La question qui nous est imposée par les circonstances, économiques et budgétaires, est simple : comment développer davantage nos territoires tout en faisant des économies ?
Les quartiers urbains, les grandes métropoles, les villes moyennes, les périphéries rurbaines, les intercommunalités, les communes rurales… sont l’objet d’approches de développement multiples et différenciées. Cependant, je crois pouvoir dire que c’est sur la ruralité que le déficit d’attention est le plus fort. L’Etat rêve d’un Grand Paris, les Régions concentrent la part la plus importante de leur budget sur les villes, l’action locale de l’Europe est peu lisible, il n’y a guère que le département pour défendre la ruralité par l’équilibre de son territoire.
Mon expérience m’amène à conclure aujourd’hui que quiconque veut défendre la ruralité doit défendre le département.
Si on renforce le potentiel d’action des départements où peut-on faire des économies ?
Le gisement d’économies réside, selon moi, dans les chevauchements de compétences et les doublons qui caractérisent la relation, concurrentielle, qui existe entre départements et régions.
Dans de nombreuses régions, la collectivité région n’est qu’un gros département supplémentaire (dont le budget est généralement inférieur à celui du département le plus important). Depuis quelque temps on assiste à une cantonalisation de l’action régionale, les conseils régionaux se posant souvent en concurrents des conseils généraux. Le tourisme est sans doute le secteur où la compétition est la plus vive et les doublons les plus massifs, mais il n’est pas le seul.
La solution est de changer la région de dimension. En divisant par deux le nombre de régions, on donne à chacune la dimension européenne et on réalise des économies de gestion. La nouvelle grande région, en se concentrant sur les questions majeures de développement et d’infrastructures économiques, technologiques et scientifiques, n’aura plus la tentation de marcher sur les terres du département qui, lui, pourra se consacrer à la cohésion sociale et territoriale (dont la ruralité).
À la région les choix stratégiques au département la proximité.
Le débat vient bientôt au Sénat, votre contribution nous sera très utile.
jpr
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Les socialistes ont un vrai sens du spectacle. Pour les prochaines élections sénatoriales ils viennent de nous écrire une comédie en trois actes.
- Reportons les élections régionales et départementales d’un an, en 2015. Il y a trop d’élections en 2014 !!
- Augmentons les désignations de grands Électeurs des régions et des départements dans le collège des élections sénatoriales de 2014
- Comme on ne renouvelle les régions et les départements, majoritairement à gauche, qu’en 2015 ils désigneront mécaniquement des grands Électeurs de gauche pour les sénatoriales de 2014 !
Le tour est joué. Ainsi, ils espèrent garder le Sénat à gauche !
Prolonger des mandats locaux et augmenter leur représentativité simultanément, ne me parait pas conforme à nos règles institutionnelles.
jpr
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Monsieur le Président,
Mesdames, Mes Chers Collègues,
Monsieur le Premier ministre,
Voilà un peu plus de 100 jours que notre Pays a choisi l’alternance.
Voilà 100 jours au cours desquels vous avez engagé certaines promesses du Président de la République.
Vous vouliez remettre en cause l’action du Gouvernement précédent, vous l’avez fait.
Vous vouliez supprimer l’avantage fiscal des heures supplémentaires, c’est fait.
Vous vouliez augmenter la fiscalité, c’est fait. Çà va continuer.
Nous ne vous reprochons pas de tenir vos promesses.
Mais nous mesurons que vos premières décisions ne répondent pas aux attentes des Françaises et des Français.
Surtout, il nous semble que votre action sous-estime l’ampleur, la profondeur de la crise.
L’inquiétude est immense dans le Pays.
Tout le monde a compris, maintenant, qu’il ne suffisait pas de changer de gouvernement pour chasser la crise.
La crise gronde, de plus en plus fort.
La barre des 3 millions de chômeurs a été franchie.
Les plans sociaux se multiplient.
Finalement : « le gouvernement valide la fermeture d’Aulnay ».
Le Président de la République dimanche soir, nous a dit sa volonté d’engager « la bataille contre le chômage ». C’est urgent.
Les perspectives de croissance sont très minces.
Les entreprises, les PME, manquent de financement et sont étouffées par de multiples contraintes.
Dans mon département, nous travaillons, avec mon collègue Alain Fouché, avec les entreprises, les collectivités territoriales et l’État à la création d’un Center Parc de près de 1 000 emplois. Il va nous falloir plus de 5 ans pour réaliser ce projet…..Si nous surmontons tous les obstacles.
Les créateurs d’emploi sont nombreux à hésiter entre la colère et le découragement.
Monsieur le Premier ministre,
Nous savons que personne n’a intérêt à l’échec de la France.
Ma question est relative à notre surprise de ne pas avoir entendu parler d’Europe dimanche soir.
Alors, merci de nous dire, après la décision allemande de Karlsruhe, quelle est la part européenne du plan de bataille que la France doit livrer pour l’emploi ?
Lire la réponse du Premier ministre
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Le Président a raison d’appeler les élus locaux à l’effort. En effet, toute la Nation a besoin de s’engager dans la mobilisation nationale contre la crise et pour la maîtrise des dépenses.
Toutefois, le gouvernement doit bien garder à l’esprit qu’il a besoin de l’investissement des collectivités locales dans son action contre le chômage. Sur ce plan, la situation bancaire est très préoccupante et de nombreux projets restent dans les cartons en raison du manque de liquidité.
L’annonce, par le Président d’une non décision quant à la direction générale de la Caisse des dépôts et consignations est surprenante. Les communes votent leur budget au plus tard fin mars, le dossier CDC-Banque postale prend du retard, les 5 milliards annoncés par le gouvernement tardent, et les PME du bâtiment s’inquiètent… La CDC ne peut tourner au ralenti dans cette période cruciale ! L’emploi a besoin d’investissement.
jpr
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J’ai posé une question à Eric Besson hier au Sénat, à l’occasion de la séance de questions au gouvernement, à propos de Fonderie du Poitou.
M. Jean-Pierre Raffarin . - (Applaudissements à droite) Ma question s’adresse à M. Besson à propos de l’entreprise de la Fonderie du Poitou. C’est un dossier très important car il est emblématique d’un dialogue social bâclé. Le tribunal de Nanterre a accordé à l’entreprise une prolongation de son redressement judiciaire. Je vous remercie d’avoir suivi ce dossier. Il reste quinze jours pour sortir l’entreprise de cette situation et trouver un repreneur. Renault doit tenir ses engagements face à ces professionnels responsables, salariés d’une entreprise dont l’outillage technique est performant. Renault et ses commandes sont indispensables. Je compte sur vous : les salariés et le territoire méritent notre aide. (Applaudissements sur les bancs UCR et UMP)
M. Éric Besson, ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie, de l’énergie et de l’économie numérique . – La mobilisation du Gouvernement est totale. Depuis la table ronde réunie à votre demande le 27 octobre, nous avons commandé un audit extérieur. Celui-ci montre que la Fonderie du Poitou a de solides atouts. Enfin, le président de Renault a pris des engagements précis : il a tenu parole.
Le marché de l’automobile, hélas, ralentit, avec une baisse des immatriculations en France. Malgré une conjoncture qui pèse sur ses besoins, Renault maintiendra ses commandes. Devant le tribunal de Nanterre, ses engagements ont permis de prolonger le redressement judiciaire. Reste à trouver un repreneur, dans une conjoncture maussade. Nous activerons pour cela tous les soutiens publics pour donner à la Fonderie du Poitou un avenir solide : comme vous l’avez dit, elle le mérite ! (Applaudissements sur les mêmes bancs)
Voir la video sur le site du Sénat
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La journée de samedi au Sénat a été difficile. Dans un groupe, la prise de conscience de la défaite est progressive. La victoire est une explosion de joie, la défaite est une implosion lente.
L’analyse d’une défaite est souvent source de divisions parce que les causes sont multiples et que chacun a une vue partielle voire partiale.
Les premiers responsables sont sans doute les Sénateurs. Il eut fallu choisir : soit s’opposer davantage à certains textes soit, après les avoir votés, les expliquer plus et mieux. Nous avons des responsabilités dans cette défaite. Le gouvernement aurait, également, tort de se considérer innocent de ce résultat. Le recul de la décentralisation a été sanctionne. Ajoutons que les pertes successives des élections locales et, notamment, le large échec des municipales de 2008, ne pouvaient rester sans conséquences sénatoriales. Côte face, déception.
Côte pile, espoir. Le nouveau Président du Sénat a annoncé une alternance républicaine sereine.
L’homme est estimé au Palais du Luxembourg. Si les actes sont en harmonie avec les intentions, nous démontrerons collectivement que les institutions de la Vème République sont solidement démocratiques. La séance d’hier n’était pas médiocre, les discours du doyen d’âge et de Jean-Pierre Bel étaient à la hauteur de l’événement. Gérard Larcher, en assumant son devoir, a rassemblé les siens.
Avec Jean-Claude Gaudin, nous organiserons l’opposition sénatoriale de manière responsable et républicaine. Cette alerte nationale, qui est aussi une alarme politique pour la majorité présidentielle, peut aussi être l’occasion d’un sursaut et de changements utiles pour la victoire de 2012.
Yin et yang.
jpr
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A quelques heures des élections sénatoriales, le PS utilise rumeurs et intox pour tenter de diviser la majorité sénatoriale. Peine perdue, impasse absolue. Pas une voix, ni la mienne ni celles de mes collègues ne manquera à Gérard Larcher pour son élection de Président.
Trois ans durant cette majorité a été soudée autour de son Président y compris dans les moments où elle avait de vives discussions avec l’Executif. Tous les candidats, y compris ceux qui figurent sur des listes diverses de la majorité présidentielle, soutiennent pour les instances de la Haute Assemblée, la Majorité sénatoriale sortante, plus large que la majorité partisane.
Rumeurs, intox, injures, amalgames… ces pratiques dépravées de la politique ne serviront pas leurs auteurs.
jpr
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Le nom de notre groupe de réflexion au Sénat, « République et Territoires », est aussi celui de la liste que conduit Jean-René Lecerf aux sénatoriales dans le Nord. J’ai passé la journée de vendredi, avec mes amis, dans ce département très attachant. De Meteren au coeur des Flandres à Templeuve au Pays de Pevele, j’ai rencontré plus de 300 grands électeurs et de nombreux amis comme Valérie Létard, Béatrice Descamps, Marc-Philippe Daubresse, Patrick Masclet… Je suis confiant pour cette liste de rassemblement qui représente bien le Nord dans sa diversité. Jean-René Lecerf est un leader de qualité qui a réussi a être au Senat l’un des parlementaires les plus influents tout en restant un élu de terrain présent et compétent. C’est homme est à la fois rigoureux et généreux. Loyal mais libre… comme moi.
A Villeneuve d’Ascq, j’ai également rencontré les dirigeants de l’entreprise Oxylane. Il s’agit d’un réseau d’entreprises, dont Décathlon, qui rassemble 50.000 collaborateurs, pour un chiffre d’affaires de plus de 6 mds d’euros HT, réalisé pour plus de la moitié à l’international, dans une vingtaine de Pays. Cette entreprise vient d’ouvrir à Lille une usine destinée à produire 300.000 vélos en 5 ans. Créateurs de produits sportifs et de marques, Oxylane développe une stratégie d’innovation et de recherche pour garder un temps d’avance sur la concurrence. En 2010, 60 millions de produits issus des 23 laboratoires internes et externes ont été créés et vendus par le réseau Oxylane ! La Chine est un Pays prioritaire pour cette entreprise qui y a déjà créé une trentaine de magasins. Cette dynamique d’origine familiale est exemplaire.
Le Nord de la France, sous un soleil lumineux, montre de réels atouts et pas seulement grâce à ses joueurs de Foot. Les élus y sont de qualité et la dynamique entrepreneuriale est évidente.
Il serait dommage que, dans ce territoire, dont le Conseil Général, le Conseil Régional, la Métropole sont déjà entre les mains du Parti socialiste, les Grands Electeurs ne s’engagent pas suffisamment aux Sénatoriales, pour le pluralisme et la diversité, pour » La République des Territoires ». J’ai confiance.
jpr
Voir l’article de Nord Eclair
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La France reçoit cette semaine le Patriache maronite d’Antioche et de tout l’Orient, Sa Béatitude Bechara Boutros Rai. Au Liban, dans » ce pays qui est plus qu’un pays mais un message et un exemple le Patriarche met son charisme et son leadership au service de la necessaire unité des Chrétiens. Dans cette région du monde où les tensions sont particulièrement vives entre les Sunnites et les Chiites, les Chrétiens apparaîtront peut être un jour prochain comme les médiateurs de l’Espoir, si ce n’est de la Paix.
C’était aujourd’hui, au Senat, ma seconde rencontre avec le Patriarche, je confirme ma première impression, l’Homme possède la dimension de sa mission.
Il y a 4 ans, à Angliers, dans la Vienne, le jeune Quentin Bonnet perdait tragiquement la vie dans un accident de car scolaire en rentrant de l’école. Ses Parents, sa sœur et son frère, ont progressivement transformé leur profonde douleur en ENERGIE positive pour la sécurité dans le transport scolaire. Avec eux dans les débuts de ce long combat on a surtout rencontré a la fois solidarite et scepticisme. 4 ans après, à Angliers, nous avons organisé, la semaine dernière, une table ronde sur ce sujet en présence de tous les acteurs du transport scolaire pour la première fois et sous la présidence du Ministre des Transports, Thierry Mariani. Résultats : en 2015 tous les cars de transport scolaire seront équipés de ceintures de sécurité et, dans la Vienne, cette décision est déjà appliquée par le Conseil Général.
Fidèle au Président, je ne pouvais – comme lui – que souhaiter que son procès aille à son terme. L’absence de procès était impossible, le procès en son absence devient difficile. J’ai de la tristesse face à ce paradoxe. Je sais bien que la Justice dispose déjà de 25 heures d’audition de Jacques Chirac et que les données de l’instruction sont connues. Il est donc possible de délibérer, en présence de ses avocats, mais en l’absence du premier concerné.
Au moment où les Français semblent mesurer les points forts de son bilan notamment en ce qui concerne la cohésion et la justice sociale, cet événement judiciaire apparaît néanmoins fort décalé.
jpr
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11h : Sénat, RDV avec Dominique Reynié, Fondation pour l’innovation politique
12h : Sénat, RDV avec Hichem Ben Yaîche, dossier Algérie
15h30 : RDV avec M.Le Pichon, Président de Transcultura, forum culturel Euro-Chinois.
19h : UMP, réunion de la commission des investitures
11h : Sénat, réunion de groupe
14h30 : Sénat, séance, suite du PJL sur la garde à vue
15h : Sénat, RDV avec le député J.Bignon
19h : remise de l’ONM au Père Matthieu Rougé
19h30 : Quai d’Orsay, 14e session de l’Assemblée des Français de l’Etranger
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A la veille d’élections sénatoriales difficiles et, en plein accord, avec le Président du Sénat, Gérard Larcher, j’ai donné mon soutien à la candidature de Jean-Claude Gaudin pour la Présidence du groupe UMP. J’ai toujours montré que je savais faire le choix de l’Union.
Pour montrer ma volonté d’apaisement et mon engagement au service de la Majorité sénatoriale, je serai candidat à la succession de Jean-Claude Gaudin à la Vice-Présidence du Sénat.
Ainsi j’intègrerais, si mes collègues le souhaitent, l’équipe qui assume, autour du Président Larcher, le pilotage de la Haute Assemblée.
jpr
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