À Rochefort, l’Hermione a reçu sa mature avec le grand mât qui culmine à 47m ! Il faudra pas moins de 25 km de cordages pour manœuvrer la plus grande réplique d’un navire traditionnel jamais reconstruite en France.
Cette aventure exceptionnelle culminera, elle, en 2015, quand l’équipage de l’Hermione prendra la mer pour naviguer dans le sillage de Lafayette en direction des ports de la côte est de l’Amérique du Nord.
Ce projet force le respect. La passion souffle dans les voiles des « militants » de L’Hermione. Talents professionnels, audace exceptionnelle. Voilà une communauté humaine dont le port est un bateau. La visite du chantier est déjà une traversée. Humaine et technique.
jpr

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La Corée du Sud joue intelligemment de ses atouts pour se placer comme une plateforme de dialogue mondiale. Pays d’Asie, elle appartient pour sa sécurité, toujours menacée, au monde de l’Ouest, petit pays elle classe son économie aux premiers rangs mondiaux, peuple colonisé il a réussi son indépendance… Tous les Pays ont quelque chose en commun avec la Corée, elle les invite tous à sa table. Ainsi le « World Knowledge Forum » est l’un des symposiums mondiaux le plus influent grâce à son public, leaders politiques, grands patrons, media internationaux…
Je suis intervenu cette année sur le thème du « Leadership dans la crise » développant quatre exigences du moment :
- la Pédagogie. Pour expliquer aux peuples que la crise, ce n’est pas les autres…
- la Réforme. Pour assumer que les marges d’action se gagnent plus par le courage que par l’impôt…
- la Crédibilité. C’est la condition de l’influence. La percée depuis 2ans d’Angela Merkel en Asie est, à elle-seule, démonstrative…
- les Alliances. Avoir raison tout seul est aujourd’hui une faiblesse. Les 35h resteront l’exemple d’une idée « mondiale » restée locale…
L’intervention qui m’a le plus marqué est celle du President de la banque mondiale, Jim Yong Kim, qui a décliné toutes les activités du monde selon ce qu’il pense être la valeur d’aujourd’hui : « delivery, delivery, delivery ». On pourrait traduire par : promesse tenue, priorité aux résultats, pragmatisme, fiabilité, livraison… Il est « curieux » qu’on ne puisse traduire exactement ce mot en français !
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Q1-Dans la campagne pour la présidence de l’UMP, vous avez pris parti pour Jean-François Copé. Les sondages auprès des sympathisants du parti ne lui sont pas favorables et mettent nettement en tête François Fillon. Pourquoi les militants voteraient-ils différemment des électeurs ?
JPR: Jean-François est mon ami. D’abord, chez moi, la conviction a toujours précédé le sondage. Quand j’ai choisi Giscard, Chirac ou Sarkozy pour les présidentielles, les sondages ne leur étaient pas favorables. Ensuite je pense que les militants qui voteront connaissent personnellement JF Copé. Les sympathisants choisissent une image, les militants une connaissance, voire un ami. Or J-F Copé est quelqu’un…qui gagne à être connu. Lire le reste de cet article »
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Comme tous les ans, les meilleurs spécialistes de la Chine se réunissent fin août pour le séminaire annuel du Futuroscope à l’invitation de la Fondation pour la Prospective et l’Innovation. Cette année, le thème est centré sur « La Chine et Les BRICS » ( Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud).
Il s’agit de poser les questions de « l’émergence » : les valeurs de l’émergence, la stratégie de l’émergence et la place de La Chine dans ces mouvements.
L’émergence
Trois « valeurs » rassemblent les Pays qui se définissent comme les Emergents dont le réseau leader est celui des BRICS : les ressources straté giques, l’atout continental et le développement « complexe ».
Ces Pays ont en commun une certaine confiance dans la l’avenir car ils disposent des richesses du Futur : la jeunesse de la population, l’accès aux ressources d’avenir, l’attractivite de leur croissance… La Chine avec les terres rares, le Brésil avec sa forêt et son pétrole, l’Inde avec ses jeunes ingénieurs, la Russie et son gaz… Les Emergents n’ont pas peur de demain. Ils disposent aussi, en général, de l’atout continental. Quand ils lancent un produit, la dimension du marché domestique est telle qu’ils atteignent les normes de la compétitivité internationale dès l’échelon national. Ces Pays-Continents ont les moyens de promouvoir leurs cultures et leurs méthodes nationales. Les BRICS, il y a trente ans, entraient dans la catégorie des Pays sous-développés, certains d’entre eux étant condamnés éternellement à ce statut ! Aujourd’hui, ce sont des « Emergents-Emergés »(1). Comme Edgar Morin parle de « pensée complexe » nous pouvons parler, à leur propos, de « développement complexe ». Riches et pauvres à la fois, centralisés et décentralisés (souvent fédéraux), nationalistes et internationaux, planificateurs et opportunistes… les BRICS ont un pied dans chaque monde, la pensée du yin et du yang leur est commune. Quand dans ces Pays vous avez découvert une vérité absolue, vous pouvez être certains que la vérité contraire existe aussi.
La stratégie
Quand les réalités les séparent, la stratégie les rassemble. Croissance, influence, puissance structurent la vision commune des BRICS.
En 2011, le Forum de Boao, le Davos de l’Asie, en présence des chefs d’Etat des BRICS, a fixé le cap : « la croissance inclusive ». Le message est clair, la croissance de l’Occident est en voie d’épuisement, en quantité mais surtout en qualité. Les Emergents se doivent d’inventer la croissance nouvelle, plus inclusive, plus protectrice. La réalité du « développement complexe » permet à la fois d’être leader en matière de pollution, mais aussi d’énergies nouvelles !
Sur le plan politique, la stratégie des BRICS est une stratégie d’influence progressive. Le registre n’est pas celui de la domination mais celui de l’évolution. Maintenant que les BRICS ont conquis leur place à la table du G20, ils se concertent pour faire progresser leur plateforme commune comme on a pu le constater lors de le conference de « Rio+20″. Prochain objectif : la réforme de l’ONU.
Cette recherche d’influence multilatérale est tout à fait en harmonie avec leur conception de la puissance sur la planète. Dans un monde multipolaire – multicontinental- la force, c’est la capacité de créer des équilibres. Les BRICS, leaders sur leur continent, constitueront les « Pylônes » des réseaux multipolaires pour les équilibres du Monde a venir. Ils savent que la paix se gagne par l’équilibre plus que par la domination.
La Chine
La Chine est à l’aise dans ces schémas. Elle a confiance dans ses valeurs : le temps, l’harmonie, l’effort. Pour de nombreux chinois le Leadership de la Chine est un destin, pas une urgence. Ainsi la Chine se sait forte quand elle affiche son PIB national mais se reconnaît faible quand elle annonce son PIB par tête, c’est « l’émergence paradoxale ». Ainsi pendant que l’Occident soigne son présent, la Chine pense et travaille son avenir. Ce qui n’est pas sans risques pour elle.
Premier risque le dossier africain. Au coeur du monde émergent, en Afrique, la Chine joue les premiers rôles. Elle y trouve les matières premières nécessaires à son futur, elle y investit massivement en infrastructures, elle y propose aussi un modèle politique nouveau qui n’est pas sans séduction. On a souvent tort, à l’Ouest, de contester globalement la présence chinoise en Afrique qui n’est pas sans lien avec le nouveau « Temps de l’Afrique »(2). L’Europe aurait tout intérêt à construire un « trilogue, Afrique-Chine- Europe », pour réussir l’émergence de l’Afrique. Sinon le risque d’un rejet de la Chine en Afrique n’est pas nul (3).
Le second risque c’est que le temps ne soit plus l’allié inconditionnel du développement chinois. En effet, une course est maintenant engagée entre la poussée des aspirations politiques et sociales du peuple chinois et la politique de réformes des autorités. Croissance qualitative, protection sociale, politique de santé, développement régional… Le rythme des initiatives est rapide, sera-t-il suffisant ? Le nouveau pouvoir, issu du congrès de l’automne, devra bousculer son traditionnel allié, le temps. Dans ce contexte, ce qui frappe l’observateur attentif c’est la conscience des risques et la lucidité de tous les acteurs de la société chinoise. Ne mésestimons pas leur passion de l’unité, leur sens de l’efficacité (4).
L’émergence paradoxale, remet en cause notre goût de l’absolu, notre recherche de la vérité unique. La pensée de l’émergence est duale, dans le monde à venir elle sera, sans doute, dominante.
jpr
(1) Laurent Fabius devant la commission des affaires étrangères du
Sénat.
(2) Jean-Michel Severino et Olivier Ray. Editions Odile Jacob.
(3) Richard Dowden. Africa. Editions Nevicata.
(4) Francois Jullien. La pensée chinoise dans le miroir de la
Philosophie.Seuil.
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Comme chaque année, nous débattrons au Futuroscope de « La Chine et des BRICS » (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud), ce sera vendredi 31 août. Les meilleurs spécialistes de ces Pays parmi lesquels une dizaine d’Ambassadeurs mais aussi plusieurs Professeurs d’Université seront ainsi rassemblés pour analyser un phénomène qui concerne chacun d’entre nous, pour la paix, pour l’emploi, pour le développement.
Ces sujets sont particulièrement d’actualité face à la crise de croissance de l’Occident. Comment analyser cette nouvelle force mondiale qu’est l’émergence, quelle est la stratégie des Emergents, quel rôle joue la Chine au sein des BRICS, comment pouvons-nous participer à cette dynamique, quelles sont les perspectives du commerce mondial, en quoi les Français sont concernés ? Je m’exprimerai prochainement dans le Figaro pour répondre à ces questions.
Cette manifestation annuelle organisée par la Fondation pour la Prospective et l’Innovation, en partenariat avec le Conseil général de la Vienne et son Président, Claude Bertaud, répond à un double objectif, d’une part créer un rendez vous annuel de réflexion stratégique sur le monde nouveau et d’autre part faire du Futuroscope une adresse mondiale repérée par les Pays à forte croissance.
jpr
Voir le programme 2012 du séminaire annuel sur « La Chine et les BRICS »
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Belle initiative que celle du magazine américain Forbes que de lancer une édition francophone en Afrique, confiée à des Africains autour de Lucien Ebata.
En effet, la dimension économique de la Francophonie reste, à ce jour, à renforcer. Il s’agit, aussi, de promouvoir les talents et les initiatives du continent. Le signal est positif et s’ajoute à toutes les publications qui aujourd’hui traitent du « temps de l’Afrique », de « la renaissance de l’Afrique », de « notre avenir africain »… L’enjeu est de permettre à l’Afrique de rejoindre le camp des émergents. Elle a tout pour cela, la jeunesse de sa population, la richesse de son sous-sol, son destin de « Poumon de la planète »… Dans ce nouveau monde paradoxal dessiné par les émergents, l’Afrique sera à l’aise pour mettre en avant ses contraires. En Afrique comme en Asie, quand vous croyez saisir une vérité, vous pouvez être certain que vous rencontrerez rapidement la vérité contraire. L’émergence est faite de contraires : autorité et liberté, pollution et énergies nouvelles, richesse et pauvreté, centralisation et décentralisation, planification et opportunisme… L’ Afrique cultive aussi son yin et son yang.
Au cours de la conférence de lancement à laquelle j’avais été invité dans un panel de 4 Présidents, 3 anciens Premiers ministres et de nombreuses personnalités (parmi lesquelles le plus « célèbre « , le footballeur Samuel Eto’o !) tous les propos faisaient référence à l’absent très présent, la Chine. Sans la présence de la France à ce lancement le débat sur « l’Emergence de l’Afrique » aurait été une dialectique americano-chinoise. La phrase la plus applaudie, celle de l’ancien Premier ministre Belge, Président de groupe au Parlement européen, Guy Verhofstadt, fut celle qui appelait l’Europe à ne pas abandonner ses responsabilités en Afrique. Je suis toujours heureusement étonné de mesurer la demande de France dans le Monde, dans cette belle Afrique centrale, articulée autour du fleuve Congo, la demande est aussi celle du français, cette culture fondatrice, qui fut celle de Sarvognan de Brazza, le fondateur de la Capitale du Congo du même nom.
Bientôt devrait se tenir le prochain sommet de la Francophonie dans cette Région, sur l’autre rive du fleuve, à Kinshasa. J’espère profondément que les conditions politiques et organisationnelles seront réunies pour que la Francophonie réussisse son XIVème Sommet. Je forme des voeux pour la réussite de la mission à Kinshasa de la nouvelle représentante personnelle du President de la République pour la Francophonie, Yamina Benguigui. J’ai confiance.
J’arrête là mon billet me rappelant ce proverbe congolais : « quand tu prends la plume prends pitié de ton lecteur » !
jpr
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Le discours de Nicolas Sarkozy au Trocadéro révèle de réelles proximités avec la pensée de Régis Debray. En voici quelques exemples tirés de « L’éloge des Frontières » (Gallimard) :
- « une idée bête enchante l’Occident : l’Humanité, qui va mal, ira mieux sans frontières »
- « la frontière est d’abord une affaire intellectuelle et morale »
- « chaque culture a son style de clôture, deux mots qui riment parce qu’ils sont synonymes »
- « le mur interdit le passage, la frontière le régule »
- « nos partisans du socialisme sans rivage ont éludé la question de la frontière »
- « qui entend se surpasser commence par se délimiter »
- « demandez donc à vos Ministres, Députés et Sénateurs, gardes frontières négligents, mais si prolixes sur les Droits de l’Homme, d’ajouter à leur catalogue le Droit à la frontière »
- « quand on dénie la partition, n’est-ce pas au partage qu’on se refuse ? »
- « le principe de laïcité porte un nom, la séparation. »
La « Civilisation de la Frontière » est un vrai projet politique c’est, au fond, celui du dialogue des cultures. Sans peur de l’identité, sans crainte de l’ouverture.
jpr
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Chers Amis,
Vous êtes à la fois la diversité mais aussi l’unité de la France.
Nous sommes venus souvent sur cette place des Droits de l’Homme pour dire notre attachement aux valeurs de « l’Humanisme ».
Je me souviens quand je venais ici pour soutenir le peuple brésilien contre la dictature, le peuple russe pour sa Pérestroïka, le peuple chinois pour tourner la page meurtrière du Maoïsme, pour dire notre respect et notre affection à Nelson Mandela…
Que sont ces espoirs devenus ?
En 2012, ce sont eux, les BRICS, les moteurs de l’économie mondiale : le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine, mais aussi l’Afrique du Sud tirent la croissance du Monde.
Comment ces Pays s’en sortent-ils ? Par la valeur qui nous rassemble aujourd’hui, la valeur que tous ont le droit de fêter le 1erMai , le Travail !
Quand un Chinois gagne 1$, l’Américain gagne 25$. Sur ses 25 $ l’américain dépense 26$, sur son dollar le Chinois en épargne la moitié.
Dans le Monde, c’est l’épargne du pauvre qui finance le déficit du riche.
La crise mondiale n’est pas l’excès de finances des émergents, mais le déficit de travail de l’occident.
Tavail et épargne sont les valeurs du Monde émergent.
Les dirigeants des BRICS disent aux jeunes de leur Nation, travaillez davantage, « c’est le travail qui fait l’emploi ».
Ils travaillent plus que nous, ils épargnent plus que nous !
François Hollande a tort de ne pas dire la vérité aux jeunes de France.
Il veut faire rêver avec les 35h, avec les rtt, avec la retraite à 60 ans, et pourquoi pas le retour du Ministère du temps libre !
Pour le Travail, le Monde mobilise et les socialistes français démobilisent !
Il faut avoir le courage de prévenir les Jeunes européens des défis de leur avenir.
Le risque de nouvelles délocalisations est fort. Pour nous protéger, les bonnes solutions sont celles de Nicolas Sarkozy.
Trois propositions nous protègeront:
- Le retour à l’équilibre budgétaire. Hollande creuse les déficits, Sarkozy équilibre les comptes dès 2016. La dette est contre l’emploi et pour l’impôt.
- La compétitivité. Quand on charge le travail pour financer le social c’est l’emploi qui trinque. Oui à la TVA Anti-délocalisations.
- La réciprocité, la nouvelle pratique commerciale que nous voulons pour l’Europe. L’Europe ne peut être ouverte qu’à proportion de l’ouverture de ses partenaires.
La France Forte veut une Europe Forte.
Pour défendre ces idées, nous avons besoin de Nicolas Sarkozy, de ses convictions, de son expérience, mais aussi de son autorité.
Dans ce Monde à la fois nouveau et complexe, la France ne peut courir les risques de l’aventure.
Le Candidat socialiste, par les archaïsmes de sa pensée, par les vides de son expérience, par les pièges de ses alliances, inquiète de nombreuses Françaises et de nombreux Français.
La force de l’Humanisme, elle, rassure : pour nous, rassemblés sur cette place des Droits de l’Homme, notre espérance ? C’est notre confiance en la Personne Humaine, dans sa liberté, dans sa responsabilité, pour sa vie.
Nous n’oublierons pas un beau message de cette campagne : « La vie est un mystère, plus grand que nous, elle est miracle pour les uns, hasard pour les autres, elle est sacrée pour tous ». C’était à Clermont. C’était Nicolas.
Avec Nicolas Sarkozy, pour La France, nous n’avons pas peur.
jpr
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Une maison des arts à Pékin, une coupe Franco-Chinoise de golf, de multiples partenariats universitaires, une nouvelle usine de PSA à Wuhan, un pôle commercial franco-chinois en Lorraine, un projet d’hôpital français à Shanghai, la cité du cinéma créée par un architecte français, le développement de ZTE en France, un musée du vin français à Hangzou, la Banque de Chine qui renforce sa position sur la place de Paris, Van Cleef qui prépare une grande exposition à Shanghai… les projets franco-Chinois sont innombrables. Ici, en Chine, les Français n’ont pas froid aux yeux. L’expression « positive attitude » est utilisée en français dans le texte.
C’est dommage que Monsieur Hollande ne soit jamais venu en Chine, il aurait trouvé mille occasions d’être fier de son Pays. Ici, la France est active, ambitieuse et généreuse. De très nombreux jeunes compatriotes sont en Chine pour leurs études ou pour leur première expérience professionnelle. Si on veut les revoir, un jour, en France participer au dynamisme national, il ne faudrait pas ajouter beaucoup de socialisme à notre gouvernance. C’est en effet le paradoxe : beaucoup de Français viennent chercher ici les libertés économiques qu’ils ne trouvent plus chez nous. Les Chinois ont bien compris ce qu’était l’attractivité de leur Pays pour les Jeunes du Monde entier.
Un Pays qui attire tant d’étrangers actifs mérite-t-il toutes les critiques qui lui sont adressées ? La Chine, pour un étranger, présente des similitudes avec l’Amérique de mes 20 ans.
jpr
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Les rumeurs les plus folles courent sur la situation politique en Chine. Le récent limogeage du charismatique Bo Xilai provoque des supputations très diverses, retour de la lutte des clans, coup de force, anticipations du prochain congrès du PCC, protestations sociales… Au-delà des incertitudes économiques, cette agitation est aussi le signe qu’un choix présidentiel et gouvernemental, en Chine comme ailleurs, est très disputé. Si les premiers postes semblent attribués, les discussions seront vives pour les autres.
Réciproquement, en Chine, on s’inquiète beaucoup de la situation de l’Europe et plus particulièrement de la zone Euro et de ses dettes. Les pronostics sont souvent pessimistes. La propagande de la presse anglo-saxonne contre l’euro marque des points en Asie.
C’est dans cette période d’inquiétudes réciproques que j’ai le bonheur de conduire en Chine une délégation d’une vingtaine d’entreprises parmi lesquelles Suez, Danone, Vinci, Air France, Schneider, Seb, PSA, Dassault, CCIP, Saint Gobain, KPMG, Vanatome…
A l’occasion de cette session annuelle du Comite France-Chine, que préside Jean-Pascal Tricoire, nous rencontrerons plusieurs hauts dirigeants chinois dont notamment le Vice-Premier, Wang Qishan, le Gouverneur de la Banque centrale ZHOU Xiaochuan et nous serons reçus aux Ministères des Affaires étrangères, de l’Environnement et du Commerce.
Cette mission sera, pour moi, l’occasion d’inaugurer la Maison des Arts de Pékin, « Yishu 8″, avec sa Fondatrice Christine Cayol, et de nombreuses personnalités chinoises et françaises engagées pour l’amitié entre nos deux peuples.
Je représenterai également la France au Forum de Boao, le Davos asiatique et, dans ce contexte, j’aurai un entretien avec Li Keqiang le probable futur Premier Ministre de la RPC.
Ces multiples et très divers contacts, y compris avec la société civile, me permettront de rassurer les autorités chinoises sur l’état de l’Europe et me donneront, je pense, la possibilité d’apprécier la réelle situation politique et économique d’un Pays, revenu en quelques décennies au premier rang des Nations du Monde ! Rien de telle que la vérité du terrain, avec des dossiers concrets, pour mieux comprendre.
jpr
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Le Brésil se prépare à accueillir le sommet mondial du développement durable dans la seconde moitié du mois de juin 2012.
C’est le premier événement d’une longue série qui fera de Rio un pôle mondial : JMJ, Coupe du monde de foot, JO.
Déjà il y a un an dans l’île de Hainan au sommet des BRICS, auquel j’avais été invité à participer, j’avais mesuré le leadership brésilien sur les questions de croissance inclusive. Pays démocratique parmi les émergents, le Brésil se projette au premier rang des nations du Monde. Le Brésil est un Pays ami de la France.
La France investit plus au Brésil qu’elle investit au total dans les 4 RICS. 500 entreprises Françaises sont présentes au cœur de la 6ème économie du Monde ! Ici on aime la France et on parle souvent français.
La délégation française comptera environ 300 personnes et sera conduite par le President de la République, élu un mois auparavant. Elle est très attendue. Un Club France, réunissant tous les partenaires de la société civile, prépare depuis longtemps déjà la contribution de notre Pays à Rio+20 (contact@clubfrancerioplus20.org)
Dans la nouvelle distribution des rôles au niveau mondial la France et le Brésil peuvent constituer l’axe autour duquel devra se construire un dialogue dense et fertile entre l’Europe et les BRICS.
Dans ce Pays, gouverné par des forces de gauche, le leadership de Nicolas Sarkozy est reconnu et respecté. On compte sur lui.
jpr
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Profonde est mon émotion de recevoir le titre de Docteur Honoris Causa de l’Université de Béer Sheva, la grande Université des déserts. Ma relation avec l’Université du Negev est affective. Là-bas, on ressemble des jeunes du monde entier, les identités, les religions, les cultures sont mêlées, les énergies sont tendues vers la mission de l’établissement, « faire fleurir le désert ». 20.000 étudiants y sont rassemblés autour de 1800 enseignants et chercheurs.
La noble mission de la BGU, confiée par le Fondateur de l’Etat d’Israël, s’adresse en réalité à toute notre Humanité, puisque les zones arides couvrent près de 50% de notre Planète. L’agriculture en milieu aride, les recherches sur l’eau, l’énergie solaire, le management environnemental… Tous ces sujets sont au coeur des défis de ce XXIème siècle. Dans le Monde entier, de généreux donateurs s’engagent fortement pour assurer la qualité scientifique et humaine de cette belle institution. En France, l’association des Amis de la BGU est admirablement active autour de son Président, Gérard Worms. Trois de mes prédécesseurs dans cette distinction m’ont fait le grand honneur de leur présence, Hubert Leven, Bernard Kouchner et Claude Cohen-Tannoudji. Jean-François Copé et son épouse étaient aux côtés d’Anne-Marie. La Présidente, Rivka Carmi, personnalité scientifique au grand charisme, déploie une mobilisation exemplaire pour assurer la réputation de son Université. On mesure ainsi combien l’autonomie des Universités est une bonne orientation quand le management universitaire en assume la responsabilité. Paix et Développement, le message de la BGU est fort dans cette Région du Monde où la Violence semble éternellement menaçante. L’Ambassadeur d’Israel, rappelant les résultats de la croissance dans son Pays (+4% par an ces 5 dernières années), nous a convaincu du potentiel de la coopération universitaire et scientifique entre nos deux Pays, pour fertiliser réciproquement nos échanges.
Face a la guerre, l’intelligence reste le choix de l’avenir.
jpr
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Ces voeux s’adressent d’abord aux fidèles du blog « carnetjpr.com », aux habitants de la Vienne et, plus généralement, à « mes chers compatriotes de métropole et d’outre mer » comme disait le Président Jacques Chirac.
Je souhaite un « sommet social » qui soit aussi entrepreneurial, notamment en faveur des PME. Dans la crise, alors qu’il n’y a pas d’argent à distribuer,
c’est le moment de faire glisser les seuils et d’alléger les contraintes. En 2012 le chômage sera l’ennemi public numéro 1.
Je souhaite un bon succès pour Flammarion avec… mon livre, « J’ai toujours marché à l’affectif « ! Livre de souvenirs, ce sera aussi une galerie de portraits politiques, un parcours au sein de la génération des Babyboomers et, bien sûr, des traces, très libres, pour l’avenir.
Avec ce Printemps 2012, je souhaite que l’Europe et la France sortent de la crise économico-financière qui blesse beaucoup de nos concitoyens, que la misère et le chômage reculent. J’ai la conviction que cette échéance de sortie de crise est crédible. Je fais confiance à « notre » gestion de crise.
Message de Pâques pour les Chrétiens du monde entier : que partout où ils sont minoritaires les Chrétiens soient traités comme aujourd’hui sont traitées les autres religions dans les pays de Culture chrétienne.
Je souhaite pour la France la victoire de Nicolas Sarkozy !
Je souhaite à Nicolas Sarkozy une France plus rationnelle qu’émotionnelle. Dans la foulée, souhaitons que les législatives lui donnent une majorité
pour agir. Confiance à Jean-Francois Copé pour conduire cette mission.
Je souhaite que la conférence de » Rio+20 « , au Brésil, prenne une position claire sur l’énergie nucléaire. Le développement durable caractérisera la nouvelle et nécessaire croissance qui devra être à la fois réaliste et inclusive.
Je souhaite que Laurent Blanc mène l’équipe de France à la victoire dans l’Euro 2012 et efface l’humiliation de 2010. Dans cette période de crise les victoires sont bonnes pour le moral. Pas de regrets pour les JO, cela nous aurait coûté trop cher.
Je souhaite à la France une excellente saison touristique, bonnes vacances aussi aux responsables politiques, les dernières avant le grand rush de 2014 :
municipales, territoriales, européennes, sénatoriales. Bonnes vacances aussi aux perdants de 2012.
Je souhaite que la France célèbre « 2012, l’année internationale des coopératives » décidée par l’ONU. Organisations essentielles au développement social,
économique et culturel, les coopératives doivent aussi se moderniser. Dans cette perspective je souhaite, en Charentes-Poitou, le rapprochement « Eurial-Glac », nos deux grandes coopératives laitières régionales.
A l’occasion du XIVème sommet de la Francophonie, je souhaite que « l’exigence francophone » se développe partout au sein des Pays membres de l’OIF et que se confirme « le temps de l’Afrique » où démocratie et croissance doivent continuer à progresser.
Dans cette année particulièrement présidentielle, je souhaite la réélection de Barack Obama, une élection réellement démocratique en Russie et la relance en Chine d’une politique de reformes et d’ouverture avec la succession du Président HU Jintao.
Dans la suite des voeux à la Vienne formulés par Nicolas Sarkozy à Chasseneuil, le 5 Janvier, je souhaite le début des travaux pour le Centerparcs du Loudunais, de bons résultats 2011 pour la Fonderie du Poitou Alu, un bilan positif du « réseau de l’attractivité », agence en projet au Conseil General 86 et au total une bonne année pour la Vienne et ses habitants.
Chasseneuil le 31 décembre,
jpr
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De mon Poitou familial, je souhaite à tous un joyeux Noël. Fête de l’enfant, fête de la famille.
Aujourd’hui, il y a plus d’enfants rois que de familles saintes ! Il reste le bonheur de l’émerveillement, la joie profonde du lien familial, l’espérance.
C’est aussi un message de Paix, paix intérieure, paix des peuples.
Un rappel heureux des racines chrétiennes de notre société.
jpr
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J’ai participé aujourd’hui à un intéressant colloque de l’association FRANCE-ALGERIE, fondée par Edmond Michelet et aujourd’hui présidée par Jean-Pierre Chevènement à l’Assemblée Nationale. J’étais interrogé sur la place de l’Algérie dans les tensions géopolitiques actuelles.
La nouvelle donne mondiale est, selon moi, plus particulièrement caractérisée par trois paramètres:
- Le paramètre dominant des nouveaux rapports de force me semble être la croissance. C’est parce que l’Occident a de très faibles perspectives de croissance que son rapport de force, notamment avec l’Asie se dégrade.
- L’émergence des Pays Continents est le deuxième paramètre de la mondialisation moderne.
- Le retour des Etats après une période de dérégulation a caractérisé les ripostes à la crise. Le dialogue intergouvernemental en a été renforcé, les stratégies d’alliance aussi. C’est le troisième paramètre.
Sur ces trois terrains, les positions de l’Algérie me paraissent fortes. Son potentiel de croissance reste puissant : le 3ème plan (2010-2014) mobilisera 286 milliards de dollars pour créer 3 millions d’emplois. La position intercontinentale de l’Algérie, Nord de l’Afrique et Sud de l’Europe, est particulièrement stratégique, elle peut être le centre de gravité de « L’Eurafrique ». Le pluralisme des Alliances, africaines, maghrébines, arabes, francophones… présente de multiples opportunités.
Dans ce contexte géopolitique, je tire de ma mission de bons offices, que m’a confiée le Chef de l’Etat, que la France et l’Algérie peuvent et doivent bâtir une nouvelle coopération, pertinente au XXIème siècle. Des dossiers comme celui du Métro d’Alger -le respect-, celui de Renault -le pragmatisme- ou celui du secteur pétrochimique avec Total -la vision- montrent les valeurs à suivre pour réussir cette coopération nouvelle. La politique étrangère ne se résume naturellement pas aux projets économiques, mais ils y contribuent.
La France et l’Algérie pourraient ainsi assumer ensemble la part commune de leur destin.
jpr
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