J’étais hier soir l’invité de l’émission le Franc-Parler organisée par France Inter, i Télé et Le Monde. Voici le script de l’entretien.
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Vous avez récemment dénoncé le caractère monolithique de l’UMP. Que craignez-vous ?
L’exercice solitaire du pouvoir est sans issue. Dans une démocratie, il faut pouvoir partager, avoir une majorité vivante et loyale. L’UMP a besoin d’affirmer une diversité de générations et de territoires. Sur le plan personnel, je suis pour Nicolas Sarkozy un vrai ami non aligné, alors qu’il a beaucoup de faux amis trop alignés. Je suis loyal, mais on ne me fera pas taire.
Si vous étiez premier ministre, accepteriez-vous de découvrir que sept personnes autour du président de la République font la politique de la nation ?
Non. Je ne l’accepterais pas. Le président de la République a évidemment la possibilité de réunir les ministres qu’il veut sur les sujets qu’il veut. Mais créer une instance politique à l’intérieur du gouvernement serait pour le premier ministre quelque chose de peu confortable… François Fillon fait bien le « job « . Il a le soutien de sa majorité, l’opinion comprend ce qu’il fait… Nous avons besoin d’un gouvernement fort.
Une crise vous paraît-elle possible, alors que les Français semblent admettre les réformes ?
Si, à la fin du mois de juillet, toutes les réformes programmées sont votées, la première partie du quinquennat aura été très réformatrice. Et ce sera un grand succès politique pour Nicolas Sarkozy… mais cette victoire politique ne veut pas dire forcément victoire sociale. Car il reste la question de l’essence et la question européenne, qui est un peu liée. La rentrée ne sera pas facile.
Un baril à 150 dollars peut-il tout compromettre ?
C’est un risque. C’est pourquoi, de mon point de vue, Nicolas Sarkozy a raison de se battre au niveau européen.
Estimez-vous que la France va suffisamment vite pour réduire ses déficits ?
Elle vit trop les volets clos. Elle ne se rend pas compte que le monde bouge. Elle doit aller plus vite dans l’attractivité, c’est-à-dire la réduction des déficits, et en même temps la performance de l’ensemble de ses investissements, que ce soit les transports, le développement durable, la qualité de vie.
Avec le « non » irlandais, la présidence française de l’Union devient-elle une présidence de crise ?
Le 1er janvier 2009, l’Europe devait se doter de nouvelles institutions et la France était chargée de les mettre en place. Elle était au moment historique où elle pouvait être le plus influente. Ces circonstances sont perdues. Mais je fais confiance à Nicolas Sarkozy pour sortir de l’ornière.
Nicolas Sarkozy, s’adressant aux Israéliens lundi 23 juin, a dit : « Il faut un Etat palestinien, un Etat viable. » C’est un signal fort ?
Oui, très fort. Sur le Proche-Orient, la vision de Nicolas Sarkozy est claire : aujourd’hui , la question la plus dramatique pour Israël n’est plus nécessairement la relation avec les Palestiniens, mais avec l’Iran. Cet élément nouveau peut être le déclencheur d’un processus de paix. La France et l’Europe derrière Nicolas Sarkozy montrent qu’ils n’accepteront pas que l’Iran se dote de l’arme nucléaire et soit une menace pour Israël.
Sur le plan politique, est-ce une erreur de la part de Nicolas Sarkozy d’avoir invité le président syrien à Paris ?
Je ne le pense pas. Pour l’Union de la Méditerranée, il est très important de ne pratiquer aucune exclusive
Commentaires
le 10/09 à 09:47
Bonjour Mistral, Bien vu ! On a bien l'impression que certains sénateurs de droite, le Président d [...]
le 10/09 à 09:39
Cher Monsieur, Ce n'est pas à vous, homme de province, homme de la terre, que je vais apprendre le b [...]
le 10/09 à 07:33
Le Sénat est aussi inutile que l'Assemblée. Très bien il ne reste qu'un vote extrême pour rétablir u [...]
le 10/09 à 05:46
Bonsoir monsieur Raffarin, Crédibilité ! Les retraites, cela fait 30 ans qu'on en parle. Vous dites [...]
le 10/09 à 04:56
Bonsoir Ernest, Par curiosité, je suis allée voir sur le net ce dont vous parliez ainsi que Mounie. [...]