Europe
23.07.2008
我将与尼古拉·萨科齐一同来北京
JE SERAI A PEKIN AVEC NICOLAS SARKOZY
“我们不能抵制全世界四分之一的人口。”我赞同尼古拉·萨科齐的这一立场。
事实上,在同中国对话之前,应当考虑到中国人,他们人数众多,形形色色,北京奥运会的成功将让他们感到非常自豪。每一个中国人都希望北京奥运会是历史上最盛大的。
西方人经常将政权与人民混为一谈,但在与一个政权对话的时候,不应小看其人民。我们不应轻视十几亿中国人,他们在上学的时候就知道,戴高乐将军领导的法国于1964年率先承认了中华人民共和国,他们在现实中或通过互联网遨游世界,他们完全生活在21世纪。中国人坚信奥运火炬传递过程中发生的混乱事件就是针对中国。
法国拥有自己的特殊立场,不应当让人失望。我们尊重中国的历史、文化和勃勃雄心,早在工业革命之前,中国就曾经是世界上最强盛的国家。欧中关系是21世纪文化多样性的一个组成部分。
我曾经建议尼古拉·萨科齐来中国,而不要伤害中国人的感情。我的提议并非受经济利益驱使,因为在考虑市场因素之前,我早已看到了中国数千年的文明。
我并没有低估法中两国签订的合同,但我对中国的友好立场是建立在一个基本信念之上的,即应当协助中国向世界开放。
当中国获得奥运会主办权的时候,西方国家曾经希望配合中国的对外开放政策。这一举措也与中国同世界其它国家间的重要谈判相一致:邀请中国出席八国峰会、中国加入世界贸易组织以及在上海举办世博会等。
问题的关键在于衡量中国向世界开放所取得的进展。世界的均衡直接取决于各大洲的世界开放程度。
21世纪世界和平的敌人是非妥协保守主义和超级民族主义。在逐步实行开放政策的同时,中国保护我们远离极端民族主义,极端民族主义常常导致受到压制的人转向带有特殊群体的归属感的自我封闭。中国选择了两项西方的文化活动来展现自身的变化——2008年奥运会和2010年世博会,中国人选择了文化对话而不是在亚洲自我封闭。因此我们也不能用封闭的态度来回应中国开放的愿望。法兰西共和国秉承自由、平等、博爱的价值观,作为现代奥林匹克运动的发源地,应当保持自己在这一盛事中的核心地位。
我理解一些在法国的人对西藏问题产生质疑,但达赖喇嘛本人也表示希望北京奥运会圆满成功,因为他同中国政府间的对话已经重新启动,我们的任务是努力拉近双方的距离,而不是去表明立场。 8月8日,我将同尼古拉·萨科齐一起来北京。法国总统选择了政府首脑的姿态,而不是请愿斗士的身份。我为此感到骄傲。
让-皮埃尔·拉法兰 法国前总理
15.07.2008
L’Humanisme de la diversitéJ’ai participé il y a peu en tant que Président délégué de la Fondation pour la Prospective et l’Innovation à une conférence organisée Madrid à l’occasion du Campus 2008 de la Fondation pour les analyses et les études sociales (FAES) que préside mon ami José-Maria Aznar. Je vous propose de retrouver, ci-après, mon intervention prononcée à cette occasion dans laquelle je reviens sur l’articulation nécessaire entre diversité et unité dans nos sociétés modernes. jpr
Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs les élus, Mesdames, Messieurs, je voudrais exprimer une profonde gratitude à José Maria Aznar. Je n’ai jamais eu un accueil aussi chaleureux que celui qui m’a été rendu hier soir : sitôt sorti dans les rues, tout le monde klaxonnait et brandissait des drapeaux ! Cela m’a beaucoup touché. Merci vraiment de cette chaleur et bravo à l’Espagne pour cette belle Coupe d’Europe… 30.06.2008
Rencontre avec José-Maria Aznar à Madrid
La nuit a été courte car nous avons tenu à partager la joie des Espagnols au soir de leur victoire à l’Euro 2008. Quel beau match et quelle jeunesse dans les rues de Madrid ! Cette victoire était méritée par les joueurs, elle était désirée par le peuple. Vous retrouverez bientôt le texte de ma conférence sur ce blog. Celle-ci a été, pour moi, l’occasion de rappeler l’importance du principe d’unité dans nos constitutions respectives. Oui à la diversité linguistique dans la société et dans la sphère privée, mais oui aussi à l’unicité de la langue officielle dans la sphère publique qui fonde notre identité nationale et notre communauté politique. J’ai aussi développé l’idée que pour répondre à l’échec de la priorité unique au projet institutionnel à travers les déboires du Traité constitutionnel et les difficultés d’adoption du Traité de Lisbonne il était devenu nécessaire de relancer l’Europe en s’appuyant sur une pluralité de projets fédérateurs tels que l’Union pour la méditerranée et l’Europe de l’énergie. Nous en reparlerons. jpr
Cette présidence intervient tout d’abord dans un contexte inattendu et regrettable, au lendemain du vote négatif des Irlandais au référendum sur la ratification du Traité de Lisbonne. Initiée par Nicolas Sarkozy puis défendue par la présidence allemande de l’Union Européenne, l’idée d’un « traité modificatif » simplifié devait permettre, après la ratification de l’ensemble des Etats membres, de relancer la construction européenne. Ce vote traduit une nouvelle fois les états d’âme de l’opinion publique, de citoyens européens qui doutent de ce que leur apporte concrètement l’Europe. Nous ne pouvons toutefois pas rester sur cet échec. La France, à la présidence de l’Union Européenne, devra créer les conditions d’une sortie de crise en trouvant le moyen de poursuivre le processus de ratification par les Etats membres et d’une sortie de crise.
30.06.2008
“L’Europe de la sécurité : une approche large, des réponses concrètes” par Michèle Alliot-MarieA partir du 1er juillet, il reviendra à la France d’accompagner le développement de l’Europe de la sécurité. Une dynamique nouvelle, née de la signature du traité de Lisbonne, a succédé au temps des incertitudes. Elle place notre action dans la perspective d’un cadre institutionnel plus adapté. Mon ambition est de faire de l’Europe de la sécurité l’illustration d’une Europe proche des attentes des citoyens, pragmatique autant qu’ambitieuse. C’est cette Europe que comprennent et qu’attendent nos concitoyens. C’est cette Europe que nous devons construire, dans le domaine de la sécurité comme dans tous les autres. Face aux nouvelles menaces qui pèsent sur nos pays, la coopération européenne doit reposer sur une approche large de la protection des Européens et proposer des solutions concrètes pour améliorer leur sécurité quotidienne.
30.06.2008
“L’Europe n’a de sens que si elle reste à l’écoute et au service des citoyens” par J-F Copé
D’abord parce que Nicolas Sarkozy a décidé de mettre au cœur de cette présidence ce qui constitue aux yeux des 450 millions de citoyens de l’Union européenne une priorité absolue : l’immigration, l’énergie et l’environnement, la sécurité et la défense. Ensuite, parce qu’elle va être marquée par une initiative historique : le sommet de l’Union pour la Méditerranée. 43 chefs d’Etat sont invités autour de la même table pour travailler ensemble sur des projets de développement ; pour considérer de nouveau la Méditerranée comme un creuset, comme un pont, comme un carrefour. Nous pouvons être fiers de cette initiative de paix qui doit réunir ceux qui, depuis longtemps, ne se parlent plus ou, pire, se combattent. Elle correspond pleinement à la vocation de notre pays et elle ouvre des horizons nouveaux pour « notre mer » et pour toute l’Europe !
L’Europe, notre Europe, s’est remise en marche. La Présidence française de l’Union frappe à notre porte. Au terme de cet exercice, le dernier du genre, notre pays aura porté une série de projets ambitieux : la lutte contre le changement climatique et contre l’insécurité énergétique, la définition d’une politique commune de l’immigration, ou encore le renforcement de nos capacités opérationnelles de défense, sont autant de priorités dont nous avons le devoir de nous saisir sans attendre.
Si chacun peut mesurer dès aujourd’hui l’impact du vote irlandais qui a stupéfait toute l’Europe, il est encore trop tôt pour évoquer les solutions envisageables pour essayer de préserver l’acquis de la réforme institutionnelle. Ce sera précisément le rôle et la responsabilité de la France de trouver, au cours de sa présidence, une issue satisfaisante à ce nouveau contretemps sur la voie de la construction européenne. Au-delà de cette nouvelle péripétie, la France devra également préparer le réexamen du cadre budgétaire communautaire et l’arrivée à échéance des mandats du Parlement européen et de la Commission en 2009.
A l’aube du renouvellement du Parlement européen et de la Commission en 2009, cette présidence n’en est que plus importante. Et la situation nouvelle créée par le non irlandais au Traité de Lisbonne doit permettre de montrer que l’Europe, même face à des situations imprévues, est capable d’avancer. La présidence française est d’abord attendue sur les grands dossiers de l’actualité communautaire 26.06.2008
Les Pèlerins de l’Europe
J’ai, à cette occasion, présenté mes convictions : L’Europe pour la paix du monde La génération de nos pères a construit l’Europe pour la paix du continent, notre mission est de renforcer l’Europe pour la paix de la planète. La motivation de l’Europe était intérieure, elle est devenue mondiale. Avec le transfert de la richesse d’Ouest en Est, de la croissance de l’Amérique à l’Asie, l’Europe est nécessaire au nouvel équilibre du monde multipolaire. Le dialogue Europe-Chine est essentiel pour la paix mondiale. Pour la Méditerranée, foyer de guerre permanent mais aussi de civilisation éternelle, l’Europe apporte l’espoir. La récente visite de Nicolas Sarkozy au Proche-Orient a révélé au monde la gravité du prochain sommet à Paris de « L’Union pour la Méditerranée ». Pour le continent lui-même, le projet européen doit retrouver sa dimension politique. Nous avons trop longtemps confondu gouvernance et projet, Bruxelles et Europe. Le non irlandais est plus un non à la gouvernance qu’un non au projet. Le projet européen doit être plus protecteur de nos valeurs. Ce qui nous menace, c’est l’apostasie, l’abandon de la foi… européenne. |
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Commentaires
le 24/07 à 04:32
Bonjour Monsieur le Premier Ministre, J’ai suivi autant que faire se peut et dans la limite de me [...]
le 22/07 à 21:20
Bonsoir Antoine, Pour faire votre éloge, il me faudra beaucoup de courage, d'imagination, mais au [...]
le 22/07 à 21:07
Sur ce blog, Antoine, nous nous apprécions et nous nous respectons. Il est fort dommage que vous co [...]
le 22/07 à 10:27
@ Antoine Je m’étais pourtant promis de ne pas y revenir, mais vos propos en ont décidé autrement [...]
le 21/07 à 19:35
Merci à la mobilisation des élus du Limousin [...]