A 50 km, des Amis se joignent à nous pour partager la joie de l’arrivée à Saint-Jacques. Depuis Le-Puy-en-Velay, nous avons parcouru environ 1650 km, en une soixantaine de jours de marche, répartis sur 7 ans. Le chemin donne de multiples bonheurs et laisse quelques cicatrices. Ces dernières sont encore un peu douloureuses deux jours avant l’arrivée. Mais bientôt elles ne seront que la marque, la trace, d’un morceau de vie, ouvert sur la Vie. A Saint-Jacques-de-Compostelle la ligne d’arrivée, ouvre sur un nouveau départ.
jpr
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Je vous présente, ici, la motion autour de laquelle nous avons rassemblé près de 100 parlementaires et qui sera soumise au vote des militants de l’UMP au congrès du 18 Novembre.
- Nous affirmons ainsi notre attachement à la création de courants dans l’UMP. Le pluralisme est une condition d’avenir pour notre famille politique.
- Nous présentons la plateforme politique qui caractérise le Centre et la Droite modérée à l’UMP : libertés économiques, dialogue social, décentralisation, fédéralisme européen…
- Dans le débat qui s’ouvre, notre identité est celle de »La France moderne et Humaniste ».
Cordialement.
jpr
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Q1-Dans la campagne pour la présidence de l’UMP, vous avez pris parti pour Jean-François Copé. Les sondages auprès des sympathisants du parti ne lui sont pas favorables et mettent nettement en tête François Fillon. Pourquoi les militants voteraient-ils différemment des électeurs ?
JPR: Jean-François est mon ami. D’abord, chez moi, la conviction a toujours précédé le sondage. Quand j’ai choisi Giscard, Chirac ou Sarkozy pour les présidentielles, les sondages ne leur étaient pas favorables. Ensuite je pense que les militants qui voteront connaissent personnellement JF Copé. Les sympathisants choisissent une image, les militants une connaissance, voire un ami. Or J-F Copé est quelqu’un…qui gagne à être connu. Lire le reste de cet article »
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Comme tous les ans, les meilleurs spécialistes de la Chine se réunissent fin août pour le séminaire annuel du Futuroscope à l’invitation de la Fondation pour la Prospective et l’Innovation. Cette année, le thème est centré sur « La Chine et Les BRICS » ( Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud).
Il s’agit de poser les questions de « l’émergence » : les valeurs de l’émergence, la stratégie de l’émergence et la place de La Chine dans ces mouvements.
L’émergence
Trois « valeurs » rassemblent les Pays qui se définissent comme les Emergents dont le réseau leader est celui des BRICS : les ressources straté giques, l’atout continental et le développement « complexe ».
Ces Pays ont en commun une certaine confiance dans la l’avenir car ils disposent des richesses du Futur : la jeunesse de la population, l’accès aux ressources d’avenir, l’attractivite de leur croissance… La Chine avec les terres rares, le Brésil avec sa forêt et son pétrole, l’Inde avec ses jeunes ingénieurs, la Russie et son gaz… Les Emergents n’ont pas peur de demain. Ils disposent aussi, en général, de l’atout continental. Quand ils lancent un produit, la dimension du marché domestique est telle qu’ils atteignent les normes de la compétitivité internationale dès l’échelon national. Ces Pays-Continents ont les moyens de promouvoir leurs cultures et leurs méthodes nationales. Les BRICS, il y a trente ans, entraient dans la catégorie des Pays sous-développés, certains d’entre eux étant condamnés éternellement à ce statut ! Aujourd’hui, ce sont des « Emergents-Emergés »(1). Comme Edgar Morin parle de « pensée complexe » nous pouvons parler, à leur propos, de « développement complexe ». Riches et pauvres à la fois, centralisés et décentralisés (souvent fédéraux), nationalistes et internationaux, planificateurs et opportunistes… les BRICS ont un pied dans chaque monde, la pensée du yin et du yang leur est commune. Quand dans ces Pays vous avez découvert une vérité absolue, vous pouvez être certains que la vérité contraire existe aussi.
La stratégie
Quand les réalités les séparent, la stratégie les rassemble. Croissance, influence, puissance structurent la vision commune des BRICS.
En 2011, le Forum de Boao, le Davos de l’Asie, en présence des chefs d’Etat des BRICS, a fixé le cap : « la croissance inclusive ». Le message est clair, la croissance de l’Occident est en voie d’épuisement, en quantité mais surtout en qualité. Les Emergents se doivent d’inventer la croissance nouvelle, plus inclusive, plus protectrice. La réalité du « développement complexe » permet à la fois d’être leader en matière de pollution, mais aussi d’énergies nouvelles !
Sur le plan politique, la stratégie des BRICS est une stratégie d’influence progressive. Le registre n’est pas celui de la domination mais celui de l’évolution. Maintenant que les BRICS ont conquis leur place à la table du G20, ils se concertent pour faire progresser leur plateforme commune comme on a pu le constater lors de le conference de « Rio+20″. Prochain objectif : la réforme de l’ONU.
Cette recherche d’influence multilatérale est tout à fait en harmonie avec leur conception de la puissance sur la planète. Dans un monde multipolaire – multicontinental- la force, c’est la capacité de créer des équilibres. Les BRICS, leaders sur leur continent, constitueront les « Pylônes » des réseaux multipolaires pour les équilibres du Monde a venir. Ils savent que la paix se gagne par l’équilibre plus que par la domination.
La Chine
La Chine est à l’aise dans ces schémas. Elle a confiance dans ses valeurs : le temps, l’harmonie, l’effort. Pour de nombreux chinois le Leadership de la Chine est un destin, pas une urgence. Ainsi la Chine se sait forte quand elle affiche son PIB national mais se reconnaît faible quand elle annonce son PIB par tête, c’est « l’émergence paradoxale ». Ainsi pendant que l’Occident soigne son présent, la Chine pense et travaille son avenir. Ce qui n’est pas sans risques pour elle.
Premier risque le dossier africain. Au coeur du monde émergent, en Afrique, la Chine joue les premiers rôles. Elle y trouve les matières premières nécessaires à son futur, elle y investit massivement en infrastructures, elle y propose aussi un modèle politique nouveau qui n’est pas sans séduction. On a souvent tort, à l’Ouest, de contester globalement la présence chinoise en Afrique qui n’est pas sans lien avec le nouveau « Temps de l’Afrique »(2). L’Europe aurait tout intérêt à construire un « trilogue, Afrique-Chine- Europe », pour réussir l’émergence de l’Afrique. Sinon le risque d’un rejet de la Chine en Afrique n’est pas nul (3).
Le second risque c’est que le temps ne soit plus l’allié inconditionnel du développement chinois. En effet, une course est maintenant engagée entre la poussée des aspirations politiques et sociales du peuple chinois et la politique de réformes des autorités. Croissance qualitative, protection sociale, politique de santé, développement régional… Le rythme des initiatives est rapide, sera-t-il suffisant ? Le nouveau pouvoir, issu du congrès de l’automne, devra bousculer son traditionnel allié, le temps. Dans ce contexte, ce qui frappe l’observateur attentif c’est la conscience des risques et la lucidité de tous les acteurs de la société chinoise. Ne mésestimons pas leur passion de l’unité, leur sens de l’efficacité (4).
L’émergence paradoxale, remet en cause notre goût de l’absolu, notre recherche de la vérité unique. La pensée de l’émergence est duale, dans le monde à venir elle sera, sans doute, dominante.
jpr
(1) Laurent Fabius devant la commission des affaires étrangères du
Sénat.
(2) Jean-Michel Severino et Olivier Ray. Editions Odile Jacob.
(3) Richard Dowden. Africa. Editions Nevicata.
(4) Francois Jullien. La pensée chinoise dans le miroir de la
Philosophie.Seuil.
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Comme chaque année, nous débattrons au Futuroscope de « La Chine et des BRICS » (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud), ce sera vendredi 31 août. Les meilleurs spécialistes de ces Pays parmi lesquels une dizaine d’Ambassadeurs mais aussi plusieurs Professeurs d’Université seront ainsi rassemblés pour analyser un phénomène qui concerne chacun d’entre nous, pour la paix, pour l’emploi, pour le développement.
Ces sujets sont particulièrement d’actualité face à la crise de croissance de l’Occident. Comment analyser cette nouvelle force mondiale qu’est l’émergence, quelle est la stratégie des Emergents, quel rôle joue la Chine au sein des BRICS, comment pouvons-nous participer à cette dynamique, quelles sont les perspectives du commerce mondial, en quoi les Français sont concernés ? Je m’exprimerai prochainement dans le Figaro pour répondre à ces questions.
Cette manifestation annuelle organisée par la Fondation pour la Prospective et l’Innovation, en partenariat avec le Conseil général de la Vienne et son Président, Claude Bertaud, répond à un double objectif, d’une part créer un rendez vous annuel de réflexion stratégique sur le monde nouveau et d’autre part faire du Futuroscope une adresse mondiale repérée par les Pays à forte croissance.
jpr
Voir le programme 2012 du séminaire annuel sur « La Chine et les BRICS »
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Le discours de Nicolas Sarkozy au Trocadéro révèle de réelles proximités avec la pensée de Régis Debray. En voici quelques exemples tirés de « L’éloge des Frontières » (Gallimard) :
- « une idée bête enchante l’Occident : l’Humanité, qui va mal, ira mieux sans frontières »
- « la frontière est d’abord une affaire intellectuelle et morale »
- « chaque culture a son style de clôture, deux mots qui riment parce qu’ils sont synonymes »
- « le mur interdit le passage, la frontière le régule »
- « nos partisans du socialisme sans rivage ont éludé la question de la frontière »
- « qui entend se surpasser commence par se délimiter »
- « demandez donc à vos Ministres, Députés et Sénateurs, gardes frontières négligents, mais si prolixes sur les Droits de l’Homme, d’ajouter à leur catalogue le Droit à la frontière »
- « quand on dénie la partition, n’est-ce pas au partage qu’on se refuse ? »
- « le principe de laïcité porte un nom, la séparation. »
La « Civilisation de la Frontière » est un vrai projet politique c’est, au fond, celui du dialogue des cultures. Sans peur de l’identité, sans crainte de l’ouverture.
jpr
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Chers Amis,
Vous êtes à la fois la diversité mais aussi l’unité de la France.
Nous sommes venus souvent sur cette place des Droits de l’Homme pour dire notre attachement aux valeurs de « l’Humanisme ».
Je me souviens quand je venais ici pour soutenir le peuple brésilien contre la dictature, le peuple russe pour sa Pérestroïka, le peuple chinois pour tourner la page meurtrière du Maoïsme, pour dire notre respect et notre affection à Nelson Mandela…
Que sont ces espoirs devenus ?
En 2012, ce sont eux, les BRICS, les moteurs de l’économie mondiale : le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine, mais aussi l’Afrique du Sud tirent la croissance du Monde.
Comment ces Pays s’en sortent-ils ? Par la valeur qui nous rassemble aujourd’hui, la valeur que tous ont le droit de fêter le 1erMai , le Travail !
Quand un Chinois gagne 1$, l’Américain gagne 25$. Sur ses 25 $ l’américain dépense 26$, sur son dollar le Chinois en épargne la moitié.
Dans le Monde, c’est l’épargne du pauvre qui finance le déficit du riche.
La crise mondiale n’est pas l’excès de finances des émergents, mais le déficit de travail de l’occident.
Tavail et épargne sont les valeurs du Monde émergent.
Les dirigeants des BRICS disent aux jeunes de leur Nation, travaillez davantage, « c’est le travail qui fait l’emploi ».
Ils travaillent plus que nous, ils épargnent plus que nous !
François Hollande a tort de ne pas dire la vérité aux jeunes de France.
Il veut faire rêver avec les 35h, avec les rtt, avec la retraite à 60 ans, et pourquoi pas le retour du Ministère du temps libre !
Pour le Travail, le Monde mobilise et les socialistes français démobilisent !
Il faut avoir le courage de prévenir les Jeunes européens des défis de leur avenir.
Le risque de nouvelles délocalisations est fort. Pour nous protéger, les bonnes solutions sont celles de Nicolas Sarkozy.
Trois propositions nous protègeront:
- Le retour à l’équilibre budgétaire. Hollande creuse les déficits, Sarkozy équilibre les comptes dès 2016. La dette est contre l’emploi et pour l’impôt.
- La compétitivité. Quand on charge le travail pour financer le social c’est l’emploi qui trinque. Oui à la TVA Anti-délocalisations.
- La réciprocité, la nouvelle pratique commerciale que nous voulons pour l’Europe. L’Europe ne peut être ouverte qu’à proportion de l’ouverture de ses partenaires.
La France Forte veut une Europe Forte.
Pour défendre ces idées, nous avons besoin de Nicolas Sarkozy, de ses convictions, de son expérience, mais aussi de son autorité.
Dans ce Monde à la fois nouveau et complexe, la France ne peut courir les risques de l’aventure.
Le Candidat socialiste, par les archaïsmes de sa pensée, par les vides de son expérience, par les pièges de ses alliances, inquiète de nombreuses Françaises et de nombreux Français.
La force de l’Humanisme, elle, rassure : pour nous, rassemblés sur cette place des Droits de l’Homme, notre espérance ? C’est notre confiance en la Personne Humaine, dans sa liberté, dans sa responsabilité, pour sa vie.
Nous n’oublierons pas un beau message de cette campagne : « La vie est un mystère, plus grand que nous, elle est miracle pour les uns, hasard pour les autres, elle est sacrée pour tous ». C’était à Clermont. C’était Nicolas.
Avec Nicolas Sarkozy, pour La France, nous n’avons pas peur.
jpr
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Ces voeux s’adressent d’abord aux fidèles du blog « carnetjpr.com », aux habitants de la Vienne et, plus généralement, à « mes chers compatriotes de métropole et d’outre mer » comme disait le Président Jacques Chirac.
Je souhaite un « sommet social » qui soit aussi entrepreneurial, notamment en faveur des PME. Dans la crise, alors qu’il n’y a pas d’argent à distribuer,
c’est le moment de faire glisser les seuils et d’alléger les contraintes. En 2012 le chômage sera l’ennemi public numéro 1.
Je souhaite un bon succès pour Flammarion avec… mon livre, « J’ai toujours marché à l’affectif « ! Livre de souvenirs, ce sera aussi une galerie de portraits politiques, un parcours au sein de la génération des Babyboomers et, bien sûr, des traces, très libres, pour l’avenir.
Avec ce Printemps 2012, je souhaite que l’Europe et la France sortent de la crise économico-financière qui blesse beaucoup de nos concitoyens, que la misère et le chômage reculent. J’ai la conviction que cette échéance de sortie de crise est crédible. Je fais confiance à « notre » gestion de crise.
Message de Pâques pour les Chrétiens du monde entier : que partout où ils sont minoritaires les Chrétiens soient traités comme aujourd’hui sont traitées les autres religions dans les pays de Culture chrétienne.
Je souhaite pour la France la victoire de Nicolas Sarkozy !
Je souhaite à Nicolas Sarkozy une France plus rationnelle qu’émotionnelle. Dans la foulée, souhaitons que les législatives lui donnent une majorité
pour agir. Confiance à Jean-Francois Copé pour conduire cette mission.
Je souhaite que la conférence de » Rio+20 « , au Brésil, prenne une position claire sur l’énergie nucléaire. Le développement durable caractérisera la nouvelle et nécessaire croissance qui devra être à la fois réaliste et inclusive.
Je souhaite que Laurent Blanc mène l’équipe de France à la victoire dans l’Euro 2012 et efface l’humiliation de 2010. Dans cette période de crise les victoires sont bonnes pour le moral. Pas de regrets pour les JO, cela nous aurait coûté trop cher.
Je souhaite à la France une excellente saison touristique, bonnes vacances aussi aux responsables politiques, les dernières avant le grand rush de 2014 :
municipales, territoriales, européennes, sénatoriales. Bonnes vacances aussi aux perdants de 2012.
Je souhaite que la France célèbre « 2012, l’année internationale des coopératives » décidée par l’ONU. Organisations essentielles au développement social,
économique et culturel, les coopératives doivent aussi se moderniser. Dans cette perspective je souhaite, en Charentes-Poitou, le rapprochement « Eurial-Glac », nos deux grandes coopératives laitières régionales.
A l’occasion du XIVème sommet de la Francophonie, je souhaite que « l’exigence francophone » se développe partout au sein des Pays membres de l’OIF et que se confirme « le temps de l’Afrique » où démocratie et croissance doivent continuer à progresser.
Dans cette année particulièrement présidentielle, je souhaite la réélection de Barack Obama, une élection réellement démocratique en Russie et la relance en Chine d’une politique de reformes et d’ouverture avec la succession du Président HU Jintao.
Dans la suite des voeux à la Vienne formulés par Nicolas Sarkozy à Chasseneuil, le 5 Janvier, je souhaite le début des travaux pour le Centerparcs du Loudunais, de bons résultats 2011 pour la Fonderie du Poitou Alu, un bilan positif du « réseau de l’attractivité », agence en projet au Conseil General 86 et au total une bonne année pour la Vienne et ses habitants.
Chasseneuil le 31 décembre,
jpr
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- Euro, dette et croissance
J’ai choisi l’expression « l’euro est dans le coma » pour aider à la prise de conscience de la gravité de la crise. Nombreux sont aujourd’hui les experts qui ont une vision sombre de l’avenir. Le patron d’une grande banque française me disait tout récemment « l’euro vit sans doute ses dernières heures ». L’homme est sérieux même si, comme tout les banquiers, il gagne en silence et perd bruyamment.
En réalité, nous conjuguons simultanément trois crises qui rendent « la sortie de crise » difficile et longue. Mais possible.
La crise initiale est celle de la croissance. C’est elle qui, de mon point de vue, a créé la nervosité. Pour la première fois, depuis longtemps, »l’Occident » est, partout, en panne de croissance. Sa contribution à la croissance mondiale est pratiquement nulle. Le « demain on rase gratis » n’est plus possible. Les déficits budgétaires ne peuvent plus être légitimés par la croissance. L’Amérique n’est pas innocente de cette crise, ni des manoeuvres collatérales.
Sans croissance la dette est évidemment menaçante. Le déficit est le présent de la dette. Les difficultés qu’ont les pays européens à revenir rapidement à l’équilibre budgétaire inquiètent. Le temps semble bien long à ceux qui financent la dette. Plus ces derniers seront inquiets, plus notre dette sera coûteuse à financer. Nos prêteurs intègrent notre gouvernance. Toute générosité, au-dessus de nos moyens, sera payée par la hausse des taux d’intérêt, malgré nous.
Dans un tel contexte, autrefois, l’ajustement se faisait par la dévaluation et l’inflation. La banque centrale européenne a été construite pour ne pas tomber dans ce panneau. Les Allemands, traumatisés par l’expérience de l’hyperinflation de l’entre-deux-guerres, ont veillé à l’indépendance de la banque vis-à-vis de ces « médecines douces ». Le problème est qu’aujourd’hui, dans la compétition des continents qui caractérise la globalisation, chaque continent, l’américain comme le chinois, utilise l’arme monétaire. Les Européens se l’interdisent, au point de mettre en danger leur monnaie.
- La bonne stratégie de « Toulon II »
A Toulon, le Président de La République me semble avoir défini la bonne stratégie. D’abord lucidité et vérité. Les Français comprennent très bien la gravité de la crise. Face à la crise de l’euro il n’y a pas d’issue sans l’Allemagne, sans un accord franco-allemand élargi. Malgré les bonnes raisons des désaccords, le Président maintient l’accord. La condition est nécessaire. Le rôle de la banque centrale doit évoluer, mais il ne peut évoluer que parallèlement aux progrès de l’union budgétaire. Il faut donc créer une dynamique intergouvernementale pour faire évoluer nos traités. La gouvernance de la zone euro doit en sortir renforcée. Face à la crise de la dette, la meilleure réponse européenne est bien « la règle d’or ».
Quant à la croissance, j’approuve les choix du Président : investissements d’avenir, partenariat avec les émergents, stratégie de l’emploi (priorité aux PME), reconquête industrielle…
La stratégie est difficile, la critique est facile, mais c’est la stratégie qui peut nous faire gagner.
- La mauvaise stratégie de « Tonton II »
François Hollande choisit une stratégie symétrique à Nicolas Sarkozy. Face à la crise de l’euro, à la solidarité franco-allemande, le candidat socialiste mais aussi Martine Aubry et de nombreux « responsables » de gauche, semblent préférer une stratégie de tensions. Face à la crise de la dette, les socialistes préfèrent la dépense (recrutement de fonctionnaires… ) à la règle d’or et à sa discipline. Dans la crise de la croissance, les socialistes s’opposent à l’impératif de compétitivité par l’augmentation du coût de l’énergie. En matière européenne, « Tonton I » était plus clairvoyant.
L’avantage de cette situation est que les Français seront placés, en avril prochain, face à une vraie alternative, avec deux options radicalement différentes, ce qui devrait réduire les tentations extrémistes au nom du « tous les mêmes ».
Je forme le vœu que, le week-end prochain, les Etats membres de l’Union européenne adopteront les orientations proposées ce lundi par Angela Merkel et Nicolas Sarkozy.
jpr
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La taxation sur les transactions financières a été votée dans l’hémicycle du Parlement européen à Strasbourg… par les 800 étudiants du Master en management Grande Ecole ESCP Europe. J’ai eu le bonheur, aujourd’hui, de présider la séance plénière à Strasbourg du séminaire Start@Europe 2011 organisé conjointement par l’ESCP Europe et l’ENA. Des conférences, des débats, des simulations permettent aux étudiants d’appréhender les procédures et les enjeux de l’Union européenne. A cette occasion, les ESCP ont pu s’exprimer sur le budget européen, notamment sur ses ressources propres. A l’invitation d’Alain Lamassoure, ils ont débattu et voté la mise en oeuvre de l’engagement Merkel-Sarkozy relatif à la taxation des transactions financières. Les débats étaient de grande qualité. Evidemment, il ne s’agit que d’une plénière pédagogique, mais ô combien utile pour que les futurs dirigeants maîtrisent la complexité mais aussi l’utilité de l’Union Européenne .
jpr
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La séquence avec Angela Merkel est de la belle politique.
D’abord le couple Franco-Allemand assume son devoir de propositions. C’est une des conditions de la dynamique européenne. L’impôt commun à la France et à l’Allemagne scelle un peu plus notre destin commun. La France est dans son rôle, le Président à sa place.
Ensuite, la perspective fédérale de l’Europe reprend consistance avec le projet d’un gouvernement durable de la zone Euro. Il était temps. L’accord a encore plus d’importance que la personnalité proposée. Voilà plus de 2 ans, maintenant, que Nicolas Sarkozy plaide pour un gouvernement économique de l’Europe. N’oublions pas sa tentative sur l’Eurogroupe.
Le partage de la « Règle d’or » au sein de la zone euro la rend maintenant incontournable. Cette idée était déjà dans l’esprit de nos grands traités européens, défendus en France alternativement par la droite et par la gauche.
Enfin, les gouvernements, en prise aux violentes attaques des spéculateurs, envisagent de se doter des moyens de la riposte avec une taxe européenne sur les transactions financières. La cohérence a besoin des moyens de la cohérence.
Dans les réactions, Jean-Louis Borloo a été plus élégant que Martine Aubry. Il faut dire qu’il y a du Giscard dans ce Sarko là.
Madame Aubry a perdu une occasion de montrer son sens de l’Etat, et d’afficher la qualité des « Grands », le fair play. Le consensus national ne peut être une stratégie, dans une démocratie ; cependant, dans certaines circonstances, ce peut-être la marque de la Grandeur.
jpr
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Tel est le thème de l’université d’été du Medef à laquelle j’ai participé aujourd’hui sur le campus d’HEC.
La formule est plutôt créative, les débats ouverts et le public de qualité.
Laurence Parisot a raison de vouloir ouvrir les fenêtres du patronat français sur le monde extérieur. A cette occasion j’ai avancé une proposition dont nous avons debattu vendredi au Futuroscope avec Jean Francois Copé : la création d’un FSI de l’exportation !
Nicolas Sarkozy a créé le Fonds Stratégique d’Investissement (FSI) à la Caisse des dépôts pour disposer d’un « fonds souverain » capable de soutenir des investissements stratégiques sur notre territoire. Un « FSI de l’international » pourrait soutenir des projets français à l’export de manière tout aussi stratégique. Malgré les efforts d’Anne-Marie Idrac et ceux d’Ubifrance la France consacre beaucoup moins de moyens que ses voisins au commerce extérieur. C’est pourtant là que sont pour nous aussi les richesses d’avenir. Nous protégerons mieux nos emplois si nous exportons plus nos produits. Chère Laurence l’étrangeté doit devenir familière.
jpr
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Merci aux jeunes Françaises et aux jeunes Français qui, par leurs performances mais aussi leur attitude, ont donné, à Barcelone, une belle image de notre Pays.
Merci d’avoir chanté la Marseillaise avec autant de cœur. J’espère qu’une haute autorité de la République ira leur dire merci lors des finales de Barcelone.
jpr
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J’ai interrogé cet après-midi le Premier ministre, François Fillon, sur l’état de la relation franco-allemande lors de la séance de questions d’actualité au Gouvernement.
Les sujets ne sont pas mineurs : solidarité européenne en faveur des pays les plus fragiles, gouvernance de la zone euro et pilotage de l’économie des 27 pays membres de l’union, politiques budgétaires nationales et respect des traités… Nous ne pouvons pas regarder l’avenir sereinement sans travailler quotidiennement au renforcement de la coopération franco-allemande.
Le 14 juin dernier, la Chancelière allemande et le Président français on fait, chacun, un pas vers l’autre. La position commune franco-allemande est très importante. Il faut maintenant mettre en œuvre rapidement les deux points majeurs de ce consensus :
- la nouvelle réglementation bancaire, élément essentiel de la nouvelle régulation à l’initiative du G20 ;
- le gouvernement économique des 27 pays européens, rassemblés dans l’Union.
L’action du Président et du Gouvernement français me semble, sur ce sujet, aller dans la bonne direction.
jpr
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