli, Suzanne, Leprat, Jean-Samuel…- ne s’inquiètent pas, je n’ai aucun mauvais sentiment vis-a-vis du Premier Ministre, au contraire, mais je pense qu’aujourd’hui les conditions ne sont pas réunies pour gagner 2012. C’est dans cet esprit que j’ai parlé de la tentation du non-choix, la tentation du conservatisme. Un ballet de permutations serait sans doute la forme la plus achevée d’un non-choix. Je partage l’avis de Jany Guiot, « la classe moyenne trouve le temps long… » et si le remaniement ressemblait à « un clafoutis ou à un soufflé ? ». Je m’inspire de la recommandation d’Alain Lavallée -la lecture du livre de Jean-Pierre Dupuy, « Pour un catastrophisme éclairé »- pour penser que, sans remaniement « significatif », le Président ne trouvera pas les nécessaires conditions du rebond. Pourquoi les présidentielles de 2012 seraient-elles différentes des régionales de 2010, si la donne politique ne change pas ?
J’entends les messages d’espoir de Diverres et de mon camarade Gérald Bosio, surtout fondés sur « la nullité et le négativisme de l’opposition ». Cela ne suffira pas. C’est pourquoi les sages Pères fondateurs de la Vème République ont donné au Président cette précieuse capacité de changer la donne politique en changeant le gouvernement. Je rassure Mary, je ne suis pas engagé dans la bataille Borloo-Fillon, je la trouve néfaste, mais je crois de mon devoir de dire clairement qu’un NOUVEL ELAN est nécessaire, sinon… il y a lieu d’être inquiets.
Le Docteur L. Zanker nous dit « place maintenant à la tranquillité, ce qui est assez voisin de la proposition de Claude « pour gagner 2012 il faudra garder son calme, savoir analyser les choses, les comprendre et savoir expliquer mieux », le conseil d’ASD est proche « que l’on arrête les coups y compris de gueule »… En réalité, les critiques contre Nicolas Sarkozy concernent davantage la gouvernance que la politique. Le problème est que la seule variable de changement, ici et maintenant, c’est le gouvernement (et à un degré moindre l’UMP et le cabinet présidentiel ). Pour l’UMP, j’adhère au projet Copé, j’y participerai. Mais si cela devait être le seul changement significatif, il faudrait veiller à ce que 2017 ne passe pas par « pertes et profit » 2012 ! Je sais que Jean-François y veillera énergiquement, mais tous devront bien partager cette conviction née en 1981, la défaite est toujours plus longue que prévue.
Un mot pour conclure ce paragraphe en souriant : »exiler Nicolas Sarkozy sur l’île de Ré », cette idée créative de Jean-Pierre Georget me rappelle le rêve du chanteur Antoine de voir « Johnny, dans une cage enfermé… au cirque Medrano ». « C’était le temps des « cheveux longs et des idées courtes ».
Je remercie encore aujourd’hui Jean-Jacques Servan-Schreiber qui, en écrivant « Le défi américain » dans les années de mes vingt ans, m’a prévenu de la part d’Amérique de mon avenir. Le rock, le management, le marketing, le cinéma, l’Internet, le bipartisme, la liste est longue… Les influences américaines sont fortes, diverses et multiples. Je pense comme Nicole Merle, qu’il faut faire confiance aux jeunes. Il faut aussi les prévenir de ce que la vie nous a appris. Ils doivent mesurer que la Chine ne sera pas la 2ème puissance économique du Monde -voire la première- sans que sa civilisation nous concerne. Le risque, pour la jeunesse, c’est de juger avant de comprendre. Pour demander aux Chinois de respecter nos valeurs -ce qui est essentiel- il faut d’abord respecter leur vieille civilisation. Notre seule revendication, sans arrogance occidentale, c’est « la réciprocité du respect ». Je veux aider mes jeunes compatriotes à anticiper « la part d’Asie de leur avenir », leur diplôme est déjà hiérarchisé par « le classement de Shanghai ». Je suis heureux quand La France signe des contrats avec la Chine, mais mon combat est plus culturel qu’économique. Nous ne défendrons bien nos valeurs qu’en connaissant celles des autres.
Je veux dire à « la fidèle » Mélusine que je suis prêt à « déménager en Chine » à une seule condition : partir avec elle ! En effet, toutes les personnes que j’ai vu aller en Chine changent leur discours au retour. L’espoir est dans le chemin…
jpr
NB. Merci à Reynaldo et à tous ceux qui créent des liens pour notre blog. Grâce à tous, nous atteignons un haut niveau de fréquentation.
|
Belle fête à l’ESCP pour célébrer, pour la première fois, la place de Numéro 1, au célèbre classement des écoles de Management du Financial Times. Belle récompense pour Pascal Morand, Patrick Gounnel et Hugues du Rouret et tous les autres.
Les profs peuvent être fiers de leurs élèves.
Et … réciproquement ! Je ne vous dis pas l’humeur de ceux qui sont à la fois anciens élèves et professeurs !
J’ai remis aujourd’hui 3 prix à 3 jeunes architectes chinois à l’Académie d’Architecture Dông Gong, Liu Yichun et Wang Zhanfei ont été élus lauréats parmi 150 candidats. Le jury les a désignés comme leaders de la jeune génération et les convie à participer à la biennale d’Architecture de Venise 2010. L’architecture est un domaine particulièrement pertinent, à l’intersection de l’économie et de la culture, pour confronter idées et messages, techniques et technologies, talents et leadership.
Sur ces sujets, la France et la Chine sont deux pays connaisseurs, compétents et crédibles.
L’architecture est un bon média de l’amitié sino-française (plus d’ infos sur www.ca-asi.com).
- Le prix 2011 de l’impertinence
Avec Michel Godet, nous avons lancé aujourd’hui, au CNAM, le prix 2011 de l impertinence. Il s’agit de primer (30 000€) des contributions innovantes et impertinentes en relation avec l’entrepreneuriat, le développement durable, les services et les territoires. Parmi les lauréats des éditions précédentes on peut citer Maria Nowak, Pascal Picq, Michel Pinton… (en ligne sur www.laprospective.fr/cercle).
Les « impertinences 2010″ viennent d’être éditées à La Documentation Française. La date limite d’envoi des contributions 2011 est fixée au 22 mars 2011 (entrepreneursdufutur@cne-cnam.fr).
J’ai, à cette occasion, exprimé pourquoi notre période avait besoin d’ impertinence. Partout dans le monde les débats politiques deviennent de plus en plus brutaux, de plus en plus agressifs. Les échanges se font bloc contre bloc, camp contre camp. Le mécanique l’emporte sur l’humain. L’Impertinence, comme l’Humour, occupent cet espace humain qui existe toujours entre deux individus. Elle peut déstabiliser la pensée, pas la personne. Elle est ni arrogante ni méprisante. Elle est libre.
Elle a souvent l’audace des caractères directs, mais aussi subtils. Les sociétés qui ne l’acceptent pas se condamnent à la brutalité.
C’est l’une des conditions de l’apaisement.
jpr
|
L’émergence de la Chine aux premiers rangs des nations du monde est un élément majeur du débat politique aux Etats-Unis. Vendredi, au Congrès, le Secrétaire au Trésor a sérieusement haussé le ton contre Pékin. Il a du le faire parce qu’il y a deux écoles en Amérique quant aux relations avec la Chine : celle du Congrès qui menace de voter une loi contre les importations de produits chinois, c’est l’école qui fait de la Chine le responsable du chômage américain et l’autre école qui compte sur la Chine pour assurer la croissance mondiale (General Motors vend plus de voitures en Chine qu’aux Etats-Unis !).
Le problème est qu’en Chine il y a aussi deux écoles, celle des « réformateurs »qui souhaitent améliorer les positions chinoises avant, éventuellement d’exprimer son « potentiel de situation » face aux Etats-Unis et celle des « nationalistes » qui mesurent les faiblesses actuelles de l’Amérique et qui veulent, dès maintenant, pousser leurs avantages.
Le paradoxe de cette « partie carrée » c’est que quand Tim Geithner hausse le ton pour satisfaire l’école du Congrès américain, il complique la tache de ses alliés réformateurs au profit des « nationalistes » chinois. En effet, plus on parle de la nécessité d’une appréciation rapide du yuan, plus on facilite la communication nationaliste contre l’Occident.
Cette gêne stratégique révèle qu’on a changé d’époque. Le monde unipolaire de George Bush n’existe plus. L’émergence de la Chine, plus que l’élargissement de l’Europe a créé le monde multipolaire. Dans ce tête-à-tête USA-Chine les deux parties ont besoin d’alliances. En Chine, le partenariat avec l’Afrique est déclaré stratégique, aux Etats-Unis, de nombreuses voix, telle que celle, particulièrement brillante, du politologue Simon Sarfaty, appellent à une relance du dialogue transatlantique. Ces circonstances géopolitiques devrait convaincre l’Europe de s’occuper de son destin plutôt que de multiplier les querelles intestines. Le récent sommet européen est passé à côté de son agenda. La stratégie de la relation Europe/Chine attendra. Le dialogue transatlantique aussi. A force de prendre notre temps on finira par le perdre.
jpr
Nb. Un excellent livre sur la Chine : « China mégatrends » de J&D Naisbitt
|
La double émergence, en ce début du XXIème siècle, de la Chine et de l’Afrique, bouleverse nombre de nos analyses et de nos stratégies géopolitiques. De natures diverses et à des stades différents, l’émergence de la Chine et celle de l’Afrique, surtout quand elles s’entremêlent, sollicitent les bonnes et les mauvaises consciences européennes.
Ne nous cachons pas les réalités : si le débat est si vif à propos de l’influence chinoise en Afrique, c’est que cette dernière semble précisément sortir, de son impasse historique. Après avoir franchi le seuil du milliard d’habitants, l’Afrique peut avoir le sentiment que son « formidable potentiel » est enfin reconnu. « L’Afrique, notre avenir », « le XXIème siècle sera celui de l’Afrique », « l’Afrique ou la verdeur du monde »…, les livres et les éditoriaux consacrent aujourd’hui le retour de l’Afrique. Est-ce un hasard si c’est à cette période que l’Occident mesure la pénétration chinoise en Afrique ?
La part de la Chine dans le commerce de l’Afrique est, en effet passée de 0.4 % en 1989 à 2,2% en 1999 et à 11, 5 % en 2009. Cette multiplication par 5 tous les 10 ans a de quoi émouvoir les pays européens dont la part commerciale s’est contractée d’un tiers en 10 ans.
Les investissements chinois se sont aussi fortement accrus, passant de 500 millions de dollars en 2001 à 7,8 milliards de dollars en 2008. Pékin est en passe de devenir le premier bailleur de l’Afrique alors que les pays du G8 se montrent incapables de tenir leur promesse de doublement de leur aide au développement entre 2005 et 2010. Plus de mille entreprises chinoises ont fait de l’Afrique leur priorité.
L’implication chinoise irrite et fait débat.
En Occident, la vision réprobatrice est souvent dominante ; On reproche les contrats léonins, les échanges inégaux de matières premières contre des produits manufacturés, les droits exorbitants en matière minière et foncière, le non respect des principes de « bonne gouvernance », la non prise en compte des droits de l’homme, l’émigration de la population chinoise en Afrique (750.000 personnes) …
Dans le reste du monde on entend des commentaires plus approbateurs : la Chine se substitue à des partenaires traditionnels défaillants, elle ne se pose pas « en donneur de leçons », elle consent un effort d’aide croissant, elle s’intéresse à tous les pays…
Plusieurs ouvrages récents tentent de dépasser ce clivage, somme toute, traditionnel. Déborah Brautigam dans « The dragon’s gift, the real story of China in Africa » (Oxford University Pien 2009) étudie l’ancienneté de l’intérêt chinois pour l’Afrique depuis les expéditions de Zheng He au XVème siècle jusqu’à la conférence de Bandung en 1955 et au discours de Zhou Enlai fin 1963 qui, déjà, définissait au Ghana les principes de la coopération chinoise avec les nations africaines : « égalité entre partenaires, poursuite de bénéfices mutuels, respect de la souveraineté nationale… ». L’auteur invite ainsi à tempérer les jugements hâtifs et à corriger les mythes conventionnels. Dans leur brillant ouvrage « le Temps de l’Afrique » (Odile Jacob 2010) Jean-Michel SEVERINO et Olivier RAY analysent « l’investissement de Pékin en Afrique comme une stratégie de longue durée ». Ils prennent pour preuve les efforts faits par la Chine en matière d’échanges universitaires tels que le montrent les créations nombreuses d’Instituts « Confucius » sur le continent ou la croissance de 20 % par an des effectifs d’étudiants africains choisissant la destination Chine…
Le débat restera toujours ouvert pour les Européens qui ont confiance en la grande promesse africaine. D’évidence la Chine et l’Europe sont concurrentes en Afrique ; peuvent-elles être partenaires de l’espoir africain ? Partenaires à trois pour bannir à la fois les protestations faussement altruistes et l’expression des égoïsmes afin de parvenir à une stratégie privilégiant les intérêts mutuels, de long terme. Voilà la réflexion que va approfondir ce 27 août, le séminaire annuel d’été du Futuroscope dont le thème cette année est « la Chine vue d’Afrique ». Des experts, économistes et politiques de grande expérience confronteront leur réflexion à l’invitation de la Fondation pour la Prospective et l’Innovation. L’Afrique en débat au Futuroscope : un bon signe.
Jean-Pierre RAFFARIN
Président de la Fondation pour la Prospective et l’Innovation
|
 Rencontre avec les autorités bouddhistes de Shanghai. Les moines revendiquent 300 millions de pratiquants en Chine.
 Incroyable : quel pays a choisi ce gros bébé, blond, aux yeux bleus, bébé-robot, pour représenter son avenir ? Réponse : L’Espagne !
 Visite à l’évêché de Shanghai. Ici l’église Saint-Ignace où 5 messes sont célébrées le dimanche.
|
  Parmi les 192 pays présents à l’Expo 2010, la France et les Etats-Unis ont choisi des stratégies opposées. Pas de recherche architecturale pour le pavillon américain, une scénographie élémentaire faite de 3 salles de projections et 3 films dont les héros sont les enfants américains dessinant leurs rêves, mais aussi les « architectes de l’avenir » que sont… Hillary Clinton et Barack Obama. L’Amérique a choisi la politique.
La France, elle, a choisi la culture. Une architecture (Jacques Ferrier) mêlant le végétal au nouveaux matériaux, un restaurant gastronomique, une présentation de quelques chefs d’oeuvres de notre musée d’Orsay, de belles images de notre création cinématographique, la présentation de quelques unes de nos entreprises prestigieuses… La France n’a pas choisi pour sa journée nationale à l’Expo le 14 juillet mais le 21 juin pour créer à Shanghai la fête de la musique !
Après quelques semaines, les premiers indicateurs de fréquentions laissent penser que la culture l’emporte sur la politique !
jpr
NB : Je rassure Jany, Claude, Jacques et les autres… Je lis toujours vos commentaires, même quand je suis à l’étranger.
|
Nous venons de rencontrer le Président du comité permanent de l’Assemblée populaire nationale chinoise M. WU Bangguo au Palais du Peuple à Pékin. Le Président WU avait beaucoup intéressé le Président Sarkozy lors de sa dernière visite en avril. En effet, le thème des discussions avait été la relance de la demande intérieure (hausse du smic dont +20% à Pékin, nouvelle sécurité sociale, soutien à la consommation…) pour assurer le relais des exportations comme moteur de la croissance chinoise. M. Wu sera reçu à Paris par Nicolas Sarkozy à l’occasion de sa visite en juillet au Parlement français.
Au cours de notre entretien nous avons échangé largement et directement sur la situation internationale. En ce qui concerne la crise financière et la future présidence française du G20, la Chine affirme son intérêt pour les initiatives en faveur d’une régulation nécessaire à la stabilité.
Pour la crise coréenne, la Chine, très préoccupée, veut épuiser toutes les ressources de la diplomatie pour éviter une escalade dans une région qui, avant tout, lui est frontalière. Dans ce but la Chine a reçu le dirigeant nord coréen et a envoyé son premier Ministre, WEN Jiabao, en visite en Corée du sud.
Pour la Chine, la condition primordiale de la croissance c’est la stabilité. Dans cette perspective d’apaisement la Chine se veut très active sur le plan diplomatique. Ainsi, en affirmant son opposition à la prolifération des armes de destruction massive, la Chine affirme aussi sa préférence aux solutions pacifiques.
La qualité de cet entretien s’est aussi vérifiée sur de multiples autres sujets de politique étrangère qui préoccupent nos deux Pays.
jpr
|
La Chine devient progressivement et inéluctablement un leader mondial. Dans ce pays, dont le taux de croissance mensuel est l’équivalent de notre taux annuel, de nombreux français réalisent des performances qui mériteraient d’être connues. Cette refexion conduit la Fondation pour la Prospective et l’Innovation à proposer la création d’un grand prix pour la meilleure performance française en Chine. En écoutant et en observant les acteurs de la relation sino-française, sur le terrain, on mesure la diversité des réussites, des initiatives et des performances. Pour le Grand Prix de cette année la liste des nominés pourrait être très longue :
- l’école centrale de Pékin qui développe en Chine l’excellence de sa formation d’ingénieur (y compris au niveau d’une « prépa » intégrée avec des professeurs de Louis Le Grand) ;
- le meilleur ouvrier de France, Jean-Paul Hevin, qui vient d’ouvrir sa boutique de chocolats à Shanghai ;
- le CHU de Nancy qui envoie ses professeurs de médecine animée une vraie filière francophone médicale à Wuhan ;
- à ces initiatives on pourra rajouter celles de multiples entreprises, architectes, musiciens, PME… et même politiques (nos amis Chinois ont considéré la visite officielle, en avril, de Carla Bruni-Sarkozy comme une véritable performance !). La Fondation finalisera ce projet de Grand Prix dans les semaines à venir.
jpr
|
10h50 Arrivée à Pékin (Vol AF126)
16h15 Conférence de Christine Cayol: » de la copie à l’innovation: comprendre la culture chinoise à travers la peinture »
17h30 Institut des Affaires étrangères du Peuple chinois (CPIFA))
18h00 Entretien avec le Président YANG Wenchang du CPIFA, suivi d’un banquet d’accueil
Lire le reste de cet article »
|
|
 |
|
CarnetJPR sur iPhone