Je reviens du meeting d’Areva au stade de France, j’ai toujours une petite tendresse pour l’athlétisme, le sport de ma jeunesse. La légèreté d’Usain Bolt sur 100m, la puissance de David Oliver sur 110m haies a 2″ du record du monde, l’envol du jeune cognacais, Renaud Lavillenie, à la perche… L’athlétisme diffuse des images de fraîcheur. Ce sport connaît, sans doute, des dérives mais il donne le sentiment d’une meilleure santé morale que beaucoup d’autres.
Pourtant, que deviendrait l’athlétisme sans argent ? Nous semblons pris dans une spirale infernale : pas de public sans spectacle, pas de spectacle sans vedette, pas de vedette sans télé, pas de télé sans argent… Finis les grands meetings régionaux d’athlétisme, maintenant ce grand sport ne vit que grâce à quelques grands meetings mondiaux, où se retrouve le même plateau de vedettes, financées par de grandes entreprises et retransmis par de grandes chaînes.
Je ne fais aucun reproche à Anne Lauvergeon et à Areva sans lesquelles l’athlétisme ne bénéficierait pas de la puissance qui lui est nécessaire ! Mais peut-il exister un autre modèle de développement du sport de haut niveau ?
L’athlétisme, le rugby, le hand… Peuvent-ils éviter le scénario foot ? A quelles conditions ce « scénario foot » peut-il rester
compatible avec les valeurs traditionnelles du sport ? Plus généralement peut-on maîtriser les flux financiers quand la
passion domine la raison ?
Ma réponse est que, pour le sport comme pour l économie ou pour la politique, tout est question d’éthique et de régulation.
L’éthique c’est d’ abord la vérité. La vérité c’est que l’argent ne peut être l’ennemi d’une société, puisqu’il est l’un des moteurs de ses initiatives. Pour le sage, l’ennemi c’est l’excès, l’abus, la démesure. Tout a un prix, le meeting d’athlétisme, le joueur de foot, le travail du députe ou celui de l’entrepreneur.
Comment mettre de la mesure dans l’éventail de ces prix ? Certainement pas en renforçant l’opacité des systèmes, certainement pas, non plus, en ignorant les injustices, les vraies, qui seront, pour tous, toujours révoltantes. Le débat devrait selon moi porter sur les outils de la régulation, au premier rang desquels se situe la fiscalité. Je sais bien que la
faiblesse du raisonnement, c’est le caractère national de la fiscalité. Dans les domaines mondialement organisés, comme le sport, avec la FIFA ou le CIO, une régulation mondiale devrait être possible, là ou la planète s’organise progressivement, le G20 devra s’affirmer comme le moteur de la régulation.
Sans régulation globale nos sociétés n’auront qu’une alternative : la pauvreté ( »l’ennemi, c’est l’argent ») ou la révolution
( »le roi, c’est l’argent »). La politique a de l’avenir !
jpr
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Lundi 26 octobre :
10h-12h : Sénat, réunion avec les Coopératives laitières en présence de Bruno Lemaire.
15h30 : UMP, réunion de la commission nationale des investitures
20h : UMP, réunion de la commission nationale des investitures
Mardi 27 octobre :
8h30 : Elysée, petit-déjeuner de la Majorité
11h : Sénat, réunion de groupe
13h : déjeuner avec le secrétaire général de l’Organisation Internationale de la Francophonie, Abdou Diouf
16h : Hôtel Matignon, réunion de la délégation UMP sur le grand emprunt
17h : Sénat, séance des questions cribles thématiques sur l’immigration
19h : UMP, bureau exécutif
Mercredi 28 octobre :
11h : Sénat, réunion sur le « Développement de l’économie verte » organisé par le sénateur Alain Chatillon
16h30 : UMP, commission nationale des investitures
Jeudi 29 octobre :
20h : Enghien-les-Bains, diner-débat des jeunes leaders politiques de l’institut ASPEN
Vendredi 30 octobre :
Vienne : RDV à la permanence
15h : déplacement en Charente-Maritime à Surgères
LCI, diffusion de l’émission « le Blog Politique » de François Bachy : vendredi 18h40 et 22h10, samedi 31 octobre à 15h40 et dimanche 1er novembre à 1h sur TF1
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J’ai cosiégné ce jour dans le Figaro une tribune collective dont vous trouverez le texte ci-dessous.
jpr
La gouvernance du Président Nicolas SARKOZY crée le mouvement dans une période où l’immobilisme serait une faute.
En assumant pleinement ses responsabilités, le Chef de l’Etat est le personnage central d’une nouvelle donne institutionnelle, « La République du leadership ».
Nous approuvons cette dynamique, nous avons mesuré les progrès de l’Europe sous l’impulsion du leadership de la Présidence française, nous constatons aussi les fragilités du parti socialiste quand il ne réussit pas à dégager un leader. Une organisation sans leadership se disperse et se divise. La méthode de Nicolas Sarkozy a convaincu en France, en Europe et au G20 parce qu’elle apporte efficacité, lisibilité, au totale, modernité.
Pour être démocratique, c’est-à-dire d’abord comprise puis choisie, une politique doit être incarnée. Les maires le savent bien, eux qui sont, pour les Français, les élus les plus reconnus.
Nous sommes attachés à ce que la légitimité du Président et celle des élus locaux se prolongent l’une l’autre, plutôt que de s’opposer. Dans cet esprit, on peut se réjouir que les collectivités territoriales aient prolongé l’action de l’Etat, par leurs efforts d’investissement, dans cette période de crise.
Pour cette raison, nous sommes inquiets quand parfois on pourrait croire que le but premier de la réforme des collectivités territoriales serait de diminuer le nombre d’élus locaux. On entend même que les Français seraient heureux de cette réduction démocratique. Méfions nous des discours qui opposent les élus et ceux qui les élisent…La diminution du nombre d’élus peut être le résultat d’une réforme pour une meilleure organisation de la décentralisation. Ce n’est pas le préalable. Pour nous l’essentiel est que le « conseiller territorial » nouveau ait plus de responsabilités que les actuels conseillers généraux et conseillers régionaux.
L’objectif, c’est la responsabilisation des élus.
Quand, avec la réforme de la taxe professionnelle, on remplace des responsabilités fiscales locales par des dotations budgétaires nationales, nous disons que la « République décentralisée » est en recul. C’est à la fois un risque démocratique et budgétaire.
Les 500 000 élus municipaux sont les fantassins de notre République. Ils animent l’espace communal, premier espace de solidarité; ils donnent de leur temps et de leur talent pour être en première ligne de notre démocratie. Une démocratie forte de ses diversités territoriales.
On effectuera davantage d’économies en réduisant d’abord les administrations territoriales plutôt que le nombre d’élus.
La gauche a fait beaucoup de mal à la décentralisation en laissant déraper le fonctionnement des régions qu’elle gouverne et en faisant bondir les impôts.
Entre la dynamique de son sommet et les inquiétudes de sa base, notre République a besoin de relais et de médiateurs. Leur responsabilité est une condition de nos équilibres.
Le pluralisme de la décentralisation, la diversité des contre pouvoirs et l’activité des corps intermédiaires sont des piliers de notre vision de la République.
Cette nouvelle pratique institutionnelle devrait conduire à renforcer les engagements de l’Etat sur le terrain. La décentralisation ne remet pas en cause la nécessité nationale de l’aménagement du territoire ; elle doit libérer les énergies et l’aménagement national du territoire doit veiller à la justice entre tous les territoires.
Nous avons réformé la Constitution pour affirmer notre choix d’une « République décentralisée ».
Le Sénat, Haute assemblée des élus et des territoires ne peut se satisfaire d’une République qui ne ferait pas le choix de la décentralisation, c’est-à-dire de la confiance aux territoires et à ses élus.
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A Lectoure j’ai rencontré un pèlerin de Saint-Jacques dont les blessures aux pieds interrompaient la marche.
Tristesse d’un jour qui se lève sans vous.
Triste rupture d’une chaîne dont un maillon craque.
Tristesse de l’esprit qui s’était habitué à ses bâtons.
Tristesse du coeur que la nature émerveillait.
A la cathédrale de Lectoure la prière à Marie a réconforté notre homme : « conduis moi dans le pèlerinage de ma vie ». En effet l’essentiel c’est le pèlerinage de la vie. Quand la destination s’éclaire, il y a toujours une marche possible. Souvent la vie nous bloque, le projet nous libère.
Mes expériences de pèlerin me confortent dans une conviction : la mission du politique c’est le projet pas la recette. Le pragmatisme est nécessaire mais pas suffisant. La réforme sans espérance n’a pas de sens…
A mon ami le pèlerin blessé je veux dire ce que j’ai appris : quand on sait où l’on va il y a mille façons de marcher.
jpr
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Samedi 13 juin :
15h : Crécy la Chapelle, premier festival des Métiers d’Arts à l’invitation du sénateur Michel Houel
Dimanche 14 juin :
13h-16h : Poitiers, Bois de la Marche, 2e printemps populaire UMP 86 avec comme invitée : Rachida Dati
Lundi 15 juin :
Matinée : Niort : Assemblée Générale de l’association des laiteries
Mardi 16 juin :
10h30 : Sénat, réunion du bureau du groupe
11h30 : Sénat, réunion du groupe UMP
18h45 : invité de « Face à nous » sur Public Sénat
19h : UMP, réunion du bureau exécutif
Mercredi 17 juin :
16h : Sénat, RDV avec M. Jorg Wolff, directeur de la Fondation Adenauer
19 h : Sénat, remise de décoration à M. Flury
Jeudi 18 juin :
19h : UMP, intervention au « cercle France pour l’UMP » présidé par Eric Woerth
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Jpr était ce matin l’invité d’Europe 1. Voici le script de l’entretien.
Bonjour monsieur Raffarin. Vous êtes sénateur UMP de la Vienne, ancien Premier ministre, et N. Sarkozy a repris les choses en mains hier sur le projet de loi sur l’hôpital que vous aviez critiqué. Il met en place un directoire collégial à la tête des CHU. Donc, c’est-à-dire que les médecins reprennent la main par rapport aux administratifs. Est-ce que c’est le signe que c’est difficile de réformer en France, comme vous l’avez vous-même éprouvé, monsieur le Premier ministre ?
Bien sûr que c’est difficile, et on voit bien que là, on était quelque peu dans une impasse, et le Président a redressé la barre. Le texte qui était sorti de l’Assemblée nationale était déséquilibré, au profit de la logique
administrative et au détriment de la fonction médicale. Et le Président a compris que le Sénat avait besoin de son engagement au côté de tout le corps médical, les médecins, les infirmières et les aides-soignantes,
pour voter la réforme de l’hôpital.
Donc là, elle vous convient, telle qu’elle est présentée aujourd’hui par le président de la République ?
Le Président a fait un certain nombre de déclarations qui vont dans le bon sens. Si le Gouvernement accepte les amendements qui ont été préparés au Sénat par le rapporteur A. Milon, il est clair que nous
voterons le texte. Encore faut-il que le Gouvernement accepte nos amendements, parce que nous avons profondément modifié le texte qui était sorti de l’Assemblée nationale. Donc, ce texte sera « votable », je
dirais, si le Gouvernement accepte ces amendements, c’est-à-dire si le Gouvernement accepte les orientations qui ont naturellement définies par le président de la République, hier.
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« Chanter, compagnons, dans la nuit la liberté nous écoute ».
Chant des partisans
Au printemps 2007, Maurice Druon et son épouse nous faisaient visiter « sa maison » en Gironde, la magnifique abbaye de Faize. Nous étions avec Nicolas Sarkozy et Alain Juppé. J’avais écrit sur le livre d’or « cette maison est belle à prier ». Il m’avait alors adressé un message particulièrement émouvant.
Mémoire.
jpr
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Voici le texte du discours prononcé ce jour par jpr à Pékin en introduction du 15ème colloque économique franco-chinois.
L’histoire est généreuse avec «le Comité France-Chine», en plaçant cette 15ème édition à la rencontre de deux anniversaires historiques :
Ø Le 30ème anniversaire de la politique de réforme et d’ouverture de Deng Xiaoping qui a généré 30 ans durant, l’un des plus fort taux de croissance du monde, et qui a sorti plus de 250 millions de personnes de la pauvreté.
Ø Le 45ème anniversaire de la reconnaissance de la République populaire de Chine par la France et son président Charles de Gaulle qui déclarait : « En vérité, il est clair que la France doit pouvoir entendre directement la Chine et aussi s’en faire écouter. Et puis pourquoi ne pas évoquer, qui sait, ce qui pourra y avoir de fécond dans les rapports entre les deux peuples, à la faveur des relations entre les deux Etats”.
Je salue les nombreuses autorités et les six cents entrepreneurs présents à ce colloque. Nous sommes réunis autour de cet objectif du Général de Gaulle : « la fécondité de la relation sino-française ».
Notre rencontre au lendemain du sommet de Londres et, à une période de relance de l’amitié franco-chinoise, nous ouvre de nouvelles perspectives de coopération.
I – L’ESPOIR NE A LONDRES
- Un pacte mondial a été signé à Londres. Relance, régulation, transparence, gouvernance, évaluation…
Le G20 est sorti du « chacun pour soi » pour tracer « une commune perspective d’avenir ». Les Américains ont été clairement placés devant leurs responsabilités financières.
- Les visions communes franco-chinoises ont pu se faire entendre. De fait la conférence de Londres a acté, avec le tacite accord de Barack Obama, la fin du « monde unipolaire ». Nous pouvons sortir de l’unilatéralisme pour aller, ce qui est depuis longtemps le combat commun de la Chine et de la France, vers un monde multipolaire. Les risques majeurs du protectionnisme ont été écartés et les réformes des organisations multilatérales programmées.
- La Chine a trouvé sa place autour de la table du monde. Les journaux français ont tous titré sur la Chine, après Londres : « La Chine a affirmé son rang d’acteur majeur du nouvel ordre mondial » (Le Monde) ; « l’affirmation spectaculaire de la puissance chinoise sur la scène mondiale » (Le Figaro).
Le niveau de croissance, la politique de relance, la situation financière, mais aussi l’organisation des Jeux Olympiques…ont été les facteurs du retour de la Chine aux premiers rangs des nations du monde.
Le patron du FMI, Dominique Strauss-Kahn, ne s’y est pas trompé : « la coopération de la Chine avec l’ensemble des partenaires est indispensable si on veut une économie mondiale organisée ».
Pour les fidèles de la politique étrangère du Général de Gaulle, plus nombreux aujourd’hui qu’à l’époque, cela fait 45 ans que nous pensons cela.
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Je serai demain matin mercredi à 7h50 l’invité de Jean-Michel Apathie sur RTL.
Bonne journée,
jpr
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M. Bergé met des conditions politiques au retour en Chine de deux bronzes volés par les troupes anglo-françaises durant le sac du Palais d’été de Pékin en 1860. C’est incroyable ! Si ces statues, une tête de rat et une tête de lapin, doivent rentrer en Chine, c’est parce qu’elles sont chinoises et dans ce cas, il n’y a pas de conditions à poser.
M. Bergé aime mêler l’argent et la politique. L’argent cherche toujours à imposer ses exigences or la richesse ne crée pas des droits diplomatiques. J’ai une autre conception du respect des peuples, de leur histoire et de leur culture.
La France ne peut être solidaire d’une telle arrogance. Ou cette affaire est publique et M. Bergé a tort. Ou elle est privée et le chantage politique est déplacé. Au total, je comprends mieux maintenant la proximité entre M. Bergé et Mme Royal.
jpr
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La rencontre avec le Premier ministre Wen Jiabao a été chaleureuse.
Je crois que nous sommes entrés dans la phase où les deux parties veulent retrouver la confiance pour poursuivre le partenariat stratégique.
A suivre…
jpr
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Commentaires
le 03/09 à 18:41
D'accord avec Ernest, "on s'en fout de la breloque de Maistre", par contre ce dont on ne se fout pas [...]
le 03/09 à 17:34
@Mélusine : encore pour info : http://www.lepoint.fr/le-parquet-fait-appel-d-une-remise-en-liberte- [...]
le 03/09 à 15:09
Cher Jacques, Merci pour vos réflexions sur le dialogue et les idées... Vous écrivez: Bien souvent [...]
le 03/09 à 08:43
Bjr Jean-Pierre Raffarin...! En effet,très étrange...! Mdr http://www.youtube.com/watch?v=kOl [...]
le 03/09 à 06:17
Bonjour à tous, Cher Jany, Votre billet du 1er septembre ne manque pas d’intérêts. Je passe su [...]