Dans le TGV de 13h10 qui me ramène en Poitou où je vais tenir ma permanence de sénateur de la Vienne, je repense à cette semaine folle où j’ai élevé le ton pour me faire respecter. J’ai rencontré cette semaine de nombreuses personnalités de la majorité, du centre et même de l’opposition. Ces rencontres, cette semaine, ont été diverses et utiles. J’ai aussi lu et écouté les milliers de messages qui m’ont été chaleureusement adressés.
Ce matin au cours d’un petit déjeuner avec le Président, dans son bureau, en présence du Secrétaire Général, Xavier Musca, nous nous sommes expliqués de manière approfondie, nous avons fixé des lignes d’avenir, nous avons apaisé les récentes tensions.
Devant la gravité de la situation nous comprenons bien, tous les deux, que nous devons avoir des relations de confiance et nous sommes décidés à en créer les conditions.
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La France reçoit cette semaine le Patriache maronite d’Antioche et de tout l’Orient, Sa Béatitude Bechara Boutros Rai. Au Liban, dans » ce pays qui est plus qu’un pays mais un message et un exemple le Patriarche met son charisme et son leadership au service de la necessaire unité des Chrétiens. Dans cette région du monde où les tensions sont particulièrement vives entre les Sunnites et les Chiites, les Chrétiens apparaîtront peut être un jour prochain comme les médiateurs de l’Espoir, si ce n’est de la Paix.
C’était aujourd’hui, au Senat, ma seconde rencontre avec le Patriarche, je confirme ma première impression, l’Homme possède la dimension de sa mission.
Il y a 4 ans, à Angliers, dans la Vienne, le jeune Quentin Bonnet perdait tragiquement la vie dans un accident de car scolaire en rentrant de l’école. Ses Parents, sa sœur et son frère, ont progressivement transformé leur profonde douleur en ENERGIE positive pour la sécurité dans le transport scolaire. Avec eux dans les débuts de ce long combat on a surtout rencontré a la fois solidarite et scepticisme. 4 ans après, à Angliers, nous avons organisé, la semaine dernière, une table ronde sur ce sujet en présence de tous les acteurs du transport scolaire pour la première fois et sous la présidence du Ministre des Transports, Thierry Mariani. Résultats : en 2015 tous les cars de transport scolaire seront équipés de ceintures de sécurité et, dans la Vienne, cette décision est déjà appliquée par le Conseil Général.
Fidèle au Président, je ne pouvais – comme lui – que souhaiter que son procès aille à son terme. L’absence de procès était impossible, le procès en son absence devient difficile. J’ai de la tristesse face à ce paradoxe. Je sais bien que la Justice dispose déjà de 25 heures d’audition de Jacques Chirac et que les données de l’instruction sont connues. Il est donc possible de délibérer, en présence de ses avocats, mais en l’absence du premier concerné.
Au moment où les Français semblent mesurer les points forts de son bilan notamment en ce qui concerne la cohésion et la justice sociale, cet événement judiciaire apparaît néanmoins fort décalé.
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Les déclarations brutales à mon endroit, en mon absence, de Nicolas Sarkozy au cours du petit-déjeuner de la Majorité sont surprenantes et méritent clarification. D’ici là, je me place en congé de cette instance dite de concertation.
Pour Jean-Francois Copé, Jean-Claude Gaudin et Benjamin Lancar – et pour les militants – je présiderai néanmoins samedi le Conseil national de l’UMP.
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Dans quelle Republique vivons-nous ?
La mise en cause du président de la République par le juge Prévost-Desprez est inacceptable pour un Républicain :
- Si un juge a des accusations à formuler, la Justice lui offre toutes ses voies d’actions. Un juge n’accuse pas dans un livre, écrit par d’autres, sur un dossier pas encore jugé.
- D’autre part, le juge est assisté d’un greffier pour que les déclarations faites dans son bureau soient authentiques. Notre droit veut ainsi se protéger des déclarations clandestines. La campagne ainsi engagée contre le président s’appuie sur des déclarations non fondées.
Au final, Mme Prévost-Desprez pratique le droit de manière oblique et prend des libertés avec l’Etat de droit.
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« La Chine et la gouvernance mondiale »
Pour la onzième année consécutive la Fondation pour la Prospective et l’Innovation avec le concours du Conseil général de la Vienne organise son séminaire d’été sur la Chine, ce vendredi 26 aout.
Cette année, nous avons réuni les meilleurs expert sur le thème : « La Chine et la gouvernance mondiale ».
Au lendemain de la rencontre à Pékin entre Nicolas Sarkozy et HU Jintao, notre débat sera particulièrement d’actualité.
Libye, Syrie, crise financière, développement durable, déséquilibre commercial… la stratégie de la Chine est à prendre en compte. Sur tous les grands sujets, l’Europe a besoin de la participation de »l’Empire du milieu ». Pour cela il faut mieux se connaître pour mieux se comprendre. C’est un des objectifs majeur de la Fondation que j’ai l’honneur de présider.
jpr
NB : au moment où je vous parle des activités du Futuroscope, j’entends que le gouvernement veut augmenter la TVA sur les entrées des Parcs à thème. Voila une bien mauvaise idée qui frappe d’abord les familles dont ce type de visites remplacent souvent des vacances trop coûteuses et qui porte ensuite atteinte à l’attractivite des territoires. L’Etat va ainsi chercher de l’argent dans la poche des territoires qui ont le plus souvent créé ces parcs sans l’aide de l’Etat pour trouver des ressources et financer des compétences transférées par l’Etat.
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Présidence de l’Union Européenne, retour réussi aux commandements de l’OTAN, relation de confiance avec les Américains, initiative, développement et présidence du G20, stabilisation des relations avec la Chine, nouvelle perpective en Côte d’Ivoire, leadership dans la lutte pour la liberté en Libye …
Les succès internationaux du Président français ne sont pas minces. Évidemment, la réussite d’une politique internationale ne se juge pas à court terme. Mais il faut posséder une bonne dose de mauvaise foi pour passer sous silence la politique étrangère dans le bilan du quinquennat de Nicolas Sarkozy.
Nous savons bien que les Françaises et les Français ne jugent pas le Pouvoir selon les paramètres de politique étrangère ; néanmoins ce sont des marqueurs de compétence, d’expérience et de sens des responsabilités. Aujourd’hui, l’emploi, la sécurité, le pouvoir d’achat, l’environnement… les principales préoccupations des Français ont des racines internationales. Peut-être que, pour la prochaine présidentielle, les questions de politique étrangère vont s’inviter dans notre débat national ? Peut-être que la France va ouvrir ses fenêtres sur le monde ? Dans cette hypothèse, quelque soit son candidat, le PS ne paraît pas très bien parti !
jpr
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Dans le Dauphiné, ce matin, je reviens sur les raisons qui me font apprécier la marche en montagne chaque été depuis plus de dix ans.
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La séquence avec Angela Merkel est de la belle politique.
D’abord le couple Franco-Allemand assume son devoir de propositions. C’est une des conditions de la dynamique européenne. L’impôt commun à la France et à l’Allemagne scelle un peu plus notre destin commun. La France est dans son rôle, le Président à sa place.
Ensuite, la perspective fédérale de l’Europe reprend consistance avec le projet d’un gouvernement durable de la zone Euro. Il était temps. L’accord a encore plus d’importance que la personnalité proposée. Voilà plus de 2 ans, maintenant, que Nicolas Sarkozy plaide pour un gouvernement économique de l’Europe. N’oublions pas sa tentative sur l’Eurogroupe.
Le partage de la « Règle d’or » au sein de la zone euro la rend maintenant incontournable. Cette idée était déjà dans l’esprit de nos grands traités européens, défendus en France alternativement par la droite et par la gauche.
Enfin, les gouvernements, en prise aux violentes attaques des spéculateurs, envisagent de se doter des moyens de la riposte avec une taxe européenne sur les transactions financières. La cohérence a besoin des moyens de la cohérence.
Dans les réactions, Jean-Louis Borloo a été plus élégant que Martine Aubry. Il faut dire qu’il y a du Giscard dans ce Sarko là.
Madame Aubry a perdu une occasion de montrer son sens de l’Etat, et d’afficher la qualité des « Grands », le fair play. Le consensus national ne peut être une stratégie, dans une démocratie ; cependant, dans certaines circonstances, ce peut-être la marque de la Grandeur.
jpr
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Sur la route de Combloux je réfléchis à l’altitude en politique. Je pense que si Nicolas Sarkozy a, ces derniers temps, amélioré sa situation personnelle dans l’opinion publique c’est qu’il a pris de la hauteur dans l’exercice de ses fonctions.
Les tensions internationales ne sont pas étrangères à cette nouvelle attitude présidentielle, mais l’essentiel est principalement dû à un retour du Président à la pratique fidèle des institutions de la Vème République.
J’avais, en 2007, dans mon livre « La dernière marche » annoncé l’exigence de ce scénario.
Cette donne nouvelle est heureuse parce que les attitudes du Président étaient plus souvent critiquées que sa politique. Ce qui était irritant pour les uns, injuste pour les autres.
Ce matin, un commentateur explique à la radio qu’en « sautant la case Matignon Nicolas Sarkozy a, pendant un temps, confondu les fonctions de Premier Ministre et celles de Président ! »
Si cela est exact, le handicap de Francois Hollande qui n’a même pas l’expérience d’un Secrétaire d’Etat, est … irrémédiable !
jpr
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J’ai accordé un entretien aux Echos de ce jour dans lequel je reviens sur la nécessaire revitalisation du Centre.
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Deux visites cette semaine à l’Elysée. Beaucoup d’informations quelques impressions :
- Tour de France : pour le Président, la campagne présidentielle ressemble au grand tour : « nous sommes actuellement dans les étapes de plaine, avec le vent de face. Restons sereinement dans le groupe, les agitations épuisent les agités. Préparons les Alpes, puis les Pyrénées et, enfin, il nous faudra gagner le contre la montre… ».
- Programmation. Le Président avait programmé un emploi du temps chargé pour faire face à l’actualité des primaires socialistes : conférence de presse économique, voyage affectif dans la Sarthe, remaniement… Deux autres événements majeurs ont occupé fortement l’espace médiatique : l’anticipation de la décision du FMI et la merveilleuse libération des otages de France Télévision… Pour le Pouvoir, l’actualité n’est pas toujours malveillante !
- Christine Lagarde. Grand bonheur, belle fierté. Christine a gagné cette élection grâce à ses qualités propres. Ses premiers soutiens sont venus de l’étranger. Le Président ne se vante pas, à l’excès, de cette nomination, qui honore, à nouveau, la France. Il sait rester modeste… La compétence, l’élégance, les performances de Chritine Lagarde manqueront sans doute à notre campagne présidentielle. Celui qui lui a confié sa première mission d’Etat éprouve une joie profonde.
- Humour. Le Président a tenu à remercier chaleureusement tous les parlementaires qu’il n’a pas nommés dans l’un des gouvernements et qui ne lui en veulent pas : « Il y a tellement de ministres que j’ai nommés et qui, aujourd’hui, m’en veulent que j’apprécie votre amitié désintéressée ». Il est vrai qu’il y a des nominations qu’on est obligé de regretter, durablement.
- Désordre territorial : il y a un dossier sur lequel le Gouvernement n’a pas la main heureuse, c’est celui de la réforme territoriale. Le Conseil constitutionnel vient de retoquer pour la deuxième fois ce texte parce que la loi que j’avais fait voter selon laquelle tout texte concernant les collectivités locales doit être soumis en priorité au Sénat n’a pas été respectée par l’exécutif. Dans le même temps, le gouvernement vient d’engager dans la précipitation la reforme de la carte des nouvelles communautés de communes qui va rentrer en collision avec la carte des nouveaux cantons. Pourtant la cohérence entre ces deux projets s’impose à tous les élus de bon sens. Nos territoires sont tourmentés par une reforme dont on cherche le poste de pilotage national.
- Martine Aubry : « occupons-nous des problèmes des Francais et laissons les Socialistes s’occuper des problèmes de leur parti ». Le Président garde un excellent souvenir de sa rencontre avec Madame Royal en Charente. Elle ne lui est pas apparue en progrès, par rapport à leur rencontre précédente.
- Nicolas Sarkozy : Le Président est dans une forme éblouissante. « Une force qui va et qui sait ou elle va ». Sa forme intellectuelle semble inversement proportionnelle à sa « disponibilité participative ». Il argumente clairement, il convainc massivement, il séduit fortement, mais… il partage modérément. Après une réunion, les participants sont admiratifs. Sa force éducative présentielle est très performante, plus que son enseignement à distance (comme on dit au CNED de Poitiers). La campagne ne lui sera pas défavorable.
- Remaniement : L’entrée de mon ami Marc Laffineur au gouvernement est un vrai bonheur. C’est un parlementaire chevronné, un Pélerin de l’Humanisme, un connaisseur de « la France d’en bas ». Le Président a rééquilibré son gouvernement avec des représentants des sensibilités plus centrales sur le spectre politique. C’est le bon sens, la bonne direction. Un mot de sympathie pour Bruno Lemaire dont le talent et l’éthique légitimaient aussi une promotion.
- Jean-Louis Borloo : Ma position à son propos gagne du terrain. Il n’est pas bon d’attaquer une personnalité, un Ministre qui a travaillé loyalement avec nous, 9 ans durant. Laissons « l’Alliance Centriste » formuler ses propositions, elles seront sans doute, utiles, d’une manière ou d’une autre, en fin de course. Le paramètre déterminant, à la fin de l’année, sera la capacité de Marine Le Pen à assumer un nouveau statut, celui de la proposition réaliste et non plus celui de la protestation populiste. Je n’y crois guère. Pour personne la nervosité n’est pas bonne conseillère.
- Alain Juppé : Plus il est heureux, plus il est talentueux. Sa renaissance lui confère une place majeure à la table de la République. Tous y gagnent.
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J’ai été témoin de la relation Chirac-Sarkozy, avant la présidentielle de 2007. Ce qui est écrit dans le tome 2 des mémoires de Jacques Chirac à l’endroit de Nicolas Sarkozy me paraît conforme à ce que j’ai vécu. Les quelques réserves – mêlées à quelques compliments – exprimées par le Président Chirac s’adressent à son Ministre et non à son successeur.
Il est clair que les deux hommes ont des natures et des cultures bien différentes.
Quand Jacques Chirac privilégie le principe d’humanité, Nicolas Sarkozy choisit d’abord le principe d’efficacité. Le premier est devenu penseur du temps long quand l’autre s’engage comme acteur du temps court… Je pourrais continuer dans les différences.
J’ai aussi noté de multiples convergences chez ces deux leaders qui ont construit leur parcours à partir des mêmes sources partisanes. L’engagement de la France aux côtés des pays émergents restera une caractéristique, par exemple, des deux Présidences.
Malgré tout cela, on aurait tort de réduire le dernier livre de Jacques Chirac à des commentaires d’actualité, il s’agit avant tout d’un livre de géopolitique, qui propose une vision très humaniste de la planète. Le monde a changé, les relations internationales ne sont plus verticales, hiérarchiques, elles son devenues horizontales, fondées sur la réciprocité du respect.
Les échanges de Jacques Chirac avec les Grands de ce monde sont convaincants quant à la pertinence et la constance de ses engagements en politique étrangère.
« Le temps présidentiel » nous montre aussi une pratique très humaine du pouvoir. Au cours de son parcours politique, Jacques Chirac s’est progressivement ouvert à toutes les composantes de la société. Du Premier Ministre fonceur au Président rassembleur, on mesure les métamorphoses. Jacques Chirac a fini par ressembler à la France, un Pays où « en une fraction de seconde » on peut se « se prendre au col » comme se tomber dans les bras ». Le cristal français mérite précaution. « La France aux mille visages » aspire autant à la diversité qu’à l’unité. La République reste notre ciment et, pour elle, il faut combattre « l’illusion des nouvelles lignes Maginot ».
Le livre se termine par un beau texte, »un testament politique » adressé à ces jeunes générations dont Tocqueville disait « qu’elles constituaient un Peuple nouveau ». Pour Chirac, c’est le rêve français qui doit sans cesse être renouvelé.
Y a-t-il des héritiers pour ce message ? Peut-être pas au sein de la « Chiraquie », parce que les familles sont trop nombreuses pour que l’une d’entre elles affiche un droit de propriété. Entre les Pompidophiles, les Giscardophobes, les Chirkozistes, les Agrisalonistes… et tous les Républicains conviviaux, il n’y a que Chirac pour rassembler les Chiraquiens.
Cependant ce livre est plus qu’un »voyage de mémoire », il trouvera ses compagnons d’avenir.
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- HABILETE : Bravo Ségolène. La Présidente de Région a réussi un nouveau tour de passe-passe à la barbe du Président. Poitou-Charentes, région atlantique, reçoit beaucoup de pluies de novembre à avril et connaît souvent des périodes de grande sécheresse le reste de l’année. La bonne réponse était donc de construire des retenues des eaux hivernales (barrages et retenues colinéaires) pour pouvoir arroser à la saison sèche. Ségolène Royal en stoppant cette politique, développée dans tous les pays victimes de sécheresse, a contribué à l’affaiblissement de l’agriculture régionale en général et de l’élevage en particulier. Le débat a été escamoté, devant le face-à-face électoral… qui ne nuisait ni à l’un ni à l’autre.
- SAGESSE : Le Senat a voté le texte sur la bioéthique, en revenant sur ses votes de la première lecture. Il s’agit du traditionnel débat sur les limites morales que le Droit doit fixer à la Science. Le chercheur est un être moral, mais la science n’est pas, en elle même, morale. C’est pourquoi, sur les sujets de vie ou de mort, je préfère des interdictions avec dérogation plutôt que des autorisations avec conditions. Le débat a été de qualité. La conscience de chacun était en cause, puisque nous débattions de la source de la Vie.
- TEMPS : « Le temps présidentiel », le deuxième tome des mémoires de Jacques Chirac ne peut être réduit aux relations entre le Prédécesseur et le Successeur. En revanche ce livre est un superbe traité sur la conduite de la France, sur cette relation singulière entre le peuple français et son chef, sur le service de la France au cœur du Monde, sur une pratique française du Leadership. Une question est lancinante tout au long du livre, aimer la France ou la rêver ? Avec Jacques Chirac, on prend la mesure du temps en politique, à la manière asiatique, il mêle le temps long de l’anthropologie au temps immédiat de la politique. Au pouvoir Jacques Chirac a changé, il a fini par ressembler à la France.
jpr
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Déjeuner aujourd’hui avec Jacques Chirac au restaurant « Au Père Claude ».
Claude Chirac et Dominique Bussereau participaient à cette rencontre conviviale et affectueuse. Au menu la sortie, la semaine prochaine, du deuxième tome de ses Mémoires, avec les bonnes feuilles dans un hebdomadaire dès cette semaine.
Au programme de nos discussions : la Chine, la Francophonie, l’Algérie et les grandes questions nationales… Le Président est en forme, l’humour à vif, la fourchette solide, les commentaires lucides…
Au hasard des tables, le Président a pu saluer un autre des ses anciens PM, Lionel Jospin, un socialiste, Pierre Moscovici, un giscardien, Patrice Duhamel et… un Sarkoziste, Pierre Charon, plus quelques autres…
Belle image de rassemblement, certes furtif, mais respectueux…
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