Réunion ce matin avec le President et le Premier Ministre. Le temps n’est pas aux états d’âme mais à la mobilisation des abstentionnistes. Au cœur d’une grave crise économique, la majorite en France résiste mieux que les travaillistes anglais ou les démocrates américains. Les candidats qui ont assumé leur engagement (Bechu, Joyandet, Bussereau…) sont dans la zone des 30%, les autres sont plus près des 20%. Le President s’attend à quelques bonnes surprises dans plusieurs régions. Il lui paraît toujours possible de faire mieux qu’en 2004. Sur ce point j’ai rappelé une de mes profondes convictions : ne nous trompons pas d’analyse ni sur 2004 ni sur 2010, « les Français vivent la décentralisation comme un « équilibre des pouvoirs ». Nous avons largement gagné 86, 92, 98… quand la gauche était au pouvoir. C’est difficile pour nous en 2010, comme c’était déjà le cas en 2004. Au pouvoir l’abstention nous menace toujours d’un « 21 avril à l’envers ».
L’UMP aborde ce second tour mobilisée, sûre de son éthique – union dès le premier tour pour un projet régional cohérent-, et décidée à convaincre que le vote FN est allié du vote PS.
Pour Poitou-Charentes, les conclusions me paraissent les suivantes :
- le score de Dominique Bussereau est honorable, 5ème score national de l UMP ;
- en jouant la carte du renouvèlement (dans la Vienne, les deux têtes de liste ont juste 30 ans), nous préparons l’avenir ;
- la morale ne sera pas pour ce second tour dans le camp de la gauche qui s est engagée dès dimanche soir dans les transactions et les compromissions ;
- l’UMP doit densifier son message territorial équilibré face au « tout urbain » socialiste.
Un seul mot d’ ordre « sursum corda » !
jpr
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C’est agréable le silence, cela permet de faire le point.
Je refais d’abord le film de la campagne en Poitou-Charentes. Dominique Bussereau a fait une campagne tonique et chaleureuse. Hier, à Parthenay, les 500 personnes présentes ont vécu un meeting très joyeux mais aussi très sérieux. De la belle politique !
Je repense à mes interrogations sur le renouvellement des candidats. Aujourd’hui je suis totalement rassuré, la jeune génération conduite par le talentueux Olivier Chartier s’est montrée à la hauteur de la mission. Dans la Vienne trois futurs députés sont déjà en pistes, ils ont à peine 30 ans.
Je regrette que les grands médias qui ont sérieusement enquêté sur le bilan des régions, aient publié leurs études trop tardivement. Le navran bilan de Madame Royal aurait été mieux connu :
- taux de chômage le plus élevé des régions du Cente-Ouest (Capital) ;
- dernière place du classement des régions pour les 2 compétences prioritaires : transport et formation professionnelle/apprentissage (Le Monde) ;
- déclassement de Poitou -Charentes pour la gestion de la 4ème place (2004) à la 17ème place (2010) ! (L’ Expansion) ;
- 1er rang pour les embauches de collaborateurs + 95% (La Tribune) ;
- le mensonge environnemental : en fait d’ « excellence environnementale » Poitou-Charentes est 9ème pour le photovoltaïque et 14ème pour l’éolien (Les Echos). »Les chiffres sont cruels », »bilan médiocre »…
A gauche ce calme de veille de scrutin précède » la nuit des places ». Dans la nuit de dimanche à lundi il faudra faire rentrer 5 litres d’eau dans une bouteille d’ un litre, faire une liste avec 5 listes. Une chose est certaine ce ne sera pas la « nuit de l’éthique » !
Pour le Président, les reflexions avant scrutin sont primordiales, après tout ira très vite. Nicolas Sarkozy a annoncé qu il ne changerait pas de gouvernement ce printemps, je crois qu’il a raison, après la reforme des retraites il sera sans doute pertinent de choisir une autre « allure » (au sens marin du mot). A court terme, il me paraît nécessaire de préparer un « pacte majoritaire »qui liera les députés et les sénateurs de la majorité au gouvernement pour un programme législatif fort mais concentré, c’est-à-dire alléger des textes qui divisent -nous discuterons de la taxe carbone par exemple-. La question politique des prochains mois sera la qualité de la relation entre l’exécutif et sa majorité parlementaire.
Je profite aussi de ce temps de silence pour repenser à 2004. Je me souviens des conseils que l’on m’a donné avant et des leçons reçues après… Je repense à Jacques Chirac qui, avant la rupture, disait que les élections régionales ne devaient pas avoir de conséquences nationales. Avec le recul, ont-elles des conséquences à terme ? Faudrait-il perdre les élections régionales pour gagner les nationales ? Je sais que l’ancien Ministre de l’intérieur et que l’ancien Président des Pays de la Loire, en 2004, ont beaucoup réfléchi à cet enjeu des élections régionales. Ils n ont pas improvisé ce rendez-vous. Au-delà de la conjoncture, je suis convaincu, en ce qui me concerne, que l’on ne peut opposer la Nation et la région, et qu’au contraire celle-ci prolonge celle-là. La vocation du pouvoir local n’est pas l’opposition nationale. Je n’oublie pas qu’à trois reprises j’ai gagné ces élections régionales en 86, en 92 et en 98, dans les 3 cas la gauche était au pouvoir à Paris. Le débat, »nationalisation ou régionalisation » des élections est, pour moi un contresens, on ne peut séparer les deux termes, l’unité a besoin de la diversité et réciproquement.
Bon dimanche.
jpr
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Un vent national guère positif souffle sur ces derniers jours de campagne.
Le message de mon prédécesseur, Lionel Jospin, est très significatif puisqu’il demande « un vote sanction » !
En toute logique il faudrait,en effet, sanctionner… les présidents de régions ! En France on ne répond que rarement à la question posée. Pourtant les analyses et les critiques du scrutin de 2004 n’avaient pas manqué ! Une conclusion avait même été tirée : il faut dépasser l’alternative « nationalisation-régionalisation » de ce scrutin.
Il faut éviter les allers et retours, les hésitations entre les deux options. Ainsi la réforme territoriale, proposée par le gouvernement,
permet de conjuguer le national -la politique de réformes- et le régional -la simplification locale de la décentralisation.
Dans cette dernière ligne droite il nous faut démontrer :
- notre volonté de réformes pour protéger l’avenir de la France. L’immobilisme c’est le scénario grec ;
- notre attachement aux territoires de France.
Notre projet c’est l’Acte III de la décentralisation : plus efficace, plus simple, moins cher.
Le grand chelem, objectif de Madame Aubry, n’est pas imaginable. Ce serait du jamais vu depuis les débuts de la régionalisation en 1986. Nous allons travailler dur dans la semaine à venir pour convaincre de l’enjeu de ces élections. Le Président a besoin de notre soutien.
jpr
NB : « le mensonge environnemental ». Capital, La Tribune, L’Expansion, Terra Economica, Les Echos révèlent le mensonge environnemental de Madame Royal. Elle qui affirme partout que le conseil régional de Poitou-Charentes est le champion, le numero 1, l’excellent, l’exemplaire… en matière d’ environnement. Elle se trouve contredite, de manière flagrante, par des études sérieuses et solides.
NB2 : l’appel pour un « Varenne de l’agriculture » a été entendu par le président qui a repris dans son intervention au salon de l’agriculture notre appel pour une meilleure maîtrise du « Grenelle de l’environnement ». Trop de Grenelle tue le Grenelle…
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- Terrible tempête en Poitou-Charentes
Il était difficile de fermer l’œil cette nuit dans la région, cela ressemblait trop à 1999. Ce matin les dégâts sont considérables. Cette fois l’eau s’est ajoutée au vent.
- Politique : la région déclassée
Le magazine L’Expansion déclasse la region Poitou-Charentes de la 4ème place (2004) à la 17ème place (sur 21) pour la mauvaise qualité de la gestion du conseil régional. L’excès de charges de fonctionnement et l’insuffisance des investissements plombent les capacités d’avenir de la région. Toutes les études comparatives sur le bilan des régions (Capital, La Tribune, L’Expansion…) sont très sévères pour l’exécutif régional sortant.
Les 23 sénateurs devenus devenus 31, qui avaient manifesté leur volonté de changer la réforme de la taxe professionnelle sont déterminés à rééquilibrer les pouvoirs du Ministère de l’agriculture par rapport au Ministère de l’environnement, à l’occasion du projet de loi de modernisation de l’agriculture. Les charges de l’environnement augmentent quand les prix agricoles baissent ! Pour une agriculture raisonnable et raisonnée il faut revenir a un juste équilibre.
Ce département a beaucoup d’ atouts. Il n’a qu’une faiblesse : sa démographie. C est très dur aujourd’hui de développer un territoire qui ne compte que 120.000 habitants. »Il n’y a de richesses que d’ hommes ». Dans le monde d’aujourd’hui la croissance de l’économie est fonction de la croissance de la population. La priorité d’une politique économique de territoires démographiquement fragiles ne peut être que l’attractivité .
jpr
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Voici le texte de la tibune publiée ce matin dans Le Figaro, avec une trentaine de collègues sénateurs, appelant à un « Varenne » de l’agriculture.
jpr
La rue de Grenelle a donné son nom aux grands accords sociaux. Plus récemment le mot « Grenelle » est devenu la marque des démarches environnementales. Au moment où tout le monde réclame son « Grenelle », nous pensons utile d’organiser une grande conférence agricole, rue de Varenne, siège du Ministère de l’Agriculture et aussi…de Matignon.
L’agriculture est concernée par le développement durable mais la vocation du « grenelle » n’est pas de gouverner, à lui seul, l’ensemble de la société. Le temps est venu de rendre l’agriculture aux agriculteurs.
Un « Varenne » à côté du Grenelle !
Pourquoi une conférence agricole ?
Dans quelques jours, le Salon de l’Agriculture fêtera notre agriculture, nos agriculteurs. Et pourtant … L’agriculture française va mal.
La crise que rencontre le secteur touche l’ensemble des filières de production, y compris la pêche et l’ostréiculture; la plus grave de ces trente dernières années.
L’agriculture est en crise, les agriculteurs en désarroi.
Rappelons tout d’abord la vocation première de l’agriculture : répondre aux besoins alimentaires de la population mondiale. La France ici est au rendez-vous. L’agriculture est l’un des piliers de l’économie française. Sa balance commerciale est excédentaire.
Par ailleurs nous voyons se profiler un accroissement de l’humanité qui selon les prévisions pourrait dépasser les 10 milliards de « bouches à nourrir » à horizon 2050.
Enfin, les enjeux écologiques imposent des changements de comportements et de pratiques des exploitants agricoles qui ont, eux même, défini les contours d’une agriculture raisonnable.
L’agriculture doit ainsi faire face à deux défis majeurs du XXIème siècle : Alimenter l’Humanité et protéger la Terre.
Pour cela nous avons besoin d’une agriculture forte et d’agriculteurs non plus inquiets mais convaincus du rôle essentiel, vital qui est le leur.
Aujourd’hui, nos paysans, nos éleveurs et leur famille ne peuvent plus vivre décemment de leur travail.
La baisse de leurs revenus est à la fois forte et générale. Quelque soit la filière, le désarroi est profond.
Comment agir pour notre agriculture et les agriculteurs ?
Nous participerons activement au prochain débat sénatorial sur le projet de loi de modernisation de l’agriculture. Nous y défendrons nos convictions = prix, revenus, marges commerciales, territoires, normes…
Nous faisons confiance au Ministre de l’Alimentation, de l’agriculture et de la pêche, Bruno Le Maire pour qu’il agisse à Bruxelles et à l’OMC afin d’obtenir des alliés pour notre politique de soutien des prix.
Déjà, avec compétence et énergie, il a obtenu des succès de négociations dans la ligne stratégique de Nicolas Sarkozy : « les agriculteurs veulent des prix, plus que des subventions ». Ce combat international est nécessaire mais nous savons qu’il ne dépend pas que de nous.
En revanche, le combat des charges est très français.
La chasse aux charges
Les charges sont lourdes et multiples : charges sociales, fiscales, bancaires et aussi administratives. Le Grenelle de l’environnement n’est pas innocent des charges.
Nous pensons qu’il serait nécessaire de réunir dans les prochaines semaines une conférence agricole nationale rassemblant les représentants de la profession et les différents services de l’Etat concernés. Il s’agit de faire un inventaire, total et global des charges, de toutes natures, qui pèsent sur les comptes des fermes. L’objectif est d’en supprimer certaines, d’en alléger d’autres et de définir un moratoire, en période de crise, pour un certain nombre de nouvelles procédures particulièrement lourdes et pesantes.
Nous pourrions aussi envisager l’évolution de certains dispositifs comme par exemple la Dotation pour aléas (DPA) en élargissant les aléas climatiques et sanitaires aux aléas économiques et familiaux.
Nous nous réjouissons de l’annonce faite au Sénat par le Ministre de l’Agriculture, le 18 février, selon laquelle il souhaite qu’il n’y ait plus de nouvelles normes sans études d’impact approfondies, d’une part et sans application simultanée en Europe d’autre part.
Ce type de proposition et quelques autres pourraient trouver leur place dans les discussions du « Varenne des charges agricoles ». En agissant ainsi nous assumons nos responsabilités d’élus enracinés qui mesurent à la fois l’importance de l’agriculture et l’inquiétude des agriculteurs.
Gérard BAILLY – Jura
Michel BECOT – Deux Sèvres
René BEAUMONT – Saône et Loire
Pierre BERNARD-REYMOND – Hautes-Alpes
Joël BILLARD -Eure et Loir
Jacques BLANC – Lozère
Paul BLANC – Pyrénées-Orientales
Pierre BORDIER – Yonne
François-Noël BUFFET – Rhône
Christian CAMBON – Val de Marne
Auguste CAZALET – Pyrénées-Atlantiques
Alain CHATILLON – Haute-Garonne
Jean-Claude CARLE – Haute-Savoie
Philippe DALLIER – Seine Saint Denis
Béatrice DESCAMPS – Nord
Philippe DOMINATI – Paris
Alain FOUCHE – Vienne
René GARREC – Calvados
Sylvie GOY-CHAVENT – Ain
Michel GUERRY – Français établis hors de France
Françoise HENNERON – Pas de Calais
Michel HOUEL – Seine et Marne
Alain HOUPERT – Côte d’Or
Jean-Marc JUILHARD – Puy de Dôme
Marc LAMENIE – Ardennes
Antoine LEFEVRE – Aisne
Jean-René LECERF – Nord
Philippe PAUL – Finistère
Jean-Pierre RAFFARIN – Vienne
Charles REVET – Seine-Maritime
Bernard SAUGEY – Isère
Jean-Pierre VIAL – Savoie
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Dominique Bussereau talonne Ségolène Royal dans les dernières estimations. Un écart maximum de 4 points sépare les 2 candidats, un transfert de 2 points suffirait donc pour que Dominique puisse passer en tête au premier tour ce qui serait un coup de tonnerre pour le camp Royal. En effet, le PS a tout misé sur le 1er tour. En débauchant des centristes, des verts et des communistes, ils tentent une liste de second tour dès le premier. Le problème est que si Ségolène Royal est devancée dés le 14 mars les négociations seront infernales entre les deux tours. Les ouvriers de la première heure devront s’effacer au profit des derniers venus… Les divisions alors exploseront au grand jour. En resumé, l’élection du President de Poitou-Charentes se jouera au premier tour.
L’objectif est donc clair : faire campagne pour aller chercher les 2 points qui libereront Poitou-Charentes de l’exercice sectaire et solitaire du pouvoir de sa présidence sortante.
jpr
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Belle circonstance qui nous permet de célébrer ensemble en Chine, la nouvelle année du tigre et en Europe, la fête des amoureux. L’amitié sino-française se nourrit des deux messages, celui de l’énergie et celui du cœur. En 2010 que la force n’aie pas peur du cœur et de ses valeurs d’humanité ! Que le cœur n’aie pas peur de la puissance et de sa croissance !
La peur est une défaite. Le monde a besoin d’un tigre chinois puissant et agile. La Chine a besoin d’amis fidèles qui s’intéressent autant au cœur de son peuple qu’au cours de sa monnaie. L’expo de Shanghai 2010 sera puissante et humaine puisqu’on y inventera la place de l’Homme dans les grandes villes du XXIème siècle. Ce sera l’un des évènements marquants de cette nouvelle année.
Je souhaite à tous mes amis chinois une bonne année du tigre, de belles fêtes de printemps en famille.
Nous partageons ici la chaleur de ces moments de convivialité, notamment à l’occasion d’une réception organisée par le Président de la République Française.
La France aime les peuples qui ont du cœur à l’ouvrage. Ils sont créateurs des grandes et vieilles civilisations.
Bonne année aux amoureux… de la France en Chine, et de la Chine en France !
Sincèrement,
Jean-Pierre Raffarin
Ancien Premier Ministre
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Il a 5 ans mon gouvernement a fait voter une loi pour les personnes handicapées dont l’accessibilité aux équipements était la priorité. C’est pour moi une fierté. Je sais bien qu’il faudra beaucoup de temps pour effacer cette barrière de l’accessibilité mais je suis très heureux de mesurer l’immense mobilisation des élus, des architectes, des maîtres d’œuvre et des associations… Cet anniversaire est une belle occasion pour relancer la mobilisation pour cette grande cause nationale.
jpr
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Nice matin sort une info selon laquelle j’aurais refusé l’ambassade de France en Chine.
C’est exact, mais cela date maintenant de plus d’un an !
jpr
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Fort de son autonomie et des qualités de son proviseur, le lycée français de NY est exemplaire. Les effectifs sont « métissés », 30% de Français, 29%de binationaux, 25% d’Américains et 16 % d’autres nationalités. Les élèves des classes primaires ont accès à 2h de mandarin par semaine. 30% des élèves sont boursiers. Les enseignants sont sous contrat d’un an, avec évaluation régulière.
L’excellence académique de cet établissement à but non lucratif doit faire réfléchir nos professionnels de l’éducation…
- Haïti, l’espoir en français
J’ai pu parler avec une dizaine de jeunes Haïtiens accueillis depuis une dizaine de jours au LFNY. Leur dignité est exemplaire, pas de larmes ni de colère, des sourires même pour exprimer la profondeur de leur gratitude mais, surtout, une tristesse, lumineuse et infinie au fond des yeux. Le Français pour apprendre et pour jouer est leur seule joie.
En sortant du bureau du secrétaire général de l’ONU, j’ai souhaité appeler Michaelle Jean, la Gouverneure générale du Canada, elle même d’origine haïtienne. Elle m’a dit sa gratitude pour la France mais aussi l’importance qu’elle accorde à la mobilisation de la francophonie. Le français ne peut être arraché du destin d’Haïti. En bonne intelligence avec les Américains dont les efforts sont immenses, nous devons travailler à la dimension francophone de l’espoir haïtien.
jpr
Ma visite au LFNY vue par le site France-Amérique
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Ce matin, réunion de la majorité autour de Nicolas Sarkozy. Nous avons naturellement commenté le bouclage des listes de la majorité pour les régionales. Évidemment, les alliés de l’UMP ont montré leur satisfaction de se voir respectés par leur partenaire. Il est évident que la nationalisation des investitures a permis des accords qui étaient localement difficiles. Ce qui explique l’accueil un peu frais du conseil national de l’UMP à ces arbitrages. Je pense qu’à l’avenir l’échelon national ne devrait être qu’un niveau d’appel pour les investitures. Dans une France décentralisée le parti majoritaire se doit d’être davantage décentralisé.
Avant de partir pour Washington, j’ai reçu au Sénat Eric Woerth venu écouter une entreprise de la Vienne qui affronte de réelles difficultés avec l’admnistration européenne (bon courage Michel Barnier !).
Mon prochain billet sera en direct des Etats-Unis.
jpr
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De retour de Shanghai je veux rendre hommage aux artisans dont le talent fonde en grande partie l’image française de la qualité. On connaît l’attachement de Cartier à ses maîtres-horlogers, celui d’Hermes à ses maroquiniers ou de de Cardin à ses couturieres…
Derrière nos grandes réussites commerciales il y a souvent cette élite de la qualité française que sont « les meilleurs ouvriers de France » en particulier et les artisans en général.
Il a fallu de l’audace aux Bernachon, Chapon, Fresson, Seve, Hevin, Lac… et à la quarantaine de chocolatiers qui ont fait le déplacement de Shanghai pour ce premier salon du chocolat. Ils ont investi du temps et de l’argent pour un marché émergent, donc incertain.
Heureusement ils ont gagné leur pari. La foule était au rendez vous ce samedi au Shanghai exhibition centre. Les médias chinois ont couvert l’événement de manière exceptionnelle. La voie est ouverte pour le chocolat en Chine et pour les professionnels français. Un tel succes n’aurait pas été possible sans l’esprit entrepreneurial de Sylvie Douce et de François Jeantet, les fondateurs du salon du chocolat. Avec le talent de géométrie des industriels ils conjuguent le sens de la finesse des artisans pour multiplier les aventures dont, au total, la France est gagnante. Voilà des entrepreneurs privés, de culture familiale, qui prennent des risques loin de leur base, qui croient en leur force et qui finalement se révèlent être de formidables serviteurs de l’image de leur Pays.
Merci aussi aux diplomates chinois à Paris et français en Chine qui ont cru dans ce projet. Un hommage particulier à Brigitte et Mauricio qui représentaient à Shanghai les PME du Poitou et leurs excellents « goulibeurs » !
jpr
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Après avoir sensibilisé les dirigeants européens, MM Van Rompuy, Barroso et Buzek, au combat francophone je suis allé parler aux journalistes de la salle de presse du Conseil européen.
J’ai présenté les avancées de mes diverses rencontres : amélioration de la signalétique du Parlement européen, valorisation des travaux du forum des députés francophones, célébration par l’Union de la journée internationale de la Francophonie, le 20 mars, formation au français des dirigeants européens dans les centres de l’OIF, notamment en Provence, actions de l’Union pour le multilinguisme, intransigeance pour le maintien du français comme langue de travail…
J’ai trouvé un public en colère. Les journalistes francophones sont extrêmement las de constater le déclin du français dans les salles de presse de l’Europe. Ils sont révoltés quand leurs questions en français provoquent des remous parmi leurs confrères. Ils sont irrités quand un responsable européen choisit par commodité un porte-parole anglophone. Ils se sentent blessés quand la Haute Représentante, Madame Ashton, publie un communiqué en anglais sur l’extrême malheur du peuple d’Haïti, peuple francophone. C’est vrai que cela permet de douter du degré de sensibilité et de finesse de la prochaine diplomatie européenne.
La francophonie doit, sans doute, entrer dans une nouvelle phase de son action. Il faut se montrer plus intransigeant à la manière d’un Jacques Chirac quittant la reunion dans laquelle Ernest-Antoine Sellière s’exprimait en anglais. L’essentiel est de ne pas être atteint par « la fatigue culturelle » dont parle ici notre ami Alain Lavallée.
Merci à tous ceux et à toutes celles, nombreux qui, sur ce blog se sont exprimés en faveur de la conscience francophone. Pour entretenir cette conscience on peut jardiner la poésie comme Claire ou Ernest. On peut aussi, comme nous le recommande Caroline, aller sur le blog de Jean Quatremer, journaliste de Libération à Bruxelles qui fait partie des francophones en colère.
Je veux aussi saluer l’initiative de notre Ministre Alain Joyandet qui organise un concours dans les écoles pour trouver des expressions françaises pour la langue internet : Buzz, Tank, Chat…
Avec « carnetjpr », nous avons déjà une proposition…
jpr
PS : je vous signale également « Francophonie en blog » d’Arnaud Pannier qui se donne pour projet de réconcilier le français et la francophonie et un article intéressant sur l’enseignement du français aux Etats-Unis sur le blog du correspondant de Libération à Washington
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Je me rends à Bruxelles ce Jeudi 14 janvier pour mobiliser les nouveaux dirigeants de L’Union sur « l’exigence francophone ».
Fait exceptionnel, je rencontrerai les trois dirigeants de L’Europe, M.Van Rompuy pour le Conseil, M.Barroso pour la Commission et M. Buzek pour le Parlement, au cours de la même journee.
En qualité de « représentant personnel du président de la République », j’irai défendre l’usage du français dans les institutions européennes. Le français ne recule que lorsque l’offre de français est insuffisante. Quand, dans une ville du monde, on ouvre une école française, les capacités d’accueil sont immédiatement saturées. Quand dans une institution on fragilise le français, ce sont les valeurs du pluralisme et de l’humanisme qui sont étouffées.
Pour le combat du français et de la francophonie, j’ai l’âme résistante, l’âme québécoise !
Une part du destin de l’Europe se joue en français, la diversité linguistique est constituante de notre histoire, elle est aussi composante de notre message.
Par cette démarche je prolonge l’admirable action linguistique et politique d’Abdou Diouf a la tête de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF). A la demande du Président français, j’engage ainsi un tour des organisations internationales pour y défendre le français, après l’Europe je me rendrai debut février a l’ONU a New-York.
jpr
Lire le compte-rendu du déplacement par l’AFP
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Commentaires
le 16/03 à 18:35
Zut Reynaldo, je voulais vous faire un smiley, râté.......... [...]
le 16/03 à 18:34
@"Reynaldo"...! Vote obligatoire, dites-vous .......... En ce moment, ne croyez-vous pas que le [...]
le 16/03 à 18:29
Mon cher Jean Pierre, Comme il est difficille d'expliquer l'inexpliquable, l'inexcusable... Je m [...]
le 16/03 à 14:09
Bonjour Monsieur le Premier Ministre, Avant, je l'espère, d'avoir l'honneur et le plaisir d'un proc [...]
le 16/03 à 13:34
Je note un certain relâchement pour ce qui est des accents. Quand le chat dort, les souris dansent. [...]