On entend souvent la critique selon laquelle les responsables politiques ne sont pas courageux. C’est parfois vrai, c’est souvent injuste.
Je trouve aujourd’hui Nicolas Sarkozy plutôt courageux. Il dit la vérité sur l’état du Monde. C’est le courage du diagnostic. C’est aussi le courage de l’action et celui du temps. Ne pas attendre la campagne, l’élection présidentielle, les élections législatives, les vacances d’été…
L’initiative en période électorale est, évidemment, un risque, mais la victoire récompense rarement le manque de courage !
jpr
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Le Panda, animal très chinois découvert par un Français, est le symbole de l’amitié sino-française. Le 8 août 2008 dans la grand salle du Palais du Peuple, après de longues discussions sur la crise, le Président français Nicolas Sarkozy a demandé au Président chinois HU Jintao un geste amitié, pour clore une période de tensions. La France de Pompidou avait obtenu ce geste, la France du XXI siècle souhaitait aussi accueillir un couple de Pandas. C’est entendu, deux Pandas ont quitté leur vallée du Sichuan, tout près de la ville de Chengdu. Ils sont les bienvenus en France.
jpr
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Le Président a raison d’appeler les élus locaux à l’effort. En effet, toute la Nation a besoin de s’engager dans la mobilisation nationale contre la crise et pour la maîtrise des dépenses.
Toutefois, le gouvernement doit bien garder à l’esprit qu’il a besoin de l’investissement des collectivités locales dans son action contre le chômage. Sur ce plan, la situation bancaire est très préoccupante et de nombreux projets restent dans les cartons en raison du manque de liquidité.
L’annonce, par le Président d’une non décision quant à la direction générale de la Caisse des dépôts et consignations est surprenante. Les communes votent leur budget au plus tard fin mars, le dossier CDC-Banque postale prend du retard, les 5 milliards annoncés par le gouvernement tardent, et les PME du bâtiment s’inquiètent… La CDC ne peut tourner au ralenti dans cette période cruciale ! L’emploi a besoin d’investissement.
jpr
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Nicolas Sarkozy était aujourd’hui particulièrement à l’aise, à Chasseneuil, avec les enseignants. Sa pensée sur ces sujets est singulièrement claire : excellence, justice et unité.
Plusieurs réflexions du Président sont convaincantes :
- un paradoxe caractérise notre système éducatif, il génère à la fois mécontentement et conservatisme. Une seule solution, inventons des idées nouvelles ;
- l’égalité ce n’est pas traiter de manière unique, dans un collège unique, des élèves différents. Il faut faire plus pour les plus fragiles. L’égalitarisme peut être injuste ;
- dans la classe on fait de l’enseignement, dans l’établissement on doit faire de l’éducation. Pour cela nous devons repenser le métier d’enseignant pour accompagner davantage ;
- dans la situation financière de notre Pays il faut choisir : soit payer davantage les profs actuels en repensant leur mission, soit recruter encore plus de profs. Les deux propositions ne sont pas compatibles. Pour nous, la priorité est la revalorisation du métier d’enseignant au bénéfice de la relation maître-élève…
Nous reviendrons sur ces sujets pendant la campagne.
jpr
Nb1. Je suis personnellement très heureux que le Président ait visité, ce jour, le Centre national de documentation pédagogique -CNDP- établissement public qui a fait l’objet des délocalisations de l’Île-de-France en Région, politique que j’avais conduite avec détermination à Matignon. Le Futuroscope s’affirme ainsi comme un pôle éducatif national majeur. Aujourd’hui, on a pu en mesurer le succès. Merci à l’ensemble des personnels.
Nb2. Nicolas Sarkozy a annoncé aux syndicalistes de la Fonderie du Poitou Alu qu’il avait chargé Rene Ricol de traiter ce dossier en liaison direct avec lui.
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Ces voeux s’adressent d’abord aux fidèles du blog « carnetjpr.com », aux habitants de la Vienne et, plus généralement, à « mes chers compatriotes de métropole et d’outre mer » comme disait le Président Jacques Chirac.
Je souhaite un « sommet social » qui soit aussi entrepreneurial, notamment en faveur des PME. Dans la crise, alors qu’il n’y a pas d’argent à distribuer,
c’est le moment de faire glisser les seuils et d’alléger les contraintes. En 2012 le chômage sera l’ennemi public numéro 1.
Je souhaite un bon succès pour Flammarion avec… mon livre, « J’ai toujours marché à l’affectif « ! Livre de souvenirs, ce sera aussi une galerie de portraits politiques, un parcours au sein de la génération des Babyboomers et, bien sûr, des traces, très libres, pour l’avenir.
Avec ce Printemps 2012, je souhaite que l’Europe et la France sortent de la crise économico-financière qui blesse beaucoup de nos concitoyens, que la misère et le chômage reculent. J’ai la conviction que cette échéance de sortie de crise est crédible. Je fais confiance à « notre » gestion de crise.
Message de Pâques pour les Chrétiens du monde entier : que partout où ils sont minoritaires les Chrétiens soient traités comme aujourd’hui sont traitées les autres religions dans les pays de Culture chrétienne.
Je souhaite pour la France la victoire de Nicolas Sarkozy !
Je souhaite à Nicolas Sarkozy une France plus rationnelle qu’émotionnelle. Dans la foulée, souhaitons que les législatives lui donnent une majorité
pour agir. Confiance à Jean-Francois Copé pour conduire cette mission.
Je souhaite que la conférence de » Rio+20 « , au Brésil, prenne une position claire sur l’énergie nucléaire. Le développement durable caractérisera la nouvelle et nécessaire croissance qui devra être à la fois réaliste et inclusive.
Je souhaite que Laurent Blanc mène l’équipe de France à la victoire dans l’Euro 2012 et efface l’humiliation de 2010. Dans cette période de crise les victoires sont bonnes pour le moral. Pas de regrets pour les JO, cela nous aurait coûté trop cher.
Je souhaite à la France une excellente saison touristique, bonnes vacances aussi aux responsables politiques, les dernières avant le grand rush de 2014 :
municipales, territoriales, européennes, sénatoriales. Bonnes vacances aussi aux perdants de 2012.
Je souhaite que la France célèbre « 2012, l’année internationale des coopératives » décidée par l’ONU. Organisations essentielles au développement social,
économique et culturel, les coopératives doivent aussi se moderniser. Dans cette perspective je souhaite, en Charentes-Poitou, le rapprochement « Eurial-Glac », nos deux grandes coopératives laitières régionales.
A l’occasion du XIVème sommet de la Francophonie, je souhaite que « l’exigence francophone » se développe partout au sein des Pays membres de l’OIF et que se confirme « le temps de l’Afrique » où démocratie et croissance doivent continuer à progresser.
Dans cette année particulièrement présidentielle, je souhaite la réélection de Barack Obama, une élection réellement démocratique en Russie et la relance en Chine d’une politique de reformes et d’ouverture avec la succession du Président HU Jintao.
Dans la suite des voeux à la Vienne formulés par Nicolas Sarkozy à Chasseneuil, le 5 Janvier, je souhaite le début des travaux pour le Centerparcs du Loudunais, de bons résultats 2011 pour la Fonderie du Poitou Alu, un bilan positif du « réseau de l’attractivité », agence en projet au Conseil General 86 et au total une bonne année pour la Vienne et ses habitants.
Chasseneuil le 31 décembre,
jpr
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De mon Poitou familial, je souhaite à tous un joyeux Noël. Fête de l’enfant, fête de la famille.
Aujourd’hui, il y a plus d’enfants rois que de familles saintes ! Il reste le bonheur de l’émerveillement, la joie profonde du lien familial, l’espérance.
C’est aussi un message de Paix, paix intérieure, paix des peuples.
Un rappel heureux des racines chrétiennes de notre société.
jpr
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- « La candidature de Dominique de Villepin ne fragilise pas Nicolas Sarkozy » Jany
Aujourd’hui non. On dirait en marketing, qu’à ce stade, elle élargie le marché, de nombreux citoyens n’étant pas encore entrés dans l’espace électoral. Mais dans la phase finale de la campagne elle peut être « fragilisante » selon la manière dont elle est menée. Je me souviens de la candidature de Marie-France Garraud contre Giscard en 81. Les flèches décochées par la candidate ne lui profitaient en rien, mais affaiblissaient le Président sortant.
- « Les créanciers des Pays de la zone euro doivent se méfier de ne pas mettre l’Europe dans une impasse qui risquerait de leur faire tout perdre »… « Nous vivons en France une crise de la production » Claude
C ‘est, en effet, la limite du légitime intérêt des prêteurs. Il faut être assez sévère avec les Pays de l’euro pour qu’ils engagent les réformes structurelles nécessaires, mais pas trop pour que le système n’explose. En réalité c’est la position de la Chancelière qui veut être tout à fait sûre que l ‘on a bien pris conscience de la gravité de la crise. Cher Claude, je ne pense pas que la source de la crise soit la consommation, notre crise de croissance, en effet, est plutôt une crise de l’offre. Je partage donc la priorité du Président : « produire en France ». C’est la raison pour laquelle je fais de « l’attractivité » un axe stratégique majeur. Le Canadien Bombardier, le Japonais Toyota ont participé au redressement du Nord-Pas-de-Calais et le Chinois ZTE bientôt à l’économie picto-charentaise. L’emploi chez nous est naturellement bienvenu.
- « Il paraitrait que le nouveau Président du Sénat, Jean-Pierre Bel, aurait une photo de Che Guevara dans son bureau » Carole
Je n’ai pas vu cette photo quand il m’a reçu. Je tiens cependant à dire que Monsieur Bel se comporte en republicain à la Présidence du Sénat. Bien sûr, nous avons des désaccords, mais je dois reconnaître que l’alternance au Sénat s’est déroulée démocratiquement et sereinement. Pour l’élection présidentielle prochaine il n’y a pas que des inconvénients à cette nouvelle situation : la majorité sénatoriale socialiste nous indique clairement ses choix, multiplication des taxes nouvelles, contraintes supplémentaires pour les entreprises, vote des étrangers, refus de la règle d’or… Monsieur Hollande ne sera pas innocent de ses amis sénateurs.
- « Chirac : la classe politique doit prendre conscience de son éloignement des citoyens » Mistral
Cher Mistral, pourquoi vouloir toujours mettre tout le monde dans le même sac ? Les élus politiques sont aussi divers que l’est la société. En ce qui me concerne, je passe assez de temps sur le terrain pour réajuster en permanence mes impressions et mes réflexions. Vous verrez que la dérive sera bien plus forte quand nous aurons adopté le mandat unique. Les Maires ne sont pas éloignés de leurs électeurs. Quant à ma position à propos de Jacques Chirac, quand je lis le dernier Match (No 3265) à la page 122 je ne me sens pas éloigné de l’opinion publique.
- « Si la France ne s’aide pas elle-même, personne ne le fera à sa place » Dominique M
C’est exact. Je vais même un peu plus loin si vous me le permettez. Je crois que la crise va nous permettre de mener des actions que des temps plus calmes rendraient impossibles. Fondamentalement, en matière d’économies budgétaires significatives, les pistes ne sont pas très nombreuses. Je parle d’économies qui se comptent en milliards d’euros et non en millions. Trois postes sont prioritaires : les allégements de charges sociales en compensation des 35 h, les salaires des 3 fonctions publiques correspondants à des sureffectifs, les prestations sociales gaspillées ou détournées. Pas d’économies significatives sans reformes dans ces trois secteurs. La crise nous y oblige.
- « Ne cherche-t-on pas à nuire au bloc continental européen qui se forme ? » Jacques D’Hornes
Je le crains cher Jacques. A lire la presse anglo-saxonne on ne peut que s’étonner des commentaires gourmands relatifs à la crise de l’euro. Tout se passe comme si, « là-bas », on s’acharnait à détourner l’opinion des difficultés domestiques en focalisant l’attention sur les risques européens. Pourtant la crise de la croissance vient bien des Etats-Unis, l’Angleterre n’est pas non plus exemplaire en matière de dettes souveraines et surtout qui peut penser, dans notre monde interdépendant, que la crise en Europe pourrait être utile a quiconque ?
- « En France on préfère encore le modèle de l’Aristocrate savant à celui de l’immigré génial » Zwartepiet
Je partage votre analyse sur les raideurs de la société française, peu ouverte à l’innovation sociale. RVR dit quelquechose de voisin dans un commentaire : « la société du futur reste à inventer, il faut désormais trouver des Steve Jobs et Bill Gates ». De ce point de vue, aussi, la décision récente sur les étudiants étrangers en France est bien peu pertinente.
- « Pendant qu’on va dresser des barrières, le monde va continuer de changer et d’ inventer autour de nous, et va le faire vite » Sirius
Le débat sur le protectionnisme est très important. J’entends des jeunes ministres qui cherchent à se positionner sur ce thème. Attention Danger ! Si l’objectif est de rechercher avec nos partenaires la réciprocité, d’accord ! (encore que les Pays où notre balance commerciale est excédentaire pourraient nous demander la même chose !). Mais si la question est de présenter les Pays émergents comme des menaces, revenons alors au sous-développement brésilien ou à la révolution culturelle chinoise… L’air extérieur est nécessaire à la vie et à son progrès.
- « Avant tout je regrette que M. Raffarin ne commente pas davantage nos billets » Dominique M
Ce n’est ni par prudence ni par distance mais juste par manque de temps. Je lis tous les commentaires et aussi les messages spécifiques comme ceux de Christine Drugmant, de la famille de Mainguet ou d’Alain Roussel… Pour commenter des commentaires il faut en plus du temps, une disponibilité d’esprit dont, en fait, je ne suis pas maître. En tous cas les échanges sur notre blog sont essentiels à ma réflexion personnelle. Sur de nombreux sujets mes positions, par vos arguments, évoluent.
- « Vive l’humour d’Ernest Gransagne …. »
François n’a pas l’air d’apprécier, moi si. L’humour est indispensable à la relation humaine.
Qu’il soit provocateur, dérisoire, comique, tragiquement noir, juif, arabe, british…Cc’est bon pour réfléchir. Quand Ernest nous dit que « Les femmes politiques font tout ce qu’il faut pour montrer qu’elles sont aussi mauvaises que leurs collègues masculins », c’est une tentative originale de définition de la parité. Merci aussi au docteur SIMONNET pour sa prescription medicalopolitique, légèrement moins euphorisante que celle proposée par Carole. Pour terminer je veux dire à mon Ami Jacques que j’applique personnellement déjà l’un de ses préceptes : « je préférerais que les hommes politiques s’occupent de foot et de sport en général… »
Merci à tous. Bonne semaine de Noël.
jpr
NB : j’ai appris avec tristesse la mort de Vaclav Havel. Je l’avais longuement reçu à Matignon.
Il avait une telle soif de Liberté que parfois en rêvant de l’Ouest il mêlait un peu les horizons faisant d’un sommet de l’Otan à Prague un grand rendez-vous européen… Personnage d’une immense profondeur.
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J’ai participé aujourd’hui à un intéressant colloque de l’association FRANCE-ALGERIE, fondée par Edmond Michelet et aujourd’hui présidée par Jean-Pierre Chevènement à l’Assemblée Nationale. J’étais interrogé sur la place de l’Algérie dans les tensions géopolitiques actuelles.
La nouvelle donne mondiale est, selon moi, plus particulièrement caractérisée par trois paramètres:
- Le paramètre dominant des nouveaux rapports de force me semble être la croissance. C’est parce que l’Occident a de très faibles perspectives de croissance que son rapport de force, notamment avec l’Asie se dégrade.
- L’émergence des Pays Continents est le deuxième paramètre de la mondialisation moderne.
- Le retour des Etats après une période de dérégulation a caractérisé les ripostes à la crise. Le dialogue intergouvernemental en a été renforcé, les stratégies d’alliance aussi. C’est le troisième paramètre.
Sur ces trois terrains, les positions de l’Algérie me paraissent fortes. Son potentiel de croissance reste puissant : le 3ème plan (2010-2014) mobilisera 286 milliards de dollars pour créer 3 millions d’emplois. La position intercontinentale de l’Algérie, Nord de l’Afrique et Sud de l’Europe, est particulièrement stratégique, elle peut être le centre de gravité de « L’Eurafrique ». Le pluralisme des Alliances, africaines, maghrébines, arabes, francophones… présente de multiples opportunités.
Dans ce contexte géopolitique, je tire de ma mission de bons offices, que m’a confiée le Chef de l’Etat, que la France et l’Algérie peuvent et doivent bâtir une nouvelle coopération, pertinente au XXIème siècle. Des dossiers comme celui du Métro d’Alger -le respect-, celui de Renault -le pragmatisme- ou celui du secteur pétrochimique avec Total -la vision- montrent les valeurs à suivre pour réussir cette coopération nouvelle. La politique étrangère ne se résume naturellement pas aux projets économiques, mais ils y contribuent.
La France et l’Algérie pourraient ainsi assumer ensemble la part commune de leur destin.
jpr
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- Euro, dette et croissance
J’ai choisi l’expression « l’euro est dans le coma » pour aider à la prise de conscience de la gravité de la crise. Nombreux sont aujourd’hui les experts qui ont une vision sombre de l’avenir. Le patron d’une grande banque française me disait tout récemment « l’euro vit sans doute ses dernières heures ». L’homme est sérieux même si, comme tout les banquiers, il gagne en silence et perd bruyamment.
En réalité, nous conjuguons simultanément trois crises qui rendent « la sortie de crise » difficile et longue. Mais possible.
La crise initiale est celle de la croissance. C’est elle qui, de mon point de vue, a créé la nervosité. Pour la première fois, depuis longtemps, »l’Occident » est, partout, en panne de croissance. Sa contribution à la croissance mondiale est pratiquement nulle. Le « demain on rase gratis » n’est plus possible. Les déficits budgétaires ne peuvent plus être légitimés par la croissance. L’Amérique n’est pas innocente de cette crise, ni des manoeuvres collatérales.
Sans croissance la dette est évidemment menaçante. Le déficit est le présent de la dette. Les difficultés qu’ont les pays européens à revenir rapidement à l’équilibre budgétaire inquiètent. Le temps semble bien long à ceux qui financent la dette. Plus ces derniers seront inquiets, plus notre dette sera coûteuse à financer. Nos prêteurs intègrent notre gouvernance. Toute générosité, au-dessus de nos moyens, sera payée par la hausse des taux d’intérêt, malgré nous.
Dans un tel contexte, autrefois, l’ajustement se faisait par la dévaluation et l’inflation. La banque centrale européenne a été construite pour ne pas tomber dans ce panneau. Les Allemands, traumatisés par l’expérience de l’hyperinflation de l’entre-deux-guerres, ont veillé à l’indépendance de la banque vis-à-vis de ces « médecines douces ». Le problème est qu’aujourd’hui, dans la compétition des continents qui caractérise la globalisation, chaque continent, l’américain comme le chinois, utilise l’arme monétaire. Les Européens se l’interdisent, au point de mettre en danger leur monnaie.
- La bonne stratégie de « Toulon II »
A Toulon, le Président de La République me semble avoir défini la bonne stratégie. D’abord lucidité et vérité. Les Français comprennent très bien la gravité de la crise. Face à la crise de l’euro il n’y a pas d’issue sans l’Allemagne, sans un accord franco-allemand élargi. Malgré les bonnes raisons des désaccords, le Président maintient l’accord. La condition est nécessaire. Le rôle de la banque centrale doit évoluer, mais il ne peut évoluer que parallèlement aux progrès de l’union budgétaire. Il faut donc créer une dynamique intergouvernementale pour faire évoluer nos traités. La gouvernance de la zone euro doit en sortir renforcée. Face à la crise de la dette, la meilleure réponse européenne est bien « la règle d’or ».
Quant à la croissance, j’approuve les choix du Président : investissements d’avenir, partenariat avec les émergents, stratégie de l’emploi (priorité aux PME), reconquête industrielle…
La stratégie est difficile, la critique est facile, mais c’est la stratégie qui peut nous faire gagner.
- La mauvaise stratégie de « Tonton II »
François Hollande choisit une stratégie symétrique à Nicolas Sarkozy. Face à la crise de l’euro, à la solidarité franco-allemande, le candidat socialiste mais aussi Martine Aubry et de nombreux « responsables » de gauche, semblent préférer une stratégie de tensions. Face à la crise de la dette, les socialistes préfèrent la dépense (recrutement de fonctionnaires… ) à la règle d’or et à sa discipline. Dans la crise de la croissance, les socialistes s’opposent à l’impératif de compétitivité par l’augmentation du coût de l’énergie. En matière européenne, « Tonton I » était plus clairvoyant.
L’avantage de cette situation est que les Français seront placés, en avril prochain, face à une vraie alternative, avec deux options radicalement différentes, ce qui devrait réduire les tentations extrémistes au nom du « tous les mêmes ».
Je forme le vœu que, le week-end prochain, les Etats membres de l’Union européenne adopteront les orientations proposées ce lundi par Angela Merkel et Nicolas Sarkozy.
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