Réunion chaleureuse hier soir de l’UMP au cercle de la garnison à Québec. Beaucoup de jeunes et un excellent animateur, François Lubrina.
Nos compatriotes de l’étranger comparent les systèmes sociaux des différents pays, ce qui soulève chez eux une réelle incompréhension des contestations franco-françaises.
Il faut dire que les représentants du Parti socialiste Francais au Quebec ont été peu inspirés en organisant samedi une manifestation de 10 personnes (!) contre la réforme des retraites devant le Consulat de France à Montréal (il y a 150000 résidents Français au Canada dont 80000 à Montréal).
Nous avons ensemble constaté que les relations franco-québécoises avaient été renforcées ces dernières années notamment à l’occasion du 400ème anniversaire de Québec et des différents accords intergouvernementaux. La prochaine visite alternée des Premiers Ministres aura lieu à Paris fin novembre, où Jean Charest sera particulièrement bien reçu.
Je n’oublierai pas les fortes attentes de mes amis Québécois concernant le campus Stanislas telles que me les a présentées Yannick Patelli (CPTSQ).
Tout le monde, ici, est déjà mobilisé pour 2012, il faut dire que pour la première fois nos compatriotes voteront pour l’election d’un député représentant les Français d’Amérique du Nord.
jpr
Nb : rencontre rapide mais heureuse avec l’un des fidèles compagnons de notre carnet. Je peux mettre maintenant des visages amis sur les messages adressés par plusieurs d’entre vous.
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J’aime enseigner parce que j’aime partager. Proposer mes réflexions, livrer mon expérience, animer les échanges, vivre la diversité culturelle c’est beaucoup de bonheur. A l’ESCP ou, ici, à l’ENAP, face à mes étudiants j’essaie de penser davantage à leur avenir qu’à mes bonheurs. Je sais que beaucoup de Profs ont cet état d’esprit. C’est pourquoi la responsabilité de l’enseignant devrait lui valoir une bien meilleure place dans notre société, particulièrement en France.
Je viens d’ assister à Québec à la « collation des diplômes de l’Enap ». Cérémonie prestigieuse où les professeurs, en toge, honorent les diplômés qui, en retour, applaudissent leurs maîtres, sur la scène, rassemblés.
Respect, considération, confiance, complicité, c’étaient de belles émotions.
Partout dans le monde, en Chine, en Amérique, en Inde… des professeurs se battent pour que leurs élèves travaillent mieux mais aussi, disons la vérité, travaillent plus. Pour les jeunes Français d’aujourd’hui l’actuelle réforme des retraites aura moins d’impact sur leur avenir que leur niveau de formation comparé à celui des jeunes d’Amérique ou d’Asie. Ouvrons leurs les yeux sur le monde qui ne les attend pas, c’est aussi une responsabilité pédagogique .
De ce point de vue, la grève des cours ne pénalise que les jeunes eux-mêmes. Un professeur qui pense plus à ses élèves qu’a lui-même ne peut qu’engager son autorité pour remettre ses élèves au travail.
A l’étranger nos meilleurs amis ont du mal à nous comprendre.
jpr
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L’Allemagne et le Portugal ont enlevé au Canada la possibilité de siéger au Conseil de sécurité de l’ONU. Déception ici à Québec. Nous allons débattre à l’ENAP du leadership canadien. Cette candidature ne manquait pas, non plus, de légitimité.
jpr
Nb : je vous envoie une belle lumière au lever du jour sur l’Ile d’Orléans. Superbe.

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C’est l’une des questions que je poserai cette semaine à mes étudiants de l’Ecole Nationale d’Administration publique à Québec à l’issue de mon cours « Leadership, management et politique ». Le leadership se partage-t-il ?
Le G20 génère-t-il un leadership ?
Le leadership mondial laisse-t-il une place aux relations personnelles ?
Nous étudierons la nouvelle gouvernance mondiale après la grande crise financière. Nous analyserons les leviers du pouvoir moderne. Nous débattrons d’éthique et de diversité culturelle, nous réfléchirons à l’avenir de nos Démocraties.
6 heures de cours par jour pendant une semaine en octobre et une semaine en janvier ! Je me suis préparé à cette immersion totale avec joie. Au contact des jeunesses québécoise (ENAP), française (ESCP) et chinoise (lancement dans quelques semaines de notre livre en Chine), je compte ainsi nourrir mes réflexions pour l’avenir de notre Pays.
Avant de partir j’irai voter les articles décisifs pour la réforme des retraites !
A bientôt en direct de la Belle Province, chez nos frères d’Amérique.
jpr
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J’ai reçu le bureau de l’association des Anciens élèves des lycées français du monde (ALFM). Cette jeune association créée au printemps 2010 (contact@alfm.fr) témoigne que la francophonie est une idée vivante et moderne.
Rassembler les Anciens élèves est une excellente initiative qui permettra :
- D’attirer vers l’enseignement supérieur français davantage de bacheliers en leur apportant un concours dans leur parcours universitaires et professionnels ;
- de mettre en valeur le dénominateur culturel commun attaché au modèle éducatif français : tolérance, ouverture, égalité des chances, égalité des sexes, valorisation du mérite.
- et donc soutenir les établissements d’enseignement français dans le monde.
Le réseau d’enseignement français à l’étranger est le plus important au monde : 460 établissements implantés dans 130 pays qui scolarisent 250 000 élèves dont 150 000 étrangers. Ces établissements sont le principal vecteur de diffusion de la langue et de la culture française. Nous ne valorisons pas assez cet outil d’influence remarquable. Que deviennent ces centaines de milliers d’anciens élèves à travers le Monde qui ont en partage les valeurs universelles du modèle français ?
Bonne chance à l’ALFM dans cette entreprise de longue haleine !
jpr
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En partant aux Etats-Unis j’avais les idées claires : « Outre Atlantique la situation économique et sociale s’améliore mais Barack Obama va connaître une probable et lourde défaite électorale aux élections de mi-mandat ». Je reviens avec les idées inverses.
Barack Obama n’a pas encore perdu les élections, la victoire des « ultras » aux primaires du Deleware pose un problème sérieux au parti republicain
Les électeurs d’Obama sont certes déçus, mais ses adversaires sont divisés. Nos différents contacts au Capitole, avec la presse américaine, ou à la Maison blanche nous ont convaincus que le match démocrates/républicains du 4 novembre 2010 restait très ouvert.
En revanche, pour l’économie les perspectives sont moins optimistes. Le FMI revoie à la baisse ses prévisions de croissance pour les Etats-Unis (l’Allemagne en forte hausse, la France stable). Les entrepreneurs français rencontrés (Sodexo, Eads, Areva, EDF…) font aussi une analyse réservée sur un retour rapide à la forte croissance. Le retour au plein emploi n’est pas pour demain… Un vent de pessimisme économique se lève subreptissement en Amérique…
Une bonne nouvelle : Futurallia, le grand forum des PME se tiendra ce printemps à Kansas City. Plusieurs centaines de PME françaises participeront à ce rendez-vous mondial, soutenu par le Sénateur Bond (Missouri ). A suivre…
jpr
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« Chirac takes us back ». Après Katrina les habitants de La Nouvelle Orléans exprimaient ainsi leur gratitude pour l’aide de la France et leur colère face aux retards de l’administration Bush. Cette ville, chaude et chaleureuse, se bat toujours pour sa reconstruction, sous l’impulsion de son nouveau maire, le courageux Mitch Landrieu. Dans cette Etat, 250 000 personnes parlent le français, celui des Acadiens et des Créoles. Grâce à un système éducatif favorable, mais aussi grâce à une alliance française, féminine, active et généreuse, le français d’aujourd’hui est aussi largement enseigné.
J’ai mis mes interlocuteurs sur la piste du « 400éme anniversaire de Québec « pour célébrer les prochains 300 ans de la Nouvelle Orléans. A Lafayette, les professeurs de français ont réalisé un merveilleux travail scientifique rassemblé dans un énorme dictionnaire « le français de la Louisiane ». La diversité « interne » du français est une légitimité supplémentaire pour qu’il exprime la diversité culturelle, grande valeur de ce siècle. Avec le sénateur Lafleur, nous poursuivrons nos échanges et nos projets communs à Montreux au prochain sommet de la Francophonie. Félicitations à la mairie de Poitiers pour la qualité de son jumelage avec Lafayette. Alain Claeys, le député maire, est attendu ici en 2011.
Sur le plan industriel, les autorités de Louisiane nous ont fait part de leur grand intérêt pour la technologie nucléaire française. Nous projetons d’organiser, l’année prochaine, une conférence sur ce sujet majeur, en Louisiane, avec les différents acteurs concernés. Au moment ou les Etats-Unis relancent leurs ambitions nucléaires, la Louisiane, Etat leader en matière d’énergie et ami de la France, peut être un allié stratégique. Ici, après la marée noire, l’énergie nucléaire est perçue comme « l’énergie verte » par excellence.
Sur le plan politique, on s’attend à de très mauvaises élections pour Barack Obama en novembre prochain. Crise, emploi, réformes votées mais encore sans résultats, l’équation politique américaine n’est pas si différente de ce que nous connaissons en Allemagne, en Espagne ou… en France. Les temps ne sont pas favorables aux équipes en place.
Les 7 sénateurs (3ump,2ps,1uc,1mrg) qui composent notre délégation ont multiplié les contacts personnels pour mieux appréhender les données de la société américaine, ce qui nous vaut des échanges passionnants entre nous. C’est fou comme à 10000km de « chez nous autres » la démocratie est belle de tolérance et forte d’imagination ! Cela ne me paraît pas être le cas à Paris actuellement.
En terminant je voudrais saluer le travail des fonctionnaires du quai d’ Orsay, qui sous l’autorité du Consul général, font, avec peu de moyens, honneur à la France.
En vol pour Washington.
jpr
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A partir du 12 septembre je conduis une délégation sénatoriale en mission aux USA. Au programme de cette délégation pluraliste, en Louisiane, à La Nouvelle Orleans et à La Fayette (ville jumelée avec Poitiers) et dans la capitale, à Washington, le Senat, la Maison-Blanche, le FMI et les « think tanks »…
J’ai pour cette mission plusieurs objectifs :
- exprimer à La Louisiane la solidarité de la France et de la Francophonie face aux catastrophes qu’ils l’ont atteintes ces dernières années
- transmettre pour la 1ère fois au Gouverneur de la Louisiane une invitation pour que son Etat participe au prochain sommet de la Francophonie à Montreux (invitation conjointe d’Abdou Diouf et des Autorités suisses)
- analyser la situation américaine à moins de 2 mois des élections de mi-mandat : position d’Obama, emploi, sécurité, santé, budget, débat religieux…
- interroger les responsables américains sur leur politique étrangère, notamment sur les négociations au Proche-Orient, la question iranienne, l’Afghanistan…
- Plusieurs rendez-vous de haut niveau seront consacrés à la stratégie américaine vis-à-vis de la Chine
- réactions aux propositions françaises pour le G20
- « last but not least », je souhaite construire une relation forte, créative et durable entre le Sénat américain et notre Sénat français. C’est l’objectif premier du groupe d’amitié que j’ai l’honneur de présider.
A chaud vous serez informés, je vous parlerai aussi de l’image de la France et de son Président dans l’Amérique d’aujourd’hui. Je reste branché sur notre respiration nationale…
jpr
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Tel est le thème de l’université d’été du Medef à laquelle j’ai participé aujourd’hui sur le campus d’HEC.
La formule est plutôt créative, les débats ouverts et le public de qualité.
Laurence Parisot a raison de vouloir ouvrir les fenêtres du patronat français sur le monde extérieur. A cette occasion j’ai avancé une proposition dont nous avons debattu vendredi au Futuroscope avec Jean Francois Copé : la création d’un FSI de l’exportation !
Nicolas Sarkozy a créé le Fonds Stratégique d’Investissement (FSI) à la Caisse des dépôts pour disposer d’un « fonds souverain » capable de soutenir des investissements stratégiques sur notre territoire. Un « FSI de l’international » pourrait soutenir des projets français à l’export de manière tout aussi stratégique. Malgré les efforts d’Anne-Marie Idrac et ceux d’Ubifrance la France consacre beaucoup moins de moyens que ses voisins au commerce extérieur. C’est pourtant là que sont pour nous aussi les richesses d’avenir. Nous protégerons mieux nos emplois si nous exportons plus nos produits. Chère Laurence l’étrangeté doit devenir familière.
jpr
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  Parmi les 192 pays présents à l’Expo 2010, la France et les Etats-Unis ont choisi des stratégies opposées. Pas de recherche architecturale pour le pavillon américain, une scénographie élémentaire faite de 3 salles de projections et 3 films dont les héros sont les enfants américains dessinant leurs rêves, mais aussi les « architectes de l’avenir » que sont… Hillary Clinton et Barack Obama. L’Amérique a choisi la politique.
La France, elle, a choisi la culture. Une architecture (Jacques Ferrier) mêlant le végétal au nouveaux matériaux, un restaurant gastronomique, une présentation de quelques chefs d’oeuvres de notre musée d’Orsay, de belles images de notre création cinématographique, la présentation de quelques unes de nos entreprises prestigieuses… La France n’a pas choisi pour sa journée nationale à l’Expo le 14 juillet mais le 21 juin pour créer à Shanghai la fête de la musique !
Après quelques semaines, les premiers indicateurs de fréquentions laissent penser que la culture l’emporte sur la politique !
jpr
NB : Je rassure Jany, Claude, Jacques et les autres… Je lis toujours vos commentaires, même quand je suis à l’étranger.
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Au cours d’un entretien ce matin à l’Elysée Nicolas Sarkozy m’a demandé de transmettre le message suivant au Secrétaire général de l’OIF :
« La France souhaite que le President Abdou Diouf soit candidat au sommet de Montreux (20-24 octobre 2010) à un nouveau mandat de Secrétaire général de l’Organisation Internationale de La Francophonie (OIF). Pour le Président français, le Président Diouf apporte à la Francophonie sa hauteur de vue, sa culture et sa grande détermination. A Montreux, à quelques semaines d’une Présidence francophone du G20, l’OIF a besoin du Président Abdou Diouf pour franchir une nouvelle étape de son organisation et de son influence ».
J’ai transmis ce jour au Président Diouf ce message de gratitude et de confiance du Président de la République française.
jpr
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Pendant 48h à Genève, je visite, l’une après l’autre, les organisations multilatérales : ONU, OIT, CDH, UNITAR, Groupe des Ambassadeurs francophones, Association des Fonctionnaires internationaux… Je développe sans relâche ma feuille de route : l’intransigeance francophone, la demande de français dans le monde, la pertinence politique de l’espace francophone… Mes interlocuteurs sont attentifs, Russe, Chilien ou Coréenne, ils me disent qu’ils ont besoin de moyens pour la traduction, et que les organisations sont déjà très bureaucratiques… Je reponds à leurs arguments en demandant si un traducteur onusien ne pourrait pas traduire plus de 5 pages par jour ? Je rappelle aussi les textes fondateurs en rappelant que c’est à l’administration de s’adapter à son Assemblée générale, et non l’inverse !
Evidemment, la diversité, comme la liberté, n’est pas gratuite. Ma tâche serait plus facile si, de temps à autre, au FMI, à l’OMC ou à la BCE, Messieurs Strauss-Kahn, Lamy et Trichet prononçaient un discours en français ! Un éminent Ambassadeur francophone m’a demandé pourquoi la France demandait à ses amis francophones de soutenir la candidature de l’un des siens à un poste de directeur général, si elle n’est pas capable d’exiger que celui-ci s’exprime aussi en Français, la langue qui l’a fait élire ?
Il est, en effet, difficile de demander à un Russe (DG de l’ONU) de faire ce que ne font pas certains francophones. Nombreux sont les fonctionnaires intermédiaires francophones qui sont démotivés par « l’indifférence francophone » de certains de leurs chefs.
Au total je sens monter une forte mobilisation des acteurs de la Francophonie pour résister aux dérives du monolinguisme. Au sein de l’administration française le discours qu’a prononcé Nicolas Sarkozy en recevant le Président Abdou Diouf et l’OIF à l’Elysée pour la journée internationale de la francophonie, le 20 mars dernier, commence à porter ses fruits.
Je poursuis ma route par une rencontre avec mon ami le Président Couchepin, ancien Président de la Confédération Helvétique, puis avec Mme Calmy Rey, en charge des Affaires étrangères pour préparer le prochain sommet de la Francophonie, cet automne, à Montreux.
jpr
NB : un Président heureux. Echanges rapides à Genève avec Nicolas Sarkozy très heureux du choix de la France pour l’Euro 2016. Vivent les bonnes nouvelles !
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La catastrophe écologique qui affecte le golfe du Mexique ne peut nous laisser indifférents. Par gratitude pour ce peuple qui par nos côtes nous a libérés en 1944, par affection pour cette terre-mer, la Louisiane, où notre drapeau flottait jusqu’en 1803, par engagement pour la protection de notre planète, nous devons être solidaires.
Je souhaite que notre gouvernement échange avec son homologue américain pour fixer les modalités d’une intervention de nos armées, à vocation humanitaire, pour participer à cette guerre écologique. De grandes entreprises, partenaires des échanges franco-américains, telles que Total ou GE, pourraient contribuer financièrement à cet effort.
Au nom du groupe d’amitié France-Etats-Unis du Sénat français, nous exprimons à nos collègues américains notre solidarité mais aussi notre disponibilité, pour aider ce territoire ami, à nouveau mutilé.
Jean-Pierre Raffarin
Président du groupe d’amitié France-Etats-Unis du Sénat
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J’ai reçu hier au Sénat, Mme Catherine Ashton, Haut Représentant de l’Union Européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité.
A cette occasion, je lui ai fait part de ma vive inquiétude quant au recul du français dans les instances européennes, en général, mais en particulier dans le cadre de la politique étrangère et de sécurité.
Dans la perspective de la création prochaine du « service européen d’action extérieure », l’une des innovations les plus attendues du traité de Lisbonne qui, une fois finalisé, devrait comprendre 5 000 fonctionnaires, taille comparable au service diplomatique d’un grand pays européen j’ai exprimé « l’exigence francophone » : il faut que le français soit bien une langue de travail du futur service et que sa maîtrise soit une condition de recrutement des agents.
Mme Ashton s’est engagée à agir avec détermination dans cette direction. Elle a d’ailleurs tenu à ce que l’entretien se déroule exclusivement en français.
jpr
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Le politique que je suis partage le message de paix exprimé par Benoît XVI, aujourd’hui, « urbi et orbi ».
En tant que catholique, laïc mais libre je m’associe aux vœux du Cardinal Sodano, adressés au Saint-Père.
jpr
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