Profonde est mon émotion de recevoir le titre de Docteur Honoris Causa de l’Université de Béer Sheva, la grande Université des déserts. Ma relation avec l’Université du Negev est affective. Là-bas, on ressemble des jeunes du monde entier, les identités, les religions, les cultures sont mêlées, les énergies sont tendues vers la mission de l’établissement, « faire fleurir le désert ». 20.000 étudiants y sont rassemblés autour de 1800 enseignants et chercheurs.
La noble mission de la BGU, confiée par le Fondateur de l’Etat d’Israël, s’adresse en réalité à toute notre Humanité, puisque les zones arides couvrent près de 50% de notre Planète. L’agriculture en milieu aride, les recherches sur l’eau, l’énergie solaire, le management environnemental… Tous ces sujets sont au coeur des défis de ce XXIème siècle. Dans le Monde entier, de généreux donateurs s’engagent fortement pour assurer la qualité scientifique et humaine de cette belle institution. En France, l’association des Amis de la BGU est admirablement active autour de son Président, Gérard Worms. Trois de mes prédécesseurs dans cette distinction m’ont fait le grand honneur de leur présence, Hubert Leven, Bernard Kouchner et Claude Cohen-Tannoudji. Jean-François Copé et son épouse étaient aux côtés d’Anne-Marie. La Présidente, Rivka Carmi, personnalité scientifique au grand charisme, déploie une mobilisation exemplaire pour assurer la réputation de son Université. On mesure ainsi combien l’autonomie des Universités est une bonne orientation quand le management universitaire en assume la responsabilité. Paix et Développement, le message de la BGU est fort dans cette Région du Monde où la Violence semble éternellement menaçante. L’Ambassadeur d’Israel, rappelant les résultats de la croissance dans son Pays (+4% par an ces 5 dernières années), nous a convaincu du potentiel de la coopération universitaire et scientifique entre nos deux Pays, pour fertiliser réciproquement nos échanges.
Face a la guerre, l’intelligence reste le choix de l’avenir.
jpr
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Ces voeux s’adressent d’abord aux fidèles du blog « carnetjpr.com », aux habitants de la Vienne et, plus généralement, à « mes chers compatriotes de métropole et d’outre mer » comme disait le Président Jacques Chirac.
Je souhaite un « sommet social » qui soit aussi entrepreneurial, notamment en faveur des PME. Dans la crise, alors qu’il n’y a pas d’argent à distribuer,
c’est le moment de faire glisser les seuils et d’alléger les contraintes. En 2012 le chômage sera l’ennemi public numéro 1.
Je souhaite un bon succès pour Flammarion avec… mon livre, « J’ai toujours marché à l’affectif « ! Livre de souvenirs, ce sera aussi une galerie de portraits politiques, un parcours au sein de la génération des Babyboomers et, bien sûr, des traces, très libres, pour l’avenir.
Avec ce Printemps 2012, je souhaite que l’Europe et la France sortent de la crise économico-financière qui blesse beaucoup de nos concitoyens, que la misère et le chômage reculent. J’ai la conviction que cette échéance de sortie de crise est crédible. Je fais confiance à « notre » gestion de crise.
Message de Pâques pour les Chrétiens du monde entier : que partout où ils sont minoritaires les Chrétiens soient traités comme aujourd’hui sont traitées les autres religions dans les pays de Culture chrétienne.
Je souhaite pour la France la victoire de Nicolas Sarkozy !
Je souhaite à Nicolas Sarkozy une France plus rationnelle qu’émotionnelle. Dans la foulée, souhaitons que les législatives lui donnent une majorité
pour agir. Confiance à Jean-Francois Copé pour conduire cette mission.
Je souhaite que la conférence de » Rio+20 « , au Brésil, prenne une position claire sur l’énergie nucléaire. Le développement durable caractérisera la nouvelle et nécessaire croissance qui devra être à la fois réaliste et inclusive.
Je souhaite que Laurent Blanc mène l’équipe de France à la victoire dans l’Euro 2012 et efface l’humiliation de 2010. Dans cette période de crise les victoires sont bonnes pour le moral. Pas de regrets pour les JO, cela nous aurait coûté trop cher.
Je souhaite à la France une excellente saison touristique, bonnes vacances aussi aux responsables politiques, les dernières avant le grand rush de 2014 :
municipales, territoriales, européennes, sénatoriales. Bonnes vacances aussi aux perdants de 2012.
Je souhaite que la France célèbre « 2012, l’année internationale des coopératives » décidée par l’ONU. Organisations essentielles au développement social,
économique et culturel, les coopératives doivent aussi se moderniser. Dans cette perspective je souhaite, en Charentes-Poitou, le rapprochement « Eurial-Glac », nos deux grandes coopératives laitières régionales.
A l’occasion du XIVème sommet de la Francophonie, je souhaite que « l’exigence francophone » se développe partout au sein des Pays membres de l’OIF et que se confirme « le temps de l’Afrique » où démocratie et croissance doivent continuer à progresser.
Dans cette année particulièrement présidentielle, je souhaite la réélection de Barack Obama, une élection réellement démocratique en Russie et la relance en Chine d’une politique de reformes et d’ouverture avec la succession du Président HU Jintao.
Dans la suite des voeux à la Vienne formulés par Nicolas Sarkozy à Chasseneuil, le 5 Janvier, je souhaite le début des travaux pour le Centerparcs du Loudunais, de bons résultats 2011 pour la Fonderie du Poitou Alu, un bilan positif du « réseau de l’attractivité », agence en projet au Conseil General 86 et au total une bonne année pour la Vienne et ses habitants.
Chasseneuil le 31 décembre,
jpr
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De mon Poitou familial, je souhaite à tous un joyeux Noël. Fête de l’enfant, fête de la famille.
Aujourd’hui, il y a plus d’enfants rois que de familles saintes ! Il reste le bonheur de l’émerveillement, la joie profonde du lien familial, l’espérance.
C’est aussi un message de Paix, paix intérieure, paix des peuples.
Un rappel heureux des racines chrétiennes de notre société.
jpr
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J’ai participé aujourd’hui à un intéressant colloque de l’association FRANCE-ALGERIE, fondée par Edmond Michelet et aujourd’hui présidée par Jean-Pierre Chevènement à l’Assemblée Nationale. J’étais interrogé sur la place de l’Algérie dans les tensions géopolitiques actuelles.
La nouvelle donne mondiale est, selon moi, plus particulièrement caractérisée par trois paramètres:
- Le paramètre dominant des nouveaux rapports de force me semble être la croissance. C’est parce que l’Occident a de très faibles perspectives de croissance que son rapport de force, notamment avec l’Asie se dégrade.
- L’émergence des Pays Continents est le deuxième paramètre de la mondialisation moderne.
- Le retour des Etats après une période de dérégulation a caractérisé les ripostes à la crise. Le dialogue intergouvernemental en a été renforcé, les stratégies d’alliance aussi. C’est le troisième paramètre.
Sur ces trois terrains, les positions de l’Algérie me paraissent fortes. Son potentiel de croissance reste puissant : le 3ème plan (2010-2014) mobilisera 286 milliards de dollars pour créer 3 millions d’emplois. La position intercontinentale de l’Algérie, Nord de l’Afrique et Sud de l’Europe, est particulièrement stratégique, elle peut être le centre de gravité de « L’Eurafrique ». Le pluralisme des Alliances, africaines, maghrébines, arabes, francophones… présente de multiples opportunités.
Dans ce contexte géopolitique, je tire de ma mission de bons offices, que m’a confiée le Chef de l’Etat, que la France et l’Algérie peuvent et doivent bâtir une nouvelle coopération, pertinente au XXIème siècle. Des dossiers comme celui du Métro d’Alger -le respect-, celui de Renault -le pragmatisme- ou celui du secteur pétrochimique avec Total -la vision- montrent les valeurs à suivre pour réussir cette coopération nouvelle. La politique étrangère ne se résume naturellement pas aux projets économiques, mais ils y contribuent.
La France et l’Algérie pourraient ainsi assumer ensemble la part commune de leur destin.
jpr
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- Euro, dette et croissance
J’ai choisi l’expression « l’euro est dans le coma » pour aider à la prise de conscience de la gravité de la crise. Nombreux sont aujourd’hui les experts qui ont une vision sombre de l’avenir. Le patron d’une grande banque française me disait tout récemment « l’euro vit sans doute ses dernières heures ». L’homme est sérieux même si, comme tout les banquiers, il gagne en silence et perd bruyamment.
En réalité, nous conjuguons simultanément trois crises qui rendent « la sortie de crise » difficile et longue. Mais possible.
La crise initiale est celle de la croissance. C’est elle qui, de mon point de vue, a créé la nervosité. Pour la première fois, depuis longtemps, »l’Occident » est, partout, en panne de croissance. Sa contribution à la croissance mondiale est pratiquement nulle. Le « demain on rase gratis » n’est plus possible. Les déficits budgétaires ne peuvent plus être légitimés par la croissance. L’Amérique n’est pas innocente de cette crise, ni des manoeuvres collatérales.
Sans croissance la dette est évidemment menaçante. Le déficit est le présent de la dette. Les difficultés qu’ont les pays européens à revenir rapidement à l’équilibre budgétaire inquiètent. Le temps semble bien long à ceux qui financent la dette. Plus ces derniers seront inquiets, plus notre dette sera coûteuse à financer. Nos prêteurs intègrent notre gouvernance. Toute générosité, au-dessus de nos moyens, sera payée par la hausse des taux d’intérêt, malgré nous.
Dans un tel contexte, autrefois, l’ajustement se faisait par la dévaluation et l’inflation. La banque centrale européenne a été construite pour ne pas tomber dans ce panneau. Les Allemands, traumatisés par l’expérience de l’hyperinflation de l’entre-deux-guerres, ont veillé à l’indépendance de la banque vis-à-vis de ces « médecines douces ». Le problème est qu’aujourd’hui, dans la compétition des continents qui caractérise la globalisation, chaque continent, l’américain comme le chinois, utilise l’arme monétaire. Les Européens se l’interdisent, au point de mettre en danger leur monnaie.
- La bonne stratégie de « Toulon II »
A Toulon, le Président de La République me semble avoir défini la bonne stratégie. D’abord lucidité et vérité. Les Français comprennent très bien la gravité de la crise. Face à la crise de l’euro il n’y a pas d’issue sans l’Allemagne, sans un accord franco-allemand élargi. Malgré les bonnes raisons des désaccords, le Président maintient l’accord. La condition est nécessaire. Le rôle de la banque centrale doit évoluer, mais il ne peut évoluer que parallèlement aux progrès de l’union budgétaire. Il faut donc créer une dynamique intergouvernementale pour faire évoluer nos traités. La gouvernance de la zone euro doit en sortir renforcée. Face à la crise de la dette, la meilleure réponse européenne est bien « la règle d’or ».
Quant à la croissance, j’approuve les choix du Président : investissements d’avenir, partenariat avec les émergents, stratégie de l’emploi (priorité aux PME), reconquête industrielle…
La stratégie est difficile, la critique est facile, mais c’est la stratégie qui peut nous faire gagner.
- La mauvaise stratégie de « Tonton II »
François Hollande choisit une stratégie symétrique à Nicolas Sarkozy. Face à la crise de l’euro, à la solidarité franco-allemande, le candidat socialiste mais aussi Martine Aubry et de nombreux « responsables » de gauche, semblent préférer une stratégie de tensions. Face à la crise de la dette, les socialistes préfèrent la dépense (recrutement de fonctionnaires… ) à la règle d’or et à sa discipline. Dans la crise de la croissance, les socialistes s’opposent à l’impératif de compétitivité par l’augmentation du coût de l’énergie. En matière européenne, « Tonton I » était plus clairvoyant.
L’avantage de cette situation est que les Français seront placés, en avril prochain, face à une vraie alternative, avec deux options radicalement différentes, ce qui devrait réduire les tentations extrémistes au nom du « tous les mêmes ».
Je forme le vœu que, le week-end prochain, les Etats membres de l’Union européenne adopteront les orientations proposées ce lundi par Angela Merkel et Nicolas Sarkozy.
jpr
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L’institut français des relations internationales (IFRI) dont le directeur général est Thierry de Montbrial vient de publier son passionnant rapport annuel « Ramses 2012″ (Dunod) dont le titre est particulièrement d’actualité : « Les Etats submergés ». Face aux catastrophes naturelles, aux crises financières, aux famines, aux protestations populaires, les Etats sont aujourd’hui bousculés. Pourtant les peuples appellent leurs Etats à davantage intervenir, mais ceux-ci n’ont pas les moyens à proportion des attentes. Dans ces tensions mondiales inquiétantes une lueur d’espoir apparaît, une véritable conscience planétaire, partout dans le Monde, qui est aussi une conscience de l’avenir, un appel à protéger les générations futures avec des politiques de croissance durable, d’attention aux problèmes de santé publique, de lutte contre l’endettement… En replaçant la jeunesse en première ligne de leurs choix, les Etats se redonnent un avenir.
jpr
NB : Dans l’actuelle crise européenne et dans le cadre de la préparation du G20, la France possède les 3 atouts de la diplomatie moderne : la stratégie, le sang froid et le leadership.
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Les États-Unis et, à leurs côtés, le monde entier et donc la France commémoreront dimanche prochain le 10e anniversaire des attentats qui auront – c’est peu dire – bouleversé la donne géostratégique.
La solidarité internationale – et euro-atlantique avec l’OTAN –, aura dans l’immédiat après 11 septembre démontré sa vitalité : la France peut, parmi d’autres Nations proches des États-Unis, s’enorgueillir de n’avoir pas marchandé son soutien tant politique que militaire à son allié dans l’action conduite sur le sol afghan contre les auteurs de ce crime et ceux qui les abritaient. Dix ans plus tard, la démocratie afghane reste un chantier incertain mais le concepteur de ces attentats a été éliminé. Les Talibans sont toujours plus affaiblis dans la majeure partie de l’Afghanistan et vulnérables jusqu’au marches du Pakistan voisin, même s’ils restent en situation d’infliger des pertes à des forces alliées sur le départ et à leurs propres concitoyens.
L’intervention en Irak a brisé un temps cette solidarité sans ombre. Cette guerre là – à laquelle la France avait d’emblée su marquer son opposition argumentée – aura certes réussi à renverser une dictature mais au prix d’une légitimité douteuse, de milliers de vies irakiennes et américaines, sans oublier les milliards de dollars engagés dans l’aventure. A la veille d’un retrait programmé des forces américaines, la « démocratie » y reste fragile, incomplète et risquée.
La diplomatie américaine portée par le nouveau président, Barack Obama a voulu tourner le dos à un unilatéralisme systématique, à la foi jusqu’alors inébranlable dans la vertu exclusive de la supériorité militaire d’un seul pays. Toutefois la politique de « la main tendue » à des pays comme l’Iran, les premiers efforts pour changer la donne entre Israéliens et Palestiniens n’ont pas porté les fruits attendus et le prix Nobel de la paix a davantage récompensé des intentions, une démarche, que des résultats au demeurant impossibles à atteindre en début de mandat.
Les démocraties ont vu leurs certitudes ébranlées. Certaines ont douté de leur capacité à mener un dialogue apaisé avec des cultures et des civilisations perçues comme très différentes. Toutes ont également dû se doter de nouvelles législations pour instaurer un difficile équilibre entre les principes traditionnels de préservation des libertés publiques et les impératifs de sécurité. Aujourd’hui, ces législations semblent cependant durablement inscrites dans notre droit.
Aucune des démocraties honnies et menacées par Al Qaida n’a subi le sort fatal que l’on pouvait redouter le 12 septembre 2001. Au contraire, l’exigence démocratique anime toujours davantage les peuples. Ainsi, il est significatif que ce 10ème anniversaire coïncide avec un mouvement d’une toute autre nature, le printemps arabe, qui a vu deux dictatures, en Égypte et en Tunisie, tomber par le seul courage de populations exaspérées par l’absence de libertés, la corruption et les mensonges d’État. En Libye, l’Alliance atlantique, mandatée par l’ONU, a pu porter une assistance militaire décisive pour aider un peuple à triompher des armes que son propre gouvernement voulait tourner contre lui. Ce printemps arabe n’est pas seulement la défaite majeure d’al Qaida, il démontre que les vraies révolutions ne peuvent venir que des peuples opprimés eux-mêmes. La France peut se féliciter d’avoir su prendre une initiative féconde que beaucoup considéraient comme vaine ou perdue d’avance.
Les regards sont aujourd’hui tournés vers un peuple syrien, d’un courage exemplaire, martyr lui aussi d’un gouvernement à la dérive qui croit voir son salut dans le recours systématique à la terreur.
Les enjeux aujourd’hui ont changé : l’Amérique et l’Europe se débattent dans une crise financière et sociale majeure dont l’impact est sans comparaison avec les retombées économiques du 11 septembre.
L’objectif pour les États-Unis et pour l’Europe est aujourd’hui de se focaliser sur leurs défis internes, où les ennemis ont pour nom dette, déficits, marchés financiers erratiques ; où les victoires sont à chercher sur les fronts de l’emploi, d’une confiance à restaurer dans les moteurs économiques et de la crédibilité des responsables politiques. Ces défis requièrent le même sang froid, le même courage, la même solidarité qu’il y a 10 ans.
jpr
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La France reçoit cette semaine le Patriache maronite d’Antioche et de tout l’Orient, Sa Béatitude Bechara Boutros Rai. Au Liban, dans » ce pays qui est plus qu’un pays mais un message et un exemple le Patriarche met son charisme et son leadership au service de la necessaire unité des Chrétiens. Dans cette région du monde où les tensions sont particulièrement vives entre les Sunnites et les Chiites, les Chrétiens apparaîtront peut être un jour prochain comme les médiateurs de l’Espoir, si ce n’est de la Paix.
C’était aujourd’hui, au Senat, ma seconde rencontre avec le Patriarche, je confirme ma première impression, l’Homme possède la dimension de sa mission.
Il y a 4 ans, à Angliers, dans la Vienne, le jeune Quentin Bonnet perdait tragiquement la vie dans un accident de car scolaire en rentrant de l’école. Ses Parents, sa sœur et son frère, ont progressivement transformé leur profonde douleur en ENERGIE positive pour la sécurité dans le transport scolaire. Avec eux dans les débuts de ce long combat on a surtout rencontré a la fois solidarite et scepticisme. 4 ans après, à Angliers, nous avons organisé, la semaine dernière, une table ronde sur ce sujet en présence de tous les acteurs du transport scolaire pour la première fois et sous la présidence du Ministre des Transports, Thierry Mariani. Résultats : en 2015 tous les cars de transport scolaire seront équipés de ceintures de sécurité et, dans la Vienne, cette décision est déjà appliquée par le Conseil Général.
Fidèle au Président, je ne pouvais – comme lui – que souhaiter que son procès aille à son terme. L’absence de procès était impossible, le procès en son absence devient difficile. J’ai de la tristesse face à ce paradoxe. Je sais bien que la Justice dispose déjà de 25 heures d’audition de Jacques Chirac et que les données de l’instruction sont connues. Il est donc possible de délibérer, en présence de ses avocats, mais en l’absence du premier concerné.
Au moment où les Français semblent mesurer les points forts de son bilan notamment en ce qui concerne la cohésion et la justice sociale, cet événement judiciaire apparaît néanmoins fort décalé.
jpr
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Présidence de l’Union Européenne, retour réussi aux commandements de l’OTAN, relation de confiance avec les Américains, initiative, développement et présidence du G20, stabilisation des relations avec la Chine, nouvelle perpective en Côte d’Ivoire, leadership dans la lutte pour la liberté en Libye …
Les succès internationaux du Président français ne sont pas minces. Évidemment, la réussite d’une politique internationale ne se juge pas à court terme. Mais il faut posséder une bonne dose de mauvaise foi pour passer sous silence la politique étrangère dans le bilan du quinquennat de Nicolas Sarkozy.
Nous savons bien que les Françaises et les Français ne jugent pas le Pouvoir selon les paramètres de politique étrangère ; néanmoins ce sont des marqueurs de compétence, d’expérience et de sens des responsabilités. Aujourd’hui, l’emploi, la sécurité, le pouvoir d’achat, l’environnement… les principales préoccupations des Français ont des racines internationales. Peut-être que, pour la prochaine présidentielle, les questions de politique étrangère vont s’inviter dans notre débat national ? Peut-être que la France va ouvrir ses fenêtres sur le monde ? Dans cette hypothèse, quelque soit son candidat, le PS ne paraît pas très bien parti !
jpr
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Le monde n’est plus divisé en Pays développés et en Pays en voie de développement, en Pays du nord et en pays du sud, il y a du sud dans le nord et du nord dans le sud. Le fait nouveau, c’est ce que les BRICS appellent « l’émergence ». Ce mode de développement qui conjugue simultanément performance et difficulté compte sur un haut niveau de croissance pour régler les problèmes. En Afrique c’est la stratégie d’un grand, l’Afrique du Sud, c’est aussi celle d’un petit, le Gabon.
Avec un peu plus d’un million d’habitants le Gabon réalisera plus de 5% de croissance en 2011.
Le Gabon a bien compris cette leçon du Général de Gaulle » : une nation pour exister doit s’assurer de deux choses. D’abord se situer au plan international, ensuite se doter d’une administration publique ». Avec la stratégie du » Gabon émergent », les autorités gabonaises « visent à intégrer le groupe des Pays dynamiques, ce à quoi va contribuer son accession à la Présidence du Conseil de Sécurité de l’ONU, et le leadership qui en découle.
Cette approche sur le plan international se double d’une forte mobilisation intérieure pour réformer l’administration publique, avec le concours des experts d’HEC. Dans ce contexte, le Gabon m’avait invité à participer cette année à la journée africaine de l’administration, preuve que partout en Afrique se développe la conscience que l’émergence passe aussi par la performance des administrations publiques.
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Je rentre d’Alger en ayant le sentiment du travail accompli. En effet, l’été dernier, le Président Nicolas Sarkozy m’avait confié la mission de débloquer une douzaine de dossiers économiques majeurs, identifiés par les deux gouvernements. L’objectif était, au-delà de ces dossiers, de participer à l’émergence d’un nouveau climat partenarial entre nos deux Pays.
Sur les 12 projets, 9 ont été finalisés et les 3 derniers nécessitant plus de temps en raison de leur complexité industrielle sont cependant en bonne voie.
Au cours de cette mission le moment le plus émouvant a été, sans doute, le voyage d’essai que nous avons effectué, pour la première fois, dans le magnifique METRO d’Alger. L’objectif est la mise en service au 31 octobre prochain. C’est un projet pour lequel les Algérois sont légitiment impatients.
Après Sanofi, Cristal Union, La Macif, Alstom, la filière laitière… nous avons assisté à la signature des projets de Saint-Gobain et d’Axa… D’autres projets viennent compléter la liste : Danone, Bel, France Telecom, La Banque postale, Bull, Alcatel (cette dernière entreprise a réussi à me surprendre en présentant son projet… en anglais!), Suez environnement…
Ces résultats positifs ont créé un climat particulièrement favorable à la réussite du grand forum de PME, organisé par Ubi France-Futurallia. 600 entreprises algériennes et françaises ont ainsi participé à plus de 4500 rendez vous sélectionnés. Un record ! Le soutien et l’active participation de Pierre Lellouche, notre Ministre du commerce extérieur, ne sont pas étrangers à ce succès.
« Un climat d’apaisement et de pragmatisme » s’est ainsi affirmé. Ceci ouvre peut-être une nouvelle étape des relations économiques entre la France et l’Algerie. Signe de ce ton nouveau, le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, s’est rendu, à mon invitation, à « la Résidence des oliviers », la résidence de France, pour un déjeuner de travail, accompagné de 5 de ses Ministres. Une première depuis 1962. Sur plusieurs dossiers, j’ai été le témoin de la bonne volonté des Algériens, il reste cependant beaucoup à faire de part et d’ autre pour rendre notre coopération plus fluide. La confiance dans cette dynamique nouvelle exprimée par les patrons de PME est aussi un facteur encourageant.
Pour ce travail, je remercie particulièrement mon Ami Mohamed Benmeradi dont je salue la détermination et la gentillesse et les différentes autorités algériennes qui sont intervenues.
Côté français ma gratitude va notamment aux Ambassadeurs Xavier Driencourt et Serge Degallaix et au Chef du service économique Marc Bouteiller et les différentes équipes opérationnelles.
jpr
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Le Liban reste fidèle à notre coeur. Les traces de ses malheurs s’imposent à notre regard sur les murs, dans les rues. L’accueil fait, ici, partie de l’âme du Peuple. L’Humanisme francophone se pose, aisément, sur les branches du Cèdre.
A Byblos, plus de 7OOO ans nous rappellent que l’Histoire est plus forte que les sociétés.
Pourtant, au Liban, on a parfois le sentiment que l’avenir de la société se joue, depuis longtemps… dans les prochaines semaines ! Le Président Sleimane et le Premier Ministre Mikati s’activent, depuis 4 mois, pour bâtir un gouvernement suite à la « chute » de Saad Hariri : union nationale, technocrates, stratégie régionale… Toutes les hypothèses sont à l’étude, même celle qui consiste à ne pas choisir : « pas de gouvernement plutôt qu’un mauvais ». Autour tout bouge, en Syrie, gravement, et à la frontière israélienne, régulièrement…
Après avoir fait le tour des Hautes Autorités, je mesure les bonnes volontés… et l’énergie que le Liban doit déployer pour que les forces internes s’affirment face aux pressions externes.
Le Patriarche maronite, sa Béatitude Bechara Rai, nouvellement élu, plaide avec charisme la cause des Chrétiens d’Orient. Sa fermeté sereine constitue l’un des éléments de la stabilité nationale. Les Fidèles du Patriache ne revendiquent pas la primauté sur le politique mais ne souhaitent pas, non plus, que leur religion soit l’otage des autres conflits… J’ai transmis au Patriarche une invitation de Nicolas Sarkozy à se rendre à Paris au début du prochain mois de juillet, suivant en cela une très ancienne tradition.
Avec mon collègue Kahlil Karam, représentant personnel du Président du Liban à l’OIF, nous avons multiplié les réunions de travail sur la Francophonie à l’ambassade de France, à l’Universite Saint Joseph et à la mission culturelle Franco-Libanaise. Je lui dis ici merci très amicalement. Les oreilles du Président Abdou Diouf ont du siffler, lui aussi amicalement.
A ceux qui voulaient être confortés quant à la modernité de la Francophonie, j’ai rappelé que les jeunes arabes épris de liberté avaient choisi pour slogan de leur « Printemps » un mot français : Dégage !!
Au Liban, aussi, le français est la langue de l’espoir. 2/3 des 900 000 élèves sont scolarisés en français et en arabe. Espoir assimilé complètement par les Français de l’UMP du Liban dont l’optimisme faisait plaisir à voir et à entendre.
En quelques jours j’ai animé trois réunions UMP dans trois lieux bien différents : Moncoutant (79), Paris (Gaveau) et Beyrouth (Liban) à trois reprises j’ai constaté que les couleurs revenaient sur les visages. A chacun son Printemps.
jpr
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J’entends bien, dans les commentaires, ceux qui nous disent que l’affaire DSK est d’ordre privé.
Mais cette multiplication d’images, diffusées chez nous et dans le Monde avec largesse, et cette mise en scène des débats du tribunal n’ont rien de privé. Aux Etats-Unis la communication est peut-être légitime, elle est évidemment politique. Un homme public, de premier plan, est abandonné au jugement du public, en gros plan… avant que la Justice ne juge.
A ce stade, la communication fait largement autant de politique que de droit. Et nous, nous voulons la vérité.
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J’ai publié une tribune dans le Monde dans laquelle je reviens sur le dernier sommet des BRIC auquel j’ai assisté il y a quelques jours.
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