Fort de son autonomie et des qualités de son proviseur, le lycée français de NY est exemplaire. Les effectifs sont « métissés », 30% de Français, 29%de binationaux, 25% d’Américains et 16 % d’autres nationalités. Les élèves des classes primaires ont accès à 2h de mandarin par semaine. 30% des élèves sont boursiers. Les enseignants sont sous contrat d’un an, avec évaluation régulière.
L’excellence académique de cet établissement à but non lucratif doit faire réfléchir nos professionnels de l’éducation…
- Haïti, l’espoir en français
J’ai pu parler avec une dizaine de jeunes Haïtiens accueillis depuis une dizaine de jours au LFNY. Leur dignité est exemplaire, pas de larmes ni de colère, des sourires même pour exprimer la profondeur de leur gratitude mais, surtout, une tristesse, lumineuse et infinie au fond des yeux. Le Français pour apprendre et pour jouer est leur seule joie.
En sortant du bureau du secrétaire général de l’ONU, j’ai souhaité appeler Michaelle Jean, la Gouverneure générale du Canada, elle même d’origine haïtienne. Elle m’a dit sa gratitude pour la France mais aussi l’importance qu’elle accorde à la mobilisation de la francophonie. Le français ne peut être arraché du destin d’Haïti. En bonne intelligence avec les Américains dont les efforts sont immenses, nous devons travailler à la dimension francophone de l’espoir haïtien.
jpr
Ma visite au LFNY vue par le site France-Amérique
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Le secrétaire général de l’ONU m’a reçu, ce jour, pour une réunion en français sur le français au sein de la plus grande instance multilatérale. Nos griefs sont nombreux, je les ai présentés à un ami mais avec fermeté :
- non respect du français comme l’une des deux seules langues de travail parmi les 6 langues officielles ;
- insuffisance des contingeants francophones dans les opérations de maintien de la paix dans les pays francophones ;
- recul du critère francophone pour le recrutement des cadres dirigeants (exemple récent du porte parole) ;
- non inviration de l’OIF à la conférence sur Haïti au Canada ;
- insiffisance du nombre de discours officiels en français…
Dans un bon français, entouré de collaborateurs francophones, le secrétaire général de l’ONU m’a fait part de sa détermination à promouvoir la francophonie dans son domaine de responsabilité (il prend lui-même des cours de français tous les dimanches !).
Le groupe des ambassadeurs francophones, particulièrement actif à NYC assurera le suivi de cette réunion dans l’esprit de « l’intransigeance francophone », ligne que j’ai choisie comme fil rouge de mon action pour la francophonie.
En partant Ban Ki Moon m’a chargé d’un message pour Nicolas Sarkozy, « personnalité particulièrement électrisante » : « saluez votre President pour son Leadership, remerciez-le pour son soutien pour notre action contre le changement climatique et pour sa généreuse mobisation pour Haïti ».
Dans un prochain billet je vous parlerai du peuple haïtien après avoir dialogué avec Mme. Jean , la gouverneure générale du Canada et après avoir rencontré des jeunes Haïtiens tout juste accueillis avec chaleur et compétence au sein du merveilleux lycée français de New York (LFNY).
jpr
Lire la dépêche AFP
Mon intervention dans le journal de RTL
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Rencontre aujourd’hui avec Barack, Michèle Obama, Hillary Clinton, Joe Biden, José Luis Zapatero et les personnalités invitées au national prayer. Breakfast. Le discours d’Hillary a été particulièrement brillant sous l’oeil attentif de Michèle (légèrement plus bienveillante que son mari).
Le Premier ministre espagnol a cité la Bible ( »ne retenez pas le salaire des pauvres…) mais n’a évoqué qu’un Dieu : la Liberté. José-Luis Zapatero trouvera peut-être dans sa présence à cette rencontre à la fois une consolation pour la non participation de Barack Obama au prochain sommet UE-USA en Espagne et aussi une occasion de se rapprocher de l’Eglise catholique qui chez lui boude sa politique.
En quelques mots : 
- « Quand j’ai dit à mon père que nous partions avec Bill en voyage de noces a Accapulco il m’a dit super… on part avec vous ! Ce ne fut pas un voyage de noces ! Plus tard nous sommes allés à Haïti… Je garderai un amour éternel pour cette magnifique Cathédrale aujourdhui complètement détruite » Hillary Clinton.
- « Le progrès ne vient pas quand on détruit l’adversaire mais quand on ouvre son cœur » Barack Obama
- « Notre foi est mise à l’épreuve en Haïti » Hillary Clinton
- « La Grâce n’est pas absente dans cette tragédie, nous sommes touchés par la foi qui porte les blessés et leurs sauveteurs ». Barack Obama
Après une passionnante discussion avec Tony Blinken, je vole pour New York où je vais retrouver le combat francophone.
jpr
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  Voici quelques premières impressions de Washington. Martin Luther King, la coupole du Congrès ainsi que le manteau neigeux qui recouvre les paysages…
jpr
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Après avoir sensibilisé les dirigeants européens, MM Van Rompuy, Barroso et Buzek, au combat francophone je suis allé parler aux journalistes de la salle de presse du Conseil européen.
J’ai présenté les avancées de mes diverses rencontres : amélioration de la signalétique du Parlement européen, valorisation des travaux du forum des députés francophones, célébration par l’Union de la journée internationale de la Francophonie, le 20 mars, formation au français des dirigeants européens dans les centres de l’OIF, notamment en Provence, actions de l’Union pour le multilinguisme, intransigeance pour le maintien du français comme langue de travail…
J’ai trouvé un public en colère. Les journalistes francophones sont extrêmement las de constater le déclin du français dans les salles de presse de l’Europe. Ils sont révoltés quand leurs questions en français provoquent des remous parmi leurs confrères. Ils sont irrités quand un responsable européen choisit par commodité un porte-parole anglophone. Ils se sentent blessés quand la Haute Représentante, Madame Ashton, publie un communiqué en anglais sur l’extrême malheur du peuple d’Haïti, peuple francophone. C’est vrai que cela permet de douter du degré de sensibilité et de finesse de la prochaine diplomatie européenne.
La francophonie doit, sans doute, entrer dans une nouvelle phase de son action. Il faut se montrer plus intransigeant à la manière d’un Jacques Chirac quittant la reunion dans laquelle Ernest-Antoine Sellière s’exprimait en anglais. L’essentiel est de ne pas être atteint par « la fatigue culturelle » dont parle ici notre ami Alain Lavallée.
Merci à tous ceux et à toutes celles, nombreux qui, sur ce blog se sont exprimés en faveur de la conscience francophone. Pour entretenir cette conscience on peut jardiner la poésie comme Claire ou Ernest. On peut aussi, comme nous le recommande Caroline, aller sur le blog de Jean Quatremer, journaliste de Libération à Bruxelles qui fait partie des francophones en colère.
Je veux aussi saluer l’initiative de notre Ministre Alain Joyandet qui organise un concours dans les écoles pour trouver des expressions françaises pour la langue internet : Buzz, Tank, Chat…
Avec « carnetjpr », nous avons déjà une proposition…
jpr
PS : je vous signale également « Francophonie en blog » d’Arnaud Pannier qui se donne pour projet de réconcilier le français et la francophonie et un article intéressant sur l’enseignement du français aux Etats-Unis sur le blog du correspondant de Libération à Washington
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Je me rends à Bruxelles ce Jeudi 14 janvier pour mobiliser les nouveaux dirigeants de L’Union sur « l’exigence francophone ».
Fait exceptionnel, je rencontrerai les trois dirigeants de L’Europe, M.Van Rompuy pour le Conseil, M.Barroso pour la Commission et M. Buzek pour le Parlement, au cours de la même journee.
En qualité de « représentant personnel du président de la République », j’irai défendre l’usage du français dans les institutions européennes. Le français ne recule que lorsque l’offre de français est insuffisante. Quand, dans une ville du monde, on ouvre une école française, les capacités d’accueil sont immédiatement saturées. Quand dans une institution on fragilise le français, ce sont les valeurs du pluralisme et de l’humanisme qui sont étouffées.
Pour le combat du français et de la francophonie, j’ai l’âme résistante, l’âme québécoise !
Une part du destin de l’Europe se joue en français, la diversité linguistique est constituante de notre histoire, elle est aussi composante de notre message.
Par cette démarche je prolonge l’admirable action linguistique et politique d’Abdou Diouf a la tête de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF). A la demande du Président français, j’engage ainsi un tour des organisations internationales pour y défendre le français, après l’Europe je me rendrai debut février a l’ONU a New-York.
jpr
Lire le compte-rendu du déplacement par l’AFP
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J’ai choisi quelques événements, initiatives ou situations marquants de l’année 2009 pour exprimer ma notation personnelle de l’action de l’exécutif.
Mes avis sont nuancés, mon approbation globale.
- 19/20. Réactivité à la crise financière : en prenant la tête pour une vraie gouvernance mondiale avec 3 G20 en moins de 12 mois, la France a participé en première ligne à l’évitement de la crise systémique. Le mérite du Président français est ici indiscutable.
- 18/20. Influence de la France en Europe : en s’impliquant personnellement dans les élections au Parlement européen, après son succès avec le traité de Lisbonne, le Président a donné à l’exécutif français les moyens de son influence. La France s’est ainsi vu confiée des responsabilités européennes majeures (M. Barnier, J.Daul, A.Lamassoure).
- 17/20. Tva dans la restauration. Tenir une promesse n’est jamais une faute, même si c’est parfois une erreur. La restauration reste la meilleure façon de transformer un flux touristique en emplois. Les régions touristiques le mesurent tous les jours. N’oublions pas que l’avantage fiscal accordé aux restaurateurs a été réduit de 66% par la suppression d’allégements de charges accordés précédemment.
-16/20. Industrie des Transports. Ce secteur est maintenant un atout pour nos exportations. Le Grenelle a modernisé nos stratégies. La réforme des ports illustre cette modernisation. Les négociations sociales à la Sncf et, avec les transporteurs routiers, montrent que le secteur évolue dans le bon sens, malgré quelques soubresauts.
-15/20. Croissance et relance. Avec le plan de relance et le grand emprunt (dont certains projets devront être précisés) le gouvernement a donné au Pays les moyens de mieux résister à la crise et de faire le choix des investissements d’avenir. Même si la question de l’emploi reste préoccupante, l’analyse comparée des économies européennes est favorable a la France.
-14/20. Copenhague. La France s’est montrée très active pour développer la nécessaire conscience mondiale face aux périls climatiques. Le réseau défaillant est sans doute celui de l’Eurafrique. Nous devrons tirer, pour l’avenir, les leçons des insuffisances de Copenhague.
-13/20. Relations avec la Chine. Les Présidents Hu Jintao et Sarkozy ont rétabli à Londres et à Pittsburgh des relations positives, après les turpitudes de 2008. L’année 2010 sera bien necessaire pour stabiliser la confiance réciproque. Nous y travaillons.
-11/20. Sécurité routière. Ce dossier doit revenir sous l’autorité directe du Premier Ministre. Les résultats sont, en effet, directement liés à la mobilisation nationale elle même liée à l’action interministérielle. La France a montré qu’elle pouvait mieux faire.
- 10/20. Le débat sur l’identité nationale. Laissons de côté les critiques injurieuses, elles affaiblissent leurs auteurs. En revanche, certaines observations sont légitimes, telles que celles relatives à l’agenda : le débat a souffert de son calendrier. Comme nous l’avions fait avec la commission Stasi sur la laïcité, une commission Gallo aurait sans doute évite une réduction du débat à la seule question de l’Islam.
- 9/20. La décentralisation. Le débat sur la taxe professionnelle était vraiment mal parti, le Sénat a changé significativement le texte. L’heure de vérité viendra avec le projet de conseiller territorial et la loi sur les compétences locales. La mobilisation des Girondins reste nécessaire.
- 8/20. L’union pour la Méditerranée. L’espoir était grand sur la rive sud. La crise a ramené son lot de protectionnisme et d’égoïsme et l’UPM prend du retard. La mise en oeuvre des grands projets ne doit plus tarder pour la crédibilité de cette grande idée.
- 7/20. Dette publique. La France empruntera un montant record en 2010 : 188 milliards €. Pour faire face à nos déficits l’acte 3 de la réforme des retraites prévu en 2010 devra être très ambitieux. Le Président me semble, pour cela, déterminé.
Des dossiers encore incertains ne peuvent pas, à cette date, faire l’objet d’une notation. Des initiatives sur ces sujets sont encore attendues. Parmi ces dossiers, en vrac, la grippe H1N1, la crise du lait, la reforme du lycée, les campus universitaires, le nouveau rôle du Parlement, le retour au commandement de l’Otan… Au total on peut placer, je crois, notre Président sur le podium du leadership mondial aux côtés d’Angela Merkel et de Barack Obama, dont la réforme de la santé a, sans doute, sauvé l’année.
jpr
NB : à titre comparatif deux appréciations relatives au PS.
- 12/20. Le choix des primaires. Dans la situation de confusion dans laquelle se trouve le leadership du parti socialiste, l’organisation de primaires est la meilleure solution pour qu’émerge un candidat légitime à l’élection présidentielle. Ce que ni les cadres ni les militants n’ont su faire, les socialistes peuvent espérer que les sympathisants le feront. Avec cette procédure le PS va occuper le terrain et légitimer son candidat (ou sa candidate). A ce jeu François Hollande me semble être bien placé.
- 6/20. La gestion socialiste locale. Parce qu’ils n’ont pas souhaité maîtriser la dépense publique locale, les chefs d’exécutifs territoriaux issus du PS ont fait preuve d’une coupable gourmandise pour les impôts et/ou les emprunts. Où sont les grands projets économiques des régions ? Où sont les Futuroscopes de demain ? La gestion socialiste locale ne sert pas la decentralisation.
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Bien sûr, les résultats opérationnels de la conférence de l’ONU sur les changements climatiques sont décevants. Cependant la conscience populaire mondiale a fait un tel bond que l’on peut espérer de meilleurs résultats à Bonn puis a Mexico. La France a été exemplaire dans sa mobilisation.
Pour l’avenir, nous devons analyser lucidement les forces en présence face aux enjeux climatiques. Nous ne pouvons être surpris de ce que les Américains veuillent maîtriser le mouvement et que les Chinois prennent des engagements sans toutefois accepter de renoncer à leur souveraineté. Le réalisme politique doit nous conduire à, davantage, chercher à convaincre plutôt que d’espérer imposer nos choix à de telles puissances. Il ne suffit pas de réussir des alliances tactiques pour inverser ces rapports de forces.
Pour les prochains sommets, il faudrait, sans doute, travailler à la constitution d’une force continentale capable de se faire entendre dans ce monde multipolaire. La France a, probablement, à nouveau, un rôle historique à jouer en s’impliquant pour rapprocher les positions de l’Europe de celles de l’Afrique. Il serait peu efficace de faire des reproches aux autres, mieux vaut constituer le rapport de forces dont nos convictions ont besoin pour convaincre. Cela passe, selon moi, par un accord euro-africain. Avec 1,5 milliard d’habitants, c’est le seul projet qui peut élargir la Dialectique Chine-Amerique (D2 plus que G2).
Copenhague n’a pas remis en cause les lois de la Puissance. Pour La France, le chemin de la puissance reste celui des alliances. Notre influence ne peut être solitaire. Nous mesurons aujourd’hui que notre horizon européen est necessaire mais sans doute pas suffisant pour influencer l’avenir de la planète. Le veritable espace de nos convictions, n’est-ce-pas l’Eurafrique ? Espérons qu’il ne soit pas trop tard.
Nos idées ont besoin d’alliés. Copenhague sera utile si nous en tirons les leçons. J’ai confiance.
jpr
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- Quel rôle joue le forum organisé par l’Institut arabe des chefs d’entreprises ?
J’ai pris la succession de Raymond Barre, comme invité français des journées annuelles de l’entreprise de l’Institut arabe des chefs d’entreprises (IACE). Depuis j’y suis fidèle. On rencontre dans ce forum les forces vives du Maghreb. Le ton est libre, la volonté de partenariat est manifeste. Les entrepreneurs tunisiens militent sans relâche pour le développement des échanges intra-maghrebins. L’entreprise tunisienne est l’avant garde du marché commun de la rive sud de la Méditerranée.
- Quel rôle peut jouer la Tunisie dans la Francophonie ?
Je suis depuis mon plus jeune âge attiré par les couleurs de la Tunisie, j’aime l’hospitalité de ce peuple. Depuis que Nicolas Sarkozy m’a nommé comme son « représentant personnel pour la Francophonie », j’ai des raisons supplémentaires de m’intéresser à la Tunisie et aux Tunisiens. Je pense que les entreprises tunisiennes qui ont particulièrement bien résisté à la crise pourraient constituer le noyau central de la nouvelle francophonie des affaires. Du Canada au Vietnam les entreprises francophones peuvent élargir leurs marchés en renforçant leurs liens géo-culturels.
- Quelles conclusions pour ce forum 2009 ?
Ma conclusion est la même que celle qu’a tirée mon ami le Premier ministre tunisien, M.Ghannouchi : le développement des échanges dans l’espace euromediterranéen pourrait apporter à la rive sud 1 a 2 points de croissance supplémentaire. Cette réflexion économique se prolonge d’une réflexion politique : les débats sur les identités nationales ne doivent pas exclure les réflexions sur les identités continentales. La crise a favorisé l’émergence des continents. La planète au XXIème siècle ne peut se réduire à un dialogue américano-asiatique. Nous avons la mission de renforcer, de promouvoir notre identité eurafricaine.
La Tunisie est aussi un lieu où se pense l’avenir. Et si Carthage n’avait pas été détruite ?
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A l’issue de ma conférence prononcée a Sousse dans le cadre des journées de l’entreprise, un jeune tunisien est venu me dire : »c’est facile de se faire applaudir en Tunisie en parlant de l’Eurafrique, auriez-vous le courage de dire la même chose en France ? ». Réponse : oui mon ami !
C’est pour moi une conviction profonde : le destin de l’Europe est lié à celui de l’Afrique. Dans le face à face entre les continents américain et asiatique l’équilibre viendra de l’Eurafrique. C’est une vision geo-ecopolitique, c’est aussi une réponse culturelle. En effet l’humanisme du XXI siècle pourrait naître sur les rives de la Méditerranée, là où notre diversité peut retrouver l’unité. Là où les religions du Livre nous enseignaient le sens du destin. Nos vieilles civilisations ont progressivement appris à se respecter, à partager. A Kairouan, dans la plus vieille mosquée d’Afrique, l’émotion transgresse les religions.
J’ai déjà dit en France que le débat sur les identités ne pouvait se réduire à l’identité nationale. Pour moi l’identité nationale se structure à la fois par un ancrage local et par un horizon continental. Notre horizon me semble être l’Eurafrique dont le coeur bat aux rythmes de la Méditerranée.
jpr
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Les Tunisiens – et les Tunisiennes- ont un tel sens de l’accueil qu’ils n’attendent même pas que l’on ait posé le pied sur le sol de leur patrie pour vous souhaiter la bienvenue. Dans l’avion, ils viennent vous dire leur joie de vous accueillir. Ce peuple est doué pour la gentillesse, cette qualité de l’intelligence.
Je vole vers Tunis-Carthage pour participer aux 24 èmes journées de l’entreprise. Le thème de cette année, « l’Etat et l’entreprise », est particulièrement pertinent avec la crise : sauvetage bancaire, plan de relance, Grenelle, grand emprunt, prime auto… La France ne manque pas d’exemples de la nouvelle créativité de l’Etat. Je serai très attentif aux analyses de mes hôtes de l’Institut arabe des chefs d’entreprises. J’ai, hic et nunc, une pensée pour Raymond Barre auquel j’ai succédé dans ce forum.
Samedi j’aurai un entretien avec le Premier Ministre Mohamed Ghannouchi.
Je reste en ligne…
jpr
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Nos amis anglais n’ont pas à être inquiets pour l’avenir de leur place financière. Michel Barnier est connu pour son éthique européenne. Les intérêts de l’Europe ont toujours étés sa préoccupation dans ses différentes fonctions à Bruxelles. Or aujourd’hui il est clair que le centre financier londonien dispose de la taille mondiale, ce en quoi il est indispensable à l’économie européene. L’accord adopté hier à Bruxelles entre les ministres des finances de l’union pour la supervision paneuropéenne de la banque, de l’assurance et des marchés montre bien la volonte commune de tenir nos engagements pris au G20. Le capitalisme doit évoluer pour corriger les dérives révélées par la crise financiere. L’Europe unie peut peser de tout son poids dans cette nouvelle donne de l’economie mondiale. L’attractivité économique et financière de l’Europe doit être sans cesse renforcée.
La City, où de nombreuses entreprises européennes, et notamment francaises, sont présentes a évidemment un rôle majeur à jouer dans cette stratégie de l’attractivité.
jpr
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Je sors du salon – le pavillon de la lumière pourpre, salon dans lequel Mao recevait ses hôtes – où M. Wen Jiabao vient de nous recevoir. J’ai à nouveau fait part de notre grande attente pour la conférence de Copenhague. Les objectifs semblent relativement consensuels, la difficulté résidera dans les contrôles et le respect de la souveraineté. Le discours chinois est cependant ambitieux.
Non au G2
Wen Jiabo a dit clairement son opposition au G2 c’est-à-dire à un axe dominateur USA-Chine, la « Chinamerique ».
Il a justifié ce choix par trois raisons :
- La Chine n’est pas un pays riche, sa situation est très différente de celle des Etats-Unis ;
- La Chine souhaite être en paix avec toutes les nations. Elle ne souhaite la guerre avec personne.
- La Chine souhaite une gouvernance mondiale multilatérale, le monde ne peut être piloté par un petit nombre de petit nombre de pays.
Enfin, le Premier ministre a formé des voeux de succès pour les nouveaux dirigeants européens. Vues de Chine, la lisibilité et l’efficacité de l’Europe ont beaucoup à gagner à l’incarnation de notre politique dans des personnalités bien identifiées.
jpr
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A la tête d’une délégation européenne comprenant plusieurs personnalités de différents pays (dont mon ami l’ancien Premier ministre de Hongrie Peter Medgyessy ), j’ai participé aujourd’hui à une conférence internationale sur les relations entre l’Europe et la Chine.
Au lendemain du départ de Barack Obama, les Chinois veulent montrer que leur diplomatie ne peut se réduire à la relation sino-americaine, ce qu’on appelle maintenant la « Chinamerica ». L’Eurochine, c’est-à-dire l’espace de dialogue sino-europeen, parce qu’il est économiquement plus libre peut être politquement plus fecond. La conférence de Copenhague pourrait être la bonne occasion pour exprimer cette volonté de coopération positive. M Li Kequiang, 1er Vice Premier ministre nous a dit clairement : « l’économie verte est une exigence de la croissance chinoise ».
J’ai plaidé pour que la Chine adhère à la position commune franco-brésilienne. Cela ne me paraît pas insurmontable. La Chine est engagée dans un programme ambitieux de réduction du carbone dans son économie. La formule de « responsabilités communes mais différentiées » convient bien à la Chine qui veut bien prendre sa part dans la lutte face au changement climatique mais qui souhaite que les responsabilités particulières des pays developpés soient reconnues. Je pense que la cause de Copenhague a progressé à l’occasion des multiples contacts engendrés par cette conférence.
jpr
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Ce matin, l’avion quotidien d’Air France s’est posé a Pékin à côté de l’avion présidentiel américain. Barack Obama mène ici une vaste entreprise de séduction. Avec les étudiants à Shanghai, avec HU Jintao à Pékin, avec les touristes sur la grande muraille, le Président américain déploie son charme. Certes il rend visite à son « banquier » mais au-delà, il cherche à séduire le peuple chinois. Dans sa stratégie d’un leadership mondial Barack Obama a besoin du soutien des peuples qu’il visite. Il s’y emploie brillamment. Je reviendrai ici sur le contenu des échanges sino-américains, notamment à propos du changement climatique, de la situation économique et de la non prolifération nucléaire… Je ne chasse pas Barack Obama de Chine, mais il part ce soir…
A plus tard.
jpr
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Commentaires
le 16/03 à 14:09
Bonjour Monsieur le Premier Ministre, Avant, je l'espère, d'avoir l'honneur et le plaisir d'un proc [...]
le 16/03 à 13:34
Je note un certain relâchement pour ce qui est des accents. Quand le chat dort, les souris dansent. [...]
le 16/03 à 11:05
Bonjour Monsieur le Premier Ministre? pour information: http://www.eurofora.net/newsflashes/news/r [...]
le 16/03 à 10:51
Et ENCORE une réunion partisane ... Mais la en plus, il y a ce président et ce premiers ministre de [...]
le 16/03 à 09:42
Monsieur le Premier ministre. Votre analyse est très bonne.Je vous rejoint. La droite doit explique [...]