A 50 km, des Amis se joignent à nous pour partager la joie de l’arrivée à Saint-Jacques. Depuis Le-Puy-en-Velay, nous avons parcouru environ 1650 km, en une soixantaine de jours de marche, répartis sur 7 ans. Le chemin donne de multiples bonheurs et laisse quelques cicatrices. Ces dernières sont encore un peu douloureuses deux jours avant l’arrivée. Mais bientôt elles ne seront que la marque, la trace, d’un morceau de vie, ouvert sur la Vie. A Saint-Jacques-de-Compostelle la ligne d’arrivée, ouvre sur un nouveau départ.
jpr
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Une semaine de vacances parlementaires passée sur le chemin de Saint Jacques. L’arrivée en Galice annonce maintenant la destination finale, sept ans après le départ du Puy-en-Velay. La joie du finistère et l’inquiétude de la fin se mêlent comme les vagues de l’Océan.
- 1650 km à pieds, pourquoi ?
Parce que la marche est le meilleur ennemi de la peur. Peur de la longueur, peur de la profondeur, peur de ne pas être à la hauteur, peur de l’ennui, peur du monde, peur des rencontres, peur de la Rencontre, peur des ruptures…
« Notre vie est une marche », c’est une bonne réponse.
La marche est personnelle sans être solitaire, elle est communicante sans être bavarde, elle peut être douloureuse et aussi joyeuse, elle est physique et spirituelle, elle exige mais elle donne, elle réconcilie le pas avec l’horizon, elle rassure plus qu’elle n’inquiète, elle est équilibre, elle transforme le randonneur en Pèlerin, elle rappelle que l’Espagne est aussi atlantique…
Le Pèlerin arrive en Galice, face au vent, en vue de Saint-Jacques… en Paix avec lui-même et avec l’autre, celui, visible ou invisible, qui marche à côté de lui. Il a appris la confiance. Cela ressemble plus à la conquête d’une « assurance » qu’à l’affirmation d’ une performance. Ultreia.
jpr

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La crise et les échecs socialistes nous imposent des devoirs. Le pays est en crise grave. Les fractures s’ajoutent les unes aux autres : économique, sociale, sociétale et morale. De nombreux Français ont le sentiment que le pouvoir s’en prend aux trois piliers de notre société : la famille , l’entreprise et la commune. L’exécutif est affaibli et la rue gronde. Tout est possible dans ce climat délétère. Tout sauf l’éclatement de l’opposition. Nous ne sommes plus dans les temps où il s’agissait des se partager le pouvoir. Aujourd’hui l’enjeu c’est la crédibilité. Donc l’unité. Les ambitions personnelles doivent avoir la décence de rester discrètes. La division de l’UMP serait un service rendu au Front national.
Ne mésestimons pas la montée parallèle des fronts. La protestation prend aujourd’hui la place de la réflexion, ce qui rend la situation dangereuse.
Le projet d’alternance de l’UMP n’a de sens que dans l’unité, protectrice de notre diversité.
jpr
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Le retour de la bataille Copé-Fillon serait absurde.
On peut comprendre que la Presse ait intérêt à relancer une querelle qui peut générer de l’actualité politique. Mais ce n’est pas l’intérêt de l’UMP.
Contrairement à de nombreux échos, l’ambiance au parti est redevenue « normale ». Bien sûr, chacun s’observe, mais ce n’est pas très nouveau dans un parti politique ! La commission des statuts est bien conduite et le climat y est serein. D’ailleurs François Fillon et Jean-François Copé sont, le plus souvent, d’accord pour une vision assez bonapartiste du Parti, ce sont les libéraux les plus contestataires. Le mardi matin le petit déjeuner du comité politique est un lieu fertile d’échanges, libres et utiles. La commission d’investitures est au travail et procède à des décisions soit par consensus soit par vote, à bulletin secret !
Bien sûr, les rivalités sont multiples, mais franchement ce n’était guère différent avant. Le pluralisme est vivant.
Cette bataille n’a aucun intérêt pour François Fillon qui doit construire avec les Français un dialogue apaisé. Évidemment, certains supporters trouvent quelques intérêts à continuer les bagarres qui ont renforcées leur identité politique personnelle. Mais il n’y aura guère d’avenir pour rassembler les Français pour celui qui divisera l’UMP.
Certains disent à Jean-François Copé que c’est dans les batailles qu’on se construit. Moi, je pense que le Président de l’UMP est face à une seule et grande exigence : conduire la famille à la victoire aux Municipales. C’est évidemment une étape de son destin.
En concluant un accord en décembre dernier, les deux protagonistes avaient mesuré les dégâts de la crise de novembre.
Le fait nouveau, plus surprenant qu’attendu, c’est la très grande faiblesse de l’exécutif socialiste. Pouvoir d’achat, chômage, dette, déficit, croissance, tous les paramètres sont en échec. La dégradation s’accélère. Le rendez vous des Français avec l’opposition se rapproche, l’UMP est davantage observée, écoutée, attendue. Notre éthique de responsabilité doit être aussi renforcée.
La crise nous impose le rassemblement. Les querelles de personnes seront jugées très sévèrement par l’opinion. Chassons l’absurde.
A Pâques, au printemps, l’essentiel c’est la victoire sur l’hiver.
jpr
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- La Justice spectacle n’est pas la meilleure Justice.
- Il est possible de dire son soutien à Nicolas Sarkozy sans injurier la Justice.
- L’exécutif a tort de mépriser les foules que la famille mobilise.
- La taxe à 75% a déjà fait son œuvre néfaste contre l’attractivité du Pays.
- Le Front de Gauche semble rechercher le parallélisme des Fronts.
- Port du voile : chacun ses responsabilités. L’Etat, dans l’espace public, est à sa place.
- C’est à Chypre que les Européens devraient discuter de leur soutien. On ne négocie plus à distance dans notre monde moderne.
- Quel paradoxe que d’envoyer nos armées au Mali et de réduire leur budget.
- Oise : si les électeurs du PS votent FN, la gauche morale est très mal.
- Mieux vaut rassembler la France contre les records du chômage, plutôt que de la diviser sur le mariage .
jpr
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La question qui nous est imposée par les circonstances, économiques et budgétaires, est simple : comment développer davantage nos territoires tout en faisant des économies ?
Les quartiers urbains, les grandes métropoles, les villes moyennes, les périphéries rurbaines, les intercommunalités, les communes rurales… sont l’objet d’approches de développement multiples et différenciées. Cependant, je crois pouvoir dire que c’est sur la ruralité que le déficit d’attention est le plus fort. L’Etat rêve d’un Grand Paris, les Régions concentrent la part la plus importante de leur budget sur les villes, l’action locale de l’Europe est peu lisible, il n’y a guère que le département pour défendre la ruralité par l’équilibre de son territoire.
Mon expérience m’amène à conclure aujourd’hui que quiconque veut défendre la ruralité doit défendre le département.
Si on renforce le potentiel d’action des départements où peut-on faire des économies ?
Le gisement d’économies réside, selon moi, dans les chevauchements de compétences et les doublons qui caractérisent la relation, concurrentielle, qui existe entre départements et régions.
Dans de nombreuses régions, la collectivité région n’est qu’un gros département supplémentaire (dont le budget est généralement inférieur à celui du département le plus important). Depuis quelque temps on assiste à une cantonalisation de l’action régionale, les conseils régionaux se posant souvent en concurrents des conseils généraux. Le tourisme est sans doute le secteur où la compétition est la plus vive et les doublons les plus massifs, mais il n’est pas le seul.
La solution est de changer la région de dimension. En divisant par deux le nombre de régions, on donne à chacune la dimension européenne et on réalise des économies de gestion. La nouvelle grande région, en se concentrant sur les questions majeures de développement et d’infrastructures économiques, technologiques et scientifiques, n’aura plus la tentation de marcher sur les terres du département qui, lui, pourra se consacrer à la cohésion sociale et territoriale (dont la ruralité).
À la région les choix stratégiques au département la proximité.
Le débat vient bientôt au Sénat, votre contribution nous sera très utile.
jpr
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Jean-François Copé a raison d’appeler à un changement radical de la politique économique.
Le déficit de croissance, la croissance du déficit et les hausses simultanées des impôts et du chômage sont les preuves manifestes de l’échec actuel.
Les perpectives pour l’année 2013 sont très sombres. Le record 2012 du nombre de fermetures d’usines (+42%), comme celui des demandeurs d’emplois seront, cette année, dépassés.
La France attend toujours son plan national pour la compétitivité. Des mesures comme le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraites ou la TVA anti-délocalisation deviennent incontournables. Le discours de Jean-François Copé pour la « Motion de censure » contre la politique économique du gouvernement sera l’occasion, pour l’opposition, de présenter son projet alternatif.
10 mois après l’arrivée de la gauche au pouvoir le moment de vérité approche. Ce sera le moment où les socialistes devront laisser de côté leur dogme pour engager avec pragmatisme le redressement de La France. Auront-ils la lucidité nécessaire ? Le voudront-ils ? Le pourront-ils ?
Auront-ils le temps ? L’urgence gronde !
jpr
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- J’ai déjà voté pour lui 2 fois, il n’est pas impossible, selon les circonstances, que je le fasse une 3ème fois.
- Je porte un jugement globalement positif sur son bilan. Je pense même que, sur le plan économique, son action à partir de 2010 était excellente. La cour des comptes vient de le reconnaitre.
- En politique étrangère je salue son leadership.
- La comparaison avec l’actuel pouvoir : c’est le match des réformateurs contre l’immobilisme.
- Cependant, notre crédibilité pour l’avenir passe par notre capacité à reconnaître nos erreurs et à être lucides sur les causes de l’échec de la présidentielle mais aussi des élections locales. La confiance des Français passe par notre lucidité collective.
- Les faits ont montré que 2012 était gagnable.
- D’ici 2017, je souhaite que la nouvelle génération de l’UMP puisse s’épanouir.
- Pour Nicolas Sarkozy la question n’est pas celle de la conquête mais celle des circonstances. Les plus jeunes, eux, doivent conquérir la confiance des Francais. Nicolas Sarkozy sera-t-il la solution en 2016 ? Nous verrons bien.
- D’ici là Copé, Fillon , Kosciusko… et tous les autres doivent se preparer et tisser leur toile avec les Français. Nous devons les protéger.
- D’ici là, nous devons bâtir un projet, apaiser l’UMP, gagner les municipales et reconquérir le Sénat.
jpr
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La pensée chinoise est une pensée des contraires, le yin et le yang. Il y a des proximités avec la « pensée complexe » d’Edgar Morin qui est une pensée de l’interaction.
La pensée socialiste est contradictoire. Ce n’est pas la même chose, dans le premier cas les contraires permettent d’avancer, dans le second l’action est ambigüe et confine au double jeu. Les exemples sont nombreux :
- Le jour où le gouvernement confirme la fermeture de Fessenheim, il lance simultanément un plan PME du nucléaire. Stratégie contradictoire.
- Le gouvernement dit non à la PMA dans la loi sur le mariage homosexuel mais annonce un prochain texte dans lequel elle figurera. Double jeu.
- La France célèbre l’amitié franco-allemande au moment où Elle s’en va en guerre, seule, au Mali. Ambiguïté.
- Madame Bricq fait de la mondialisation une opportunité pour les PME quand Monsieur Montebourg s’en prend aux entreprises étrangères en France. Marketing.
- Le Ministre de l’Intérieur promet la fermeté , celui de la Justice en critique l’efficacité. Il y en a pour tout le monde !
Je suis sûr que les fidèles de ce blog n’auront pas beaucoup de mal à prolonger cette liste…
Cette attitude générale prend sa source au cœur de l’exécutif, dans des hésitations…. ou bien dans des manœuvres. Indécisions ou double jeu, dans les deux cas le résultat est la confusion.
Ce n’est pas un bon calcul, de la confusion naissent les divisions.
jpr
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Je ne parlerai pas dans ce billet de notre « guerre » contre le terrorisme au Sahel, car je pense sincèrement que, dans cette période, il nous faut être rassemblés derrière nos soldats et leurs chefs. Je développe ici principalement les enjeux économiques et les 3 fautes que l’ont peut attribuer aux socialistes actuellement.
1- Le manque de lucidité face à « l’avis de tempête industrielle » qui menace la France en 2013
Le choc de compétitivité a fait pschitt. Les mesures Sarkozy ont été supprimé (TVA anti-délocalisation, défiscalisation des heures supplémentaires…), le crédit d’impôt est trop imprécis pour être intégré des maintenant dans le prix de revient industriel, les charges augmentent et le déséquilibre des prélèvements sur les entreprises entre la France et l’Allemagne se creuse gravement… D’évidence, la compétitivité n’est pas prioritaire.
2- Le manque d’initiatives face à la dégradation des relations franco-allemandes
Divergences européennes (fédéralisme, défense…), désaccords industriels (EADS-BAE…) différences de priorités internationales (Mali,Chine…) distorsions économiques (croissance et discipline budgétaire…)… Le 50e anniversaire du traité de l’Elysée ne masquera pas les actuelles incompréhensions entre la France et l’Allemagne. Notre destin est pourtant commun.
3- Le manque de courage par le choix de « la stratégie de la distraction »
Avec les questions de société (mariage homosexuel, vote des étrangers, réforme des conseils généraux...) le gouvernement « distrait » l’attention des Français et tente de les détourner de l’essentiel : la mobilisation nationale pour l’emploi. Alors que partout dans le monde les peuples
sont mobilisés pour défendre leur économie et leurs entreprises notre gouvernement démotive, démobilise voire décourage. J’ai constaté récemment les terribles conséquences, dans le monde, de l’affaire Depardieu et plus généralement de ces nombreux et tristes départs de France.
Face à ces trois fautes socialistes, trois « petites » idées infléchiraient, peut-être, l’action dans le bon sens :
- la nomination d’un Vice Premier Ministre chargé de la compétitivité et de l’emploi.
- la programmation de l’harmonisation sociale et fiscale de la zone « France-Allemagne ».
- le report des grands débats de société à la période où « la courbe du chômage sera inversée ».
Je verse ces pièces au débat. Cordialement à tous.
jpr
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Pour l’UMP, l’année 2013 doit ouvrir une ère nouvelle. L’horrible année 2012 est derrière nous. A nous de tracer des horizons nouveaux, pour cela nous devons relever 7 défis avec détermination et conviction.
1 – L’entente Copé-Fillon
Après la terrible bataille à laquelle se sont livrés nos deux leaders ainsi que leurs équipes, l’entente nous est imposée par leur « pacte ». Cet événement, tardif mais heureux, nous engage toutes et tous. Chacun doit être porteur de cette entente nouvelle. Les leaders doivent imposer leur autorité à leurs lieutenants, les lieutenants n’ont pas à régler des comptes que les chefs ont soldés. Les attaques personnelles ne révèlent que les ambitions personnelles. Je compte sur la « vigilance militante » pour faire respecter « le pacte ». L’intérêt supérieur de la famille est que les égoïsmes s’effacent devant notre mission commune : construire l’alternance crédible.
2 – Des statuts nouveaux
Plus jamais ça. Pour éviter de connaître à nouveau les difficultés liées à des élections très serrées nous devons repenser complètement notre vie interne et nos statuts. Sur le terrain, nous devons mettre en place le projet de « disponibilité civique » proposé par Jean-François Copé : il s’agit de mettre à la disposition de nos concitoyens les compétences multiples de nos adhérents au cours de permanences civiques. C’est notre premier ministère : servir. Sur le plan de nos procédures, la refonte doit être globale : parrainages, procurations, mode de scrutin, représentation de la diversité, décentralisation de l’organisation, organes de contrôle, reconnaissance des mouvements, mise en place de primaires… il s’agit de stabiliser une véritable organisation démocratique.
3 – Une équipe nationale
L’équipe de France de l’UMP doit être représentative de l’ensemble de l’UMP. Les nouveaux responsables ne sont pas désignés pour poursuivre les combats du passé mais pour préparer notre projet politique. Nous n’entrons pas dans une période transitoire mais dans un temps crucial pour la reconquête. Durant cette période qui nous sépare de notre prochaine élection interne, chaque responsable doit assumer entièrement ses responsabilités, du Président national au délégué de circonscription.
4 – La vague bleue
Ne nous cachons pas la vérité, la préparation des municipales sera difficile, c’est un immense chantier. Nous manquons souvent de candidats bien préparés. L’investiture est un sujet mais la formation (à la campagne et à la fonction) en est un autre. Les municipales sont pour la nouvelle UMP le préalable a tout projet national de reconquête. En Mars 2014 les Français nous mettrons à l’épreuve. Il n’y a pas de temps a perdre. Les socialistes sont prêts a toutes les manœuvres pour conserver leur implantation territoriale quitte à changer les règles électorales. Sursum corda.
5 – L’éthique du débat
Nous sommes devant la nécessité de faire vivre ensemble des cultures politiques bien différentes. L’UMP ne peut pas espérer rassembler 50% des Français sans additionner toutes ses cultures : droite forte, populaire, sociale, gaullisme et, bien sûr, l’humanisme libéral…
Le vote sur les Motions a été une étape structurante, non contestée.
Nous devons apprendre à ajouter nos différences et, surtout, à les respecter et à les faire respecter, pour cela nous tracerons des lignes jaunes entre l’inacceptable et le négociable. Tout rapprochement avec le FN est inacceptable ! Tous les extrémismes sont inconciliables avec notre attachement aux principes et lois de la République.
6 – Le bilan des années Sarkozy
Nous n’échapperons pas à un inventaire de la Présidence Sarkozy, non pas pour quelque acte de repentance que ce soit, ni pour remettre en cause les fidélités du Parti, mais pour éclairer nos choix à venir. La stratégie de reforme permanente, la pratique des institutions de la Vème République, la gouvernance mondiale, la place de la valeur travail, la décentralisation, la question nationale, l’intégration européenne, la maîtrise des finances publiques, la cohésion sociale, la paix civile, le leadership… sont quelques uns des repères de notre patrimoine politique qu’il nous faut revisiter après l’exercice des responsabilités. Après trois élections présidentielles gagnées et une de perdue nous devons nous pencher sur notre action commune, c’est une condition essentielle de la crédibilité populaire de notre projet d’alternance.
7 – L’opposition crédible
Face à un pouvoir socialiste profondément défaillant, nous devons assumer avec force, détermination, dynamisme et crédibilité notre devoir d’opposition. Nous ne devons rien laisser passer. Au Parlement, dans l’unité, à l’image de la sagesse sénatoriale, nos représentants doivent s’opposer aux nombreux textes législatifs qui affaiblissent le Pays. Notre pression permanente pourra nous conduire à descendre dans la rue, en qualité de Citoyens, pour soutenir des manifestations de protestation républicaine sur les sujets majeurs pour notre avenir.
Mais pour chaque critique formulée nous devons expliquer ce que serait notre action au Pouvoir. S’opposer c’est aussi proposer. Pour nous, l’éthique de responsabilité n’est pas séparable de l’éthique de conviction.
Ces défis surmontés, il nous sera alors possible de porter dans le pays une parole forte, exprimant notre vision de la France et proposant notre projet aux Françaises et aux Français.
jpr
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Je souhaite à tous mes amis du « carnet » une année heureuse et joyeuse. Du bonheur personnel et des joies collectives, faites d’informations, de réflexions, de débats et, aussi, d’amitié. Sincèrement, fidèlement.
Pour les Françaises et les Français, je fais des vœux d’unité. L’unité est à la fois la condition de l’action efficace, et le résultat de l’action juste.
Pour chacun des acteurs de la vie publique, je forme un vœu particulier :
Je souhaite
à Jacques Chirac : l’amitié (qu’il mérite)
à François Hollande : l’autorité (dont la France a besoin)
à Xi Jinping : une visite en France
à Benoit XVI : un voyage en Chine
à Barack Obama : le goût de l’Europe
à Nicolas Sarkozy : la pause heureuse
à Jean-Marc Ayrault : le soutien de Notre-Dame… (des Landes)
au gouvernement : la couacothérapie
à Jean-François Copé : le rassemblement
à François Fillon : la reconstruction
à Laurent Fabius : la paix
à Gérard Depardieu : la France
à Jérôme Cahuzac : la vérité
à la Vienne : l’emploi
à l’Europe : l’union franco-allemande
à Pierre Moscovici : des économies
à Johnny : la santé
à Arnaud Montebourg : un tour du monde
à Valérie Trierweiler : sa juste place
à Ségolène Royal : juste une place
au mariage : l’hétérosexualité
à l’homosexualité : l’alliance civile en Mairie
à Manuel Valls : des amis à gauche
à Jean-Luc Melenchon : la bonne foi
aux Verts : de la suite et des idées
à Jean-Pierre Bel : la mi-mandat
à Bernard Tapie : le désintéressement
à Jean-Louis Borloo : un projet
à François Bayrou : le retour aux sources
à Christian Jacob : toutes les ouailles au bercail
au Sénat : une vraie majorité
à « France Moderne et Humaniste » (FMH) : la gravité du centre
à l’UMP : la diversité respectueuse
à CenterParcs : le Loudunais
à ZTE : la bienvenue
à… tous : le respect
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On ne peut sortir d’un certain nombre d’impasses que par le compromis. Ce week-end m’a convaincu qu’un nécessaire compromis ne peut s’établir que sur un préalable : le respect. Pour cela, l’injure est l’arme fatale anti-compromis. A l’UMP, j’ai toujours pensé que la sortie de crise ne pouvait passer que par un accord entre les deux protagonistes. Apres un mois dur de conflit, le compromis est un exercice très difficile. Un compromis exige un minimum de confiance or quand elle est brisée il faut aller chercher l’intérêt supérieur pour surmonter la défiance. Dans chaque camp, comme toujours, les faucons et les colombes rivalisent entre eux. Leur influence alterne, il faut donc choisir les bons moments, pour conjuguer de part et d’autre les avancées. Au bout du compte, quand tout est sur la table, il ne reste plus que le courage et le bien commun à incarner ou a abandonner. L’homme d’Etat n’a pas peur du compromis.
jpr
PS : l’injure de J-M Ayrault à l’encontre de Gérard Depardieu sera sans doute dure à oublier pour notre acteur national, un jour il faudra bien, pourtant, se parler… et réconcilier la France avec son Obélix.
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L’UMP aurait tort de trop se réjouir des résultats des élections partielles. En effet, on peut voir dans ces résultats la permanence des principes de la Vème République : l’essentiel pour la France, c’est l’action de l’exécutif ! Aux partielles, on vote pour ou contre le Pouvoir. La sanction des socialistes reste donc le premier message de ces législatives.
Quand, en plus, les candidats sont de qualité et enracinés leur impact personnel dans ces circonstances est plus fort que leur étiquette.
D’évidence nos électeurs jugent très sévèrement la crise à l’UMP, ce n’est pas une raison suffisante pour voter, maintenant, pour les socialistes. La sortie de crise reste donc urgente.
jpr
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J’ai eu l’occasion, ces derniers mois, de revisiter Bordeaux, Lyon, Marseille, Lille, Strasbourg… Lumières de Lyon, Quais de Bordeaux, Marseille Capitale européenne de la Culture… J’ai été impressionné par le renouveau de ces métropoles. En valorisant leur patrimoine ancien, elles ont fait un choix d’avenir. Elles sont belles. En innovant pour les transports en commun, elles font circuler leurs énergies dans l’ensemble du tissu urbain. Elles sont actives. En internationalisant leur rayonnement économique et culturel, elles ont renforcé leur attractivité. Elles sont séduisantes… Je ne suis pas sûr que nos beaux esprits jacobins mesurent combien l’attractivité d’un pays passe aussi par le rayonnement de ses métropoles interrégionales.
Cette nouvelle donne – métissage interrégional de l’Economie et de la Culture – change l’équilibre du territoire. Si une politique nationale des petites et moyennes villes et de la ruralité ne se met pas en place il est évident que les emplois, publics et privés, vont fuir vers ces métropoles et ainsi, des déserts régionaux se développeront. Les petites et moyennes capitales régionales sont particulièrement menacées. Les élites entrepreneuriales et administratives seront de plus en plus attirées par ces Pôles puissants et ouverts.
La réussite des métropoles interrégionales a beaucoup d’avantages pour notre Pays, mais elle nous impose de renforcer notre armature territoriale. De grandes régions pourraient sans doute permettre aux villes moyennes de vivre en réseaux avec ces métropoles.
En circulant dans notre si beau pays, je trouve des raisons d’espérer. Malgré tout…
jpr
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