Idées
15.07.2008
L’Humanisme de la diversitéJ’ai participé il y a peu en tant que Président délégué de la Fondation pour la Prospective et l’Innovation à une conférence organisée Madrid à l’occasion du Campus 2008 de la Fondation pour les analyses et les études sociales (FAES) que préside mon ami José-Maria Aznar. Je vous propose de retrouver, ci-après, mon intervention prononcée à cette occasion dans laquelle je reviens sur l’articulation nécessaire entre diversité et unité dans nos sociétés modernes. jpr
Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs les élus, Mesdames, Messieurs, je voudrais exprimer une profonde gratitude à José Maria Aznar. Je n’ai jamais eu un accueil aussi chaleureux que celui qui m’a été rendu hier soir : sitôt sorti dans les rues, tout le monde klaxonnait et brandissait des drapeaux ! Cela m’a beaucoup touché. Merci vraiment de cette chaleur et bravo à l’Espagne pour cette belle Coupe d’Europe… 20.05.2008
Bienvenue au blog de Louis de BroissiaSénateur blogueur depuis 2005, je me réjouis chaque fois que l’un de mes collègues du Sénat rejoint l’espace de débat démocratique et interactif que représente la blogosphère. Permettez-moi donc de saluer la création du blog de Louis de Broissia, sénateur de la Côte d’ Or. Il est utile que mes collègues sénateurs s’intéressent davantage à ce mode de communication moderne et directe avec nos concitoyens. Il constitue, en effet, pour chacun d’entre nous, une occasion de mieux faire connaître notre action au Sénat et sur le terrain, dans nos départements et dans nos régions. Peut-être d’ailleurs qu’à l’avenir il faudrait que chaque sénateur puisse disposer d’un blog ou de pages personnelles directement sur le site du Sénat lui permettant ainsi de donner une visibilité à son action quotidienne au Sénat ? De même, il me semblerait opportun de développer encore les blogs de rapporteurs à l’image de ceux de Philippe Dallier et David Assouline. Pourquoi, enfin, ne pas imaginer que les commissions permanentes et les délégations décident de tenir des blogs thématiques qui permettraient de mieux mettre en valeur leur action ? jpr 04.12.2007
Quelques nouvellesJe me réjouis que l’entreprise chinoise ZTE vienne d’acheter 13 ha à Chesseneuil (86) pour y implanter son centre européen de recherche et développement (50.000 m2). Nous travaillons depuis plusieurs années sur ce dossier avec le président du Conseil général, Alain Fouché, et aussi avec l’Université. Ce dossier était mentionné dans l’accord d’Etat que j’avais signé en 2004 à Matignon avec M. Wen Jiabao. Sur un autre sujet, j’ai eu le plaisir de retrouver le Premier ministre tunisien, Mohamed Ghannouchi, pour parler notamment du projet d’Union méditerranéenne que propose Nicolas Sarkozy. La Tunisie sera un partenaire engagé de ce projet. J’ai participé ensuite à la conférence annuelle des entreprises maghrébines présidée par Chekib Nouira. Débat de haut niveau dont il ressort que cette région du monde ne manque ni de talents, ni d’argent pour se développer. Il suffirait d’un peu de volonté politique pour répondre à l’appel des entrepreneurs pour l’Union du Maghreb. J’ai commencé mon cours d’hier à l’ESCP sur la morale et la politique. Je vous livre ici mes cinq têtes de chapitre :
Je développerai sans doute tout cela lors d’une prochaine occasion. jpr 17.10.2007
Les 10+1 convictions de mon dernier livreJe viens de publier aux éditions Michalon un petit ouvrage intitulé « 10+1 questions à JP. RAFFARIN sur la décentralisation » qui développe 10 convictions que j’ai sur la décentralisation. 1) La décentralisation est un débat moderne Parce que j’ai constaté lors de multiples voyages que l’un des pays les plus centralisés est aussi l’un des plus décentralisés, la Chine, je me suis convaincu de l’actualité mondiale de ce débat. 2) La décentralisation reste un projet politique Un projet essentiel et inséparable de notre projet démocratique. Une démocratie qui s’exerce au plus proche du citoyen. La complexité administrative de la décentralisation ne doit pas masquer son ambition démocratique. 3) La subsidiarité est une valeur constitutionnelle Le nouvel article 72 de notre constitution stipule que « les collectivités territoriales ont vocation à prendre les décisions pour l’ensemble des compétences qui peuvent le mieux être mises en œuvre à leur échelon » (réforme constitutionnelle de 2003). 4) La guerre département-région n’aura pas lieu L’acte II de la décentralisation a établi et stabilisée les vocations différentes du département et de la région. Le département, collectivité aînée, est le lieu premier de la cohésion : sa vocation sociale et sa dynamique de proximité sont ses forces. La région est d’abord une collectivité de stratégie, à la fois de prospective et de programmation. Les grands choix de l’économie territoriale sont de son ressort. Cette clarification des compétences s’impose progressivement. Lire le reste de cet article »02.02.2007
Pourquoi je vais donner des cours à l’ESCPJ’ai accepté la proposition de l’Ecole Supérieure de Commerce de Paris (E.S.C.P.) d’être professeur pour un cours intitulé : « Pensée, action et pouvoir ». Pour ne pas me laisser enfermer dans le système politique, j’ai souhaité être au contact des jeunes, notamment parce que je crois que l’entreprise est le lieu privilégié de la création, moteur nécessaire à une croissance durable en Europe. Parmi les questions au programme de cours : la cohérence de la pensée et de l’action, l’ambition et le projet, les questions du désintéressement, la maîtrise du temps pour la réforme, la solitude et le besoin d’alliance, la fonction et la liberté, les équilibres et le mouvement, l’autorité et les décentralisations, la diversité et l’unité, le besoin d’identité dans l’action, les logiques du dépassement et de l’affrontement… La création sera au cœur de cet enseignement qui, je l’espère, trouvera son équilibre dans le couple audace et expérience. C’est avec bonheur que je vais retrouver l’école à laquelle je souhaite rendre en retour ce qu’elle m’a donné. jpr 27.01.2007
Meeting de Nicolas Sarkozy à PoitiersJ’ai accueilli Nicolas Sarkozy hier à Poitiers. Interrogé par la NSTV, j’ai expliqué que ce début de campagne était réussi car notre candidat a réussi à se hisser au niveau qu’exige la fonction présidentielle. Pour autant, il ne faut pas faire de triomphalisme car la campagne ne se terminera que le 6 mai, nous devons d’ici là continuer à expliquer nos propositions aux Français. Vous trouverez ci-après le texte de mon discours. jpr 17.10.2006
Projet Dialogue & InitiativeCe projet propose une nouvelle pensée politique fondée sur un humanisme de la vie, un humanisme du XXIème siècle. Il repose sur 10 convictions pour vivre la France confiante et s’incarne dans 25 propositions parmi lesquelles, notamment, la création d’un "Code républicain", une baisse de l’impôt sur le revenu de 30 % pour ceux qui travaillent dans les quartiers en difficulté, un maintien de notre effort de défense à hauteur de 2 % du PIB, une modernisation de nos institutions qui renforce le rôle de "chef exécutif" du Premier ministre, une "souveraineté économique européenne", une loi de programme consacrée à l’université, à l’innovation et à la recherche dotée de 10 milliards d’euros de crédits, une loi quinquennale sur les finances publiques pour revenir à l’équilibre en 2012 et un "Plan Energies 2020".
En présence de Dominique Perben, Xavier Bertrand, Dominique Bussereau, Michel Barnier, Axel Poniatowski, Eric Woerth, Xavier Darcos et d’une cinquantaine de députés et sénateurs, nous avons travaillé sur la contribution que nous présenterons à l’automne pour nourrir le projet de l’UMP. De nombreuses propositions originales ont été faites qui devront encore être validées, mais elles témoignent déjà de l’implication des parlementaires de notre club dans le travail sur les idées. je reviendrai prochainement sur certaines de ces idées nouvelles qui méritent qu’on ouvre le débat. jpr 03.04.2006
Une Vème République moderniséeDans le cadre de sa Convention sur les institutions qu’elle organise le 5 avril prochain, l’UMP m’a demandé une contribution écrite que vous voudrez bien trouver ci-jointe (pdf). Alors qu’un débat sur l’avenir de nos institutions est aujourd’hui ouvert, j’ai souhaité apporter quelques éléments de réflexion qui tiennent compte de mon expérience au Parlement et au Gouvernement. Pour réformer, le chef du Gouvernement a besoin de circonstances particulières (temps, unité de la majorité et confiance du Président). Par ailleurs, j’explique pourquoi il me semble nécessaire de préserver la fonction de Premier ministre et pourquoi une évolution vers un régime présidentielle ne me semble pas opportune. A l’occasion du premier anniversaire de la mort de Jean-Paul II, j’ai été interrogé par Antoine Fouchet du journal La Croix sur ma dernière rencontre avec le Saint-Père. Vous trouverez, ci dessous, le texte de ce témoignage publié samedi dernier. jpr Ce n’est pas tous les jours que je suis d’accord avec Madame Royal. Aujourd’hui cependant, je veux souligner notre convergence à propos de Tony Blair. Malgré nos désaccords de politique étrangère, notamment à propos de l’Irak, j’approuve de nombreuses initiatives du gouvernement de Tony Blair en politique intérieure. 09.12.2005
Notre laïcité est une valeur d’avenirEn célébrant le centenaire de la loi de séparation de l’Église et de l’État et en réaffirmant l’importance de la laïcité aujourd’hui, la République rappelle ses valeurs, sans exclusive et dans un souci de concorde nationale. Comme le souligne Monseigneur Ricard « une juste séparation des pouvoirs n’empêche pas connaissance mutuelle, relations et dialogue ». La loi de 1905, initialement perçue comme une loi de combat a été appliquée avec un esprit d’apaisement qui a permis la liberté religieuse : laïcité n’est pas laïcisme. Le Grand Rabbin Sitruk le réaffirme également avec force : « il n’y a pas d’opposition entre la laïcité à la française et la foi ». Bien au contraire, comme le souligne pour sa part Jean-Arnold de Clermont, la laïcité est gage de liberté et assure l’égalité de tous devant la loi. C’est ce même esprit de dialogue et d’apaisement manifesté par l’ensemble des responsables religieux qui a permis de traverser plusieurs épreuves marquantes pour la cohésion sociale. Lire le reste de cet article »22.11.2005
Réinventer les institutionsJean-Claude Guillebaud poursuit son travail pour le "refondation du Monde" en publiant au Seuil "La Force de conviction". Ce livre est dédié à Edgar Morin dont "la méthode" est très présente dans cet appel à la pensée complexe. Parmi les multiples analyses intéressantes, je retiens celle concernant les institutions. Première étape du raisonnement : nos institutions sont bien malades. "L’appareil démocratique, avec ses débats parlementaires, ses comités d’experts, ses lois et ses règlements entretient encore l’illusion, mais dans les faits, il a été amputé de ses pouvoirs". 07.10.2005
La France qui gagne"La France qui gagne", voilà un livre courageux à lire rapidement. Nicolas et Guéric Jacquet dénoncent vigoureusement "les profiteurs du déclinisme". La texte est frais, la pensée moderne. Nicolas Jacquet, qui a mis en oeuvre la politique des pôles de compétitivité initiée par mon gouvernement, lorsqu’il était en charge de la DATAR, connaît bien la réalité de la France d’aujourd’hui. C’est à partir de nos réussites qu’il faut définir les lignes de notre avenir. La France n’est pas en déclin, elle est parfois en retard. Alors que les intellectuels sortent progressivement de la pensée matérialiste, principalement marxiste, le pays conserve de lourdes pesanteurs idéologiques. 03.10.2005
Inventer l’économie de la justesseJ’ai participé aujourd’hui à un colloque organisé au Sénat sur le « Capital développement » qui désigne l’activité consistant pour des investisseurs à apporter des fonds propres à des PME pour les aider à grossir et acquérir un statut de leader sur leur marché. Je suis très heureux que mes premiers mots au Sénat s’adressent aux entrepreneurs, car je pense que le développement des entreprises sert l’intérêt général. C’est ce message que je veux défendre à l’avenir. J’ai toujours été frappé que, dans notre pays, on ait toujours tendance à regarder les grands sujets à travers le prisme de l’affrontement, entre secteur public et privé notamment. En économie, par exemple, il est absurde d’opposer le national et le mondial. Nous devons vivre avec les deux. L’identité territoriale d’une entreprise est primordiale mais la dimension mondiale des marchés est aussi fondamentale. |
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Commentaires
le 29/08 à 19:55
Bonjour les Amis, Jolis débats pour une rentrée. Quel pavé… mais nous sommes habitués l’an dernie [...]
le 29/08 à 18:33
Ma première réaction lorsque j'ai appris le financement du RSA fût la même que la vôtre, Caroline et [...]
le 29/08 à 17:15
Désolé Jean Pierre :) de diverger (et merci de votre analyse particulièrement juste à mes yeux de ce [...]
le 29/08 à 17:15
Caroline et Laurent bonjour, Je ne pense pas que le gouvernement s'exonère de "faire le ménage da [...]
le 29/08 à 16:48
Faut-il renvoyer sa carte quand nous ne sommes pas d'accord ? L'esprit de la démocratie, c'est l' [...]