France
Je suis très satisfait que le Sénat ait suivi la position que j’avais défendue lors du débat sur le projet de loi de modernisation de l’économie avec mes collègues Michel Houel et Alain Fouché. Ainsi, dans les communes de moins de 20.000 habitants les règles fixées en 1996 concernant les surfaces commerciales de plus de 300 m2 restent valables à la demande des élus. Les professionnels du commerce de proximité peuvent être satisfaits. Ils ont obtenu gain de cause pour 90 % du territoire français. jpr 15.07.2008
L’Humanisme de la diversitéJ’ai participé il y a peu en tant que Président délégué de la Fondation pour la Prospective et l’Innovation à une conférence organisée Madrid à l’occasion du Campus 2008 de la Fondation pour les analyses et les études sociales (FAES) que préside mon ami José-Maria Aznar. Je vous propose de retrouver, ci-après, mon intervention prononcée à cette occasion dans laquelle je reviens sur l’articulation nécessaire entre diversité et unité dans nos sociétés modernes. jpr
Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs les élus, Mesdames, Messieurs, je voudrais exprimer une profonde gratitude à José Maria Aznar. Je n’ai jamais eu un accueil aussi chaleureux que celui qui m’a été rendu hier soir : sitôt sorti dans les rues, tout le monde klaxonnait et brandissait des drapeaux ! Cela m’a beaucoup touché. Merci vraiment de cette chaleur et bravo à l’Espagne pour cette belle Coupe d’Europe… 11.07.2008
Entretien au Parisien/Aujourd’hui en FranceJ’ai répondu aux questions de Didier Micoine et Henri Vernet pour un entretien qui est paru ce matin dans les éditions du Parisien et d’Aujourd’hui. Nicolas Sarkozy répète qu’on n’a jamais autant réformé depuis 1958. C’est vrai ? Jean-Pierre Raffarin. La dynamique de réforme est réelle et la méthode, qui consiste à mener de front un grand nombre de réformes, est originale et nouvelle. Au départ, je n’étais pas convaincu du bien-fondé de cette méthode. Ce n’était pas la mienne et je pense toujours qu’un certain nombre de réformes doivent être programmées et conduites en fonction de ce que j’appelle les trois D : diagnostic - si possible partagé -, dialogue - notamment social - et enfin décision. Sarkozy a choisi de bousculer pour réformer. Lui, il fait tout à la fois ? Oui, il mène pratiquement tout en même temps. Cette simultanéité a beaucoup d’avantages : d’abord, l’administration n’a pas le temps de prendre le pouvoir sur la décision politique ; ensuite l’ensemble de la majorité est occupé et enfin l’opposition est dispersée. Elle ne sait plus où mener son combat. Cet été, on va voter la loi de modernisation économique, la loi de modernisation sociale, les 35 heures, les deux offres d’emploi raisonnables pour les chômeurs, le service minimum dans l’éducation et, je l’espère, la réforme des institutions. Ce rythme a le mérite de l’efficacité. A l’occasion de l’examen du fameux article 27 de la loi de modernisation de l’économie cette nuit au Sénat, je me suis prononcé en faveur de la préservation de la diversité des pratiques commerciales afin à la fois de sauvegarder nos centre-villes, de protéger nos PME et de ne pas exposer nos grands groupes qui sont actifs à l’exportation. jpr Voici notamment une de mes prises de parole :
03.07.2008
La victoire de l’esprit de résistance
Une première fois parce qu’elle est française et que depuis son enlèvement en 2002 les autorités de notre pays n’ont jamais relâchées leurs efforts pour obtenir sa liberté. Avec Jacques Chirac, nous avons initié les premiers contacts pour rappeler que la République n’oublie jamais les siens, en Colombie comme en Irak pour Florence Aubenas en 2005 et au Liban dans les années 1980. Une deuxième fois parce qu’Ingrid est une femme admirable, pleine de courage et de dignité. Nous avons tous été sensibles à son combat comme à celui de sa famille et notamment de sa fille Mélanie. J’ai une fille à peine plus âgée qu’elle et c’est une fierté de savoir que c’est cette génération qui nous succédera. Nous pouvons avoir confiance. Une troisième fois parce que c’est une victoire de la liberté et que lorsque l’on est Français, on reste concerné par tous les combats menés au nom de cette valeur, partout dans le monde. La prise d’otage est une des formes les plus terribles de la lâcheté et de la violence politique. Il faut dénoncer ces pratiques et leurs auteurs et souhaiter, en particulier, que ce succès permette au gouvernement colombien de construire une paix durable avec tous ceux qui sont prêts à poser les armes et à regarder maintenant vers l’avenir. Nous avons une nouvelle preuve que « la valeur de résistance » est bien souvent féminine. C’est un espoir pour tous les résistants du monde. La force spirituelle n’est jamais battue d’avance. 26.06.2008
Les Pèlerins de l’Europe
J’ai, à cette occasion, présenté mes convictions : L’Europe pour la paix du monde La génération de nos pères a construit l’Europe pour la paix du continent, notre mission est de renforcer l’Europe pour la paix de la planète. La motivation de l’Europe était intérieure, elle est devenue mondiale. Avec le transfert de la richesse d’Ouest en Est, de la croissance de l’Amérique à l’Asie, l’Europe est nécessaire au nouvel équilibre du monde multipolaire. Le dialogue Europe-Chine est essentiel pour la paix mondiale. Pour la Méditerranée, foyer de guerre permanent mais aussi de civilisation éternelle, l’Europe apporte l’espoir. La récente visite de Nicolas Sarkozy au Proche-Orient a révélé au monde la gravité du prochain sommet à Paris de « L’Union pour la Méditerranée ». Pour le continent lui-même, le projet européen doit retrouver sa dimension politique. Nous avons trop longtemps confondu gouvernance et projet, Bruxelles et Europe. Le non irlandais est plus un non à la gouvernance qu’un non au projet. Le projet européen doit être plus protecteur de nos valeurs. Ce qui nous menace, c’est l’apostasie, l’abandon de la foi… européenne.
Voici le texte de mon discours. jpr
Monsieur le Président, Le Sénat examine aujourd’hui le projet de loi de modernisation de nos institutions voulu par le président Nicolas Sarkozy lors de la campagne présidentielle de 2007. C’est un moment grave de notre vie démocratique. Le sujet est d’une extrême sensibilité. La Constitution est le lien indestructible entre la France et les Français. C’est elle qui permet aux Françaises et aux Français de faire vivre la France. C’est la chance pour les Français d’être à la fois, héritiers et bâtisseurs de la France. Notre débat ne saurait être ramené à une suite d’améliorations d’articles de la Constitution. L’objet de notre débat c’est la Constitution, mais le sujet de notre pensée, c’est la France. Nous connaissons tous les mérites de notre Constitution. La Constitution du 4 octobre 1958 a marqué une rupture salutaire dans notre histoire constitutionnelle. Elle a fait la synthèse entre un régime parlementaire, symbole de démocratie moderne et l’existence d’un exécutif fort, gage d’efficacité et d’unité. Si une très large majorité de Français est attachée à la Vème République, c’est qu’ils ont pu apprécier ses mérites. Elle a permis, pendant 50 ans, de garantir la stabilité, de préserver la démocratie lors des grandes épreuves, de rendre possible l’alternance, d’accompagner la construction européenne et la décentralisation, de traverser les cohabitations. Au fil des ans, les Français se sont appropriés ces institutions, qui ne sont ni de droite ni de gauche. La Vème république est ainsi devenue le patrimoine commun de la Nation, voilà pourquoi nous sommes si nombreux à y être attachés. 14.06.2008
La Chine, les Jeux et Nicolas SarkozyJ’ai accepté d’être Professeur à l’ESCP pour dispenser un cours sur « la stratégie ». J’essaie d’aider les étudiants à structurer le lien fondamental entre « pensée, pouvoir et action ». jpr 10.06.2008
L’invité de RTL10.06.2008
L’invité du Talk Orange - Le FigaroJ’étais hier soir l’invité du Talk Orange - Le Figaro. Voici le script intégral de cet entretien. jpr 09.06.2008
Une journée pour le Liban
Quelques autres commentaires sur ce voyage. Jacques Chirac Avant de partir au Liban, j’avais téléphoné à Jacques Chirac pour entendre ses recommandations. Nous avons suivi ses propositions :
Le Hezbollah On reconnaît les responsables du Hezbollah dans une réception libanaise parce qu’ils sont quasiment les seuls à ne pas porter de cravate. Ils cherchent peu le contact, ne souhaitant s’exprimer qu’en Arabe alors que tous les autres leaders s’expriment en français ou en anglais. Le plus étrange est le dialogue, d’apparence paisible, entre responsables qui par ailleurs s’assassinent. Au Liban, la guerre est partout sauf au cœur du Palais Présidentiel. Un espoir ? La Syrie Nombreux sont les partis politiques libanais qui sont venus mettrent en garde la délégation française sur nos relations avec la Syrie. « Il faut encourager la Syrie pour qu’elle accompagne le processus institutionnel libanais mais il faut avancer à son rythme sans rien donner qui ne soit précédé par un geste positif syrien ». La France doit compter sur le scepticisme de ses amis libanais quant à ses contacts avec la Syrie. O. Besancenot Le leader de la ligue communiste révolutionnaire n’était pas membre de la délégation mais dans l’avion du retour, entre majorité et opposition, la montée de l’extrême gauche a été un sujet de discussion approfondie. François Hollande devait, sur ce sujet, gérer l’inquiétude de Marie-Georges Buffet et l’espoir de François Bayrou ! Sénateur des Français établis hors de France, Christiane Kammermann était sans doute dans notre délégation celle qui a le plus fait pour le Liban. Pendant toutes les guerres qu’a connues le Liban depuis un demi siècle, Christiane Kammerman s’est consacrée aux familles françaises qui comptaient des malades, des blessés, des isolés mais aussi des incarcérés. Cette générosité, elle la poursuit aujourd’hui en tant qu’administrateur de la caisse des Français de l’étranger où elle se place au service de nos compatriotes les plus fragiles. En conclusion, il y a des moments où l’ont peut être fier de la France et où les responsables politiques du pays sont à la hauteur de leur fonction. NB : Merci à nos amis de l’UMP qui sous le grand cèdre vont vivre les valeurs de la France. Fidèlement, jpr 04.06.2008
Haute-Marne : terre de fidélité
jpr J’ai répondu aux questions du Monde dans entretien à paraître ce jour dans lequel j’évoque, en particulier, l’esprit qui doit nous animer à l’occasion de l’examen des trois grandes réformes à venir (Institutions, modernisation de l’économie et représentativité sociale) et la nécessité de ne pas disperser l’attention du Sénat, ni de diviser sa majorité, pendant ces deux mois stratégiques. Je rappelle, par ailleurs, les risques que pourrait présenter une tension durable avec la CFDT, force positive avec laquelle nous avons réalisé des avancées sociales importantes au cours du précédent quinquennat. jpr 16.05.2008
Commentaires dans une actualité accéléréeI. Je reviens d’Israël avec un sentiment d’inquiétude. D’un côté, j’ai mesuré une certaine lassitude des Israéliens face aux impasses de la situation actuelle au Moyen-Orient. De l’autre, dans l’entretien qu’il m’a accordé, Shimon Pérès m’est apparu plutôt optimiste quant à l’avenir des négociations avec les Palestiniens : « les lignes bougent ». La question iranienne est maintenant dominante, entre le Hezbollah au Nord et le Hamas au Sud, la tenaille est d’autant plus menaçante que l’Iran poursuit son ambition nucléaire. Les 60 ans d’Israël expriment ainsi la grande fierté d’un peuple qui a construit une économie brillante, une démocratie vivante et une culture intense mais ils expriment aussi l’inquiétude de ce peuple toujours présente quant à la précarité de son État. Le plus optimiste, dans nos échanges, a été sans aucun doute George Bush, les États-Unis restant le meilleur ami d’Israël. La France est, elle aussi, attendue car Nicolas Sarkozy dispose en Israël d’un immense capital de confiance. Fin juin, à l’occasion de sa visite d’État, le Président mettra son talent et son énergie au service de notre projet politique dans la région : « deux peuples, deux États ». La France veut la paix. L’avenir d’Israël est une condition de l’avenir de la démocratie dans la région, c’est-à-dire aussi une condition de l’avenir de la paix. Face à tous les pessimismes, les amis d’Israël ont un devoir d’espoir et un devoir d’action. II. Débat passionnant hier au Sénat sur l’avenir de notre Constitution. Entre ceux qui militent pour la « conservation de notre patrimoine institutionnel » et ceux qui pensent que l’adaptation de la Constitution aux attentes de la société est une nécessité. Bien que j’ai bénéficié, avec Jacques Chirac, d’une pratique heureuse de nos institutions, je suis dans le camp des réformateurs. J’interviendrai activement, de manière libre et loyale, dans le débat parlementaire au Sénat, début juin. Merci de me faire part de vos réflexions et de vos propositions quant à cette réforme institutionnelle. Vous participerez ainsi à nourrir mes interventions. III. Week-end québécois. J’accompagne ce week-end le Premier ministre québécois, mon ami Jean Charest. Ce soir, dîner à Bordeaux avec Alain Juppé. Samedi, départ du Belém pour Québec. Dimanche, accueil de Jean Charest à Brouage à 9 h 30 par Dominique Bussereau et l’après-midi, visite privée, avec nos épouses, du Futuroscope. IV. Merci de participer et de soutenir toutes les initiatives de solidarité en faveur de notre ami, le peuple chinois, si cruellement meurtri par le séisme du Sichuan. V. Je vous parlerai politique dans un prochain billet car je crois que les deux mois qui viennent vont être déterminants pour le quinquennat. Il y a des réformes à réussir, il y a des rendez-vous à ne pas manquer, il y a aussi une volonté de rassemblement qu’il faut retrouver. jpr 07.05.2008
Entretien avec Guy Birenbaum |
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Commentaires
le 24/07 à 04:32
Bonjour Monsieur le Premier Ministre, J’ai suivi autant que faire se peut et dans la limite de me [...]
le 22/07 à 21:20
Bonsoir Antoine, Pour faire votre éloge, il me faudra beaucoup de courage, d'imagination, mais au [...]
le 22/07 à 21:07
Sur ce blog, Antoine, nous nous apprécions et nous nous respectons. Il est fort dommage que vous co [...]
le 22/07 à 10:27
@ Antoine Je m’étais pourtant promis de ne pas y revenir, mais vos propos en ont décidé autrement [...]
le 21/07 à 19:35
Merci à la mobilisation des élus du Limousin [...]