
Dans le Dauphiné, ce matin, je reviens sur les raisons qui me font apprécier la marche en montagne chaque été depuis plus de dix ans.
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La séquence avec Angela Merkel est de la belle politique.
D’abord le couple Franco-Allemand assume son devoir de propositions. C’est une des conditions de la dynamique européenne. L’impôt commun à la France et à l’Allemagne scelle un peu plus notre destin commun. La France est dans son rôle, le Président à sa place.
Ensuite, la perspective fédérale de l’Europe reprend consistance avec le projet d’un gouvernement durable de la zone Euro. Il était temps. L’accord a encore plus d’importance que la personnalité proposée. Voilà plus de 2 ans, maintenant, que Nicolas Sarkozy plaide pour un gouvernement économique de l’Europe. N’oublions pas sa tentative sur l’Eurogroupe.
Le partage de la « Règle d’or » au sein de la zone euro la rend maintenant incontournable. Cette idée était déjà dans l’esprit de nos grands traités européens, défendus en France alternativement par la droite et par la gauche.
Enfin, les gouvernements, en prise aux violentes attaques des spéculateurs, envisagent de se doter des moyens de la riposte avec une taxe européenne sur les transactions financières. La cohérence a besoin des moyens de la cohérence.
Dans les réactions, Jean-Louis Borloo a été plus élégant que Martine Aubry. Il faut dire qu’il y a du Giscard dans ce Sarko là.
Madame Aubry a perdu une occasion de montrer son sens de l’Etat, et d’afficher la qualité des « Grands », le fair play. Le consensus national ne peut être une stratégie, dans une démocratie ; cependant, dans certaines circonstances, ce peut-être la marque de la Grandeur.
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Sur la route de Combloux je réfléchis à l’altitude en politique. Je pense que si Nicolas Sarkozy a, ces derniers temps, amélioré sa situation personnelle dans l’opinion publique c’est qu’il a pris de la hauteur dans l’exercice de ses fonctions.
Les tensions internationales ne sont pas étrangères à cette nouvelle attitude présidentielle, mais l’essentiel est principalement dû à un retour du Président à la pratique fidèle des institutions de la Vème République.
J’avais, en 2007, dans mon livre « La dernière marche » annoncé l’exigence de ce scénario.
Cette donne nouvelle est heureuse parce que les attitudes du Président étaient plus souvent critiquées que sa politique. Ce qui était irritant pour les uns, injuste pour les autres.
Ce matin, un commentateur explique à la radio qu’en « sautant la case Matignon Nicolas Sarkozy a, pendant un temps, confondu les fonctions de Premier Ministre et celles de Président ! »
Si cela est exact, le handicap de Francois Hollande qui n’a même pas l’expérience d’un Secrétaire d’Etat, est … irrémédiable !
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J’ai accordé un entretien aux Echos de ce jour dans lequel je reviens sur la nécessaire revitalisation du Centre.
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Deux visites cette semaine à l’Elysée. Beaucoup d’informations quelques impressions :
- Tour de France : pour le Président, la campagne présidentielle ressemble au grand tour : « nous sommes actuellement dans les étapes de plaine, avec le vent de face. Restons sereinement dans le groupe, les agitations épuisent les agités. Préparons les Alpes, puis les Pyrénées et, enfin, il nous faudra gagner le contre la montre… ».
- Programmation. Le Président avait programmé un emploi du temps chargé pour faire face à l’actualité des primaires socialistes : conférence de presse économique, voyage affectif dans la Sarthe, remaniement… Deux autres événements majeurs ont occupé fortement l’espace médiatique : l’anticipation de la décision du FMI et la merveilleuse libération des otages de France Télévision… Pour le Pouvoir, l’actualité n’est pas toujours malveillante !
- Christine Lagarde. Grand bonheur, belle fierté. Christine a gagné cette élection grâce à ses qualités propres. Ses premiers soutiens sont venus de l’étranger. Le Président ne se vante pas, à l’excès, de cette nomination, qui honore, à nouveau, la France. Il sait rester modeste… La compétence, l’élégance, les performances de Chritine Lagarde manqueront sans doute à notre campagne présidentielle. Celui qui lui a confié sa première mission d’Etat éprouve une joie profonde.
- Humour. Le Président a tenu à remercier chaleureusement tous les parlementaires qu’il n’a pas nommés dans l’un des gouvernements et qui ne lui en veulent pas : « Il y a tellement de ministres que j’ai nommés et qui, aujourd’hui, m’en veulent que j’apprécie votre amitié désintéressée ». Il est vrai qu’il y a des nominations qu’on est obligé de regretter, durablement.
- Désordre territorial : il y a un dossier sur lequel le Gouvernement n’a pas la main heureuse, c’est celui de la réforme territoriale. Le Conseil constitutionnel vient de retoquer pour la deuxième fois ce texte parce que la loi que j’avais fait voter selon laquelle tout texte concernant les collectivités locales doit être soumis en priorité au Sénat n’a pas été respectée par l’exécutif. Dans le même temps, le gouvernement vient d’engager dans la précipitation la reforme de la carte des nouvelles communautés de communes qui va rentrer en collision avec la carte des nouveaux cantons. Pourtant la cohérence entre ces deux projets s’impose à tous les élus de bon sens. Nos territoires sont tourmentés par une reforme dont on cherche le poste de pilotage national.
- Martine Aubry : « occupons-nous des problèmes des Francais et laissons les Socialistes s’occuper des problèmes de leur parti ». Le Président garde un excellent souvenir de sa rencontre avec Madame Royal en Charente. Elle ne lui est pas apparue en progrès, par rapport à leur rencontre précédente.
- Nicolas Sarkozy : Le Président est dans une forme éblouissante. « Une force qui va et qui sait ou elle va ». Sa forme intellectuelle semble inversement proportionnelle à sa « disponibilité participative ». Il argumente clairement, il convainc massivement, il séduit fortement, mais… il partage modérément. Après une réunion, les participants sont admiratifs. Sa force éducative présentielle est très performante, plus que son enseignement à distance (comme on dit au CNED de Poitiers). La campagne ne lui sera pas défavorable.
- Remaniement : L’entrée de mon ami Marc Laffineur au gouvernement est un vrai bonheur. C’est un parlementaire chevronné, un Pélerin de l’Humanisme, un connaisseur de « la France d’en bas ». Le Président a rééquilibré son gouvernement avec des représentants des sensibilités plus centrales sur le spectre politique. C’est le bon sens, la bonne direction. Un mot de sympathie pour Bruno Lemaire dont le talent et l’éthique légitimaient aussi une promotion.
- Jean-Louis Borloo : Ma position à son propos gagne du terrain. Il n’est pas bon d’attaquer une personnalité, un Ministre qui a travaillé loyalement avec nous, 9 ans durant. Laissons « l’Alliance Centriste » formuler ses propositions, elles seront sans doute, utiles, d’une manière ou d’une autre, en fin de course. Le paramètre déterminant, à la fin de l’année, sera la capacité de Marine Le Pen à assumer un nouveau statut, celui de la proposition réaliste et non plus celui de la protestation populiste. Je n’y crois guère. Pour personne la nervosité n’est pas bonne conseillère.
- Alain Juppé : Plus il est heureux, plus il est talentueux. Sa renaissance lui confère une place majeure à la table de la République. Tous y gagnent.
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J’ai été témoin de la relation Chirac-Sarkozy, avant la présidentielle de 2007. Ce qui est écrit dans le tome 2 des mémoires de Jacques Chirac à l’endroit de Nicolas Sarkozy me paraît conforme à ce que j’ai vécu. Les quelques réserves – mêlées à quelques compliments – exprimées par le Président Chirac s’adressent à son Ministre et non à son successeur.
Il est clair que les deux hommes ont des natures et des cultures bien différentes.
Quand Jacques Chirac privilégie le principe d’humanité, Nicolas Sarkozy choisit d’abord le principe d’efficacité. Le premier est devenu penseur du temps long quand l’autre s’engage comme acteur du temps court… Je pourrais continuer dans les différences.
J’ai aussi noté de multiples convergences chez ces deux leaders qui ont construit leur parcours à partir des mêmes sources partisanes. L’engagement de la France aux côtés des pays émergents restera une caractéristique, par exemple, des deux Présidences.
Malgré tout cela, on aurait tort de réduire le dernier livre de Jacques Chirac à des commentaires d’actualité, il s’agit avant tout d’un livre de géopolitique, qui propose une vision très humaniste de la planète. Le monde a changé, les relations internationales ne sont plus verticales, hiérarchiques, elles son devenues horizontales, fondées sur la réciprocité du respect.
Les échanges de Jacques Chirac avec les Grands de ce monde sont convaincants quant à la pertinence et la constance de ses engagements en politique étrangère.
« Le temps présidentiel » nous montre aussi une pratique très humaine du pouvoir. Au cours de son parcours politique, Jacques Chirac s’est progressivement ouvert à toutes les composantes de la société. Du Premier Ministre fonceur au Président rassembleur, on mesure les métamorphoses. Jacques Chirac a fini par ressembler à la France, un Pays où « en une fraction de seconde » on peut se « se prendre au col » comme se tomber dans les bras ». Le cristal français mérite précaution. « La France aux mille visages » aspire autant à la diversité qu’à l’unité. La République reste notre ciment et, pour elle, il faut combattre « l’illusion des nouvelles lignes Maginot ».
Le livre se termine par un beau texte, »un testament politique » adressé à ces jeunes générations dont Tocqueville disait « qu’elles constituaient un Peuple nouveau ». Pour Chirac, c’est le rêve français qui doit sans cesse être renouvelé.
Y a-t-il des héritiers pour ce message ? Peut-être pas au sein de la « Chiraquie », parce que les familles sont trop nombreuses pour que l’une d’entre elles affiche un droit de propriété. Entre les Pompidophiles, les Giscardophobes, les Chirkozistes, les Agrisalonistes… et tous les Républicains conviviaux, il n’y a que Chirac pour rassembler les Chiraquiens.
Cependant ce livre est plus qu’un »voyage de mémoire », il trouvera ses compagnons d’avenir.
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- HABILETE : Bravo Ségolène. La Présidente de Région a réussi un nouveau tour de passe-passe à la barbe du Président. Poitou-Charentes, région atlantique, reçoit beaucoup de pluies de novembre à avril et connaît souvent des périodes de grande sécheresse le reste de l’année. La bonne réponse était donc de construire des retenues des eaux hivernales (barrages et retenues colinéaires) pour pouvoir arroser à la saison sèche. Ségolène Royal en stoppant cette politique, développée dans tous les pays victimes de sécheresse, a contribué à l’affaiblissement de l’agriculture régionale en général et de l’élevage en particulier. Le débat a été escamoté, devant le face-à-face électoral… qui ne nuisait ni à l’un ni à l’autre.
- SAGESSE : Le Senat a voté le texte sur la bioéthique, en revenant sur ses votes de la première lecture. Il s’agit du traditionnel débat sur les limites morales que le Droit doit fixer à la Science. Le chercheur est un être moral, mais la science n’est pas, en elle même, morale. C’est pourquoi, sur les sujets de vie ou de mort, je préfère des interdictions avec dérogation plutôt que des autorisations avec conditions. Le débat a été de qualité. La conscience de chacun était en cause, puisque nous débattions de la source de la Vie.
- TEMPS : « Le temps présidentiel », le deuxième tome des mémoires de Jacques Chirac ne peut être réduit aux relations entre le Prédécesseur et le Successeur. En revanche ce livre est un superbe traité sur la conduite de la France, sur cette relation singulière entre le peuple français et son chef, sur le service de la France au cœur du Monde, sur une pratique française du Leadership. Une question est lancinante tout au long du livre, aimer la France ou la rêver ? Avec Jacques Chirac, on prend la mesure du temps en politique, à la manière asiatique, il mêle le temps long de l’anthropologie au temps immédiat de la politique. Au pouvoir Jacques Chirac a changé, il a fini par ressembler à la France.
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Déjeuner aujourd’hui avec Jacques Chirac au restaurant « Au Père Claude ».
Claude Chirac et Dominique Bussereau participaient à cette rencontre conviviale et affectueuse. Au menu la sortie, la semaine prochaine, du deuxième tome de ses Mémoires, avec les bonnes feuilles dans un hebdomadaire dès cette semaine.
Au programme de nos discussions : la Chine, la Francophonie, l’Algérie et les grandes questions nationales… Le Président est en forme, l’humour à vif, la fourchette solide, les commentaires lucides…
Au hasard des tables, le Président a pu saluer un autre des ses anciens PM, Lionel Jospin, un socialiste, Pierre Moscovici, un giscardien, Patrice Duhamel et… un Sarkoziste, Pierre Charon, plus quelques autres…
Belle image de rassemblement, certes furtif, mais respectueux…
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De retour d’Algérie, je découvre les propos de Luc Ferry. J’ignore totalement à quels éventuels événements il fait référence.
En ce qui me concerne, je n’ai jamais été saisi, de près ou de loin, d’informations de cette nature.
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Je rentre d’Alger en ayant le sentiment du travail accompli. En effet, l’été dernier, le Président Nicolas Sarkozy m’avait confié la mission de débloquer une douzaine de dossiers économiques majeurs, identifiés par les deux gouvernements. L’objectif était, au-delà de ces dossiers, de participer à l’émergence d’un nouveau climat partenarial entre nos deux Pays.
Sur les 12 projets, 9 ont été finalisés et les 3 derniers nécessitant plus de temps en raison de leur complexité industrielle sont cependant en bonne voie.
Au cours de cette mission le moment le plus émouvant a été, sans doute, le voyage d’essai que nous avons effectué, pour la première fois, dans le magnifique METRO d’Alger. L’objectif est la mise en service au 31 octobre prochain. C’est un projet pour lequel les Algérois sont légitiment impatients.
Après Sanofi, Cristal Union, La Macif, Alstom, la filière laitière… nous avons assisté à la signature des projets de Saint-Gobain et d’Axa… D’autres projets viennent compléter la liste : Danone, Bel, France Telecom, La Banque postale, Bull, Alcatel (cette dernière entreprise a réussi à me surprendre en présentant son projet… en anglais!), Suez environnement…
Ces résultats positifs ont créé un climat particulièrement favorable à la réussite du grand forum de PME, organisé par Ubi France-Futurallia. 600 entreprises algériennes et françaises ont ainsi participé à plus de 4500 rendez vous sélectionnés. Un record ! Le soutien et l’active participation de Pierre Lellouche, notre Ministre du commerce extérieur, ne sont pas étrangers à ce succès.
« Un climat d’apaisement et de pragmatisme » s’est ainsi affirmé. Ceci ouvre peut-être une nouvelle étape des relations économiques entre la France et l’Algerie. Signe de ce ton nouveau, le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, s’est rendu, à mon invitation, à « la Résidence des oliviers », la résidence de France, pour un déjeuner de travail, accompagné de 5 de ses Ministres. Une première depuis 1962. Sur plusieurs dossiers, j’ai été le témoin de la bonne volonté des Algériens, il reste cependant beaucoup à faire de part et d’ autre pour rendre notre coopération plus fluide. La confiance dans cette dynamique nouvelle exprimée par les patrons de PME est aussi un facteur encourageant.
Pour ce travail, je remercie particulièrement mon Ami Mohamed Benmeradi dont je salue la détermination et la gentillesse et les différentes autorités algériennes qui sont intervenues.
Côté français ma gratitude va notamment aux Ambassadeurs Xavier Driencourt et Serge Degallaix et au Chef du service économique Marc Bouteiller et les différentes équipes opérationnelles.
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L’UMP tenait aujourd’hui son conseil national, nouvelle formule. En effet, avec Jean-François Copé, nous avons voulu faire de cette assemblée le véritable Parlement du Parti avec réunions de commissions (8), séance de questions d’actualité à la direction du Parti, séance plénière avec votes…
Voici « ma » synthèse de nos travaux auxquels le Premier Ministre a aussi participé :
« La victoire de 2012, pour nous, a toujours été possible, elle devient probable, elle n’est pas certaine ».
- La victoire est possible :
1. Parce que le bilan est là. CQFD :
C, comme croissance (depuis le début de l’année notre acquis de croissance est déjà de 1,6%, pour une prévision annuelle de 2%).Le chômage est à la baisse.
Q, comme qualité de notre environnement, de notre modèle de protection sociale, en période de crise financière, économique et sociale.
F, comme finances publiques. Redressement avec non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partis à la retraite, réforme des régimes de retraite…
D, comme démocratie. Quelle autre grande démocratie confie à des personnalités issues de l’opposition l’essentiel du pouvoir de contrôle (commission des finances a l’Assemblee Nationale, Cour des comptes..) ?
2. Parce que la gauche a de vieilles idées et de nouvelles querelles : « je dépense donc j’impose » principe idéologique illustré par la proposition d’un « grand impôt citoyen ». Selon la presse, le PS recherche « des casques bleus pour la maison rose » !
- La victoire est probable :
3. Parce que la France assume un leadership reconnu.
Présidence européenne, Méditerranée, G8, G20, Francophonie, Afrique, alliance atlantique, Libye, Côte d’Ivoire… La France tient son rang !
4. Parce qu’un bon projet se dessine, à l’UMP, pour la France. 3 priorités émergent :
- la nouvelle puissance française. L’influence de la France est nécessaire aux intérêts des français.
- un nouveau personnalisme républicain, fondé sur le droit et les moyens de l’autonomie et sur l’equilibre français entre liberté et solidarité.
- le retour à la passion de l’avenir (recherche, innovation, jeunesse..) et ainsi levée des peurs.
- La victoire n’est pas certaine :
5. Parce qu’il reste 12 mois d’action gouvernementale et que ce sont les plus durs ! La pression politique pèsera lourdement sur les décisions publiques (sécurité routière). Le gouvernement devra faire preuve d’audace pour répondre à l’attente de « changement » des Français .
Les Giscardiens se souviennent du « changement dans la continuité ».
6. Parce que les contours de la majorité présidentielle sont encore flous. Nous devons être ouverts aux réflexions du Centre, à l’intérieur de l’UMP comme à l’extérieur. Nous sommes dans le temps des idées, celui du dialogue, pas encore dans celui des candidatures. L’anticipation électorale dessert ceux qui s’y prêtent. La question d’une candidature au centre s’étudiera en fonction des conditions d’accès au second tour.
Pour gagner la majorité doit être attractive. Le bon chemin est donc à l’opposé du sectarisme, du repli sur soi et des querelles subalternes. Pour convaincre la majorité doit montrer que « la victoire est en elle ».
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Conseil national UMP : Discours de Jean-Pierre… par ump
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Je ne parle pas ici de l’affaire judiciaire, sur ce plan nous ne souhaitons que l’émergence de la vérité. D’ici là nous nous devons de respecter la présomption d’innocence comme la présomption de crédibilité.
Ce matin devant plus de 1000 cadres de l’UMP réunis pour une séance du « Collège des idées », j’ai essayé d’anticiper sur l’impact du choc national « DSK » sur nos débats démocratiques.
Je laisse de côté la question « à qui profite le choc ? » ou « comment le PS va-t-il gérer cette « absence »? ». Mais je pense qu’il y aura un « après DSK »…
Au moins 3 questions nous sont collectivement posées :
- Nos systèmes politiques ne favorisent-ils pas des excès de la personnalisation ?
Le leadership est une pratique de la gouvernance mondiale. On reproche même à des entités telles que l’Europe de manquer de leadership… Les idées sont plus fortes quand elles sont incarnées… La fragilité des personnes cause, parfois, la fragilité de leur projet.
Ainsi me semble t il nécessaire pour les grand combats de réunir un leader,mais aussi une equipe et des alliances.
- Peut-on demander aux leaders autre choses que l’exemplarité ?
Sur notre terre les saints, les sages et les savants sont rares. Pourtant les responsables sont et doivent être nombreux. Alors, comment peut-on définir une éthique de la responsabilité ? A mon avis, oui, par la cohérence entre la pensée, le projet, la parole et l’action, le comportement ou les attitudes ! Les valeurs doivent être alors affichées, mises en cohérence et pratiquées par l’engagement. Nous avons des exemples positifs : le travail et les heures supplémentaires, le mérite et les auto-entrepreneurs, l’autonomie et les universités… Nous avons aussi à être plus vigilants parfois : Peut-on à la fois être pour la famille et fragiliser les emplois familiaux ?
- L’ambition personnelle peut-elle effacer le projet collectif ?
Un projet ne peut se réduire à une personne. Le leader doit donc être identifié par son projet. La bataille politique ne se réduit pas à celle des candidats, elle oppose aussi des projets qui concernent directement la France, les Français et les générations futures. Une famille sans projet s’abandonne aux aléas des luttes de personnes. Le travail de Bruno Lemaire prend ici tout son sens.
Au cours de ce séminaire Luc Ferry nous a proposé sa pensée pour « un deuxième humanisme », sujet développé dans son livre, »la révolution de l’amour ». L’économiste Lionel Zinsou nous a apporté les preuves chiffrées que « l’Etat français pouvait s’affirmer stable, conquérant et protecteur ». Jean-François Copé a levé le premier voile sur ce que sera le projet de l’UMP. Nous reviendrons ici sur tout cela.
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Le débat vu par Le Figaro et par le JDD
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Voila un débat que je voulais organiser depuis longtemps. Depuis que je pense à la Chine.
Comment notre appétence occidentale pour l’universel et l ‘absolu peut-elle rencontrer le goût chinois de la diversité et du relatif ? Universalité et diversité, une double nécessité ?
Je mesure profondément la fertilité des échanges entre la pensée européenne et la pensée chinoise. Je souhaitais, depuis déjà un certain temps, que nos grands intellectuels sortent des clichés politiques pour aller plus au fond dans cette rencontre-recherche.
Régis Debray et son éloge des frontières, François Jullien et son travail « de l’universel » étaient nécessaires à cette confrontation. Ils ont d’abord accepté l’idée, puis l’ont prolongée.
Ainsi la semaine prochaine une dizaine d’intellectuels chinois (philosophes,historiens,cinéastes,linguistes…) dialogueront sur ce thème avec leurs homologues français (Debray, Jullien, Barret, Chieng, Morel…).
Je préside ce dimanche le dîner d’ouverture de ce séminaire en présence d’Hubert Vedrine, des Ambassadeurs Ladsous et Kong Quan et de tous les participants. La fondation des Treilles, la fondation Segalen et la fondation pour la Prospective et l’Innovation sont partenaires de ce projet.
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Esclavage et traite : une journée de… par Senat
J’ai participé aujourd’hui dans les Jardins du Luxembourg à la Journée nationale des mémoires, de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions. A cette occasion le Président Nicolas Sarkozy a prononcé un discours poignant rappelant les grandes figures de ce combat de Justice, Aimé Césaire, Louis Delgres, Toussaint Louverture ou Victor Schoelcher… Je pense aussi que cette cicatrice doit rester vivante dans notre mémoire pour lutter aujourd’hui contre toutes les discriminations qui font ou qui feront saigner les cœurs.
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