C’est agréable le silence, cela permet de faire le point.
Je refais d’abord le film de la campagne en Poitou-Charentes. Dominique Bussereau a fait une campagne tonique et chaleureuse. Hier, à Parthenay, les 500 personnes présentes ont vécu un meeting très joyeux mais aussi très sérieux. De la belle politique !
Je repense à mes interrogations sur le renouvellement des candidats. Aujourd’hui je suis totalement rassuré, la jeune génération conduite par le talentueux Olivier Chartier s’est montrée à la hauteur de la mission. Dans la Vienne trois futurs députés sont déjà en pistes, ils ont à peine 30 ans.
Je regrette que les grands médias qui ont sérieusement enquêté sur le bilan des régions, aient publié leurs études trop tardivement. Le navran bilan de Madame Royal aurait été mieux connu :
- taux de chômage le plus élevé des régions du Cente-Ouest (Capital) ;
- dernière place du classement des régions pour les 2 compétences prioritaires : transport et formation professionnelle/apprentissage (Le Monde) ;
- déclassement de Poitou -Charentes pour la gestion de la 4ème place (2004) à la 17ème place (2010) ! (L’ Expansion) ;
- 1er rang pour les embauches de collaborateurs + 95% (La Tribune) ;
- le mensonge environnemental : en fait d’ « excellence environnementale » Poitou-Charentes est 9ème pour le photovoltaïque et 14ème pour l’éolien (Les Echos). »Les chiffres sont cruels », »bilan médiocre »…
A gauche ce calme de veille de scrutin précède » la nuit des places ». Dans la nuit de dimanche à lundi il faudra faire rentrer 5 litres d’eau dans une bouteille d’ un litre, faire une liste avec 5 listes. Une chose est certaine ce ne sera pas la « nuit de l’éthique » !
Pour le Président, les reflexions avant scrutin sont primordiales, après tout ira très vite. Nicolas Sarkozy a annoncé qu il ne changerait pas de gouvernement ce printemps, je crois qu’il a raison, après la reforme des retraites il sera sans doute pertinent de choisir une autre « allure » (au sens marin du mot). A court terme, il me paraît nécessaire de préparer un « pacte majoritaire »qui liera les députés et les sénateurs de la majorité au gouvernement pour un programme législatif fort mais concentré, c’est-à-dire alléger des textes qui divisent -nous discuterons de la taxe carbone par exemple-. La question politique des prochains mois sera la qualité de la relation entre l’exécutif et sa majorité parlementaire.
Je profite aussi de ce temps de silence pour repenser à 2004. Je me souviens des conseils que l’on m’a donné avant et des leçons reçues après… Je repense à Jacques Chirac qui, avant la rupture, disait que les élections régionales ne devaient pas avoir de conséquences nationales. Avec le recul, ont-elles des conséquences à terme ? Faudrait-il perdre les élections régionales pour gagner les nationales ? Je sais que l’ancien Ministre de l’intérieur et que l’ancien Président des Pays de la Loire, en 2004, ont beaucoup réfléchi à cet enjeu des élections régionales. Ils n ont pas improvisé ce rendez-vous. Au-delà de la conjoncture, je suis convaincu, en ce qui me concerne, que l’on ne peut opposer la Nation et la région, et qu’au contraire celle-ci prolonge celle-là. La vocation du pouvoir local n’est pas l’opposition nationale. Je n’oublie pas qu’à trois reprises j’ai gagné ces élections régionales en 86, en 92 et en 98, dans les 3 cas la gauche était au pouvoir à Paris. Le débat, »nationalisation ou régionalisation » des élections est, pour moi un contresens, on ne peut séparer les deux termes, l’unité a besoin de la diversité et réciproquement.
Bon dimanche.
jpr
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- Terrible tempête en Poitou-Charentes
Il était difficile de fermer l’œil cette nuit dans la région, cela ressemblait trop à 1999. Ce matin les dégâts sont considérables. Cette fois l’eau s’est ajoutée au vent.
- Politique : la région déclassée
Le magazine L’Expansion déclasse la region Poitou-Charentes de la 4ème place (2004) à la 17ème place (sur 21) pour la mauvaise qualité de la gestion du conseil régional. L’excès de charges de fonctionnement et l’insuffisance des investissements plombent les capacités d’avenir de la région. Toutes les études comparatives sur le bilan des régions (Capital, La Tribune, L’Expansion…) sont très sévères pour l’exécutif régional sortant.
Les 23 sénateurs devenus devenus 31, qui avaient manifesté leur volonté de changer la réforme de la taxe professionnelle sont déterminés à rééquilibrer les pouvoirs du Ministère de l’agriculture par rapport au Ministère de l’environnement, à l’occasion du projet de loi de modernisation de l’agriculture. Les charges de l’environnement augmentent quand les prix agricoles baissent ! Pour une agriculture raisonnable et raisonnée il faut revenir a un juste équilibre.
Ce département a beaucoup d’ atouts. Il n’a qu’une faiblesse : sa démographie. C est très dur aujourd’hui de développer un territoire qui ne compte que 120.000 habitants. »Il n’y a de richesses que d’ hommes ». Dans le monde d’aujourd’hui la croissance de l’économie est fonction de la croissance de la population. La priorité d’une politique économique de territoires démographiquement fragiles ne peut être que l’attractivité .
jpr
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Voici le texte de la tibune publiée ce matin dans Le Figaro, avec une trentaine de collègues sénateurs, appelant à un « Varenne » de l’agriculture.
jpr
La rue de Grenelle a donné son nom aux grands accords sociaux. Plus récemment le mot « Grenelle » est devenu la marque des démarches environnementales. Au moment où tout le monde réclame son « Grenelle », nous pensons utile d’organiser une grande conférence agricole, rue de Varenne, siège du Ministère de l’Agriculture et aussi…de Matignon.
L’agriculture est concernée par le développement durable mais la vocation du « grenelle » n’est pas de gouverner, à lui seul, l’ensemble de la société. Le temps est venu de rendre l’agriculture aux agriculteurs.
Un « Varenne » à côté du Grenelle !
Pourquoi une conférence agricole ?
Dans quelques jours, le Salon de l’Agriculture fêtera notre agriculture, nos agriculteurs. Et pourtant … L’agriculture française va mal.
La crise que rencontre le secteur touche l’ensemble des filières de production, y compris la pêche et l’ostréiculture; la plus grave de ces trente dernières années.
L’agriculture est en crise, les agriculteurs en désarroi.
Rappelons tout d’abord la vocation première de l’agriculture : répondre aux besoins alimentaires de la population mondiale. La France ici est au rendez-vous. L’agriculture est l’un des piliers de l’économie française. Sa balance commerciale est excédentaire.
Par ailleurs nous voyons se profiler un accroissement de l’humanité qui selon les prévisions pourrait dépasser les 10 milliards de « bouches à nourrir » à horizon 2050.
Enfin, les enjeux écologiques imposent des changements de comportements et de pratiques des exploitants agricoles qui ont, eux même, défini les contours d’une agriculture raisonnable.
L’agriculture doit ainsi faire face à deux défis majeurs du XXIème siècle : Alimenter l’Humanité et protéger la Terre.
Pour cela nous avons besoin d’une agriculture forte et d’agriculteurs non plus inquiets mais convaincus du rôle essentiel, vital qui est le leur.
Aujourd’hui, nos paysans, nos éleveurs et leur famille ne peuvent plus vivre décemment de leur travail.
La baisse de leurs revenus est à la fois forte et générale. Quelque soit la filière, le désarroi est profond.
Comment agir pour notre agriculture et les agriculteurs ?
Nous participerons activement au prochain débat sénatorial sur le projet de loi de modernisation de l’agriculture. Nous y défendrons nos convictions = prix, revenus, marges commerciales, territoires, normes…
Nous faisons confiance au Ministre de l’Alimentation, de l’agriculture et de la pêche, Bruno Le Maire pour qu’il agisse à Bruxelles et à l’OMC afin d’obtenir des alliés pour notre politique de soutien des prix.
Déjà, avec compétence et énergie, il a obtenu des succès de négociations dans la ligne stratégique de Nicolas Sarkozy : « les agriculteurs veulent des prix, plus que des subventions ». Ce combat international est nécessaire mais nous savons qu’il ne dépend pas que de nous.
En revanche, le combat des charges est très français.
La chasse aux charges
Les charges sont lourdes et multiples : charges sociales, fiscales, bancaires et aussi administratives. Le Grenelle de l’environnement n’est pas innocent des charges.
Nous pensons qu’il serait nécessaire de réunir dans les prochaines semaines une conférence agricole nationale rassemblant les représentants de la profession et les différents services de l’Etat concernés. Il s’agit de faire un inventaire, total et global des charges, de toutes natures, qui pèsent sur les comptes des fermes. L’objectif est d’en supprimer certaines, d’en alléger d’autres et de définir un moratoire, en période de crise, pour un certain nombre de nouvelles procédures particulièrement lourdes et pesantes.
Nous pourrions aussi envisager l’évolution de certains dispositifs comme par exemple la Dotation pour aléas (DPA) en élargissant les aléas climatiques et sanitaires aux aléas économiques et familiaux.
Nous nous réjouissons de l’annonce faite au Sénat par le Ministre de l’Agriculture, le 18 février, selon laquelle il souhaite qu’il n’y ait plus de nouvelles normes sans études d’impact approfondies, d’une part et sans application simultanée en Europe d’autre part.
Ce type de proposition et quelques autres pourraient trouver leur place dans les discussions du « Varenne des charges agricoles ». En agissant ainsi nous assumons nos responsabilités d’élus enracinés qui mesurent à la fois l’importance de l’agriculture et l’inquiétude des agriculteurs.
Gérard BAILLY – Jura
Michel BECOT – Deux Sèvres
René BEAUMONT – Saône et Loire
Pierre BERNARD-REYMOND – Hautes-Alpes
Joël BILLARD -Eure et Loir
Jacques BLANC – Lozère
Paul BLANC – Pyrénées-Orientales
Pierre BORDIER – Yonne
François-Noël BUFFET – Rhône
Christian CAMBON – Val de Marne
Auguste CAZALET – Pyrénées-Atlantiques
Alain CHATILLON – Haute-Garonne
Jean-Claude CARLE – Haute-Savoie
Philippe DALLIER – Seine Saint Denis
Béatrice DESCAMPS – Nord
Philippe DOMINATI – Paris
Alain FOUCHE – Vienne
René GARREC – Calvados
Sylvie GOY-CHAVENT – Ain
Michel GUERRY – Français établis hors de France
Françoise HENNERON – Pas de Calais
Michel HOUEL – Seine et Marne
Alain HOUPERT – Côte d’Or
Jean-Marc JUILHARD – Puy de Dôme
Marc LAMENIE – Ardennes
Antoine LEFEVRE – Aisne
Jean-René LECERF – Nord
Philippe PAUL – Finistère
Jean-Pierre RAFFARIN – Vienne
Charles REVET – Seine-Maritime
Bernard SAUGEY – Isère
Jean-Pierre VIAL – Savoie
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J’ai organisé aujourd’hui un débat, au Sénat, avec Régis Debray en présence d’une vingtaine de personnalités dont Jean Francois-Poncet et Jean-Pierre Chevènement. Nous avons débattu de son dernier livre, »le moment de Fraternite », paru chez Gallimard. Avec une très large culture et un esprit très clair Régis Debray nous a appelé à un « travail de fraternité » fondé sur un triple effort : effort d’humilité pour réapprendre l’humanité plurielle, effort de patience pour réapprendre le temps, effort d’abnégation pour les rites et les frontières ».
Deux conditions sont nécessaires à la fraternité : l’une supra, le père sans lequel il n’y a pas de frère, pour les uns, le projet pour les autres, l’autre infra, la vulnérabilité, l’adversité, sans lesquelles il n’y a pas de solidarité. Ainsi la fraternité, comme la révolution, serait mal à l’aise avec le bonheur.
A partir d’un des chapitres du livre, »le crépuscule d’une religion : les droits de l’Homme », nous avons ouvert un débat difficile sur ce que Régis Debray appelle « la religion de l’occident contemporain » (ROC). Il s agit de trouver le bon équilibre (compromis ?, harmonie?) entre deux valeurs universelles, l’égalité et la diversité…
Ma conviction est que nous devons éviter deux écueils : la perte de nos valeurs dans un relativisme de confort, l’arrogance de considerer notre système politique comme un modèle. Ainsi je crois qu’il nous faut inventer un humanisme de la Diversité, une pensée du XXIème siècle qui aime fraternellement trois idées : le respect, la réciprocité et la transcendance. Je vous en reparlerai.
jpr
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Il a 5 ans mon gouvernement a fait voter une loi pour les personnes handicapées dont l’accessibilité aux équipements était la priorité. C’est pour moi une fierté. Je sais bien qu’il faudra beaucoup de temps pour effacer cette barrière de l’accessibilité mais je suis très heureux de mesurer l’immense mobilisation des élus, des architectes, des maîtres d’œuvre et des associations… Cet anniversaire est une belle occasion pour relancer la mobilisation pour cette grande cause nationale.
jpr
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Rencontre aujourd’hui avec Barack, Michèle Obama, Hillary Clinton, Joe Biden, José Luis Zapatero et les personnalités invitées au national prayer. Breakfast. Le discours d’Hillary a été particulièrement brillant sous l’oeil attentif de Michèle (légèrement plus bienveillante que son mari).
Le Premier ministre espagnol a cité la Bible ( »ne retenez pas le salaire des pauvres…) mais n’a évoqué qu’un Dieu : la Liberté. José-Luis Zapatero trouvera peut-être dans sa présence à cette rencontre à la fois une consolation pour la non participation de Barack Obama au prochain sommet UE-USA en Espagne et aussi une occasion de se rapprocher de l’Eglise catholique qui chez lui boude sa politique.
En quelques mots : 
- « Quand j’ai dit à mon père que nous partions avec Bill en voyage de noces a Accapulco il m’a dit super… on part avec vous ! Ce ne fut pas un voyage de noces ! Plus tard nous sommes allés à Haïti… Je garderai un amour éternel pour cette magnifique Cathédrale aujourdhui complètement détruite » Hillary Clinton.
- « Le progrès ne vient pas quand on détruit l’adversaire mais quand on ouvre son cœur » Barack Obama
- « Notre foi est mise à l’épreuve en Haïti » Hillary Clinton
- « La Grâce n’est pas absente dans cette tragédie, nous sommes touchés par la foi qui porte les blessés et leurs sauveteurs ». Barack Obama
Après une passionnante discussion avec Tony Blinken, je vole pour New York où je vais retrouver le combat francophone.
jpr
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Avec mon ami Marc Laffineur nous avons passé notre journée parmi les Sénateurs et les Représentants au parlement américain. Nous avons beaucoup parlé d’éthique dans l’exercice de l’action publique.
Ici les fondements moraux s’articulent autour de l’amour du Pays, du respect de l’autre et de sa liberté, de la priorité familiale… sur le plan éthique.
L’adversaire, c’est le mensonge. Le politique a droit à l’erreur, pas au mensonge. Bill Clinton s’en souvient.
La référence religieuse est omniprésente à l’intérieur du Capitole. A l’extérieur, dans les rues voisines, alternent églises et temples maçonniques. Le Pays du materiel ne veut pas sacrifier le spirituel !
On parle beaucoup ici de la Chine : la venue du Dalai Lama, si elle se confirme, aura pourtant des difficultés à être cantonnée au domaine spirituel tant les rapports de force sont statégiques, comme le montrent les décisions de ventes d’armes à Taiwan. Le match Chine-Amerique ne fait que commencer, il sera plus politique que spirituel !
jpr
 
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Nos débats sont de plus en plus denses. Ils sont aussi de plus en plus suivis dans la blogosphère mais aussi par la sphère médiatique. Tout cela donne de la force et de l’intérêt à nos échanges. Vos commentaires sur « l’exigence francophone » montrent bien que les « ringards » sont ceux qui baissent les bras. Tant que nous serons exigeants le débat sera moderne. Merci notamment à Alain Lavallée pour son experience québécoise et aussi a Jean-Loup Cuisiniez pour son message sur les nécessités de la bataille juridique.
De vous à moi :
- « l’absentéisme dans les assemblées est regrettable et pas souhaitable pour le debat démocratique » Jany Guiot.
Je partage cet avis. Ma proposition c’est de siéger trois semaine par mois, pour garder une semaine pour le terrain et les missions. En ce qui concerne le cumul des mandats je propose 1mandat + 1seule mission. Une mission étant une responsabilité à l’interieur du Parlement, ou auprès de l’exécutif ou dans une intercommunalité… Très franchement le gouvernement pourrait améliorer les méthodes de travail en évitant le recours systématique à l’urgence. Je suis d’accord pour une liaison entre présence et indemnité, je l’avais instituée au conseil régional de Poitou-Charentes sur le modèle de ce qui existe au Parlement européen.
-« Shanghai transformée, ce n’est plus la ville d’autrefois reliée par les canaux à la campagne confucéenne » Paul Claudel (1921) cité par Reynaldo. C’est si juste. La bas s’invente la ville du XXI siècle. La bas habite l’optimisme. Paul Claudel, diplomate, était clairvoyant bien que prudent. A la question « que pensez vous des Chinois ? » il répondait en souriant : « votre question m’embarrasse, je ne les connais pas tous ! ». Nous connaissons le goût de Reynaldo pour les citations.
Message personnel de Jacques d’Hornes pour le musée de Shanghai. Merci de votre intention toujours amicale cher Jacques. J’ai fait les deux visites, la virtuelle et la réelle. Le tableau signalé est émouvant par cette expression de la Nature qui a inspiré autant la peinture que la poésie ou la littérature de cette époque. Alain Lavallée a raison de souligner ce grand métissage : « art, culture, écriture et langue ». Ce tableau sonne comme un poème de Meng Haoran. Dans ce musée les bronzes et les céramiques sont aussi de vraies merveilles. Message amical en retour à Jacques qui ne doit pas désespérer, le dialogue est toujours gagnant.
La place de l’Islam en France n’est pas un sujet interdit sur notre Blog cher Sédat. Je ne souhaite pas, en effet, qu’on réduise le débat sur l’identité nationale à la question de l’Islam, cela conduit à des dérapages regrettables, mais, en revanche, je crois très utile que l’on ait des échanges sur les religions dans notre pays et sur la place croissante de l’Islam. Mais ces réflexions doivent intégrer et respecter le principe de la laïcité républicaine et tenir compte de notre Histoire et, notamment, des racines chrétiennes de l’Europe. Je suis de l’avis de Jany : « que l’on soit musulman, chrétien, bouddhiste ou athée, nous devons lutter pour garder notre liberté de conscience ». Les religions sont parties prenantes de la nature humaine, elles ne peuvent se transformer en projet politique. Sur ces sujets aussi le débat est bienvenu.
J’ai bien aimé la fable de Claude, « le capitalisme et le scooter ». Je ne traite pas à la légère les messages de Melusine quand il s’agit de cas personnels même si elle sait que pour les aspects politiques globaux je suis proche de cette conviction d’Ernest Gransagne : « Rien n’est blanc, rien n’est noir ». Il y a du yin et du yang en tout.
M. Bardin peut prendre contact avec mon secrétariat à Poitiers ou au Sénat pour un rendez vous rapide. Michael Marquise trouvera toutes les informations pour ses recherches auprès de Jean-Francois Bernardin, Président de l’Assemblée Française des Chambres de commerce et d’industrie.
« Merci à l’Europe qui commence à comprendre qu’un bon nombre de grandes societés ne savent pas gérer leurs projets » Jany Guiot. Je partage cet avis même si je comprends les réserves de Claude. On peut, en effet, ajouter aux difficultés de l’ A 400M celles de l’EPR. Les retards pris en ce qui concerne les véhicules électriques ou hybrides sont aussi profondément regrettables. Il ne s’agit pas d’un problème franco-français mais d’un problème plus général comme nous le montrent les difficultés de Boeing, comparables à celles d’airbus.
« Pour une commission Fabius-Raffarin pour les retraites » Kingasani. Cette idée vient d’être reprise ce jour par le JDD. L’essentiel me paraît de poursuivre le dialogue avec François Chérèque, partenaire loyal de la réforme de 2003.
« La marche limousine du Sud Vienne est sinistrée dans le domaine de la mobilité » Ernest Gransagne. Je serai avec Dominique Bussereau à plusieurs reprises cette semaine dans la Vienne à Loudun et dans le Montmorillonais, je sensibiliserai mon ami à cette plaidoirie renouvelée d’Ernest.
Cordialement.
A vous lire.
jpr
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Je me rends à Bruxelles ce Jeudi 14 janvier pour mobiliser les nouveaux dirigeants de L’Union sur « l’exigence francophone ».
Fait exceptionnel, je rencontrerai les trois dirigeants de L’Europe, M.Van Rompuy pour le Conseil, M.Barroso pour la Commission et M. Buzek pour le Parlement, au cours de la même journee.
En qualité de « représentant personnel du président de la République », j’irai défendre l’usage du français dans les institutions européennes. Le français ne recule que lorsque l’offre de français est insuffisante. Quand, dans une ville du monde, on ouvre une école française, les capacités d’accueil sont immédiatement saturées. Quand dans une institution on fragilise le français, ce sont les valeurs du pluralisme et de l’humanisme qui sont étouffées.
Pour le combat du français et de la francophonie, j’ai l’âme résistante, l’âme québécoise !
Une part du destin de l’Europe se joue en français, la diversité linguistique est constituante de notre histoire, elle est aussi composante de notre message.
Par cette démarche je prolonge l’admirable action linguistique et politique d’Abdou Diouf a la tête de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF). A la demande du Président français, j’engage ainsi un tour des organisations internationales pour y défendre le français, après l’Europe je me rendrai debut février a l’ONU a New-York.
jpr
Lire le compte-rendu du déplacement par l’AFP
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Je présente à tous mes voeux, les plus sincères, pour cette première année de la deuxième décennie du siècle. Voeux de bonheur personnel et de sérénité collective.
- BONNE ANNÉE à mes amis du « carnetjpr.com »
Je souhaite à tous une santé qui fait clic et des idées qui claquent. Que la communication serve le débat sans oublier l’amitié. En 2010 que la toile s’affirme comme un espace humain, nous y contribuerons…
- BONNE ANNÉE à tous mes compatriotes, bonne année à la France
Parce que la force d’une nation c’est sa cohésion, je souhaite pour mon pays plus d’unité et plus de solidarité. Ne nous égarons pas dans des débats diviseurs. L’Etat doit rester l’expression de notre cohésion nationale en donnant la main à ceux que la vie a projeté à terre dans la diversité de sa violence.
Je souhaite pour mon pays une démocratie apaisée.
Dans le domaine économique, la priorité devrait aller à un grand plan PME.ti (ti pour taille intermédiaire) destiné à développer les 3000 PME.ti qui manquent à la France par rapport à l’Allemagne. Souhaitons que cette perspective soit celle du Fonds Stratégique Industriel (FSI). Nous avons besoin de ces richesses nouvelles pour faire face à la dérive de notre dette.
Sur le plan international je souhaite vraiment une relance de l’Union Pour la Méditerranée, coeur d’une ambition Eurafricaine. C’est avec ce front rassemblé que nous pouvons souhaiter préparer utilement la prochaine conférence sur le climat.
Au total, je souhaite la poursuite de notre dynamique nationale dans un climat ouvert, juste et serein.
- BONNE ANNÉE à ma famille politique, l’Ump
La démocratie ne s’use que si on ne s’en sert pas. Les militants sont la première ligne de la démocratie, ils méritent pour cela notre respect. Je souhaite qu’en 2010 l’Ump trouve un juste équilibre entre sa nature, la loyauté, et sa culture, la liberté. Initiatives et audace pour les jeunes « pop », la jeunesse a la mission du buzz dans notre société. Rendez-vous le 30 janvier pour notre Conseil national. Ne nous lassons pas du goût de l’avenir !
- BONNE ANNÉE pour les habitants de Poitou-Charentes
Pour nous, je souhaite… le changement ! Jamais notre région n’a connu une tel déclin par rapport aux régions voisines (cf. la derniere étude de « Capital »). Je souhaite pour Poitou-Charentes une dynamique nouvelle créatrice d’emplois et de solidarités. Parce qu’il est sûr et sincère, je fais le voeu de la victoire de Dominique Bussereau aux régionales. Bonne année aussi à Olivier Chartier, Henri de Richemont et Xavier Argenton.
- BONNE ANNÉE pour mes Frères francophones
Je souhaite qu’en 2010 les Francophones reprennent confiance dans le français, dans sa richesse culturelle comme dans sa force politique. Ce n’est pas la demande de français qui fléchit dans le monde, comme le dit Le Président A.Diouf, puisqu’il suffit que l’on ouvre quelque part une école française pour que les inscriptions soient très vite closes. Souhaitons en 2010 une augmentation de l’offre de français. Bonne année à nos amis Suisses qui organisent le prochain sommet de la Francophonie à l’automne prochain, à Montreux.
- BONNE ANNÉE aux Pèlerins de Saint-Jacques.
Le pèlerin préfère la prière aux voeux. Le chemin est, pour beaucoup, d’abord, une école de prière. Je laisse à chacun son itinéraire spirituel mais je souhaite, à tous ceux qui chemineront en cette année jacquaire, les rencontres, si fécondes, qui ponctuent les silences du pèlerin. Ultreia!
- BONNE ANNÉE aux bleus sous toutes les latitudes
Que notre équipe nationale de foot se fasse pardonner en Afrique du Sud les circonstances de sa qualification. Bons jeux de Vancouver en français pour nos sportifs, notamment Brian Joubert. Bonne année pour tous ceux qui animent la flamme française à l’étranger. Je pense pour 2010 aux entreprises qui seront présentes à l’expo de Shanghai.
Je pense surtout à nos soldats et à leurs familles.
jpr
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J’ai choisi quelques événements, initiatives ou situations marquants de l’année 2009 pour exprimer ma notation personnelle de l’action de l’exécutif.
Mes avis sont nuancés, mon approbation globale.
- 19/20. Réactivité à la crise financière : en prenant la tête pour une vraie gouvernance mondiale avec 3 G20 en moins de 12 mois, la France a participé en première ligne à l’évitement de la crise systémique. Le mérite du Président français est ici indiscutable.
- 18/20. Influence de la France en Europe : en s’impliquant personnellement dans les élections au Parlement européen, après son succès avec le traité de Lisbonne, le Président a donné à l’exécutif français les moyens de son influence. La France s’est ainsi vu confiée des responsabilités européennes majeures (M. Barnier, J.Daul, A.Lamassoure).
- 17/20. Tva dans la restauration. Tenir une promesse n’est jamais une faute, même si c’est parfois une erreur. La restauration reste la meilleure façon de transformer un flux touristique en emplois. Les régions touristiques le mesurent tous les jours. N’oublions pas que l’avantage fiscal accordé aux restaurateurs a été réduit de 66% par la suppression d’allégements de charges accordés précédemment.
-16/20. Industrie des Transports. Ce secteur est maintenant un atout pour nos exportations. Le Grenelle a modernisé nos stratégies. La réforme des ports illustre cette modernisation. Les négociations sociales à la Sncf et, avec les transporteurs routiers, montrent que le secteur évolue dans le bon sens, malgré quelques soubresauts.
-15/20. Croissance et relance. Avec le plan de relance et le grand emprunt (dont certains projets devront être précisés) le gouvernement a donné au Pays les moyens de mieux résister à la crise et de faire le choix des investissements d’avenir. Même si la question de l’emploi reste préoccupante, l’analyse comparée des économies européennes est favorable a la France.
-14/20. Copenhague. La France s’est montrée très active pour développer la nécessaire conscience mondiale face aux périls climatiques. Le réseau défaillant est sans doute celui de l’Eurafrique. Nous devrons tirer, pour l’avenir, les leçons des insuffisances de Copenhague.
-13/20. Relations avec la Chine. Les Présidents Hu Jintao et Sarkozy ont rétabli à Londres et à Pittsburgh des relations positives, après les turpitudes de 2008. L’année 2010 sera bien necessaire pour stabiliser la confiance réciproque. Nous y travaillons.
-11/20. Sécurité routière. Ce dossier doit revenir sous l’autorité directe du Premier Ministre. Les résultats sont, en effet, directement liés à la mobilisation nationale elle même liée à l’action interministérielle. La France a montré qu’elle pouvait mieux faire.
- 10/20. Le débat sur l’identité nationale. Laissons de côté les critiques injurieuses, elles affaiblissent leurs auteurs. En revanche, certaines observations sont légitimes, telles que celles relatives à l’agenda : le débat a souffert de son calendrier. Comme nous l’avions fait avec la commission Stasi sur la laïcité, une commission Gallo aurait sans doute évite une réduction du débat à la seule question de l’Islam.
- 9/20. La décentralisation. Le débat sur la taxe professionnelle était vraiment mal parti, le Sénat a changé significativement le texte. L’heure de vérité viendra avec le projet de conseiller territorial et la loi sur les compétences locales. La mobilisation des Girondins reste nécessaire.
- 8/20. L’union pour la Méditerranée. L’espoir était grand sur la rive sud. La crise a ramené son lot de protectionnisme et d’égoïsme et l’UPM prend du retard. La mise en oeuvre des grands projets ne doit plus tarder pour la crédibilité de cette grande idée.
- 7/20. Dette publique. La France empruntera un montant record en 2010 : 188 milliards €. Pour faire face à nos déficits l’acte 3 de la réforme des retraites prévu en 2010 devra être très ambitieux. Le Président me semble, pour cela, déterminé.
Des dossiers encore incertains ne peuvent pas, à cette date, faire l’objet d’une notation. Des initiatives sur ces sujets sont encore attendues. Parmi ces dossiers, en vrac, la grippe H1N1, la crise du lait, la reforme du lycée, les campus universitaires, le nouveau rôle du Parlement, le retour au commandement de l’Otan… Au total on peut placer, je crois, notre Président sur le podium du leadership mondial aux côtés d’Angela Merkel et de Barack Obama, dont la réforme de la santé a, sans doute, sauvé l’année.
jpr
NB : à titre comparatif deux appréciations relatives au PS.
- 12/20. Le choix des primaires. Dans la situation de confusion dans laquelle se trouve le leadership du parti socialiste, l’organisation de primaires est la meilleure solution pour qu’émerge un candidat légitime à l’élection présidentielle. Ce que ni les cadres ni les militants n’ont su faire, les socialistes peuvent espérer que les sympathisants le feront. Avec cette procédure le PS va occuper le terrain et légitimer son candidat (ou sa candidate). A ce jeu François Hollande me semble être bien placé.
- 6/20. La gestion socialiste locale. Parce qu’ils n’ont pas souhaité maîtriser la dépense publique locale, les chefs d’exécutifs territoriaux issus du PS ont fait preuve d’une coupable gourmandise pour les impôts et/ou les emprunts. Où sont les grands projets économiques des régions ? Où sont les Futuroscopes de demain ? La gestion socialiste locale ne sert pas la decentralisation.
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Jacques, Jany, Reynaldo, Ernest, Carole, Mistral, Alain, Gérald, Daniel, Yves, Jean-Luc, Marc, Ludovic, Louis, Claude, Caroline, Chantal… et tous les amis de notre blog, je souhaite partager avec vous cette joie de Noël, la bonne nouvelle, celle de la vraie Fraternité.
Fête de la famille, fête de l’enfant, fête de la générosité… Noël est, par excellence, le temps du coeur. Dans nos débats, avec nos accords, comme par nos désaccords, nous tissons des liens, nous donnons vie à nos sources d’humanité.
Au visiteur occasionnel qui frappe à la porte de ce blog nous disons ensemble : sois le Bienvenu ! La nuit de Noël nous semons les graines de fraternité pour tout le reste de l’année.
jpr
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Commentaires
le 13/03 à 17:41
Jean Ferrat était un géant de la poésie et de la chanson française de l'après-guerre,le plus grand d [...]
le 13/03 à 17:10
Jean Ferrat est mort. Salut à toi, camarade. Tu vas faire des heureux, là où tu vas être ! [...]
le 13/03 à 17:04
Cher Monsieur le Sénateur, Cher Monsieur Jean Pierre Raffarin, Après lecture de votre billet, [...]
le 13/03 à 12:54
Oui Monsieur Raffarin, "l'unité a besoin de diversité et réciproquement". C'est "réciproquement [...]
le 13/03 à 12:43
On parle du record de l'ump en nombre d'emplois détruit ? Hum ? Au fait, vous faites toujours RIEN [...]