Tel est le thème de l’université d’été du Medef à laquelle j’ai participé aujourd’hui sur le campus d’HEC.
La formule est plutôt créative, les débats ouverts et le public de qualité.
Laurence Parisot a raison de vouloir ouvrir les fenêtres du patronat français sur le monde extérieur. A cette occasion j’ai avancé une proposition dont nous avons debattu vendredi au Futuroscope avec Jean Francois Copé : la création d’un FSI de l’exportation !
Nicolas Sarkozy a créé le Fonds Stratégique d’Investissement (FSI) à la Caisse des dépôts pour disposer d’un « fonds souverain » capable de soutenir des investissements stratégiques sur notre territoire. Un « FSI de l’international » pourrait soutenir des projets français à l’export de manière tout aussi stratégique. Malgré les efforts d’Anne-Marie Idrac et ceux d’Ubifrance la France consacre beaucoup moins de moyens que ses voisins au commerce extérieur. C’est pourtant là que sont pour nous aussi les richesses d’avenir. Nous protégerons mieux nos emplois si nous exportons plus nos produits. Chère Laurence l’étrangeté doit devenir familière.
jpr
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  Parmi les 192 pays présents à l’Expo 2010, la France et les Etats-Unis ont choisi des stratégies opposées. Pas de recherche architecturale pour le pavillon américain, une scénographie élémentaire faite de 3 salles de projections et 3 films dont les héros sont les enfants américains dessinant leurs rêves, mais aussi les « architectes de l’avenir » que sont… Hillary Clinton et Barack Obama. L’Amérique a choisi la politique.
La France, elle, a choisi la culture. Une architecture (Jacques Ferrier) mêlant le végétal au nouveaux matériaux, un restaurant gastronomique, une présentation de quelques chefs d’oeuvres de notre musée d’Orsay, de belles images de notre création cinématographique, la présentation de quelques unes de nos entreprises prestigieuses… La France n’a pas choisi pour sa journée nationale à l’Expo le 14 juillet mais le 21 juin pour créer à Shanghai la fête de la musique !
Après quelques semaines, les premiers indicateurs de fréquentions laissent penser que la culture l’emporte sur la politique !
jpr
NB : Je rassure Jany, Claude, Jacques et les autres… Je lis toujours vos commentaires, même quand je suis à l’étranger.
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Au cours d’un entretien ce matin à l’Elysée Nicolas Sarkozy m’a demandé de transmettre le message suivant au Secrétaire général de l’OIF :
« La France souhaite que le President Abdou Diouf soit candidat au sommet de Montreux (20-24 octobre 2010) à un nouveau mandat de Secrétaire général de l’Organisation Internationale de La Francophonie (OIF). Pour le Président français, le Président Diouf apporte à la Francophonie sa hauteur de vue, sa culture et sa grande détermination. A Montreux, à quelques semaines d’une Présidence francophone du G20, l’OIF a besoin du Président Abdou Diouf pour franchir une nouvelle étape de son organisation et de son influence ».
J’ai transmis ce jour au Président Diouf ce message de gratitude et de confiance du Président de la République française.
jpr
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Pendant 48h à Genève, je visite, l’une après l’autre, les organisations multilatérales : ONU, OIT, CDH, UNITAR, Groupe des Ambassadeurs francophones, Association des Fonctionnaires internationaux… Je développe sans relâche ma feuille de route : l’intransigeance francophone, la demande de français dans le monde, la pertinence politique de l’espace francophone… Mes interlocuteurs sont attentifs, Russe, Chilien ou Coréenne, ils me disent qu’ils ont besoin de moyens pour la traduction, et que les organisations sont déjà très bureaucratiques… Je reponds à leurs arguments en demandant si un traducteur onusien ne pourrait pas traduire plus de 5 pages par jour ? Je rappelle aussi les textes fondateurs en rappelant que c’est à l’administration de s’adapter à son Assemblée générale, et non l’inverse !
Evidemment, la diversité, comme la liberté, n’est pas gratuite. Ma tâche serait plus facile si, de temps à autre, au FMI, à l’OMC ou à la BCE, Messieurs Strauss-Kahn, Lamy et Trichet prononçaient un discours en français ! Un éminent Ambassadeur francophone m’a demandé pourquoi la France demandait à ses amis francophones de soutenir la candidature de l’un des siens à un poste de directeur général, si elle n’est pas capable d’exiger que celui-ci s’exprime aussi en Français, la langue qui l’a fait élire ?
Il est, en effet, difficile de demander à un Russe (DG de l’ONU) de faire ce que ne font pas certains francophones. Nombreux sont les fonctionnaires intermédiaires francophones qui sont démotivés par « l’indifférence francophone » de certains de leurs chefs.
Au total je sens monter une forte mobilisation des acteurs de la Francophonie pour résister aux dérives du monolinguisme. Au sein de l’administration française le discours qu’a prononcé Nicolas Sarkozy en recevant le Président Abdou Diouf et l’OIF à l’Elysée pour la journée internationale de la francophonie, le 20 mars dernier, commence à porter ses fruits.
Je poursuis ma route par une rencontre avec mon ami le Président Couchepin, ancien Président de la Confédération Helvétique, puis avec Mme Calmy Rey, en charge des Affaires étrangères pour préparer le prochain sommet de la Francophonie, cet automne, à Montreux.
jpr
NB : un Président heureux. Echanges rapides à Genève avec Nicolas Sarkozy très heureux du choix de la France pour l’Euro 2016. Vivent les bonnes nouvelles !
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La catastrophe écologique qui affecte le golfe du Mexique ne peut nous laisser indifférents. Par gratitude pour ce peuple qui par nos côtes nous a libérés en 1944, par affection pour cette terre-mer, la Louisiane, où notre drapeau flottait jusqu’en 1803, par engagement pour la protection de notre planète, nous devons être solidaires.
Je souhaite que notre gouvernement échange avec son homologue américain pour fixer les modalités d’une intervention de nos armées, à vocation humanitaire, pour participer à cette guerre écologique. De grandes entreprises, partenaires des échanges franco-américains, telles que Total ou GE, pourraient contribuer financièrement à cet effort.
Au nom du groupe d’amitié France-Etats-Unis du Sénat français, nous exprimons à nos collègues américains notre solidarité mais aussi notre disponibilité, pour aider ce territoire ami, à nouveau mutilé.
Jean-Pierre Raffarin
Président du groupe d’amitié France-Etats-Unis du Sénat
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J’ai reçu hier au Sénat, Mme Catherine Ashton, Haut Représentant de l’Union Européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité.
A cette occasion, je lui ai fait part de ma vive inquiétude quant au recul du français dans les instances européennes, en général, mais en particulier dans le cadre de la politique étrangère et de sécurité.
Dans la perspective de la création prochaine du « service européen d’action extérieure », l’une des innovations les plus attendues du traité de Lisbonne qui, une fois finalisé, devrait comprendre 5 000 fonctionnaires, taille comparable au service diplomatique d’un grand pays européen j’ai exprimé « l’exigence francophone » : il faut que le français soit bien une langue de travail du futur service et que sa maîtrise soit une condition de recrutement des agents.
Mme Ashton s’est engagée à agir avec détermination dans cette direction. Elle a d’ailleurs tenu à ce que l’entretien se déroule exclusivement en français.
jpr
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Le politique que je suis partage le message de paix exprimé par Benoît XVI, aujourd’hui, « urbi et orbi ».
En tant que catholique, laïc mais libre je m’associe aux vœux du Cardinal Sodano, adressés au Saint-Père.
jpr
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A l’occasion de la journée internationale de la Francophonie et du 40ème anniversaire de l’OIF, le Président de la République a accueilli, à l’Elysée, une réception au cours de laquelle il a prononcé un important discours en réponse à une brillante intervention du Président Abdou Diouf.

Nicolas Sarkozy, s’échappant de son texte écrit, a fait un plaidoyer convaincant pour le combat francophone. Trois priorités se dégagent :
- renforcer la dimension politique de l’espace francophone. Lieu historique de débat, la Francophonie doit se sentir impliquée sur toutes les grandes questions qui concernent la planète : de la réforme du Conseil de sécurité de l’ONU à la protection de la forêt mondiale….
- répondre à la « demande de français » dans le monde. 900 000 professeurs enseignent le français partout sur la surface du globe. Jamais le nombre de locuteurs en français n’a été aussi fort. Malgré tout, il convient d’intensifier nos efforts. Notre adversaire c’est « le monolinguisme qui applatit nos cultures. Promouvoir le français c’est protéger la diversité culturelle, c’est servir les cultures dont la langue est moins puissante que la nôtre ».
- affirmer « l’intransigeance francophone ». Le Président a rappelé à l’ordre certains de nos diplomates qui « par snobisme » aiment à s’exprimer en anglais. L’intransigeance francophone, ce n’est pas du sectarisme mais le respect des règles au sein des organisations qui ont le français comme langue officielle ou de travail.
Nicolas Sarkozy a confirmé son engagement pour la maison de la Francophonie qui sera inaugurée dans les prochains mois. Il a aussi fait part de son souhait de monderniser et de dynamiser les sommets de la Francophonie, sur ce plan le sommet de Montreux devrait prolonger celui de Québec.

Une phrase du President résume bien cette cérémonie à laquelle assistaient, mêlés, des ministres, des ambassadeurs, des artistes et de nombreux animateurs d’associations et d’ONG… : « La francophonie c’est plus qu’une tradition, c’est une volonté. »
jpr
NB : rendez-vous dès demain soir pour un débat ici, sur ce blog, sur les leçons des régionales.
NB 2. merci à Patrick Lazic pour ses superbes photos prises samedi à l’Elysée
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Fort de son autonomie et des qualités de son proviseur, le lycée français de NY est exemplaire. Les effectifs sont « métissés », 30% de Français, 29%de binationaux, 25% d’Américains et 16 % d’autres nationalités. Les élèves des classes primaires ont accès à 2h de mandarin par semaine. 30% des élèves sont boursiers. Les enseignants sont sous contrat d’un an, avec évaluation régulière.
L’excellence académique de cet établissement à but non lucratif doit faire réfléchir nos professionnels de l’éducation…
- Haïti, l’espoir en français
J’ai pu parler avec une dizaine de jeunes Haïtiens accueillis depuis une dizaine de jours au LFNY. Leur dignité est exemplaire, pas de larmes ni de colère, des sourires même pour exprimer la profondeur de leur gratitude mais, surtout, une tristesse, lumineuse et infinie au fond des yeux. Le Français pour apprendre et pour jouer est leur seule joie.
En sortant du bureau du secrétaire général de l’ONU, j’ai souhaité appeler Michaelle Jean, la Gouverneure générale du Canada, elle même d’origine haïtienne. Elle m’a dit sa gratitude pour la France mais aussi l’importance qu’elle accorde à la mobilisation de la francophonie. Le français ne peut être arraché du destin d’Haïti. En bonne intelligence avec les Américains dont les efforts sont immenses, nous devons travailler à la dimension francophone de l’espoir haïtien.
jpr
Ma visite au LFNY vue par le site France-Amérique
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Le secrétaire général de l’ONU m’a reçu, ce jour, pour une réunion en français sur le français au sein de la plus grande instance multilatérale. Nos griefs sont nombreux, je les ai présentés à un ami mais avec fermeté :
- non respect du français comme l’une des deux seules langues de travail parmi les 6 langues officielles ;
- insuffisance des contingeants francophones dans les opérations de maintien de la paix dans les pays francophones ;
- recul du critère francophone pour le recrutement des cadres dirigeants (exemple récent du porte parole) ;
- non inviration de l’OIF à la conférence sur Haïti au Canada ;
- insiffisance du nombre de discours officiels en français…
Dans un bon français, entouré de collaborateurs francophones, le secrétaire général de l’ONU m’a fait part de sa détermination à promouvoir la francophonie dans son domaine de responsabilité (il prend lui-même des cours de français tous les dimanches !).
Le groupe des ambassadeurs francophones, particulièrement actif à NYC assurera le suivi de cette réunion dans l’esprit de « l’intransigeance francophone », ligne que j’ai choisie comme fil rouge de mon action pour la francophonie.
En partant Ban Ki Moon m’a chargé d’un message pour Nicolas Sarkozy, « personnalité particulièrement électrisante » : « saluez votre President pour son Leadership, remerciez-le pour son soutien pour notre action contre le changement climatique et pour sa généreuse mobisation pour Haïti ».
Dans un prochain billet je vous parlerai du peuple haïtien après avoir dialogué avec Mme. Jean , la gouverneure générale du Canada et après avoir rencontré des jeunes Haïtiens tout juste accueillis avec chaleur et compétence au sein du merveilleux lycée français de New York (LFNY).
jpr
Lire la dépêche AFP
Mon intervention dans le journal de RTL
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Rencontre aujourd’hui avec Barack, Michèle Obama, Hillary Clinton, Joe Biden, José Luis Zapatero et les personnalités invitées au national prayer. Breakfast. Le discours d’Hillary a été particulièrement brillant sous l’oeil attentif de Michèle (légèrement plus bienveillante que son mari).
Le Premier ministre espagnol a cité la Bible ( »ne retenez pas le salaire des pauvres…) mais n’a évoqué qu’un Dieu : la Liberté. José-Luis Zapatero trouvera peut-être dans sa présence à cette rencontre à la fois une consolation pour la non participation de Barack Obama au prochain sommet UE-USA en Espagne et aussi une occasion de se rapprocher de l’Eglise catholique qui chez lui boude sa politique.
En quelques mots : 
- « Quand j’ai dit à mon père que nous partions avec Bill en voyage de noces a Accapulco il m’a dit super… on part avec vous ! Ce ne fut pas un voyage de noces ! Plus tard nous sommes allés à Haïti… Je garderai un amour éternel pour cette magnifique Cathédrale aujourdhui complètement détruite » Hillary Clinton.
- « Le progrès ne vient pas quand on détruit l’adversaire mais quand on ouvre son cœur » Barack Obama
- « Notre foi est mise à l’épreuve en Haïti » Hillary Clinton
- « La Grâce n’est pas absente dans cette tragédie, nous sommes touchés par la foi qui porte les blessés et leurs sauveteurs ». Barack Obama
Après une passionnante discussion avec Tony Blinken, je vole pour New York où je vais retrouver le combat francophone.
jpr
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  Voici quelques premières impressions de Washington. Martin Luther King, la coupole du Congrès ainsi que le manteau neigeux qui recouvre les paysages…
jpr
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Après avoir sensibilisé les dirigeants européens, MM Van Rompuy, Barroso et Buzek, au combat francophone je suis allé parler aux journalistes de la salle de presse du Conseil européen.
J’ai présenté les avancées de mes diverses rencontres : amélioration de la signalétique du Parlement européen, valorisation des travaux du forum des députés francophones, célébration par l’Union de la journée internationale de la Francophonie, le 20 mars, formation au français des dirigeants européens dans les centres de l’OIF, notamment en Provence, actions de l’Union pour le multilinguisme, intransigeance pour le maintien du français comme langue de travail…
J’ai trouvé un public en colère. Les journalistes francophones sont extrêmement las de constater le déclin du français dans les salles de presse de l’Europe. Ils sont révoltés quand leurs questions en français provoquent des remous parmi leurs confrères. Ils sont irrités quand un responsable européen choisit par commodité un porte-parole anglophone. Ils se sentent blessés quand la Haute Représentante, Madame Ashton, publie un communiqué en anglais sur l’extrême malheur du peuple d’Haïti, peuple francophone. C’est vrai que cela permet de douter du degré de sensibilité et de finesse de la prochaine diplomatie européenne.
La francophonie doit, sans doute, entrer dans une nouvelle phase de son action. Il faut se montrer plus intransigeant à la manière d’un Jacques Chirac quittant la reunion dans laquelle Ernest-Antoine Sellière s’exprimait en anglais. L’essentiel est de ne pas être atteint par « la fatigue culturelle » dont parle ici notre ami Alain Lavallée.
Merci à tous ceux et à toutes celles, nombreux qui, sur ce blog se sont exprimés en faveur de la conscience francophone. Pour entretenir cette conscience on peut jardiner la poésie comme Claire ou Ernest. On peut aussi, comme nous le recommande Caroline, aller sur le blog de Jean Quatremer, journaliste de Libération à Bruxelles qui fait partie des francophones en colère.
Je veux aussi saluer l’initiative de notre Ministre Alain Joyandet qui organise un concours dans les écoles pour trouver des expressions françaises pour la langue internet : Buzz, Tank, Chat…
Avec « carnetjpr », nous avons déjà une proposition…
jpr
PS : je vous signale également « Francophonie en blog » d’Arnaud Pannier qui se donne pour projet de réconcilier le français et la francophonie et un article intéressant sur l’enseignement du français aux Etats-Unis sur le blog du correspondant de Libération à Washington
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Je me rends à Bruxelles ce Jeudi 14 janvier pour mobiliser les nouveaux dirigeants de L’Union sur « l’exigence francophone ».
Fait exceptionnel, je rencontrerai les trois dirigeants de L’Europe, M.Van Rompuy pour le Conseil, M.Barroso pour la Commission et M. Buzek pour le Parlement, au cours de la même journee.
En qualité de « représentant personnel du président de la République », j’irai défendre l’usage du français dans les institutions européennes. Le français ne recule que lorsque l’offre de français est insuffisante. Quand, dans une ville du monde, on ouvre une école française, les capacités d’accueil sont immédiatement saturées. Quand dans une institution on fragilise le français, ce sont les valeurs du pluralisme et de l’humanisme qui sont étouffées.
Pour le combat du français et de la francophonie, j’ai l’âme résistante, l’âme québécoise !
Une part du destin de l’Europe se joue en français, la diversité linguistique est constituante de notre histoire, elle est aussi composante de notre message.
Par cette démarche je prolonge l’admirable action linguistique et politique d’Abdou Diouf a la tête de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF). A la demande du Président français, j’engage ainsi un tour des organisations internationales pour y défendre le français, après l’Europe je me rendrai debut février a l’ONU a New-York.
jpr
Lire le compte-rendu du déplacement par l’AFP
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J’ai choisi quelques événements, initiatives ou situations marquants de l’année 2009 pour exprimer ma notation personnelle de l’action de l’exécutif.
Mes avis sont nuancés, mon approbation globale.
- 19/20. Réactivité à la crise financière : en prenant la tête pour une vraie gouvernance mondiale avec 3 G20 en moins de 12 mois, la France a participé en première ligne à l’évitement de la crise systémique. Le mérite du Président français est ici indiscutable.
- 18/20. Influence de la France en Europe : en s’impliquant personnellement dans les élections au Parlement européen, après son succès avec le traité de Lisbonne, le Président a donné à l’exécutif français les moyens de son influence. La France s’est ainsi vu confiée des responsabilités européennes majeures (M. Barnier, J.Daul, A.Lamassoure).
- 17/20. Tva dans la restauration. Tenir une promesse n’est jamais une faute, même si c’est parfois une erreur. La restauration reste la meilleure façon de transformer un flux touristique en emplois. Les régions touristiques le mesurent tous les jours. N’oublions pas que l’avantage fiscal accordé aux restaurateurs a été réduit de 66% par la suppression d’allégements de charges accordés précédemment.
-16/20. Industrie des Transports. Ce secteur est maintenant un atout pour nos exportations. Le Grenelle a modernisé nos stratégies. La réforme des ports illustre cette modernisation. Les négociations sociales à la Sncf et, avec les transporteurs routiers, montrent que le secteur évolue dans le bon sens, malgré quelques soubresauts.
-15/20. Croissance et relance. Avec le plan de relance et le grand emprunt (dont certains projets devront être précisés) le gouvernement a donné au Pays les moyens de mieux résister à la crise et de faire le choix des investissements d’avenir. Même si la question de l’emploi reste préoccupante, l’analyse comparée des économies européennes est favorable a la France.
-14/20. Copenhague. La France s’est montrée très active pour développer la nécessaire conscience mondiale face aux périls climatiques. Le réseau défaillant est sans doute celui de l’Eurafrique. Nous devrons tirer, pour l’avenir, les leçons des insuffisances de Copenhague.
-13/20. Relations avec la Chine. Les Présidents Hu Jintao et Sarkozy ont rétabli à Londres et à Pittsburgh des relations positives, après les turpitudes de 2008. L’année 2010 sera bien necessaire pour stabiliser la confiance réciproque. Nous y travaillons.
-11/20. Sécurité routière. Ce dossier doit revenir sous l’autorité directe du Premier Ministre. Les résultats sont, en effet, directement liés à la mobilisation nationale elle même liée à l’action interministérielle. La France a montré qu’elle pouvait mieux faire.
- 10/20. Le débat sur l’identité nationale. Laissons de côté les critiques injurieuses, elles affaiblissent leurs auteurs. En revanche, certaines observations sont légitimes, telles que celles relatives à l’agenda : le débat a souffert de son calendrier. Comme nous l’avions fait avec la commission Stasi sur la laïcité, une commission Gallo aurait sans doute évite une réduction du débat à la seule question de l’Islam.
- 9/20. La décentralisation. Le débat sur la taxe professionnelle était vraiment mal parti, le Sénat a changé significativement le texte. L’heure de vérité viendra avec le projet de conseiller territorial et la loi sur les compétences locales. La mobilisation des Girondins reste nécessaire.
- 8/20. L’union pour la Méditerranée. L’espoir était grand sur la rive sud. La crise a ramené son lot de protectionnisme et d’égoïsme et l’UPM prend du retard. La mise en oeuvre des grands projets ne doit plus tarder pour la crédibilité de cette grande idée.
- 7/20. Dette publique. La France empruntera un montant record en 2010 : 188 milliards €. Pour faire face à nos déficits l’acte 3 de la réforme des retraites prévu en 2010 devra être très ambitieux. Le Président me semble, pour cela, déterminé.
Des dossiers encore incertains ne peuvent pas, à cette date, faire l’objet d’une notation. Des initiatives sur ces sujets sont encore attendues. Parmi ces dossiers, en vrac, la grippe H1N1, la crise du lait, la reforme du lycée, les campus universitaires, le nouveau rôle du Parlement, le retour au commandement de l’Otan… Au total on peut placer, je crois, notre Président sur le podium du leadership mondial aux côtés d’Angela Merkel et de Barack Obama, dont la réforme de la santé a, sans doute, sauvé l’année.
jpr
NB : à titre comparatif deux appréciations relatives au PS.
- 12/20. Le choix des primaires. Dans la situation de confusion dans laquelle se trouve le leadership du parti socialiste, l’organisation de primaires est la meilleure solution pour qu’émerge un candidat légitime à l’élection présidentielle. Ce que ni les cadres ni les militants n’ont su faire, les socialistes peuvent espérer que les sympathisants le feront. Avec cette procédure le PS va occuper le terrain et légitimer son candidat (ou sa candidate). A ce jeu François Hollande me semble être bien placé.
- 6/20. La gestion socialiste locale. Parce qu’ils n’ont pas souhaité maîtriser la dépense publique locale, les chefs d’exécutifs territoriaux issus du PS ont fait preuve d’une coupable gourmandise pour les impôts et/ou les emprunts. Où sont les grands projets économiques des régions ? Où sont les Futuroscopes de demain ? La gestion socialiste locale ne sert pas la decentralisation.
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Commentaires
le 03/09 à 18:41
D'accord avec Ernest, "on s'en fout de la breloque de Maistre", par contre ce dont on ne se fout pas [...]
le 03/09 à 17:34
@Mélusine : encore pour info : http://www.lepoint.fr/le-parquet-fait-appel-d-une-remise-en-liberte- [...]
le 03/09 à 15:09
Cher Jacques, Merci pour vos réflexions sur le dialogue et les idées... Vous écrivez: Bien souvent [...]
le 03/09 à 08:43
Bjr Jean-Pierre Raffarin...! En effet,très étrange...! Mdr http://www.youtube.com/watch?v=kOl [...]
le 03/09 à 06:17
Bonjour à tous, Cher Jany, Votre billet du 1er septembre ne manque pas d’intérêts. Je passe su [...]