- Terrible tempête en Poitou-Charentes
Il était difficile de fermer l’œil cette nuit dans la région, cela ressemblait trop à 1999. Ce matin les dégâts sont considérables. Cette fois l’eau s’est ajoutée au vent.
- Politique : la région déclassée
Le magazine L’Expansion déclasse la region Poitou-Charentes de la 4ème place (2004) à la 17ème place (sur 21) pour la mauvaise qualité de la gestion du conseil régional. L’excès de charges de fonctionnement et l’insuffisance des investissements plombent les capacités d’avenir de la région. Toutes les études comparatives sur le bilan des régions (Capital, La Tribune, L’Expansion…) sont très sévères pour l’exécutif régional sortant.
Les 23 sénateurs devenus devenus 31, qui avaient manifesté leur volonté de changer la réforme de la taxe professionnelle sont déterminés à rééquilibrer les pouvoirs du Ministère de l’agriculture par rapport au Ministère de l’environnement, à l’occasion du projet de loi de modernisation de l’agriculture. Les charges de l’environnement augmentent quand les prix agricoles baissent ! Pour une agriculture raisonnable et raisonnée il faut revenir a un juste équilibre.
Ce département a beaucoup d’ atouts. Il n’a qu’une faiblesse : sa démographie. C est très dur aujourd’hui de développer un territoire qui ne compte que 120.000 habitants. »Il n’y a de richesses que d’ hommes ». Dans le monde d’aujourd’hui la croissance de l’économie est fonction de la croissance de la population. La priorité d’une politique économique de territoires démographiquement fragiles ne peut être que l’attractivité .
jpr
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Voici le texte de la tibune publiée ce matin dans Le Figaro, avec une trentaine de collègues sénateurs, appelant à un « Varenne » de l’agriculture.
jpr
La rue de Grenelle a donné son nom aux grands accords sociaux. Plus récemment le mot « Grenelle » est devenu la marque des démarches environnementales. Au moment où tout le monde réclame son « Grenelle », nous pensons utile d’organiser une grande conférence agricole, rue de Varenne, siège du Ministère de l’Agriculture et aussi…de Matignon.
L’agriculture est concernée par le développement durable mais la vocation du « grenelle » n’est pas de gouverner, à lui seul, l’ensemble de la société. Le temps est venu de rendre l’agriculture aux agriculteurs.
Un « Varenne » à côté du Grenelle !
Pourquoi une conférence agricole ?
Dans quelques jours, le Salon de l’Agriculture fêtera notre agriculture, nos agriculteurs. Et pourtant … L’agriculture française va mal.
La crise que rencontre le secteur touche l’ensemble des filières de production, y compris la pêche et l’ostréiculture; la plus grave de ces trente dernières années.
L’agriculture est en crise, les agriculteurs en désarroi.
Rappelons tout d’abord la vocation première de l’agriculture : répondre aux besoins alimentaires de la population mondiale. La France ici est au rendez-vous. L’agriculture est l’un des piliers de l’économie française. Sa balance commerciale est excédentaire.
Par ailleurs nous voyons se profiler un accroissement de l’humanité qui selon les prévisions pourrait dépasser les 10 milliards de « bouches à nourrir » à horizon 2050.
Enfin, les enjeux écologiques imposent des changements de comportements et de pratiques des exploitants agricoles qui ont, eux même, défini les contours d’une agriculture raisonnable.
L’agriculture doit ainsi faire face à deux défis majeurs du XXIème siècle : Alimenter l’Humanité et protéger la Terre.
Pour cela nous avons besoin d’une agriculture forte et d’agriculteurs non plus inquiets mais convaincus du rôle essentiel, vital qui est le leur.
Aujourd’hui, nos paysans, nos éleveurs et leur famille ne peuvent plus vivre décemment de leur travail.
La baisse de leurs revenus est à la fois forte et générale. Quelque soit la filière, le désarroi est profond.
Comment agir pour notre agriculture et les agriculteurs ?
Nous participerons activement au prochain débat sénatorial sur le projet de loi de modernisation de l’agriculture. Nous y défendrons nos convictions = prix, revenus, marges commerciales, territoires, normes…
Nous faisons confiance au Ministre de l’Alimentation, de l’agriculture et de la pêche, Bruno Le Maire pour qu’il agisse à Bruxelles et à l’OMC afin d’obtenir des alliés pour notre politique de soutien des prix.
Déjà, avec compétence et énergie, il a obtenu des succès de négociations dans la ligne stratégique de Nicolas Sarkozy : « les agriculteurs veulent des prix, plus que des subventions ». Ce combat international est nécessaire mais nous savons qu’il ne dépend pas que de nous.
En revanche, le combat des charges est très français.
La chasse aux charges
Les charges sont lourdes et multiples : charges sociales, fiscales, bancaires et aussi administratives. Le Grenelle de l’environnement n’est pas innocent des charges.
Nous pensons qu’il serait nécessaire de réunir dans les prochaines semaines une conférence agricole nationale rassemblant les représentants de la profession et les différents services de l’Etat concernés. Il s’agit de faire un inventaire, total et global des charges, de toutes natures, qui pèsent sur les comptes des fermes. L’objectif est d’en supprimer certaines, d’en alléger d’autres et de définir un moratoire, en période de crise, pour un certain nombre de nouvelles procédures particulièrement lourdes et pesantes.
Nous pourrions aussi envisager l’évolution de certains dispositifs comme par exemple la Dotation pour aléas (DPA) en élargissant les aléas climatiques et sanitaires aux aléas économiques et familiaux.
Nous nous réjouissons de l’annonce faite au Sénat par le Ministre de l’Agriculture, le 18 février, selon laquelle il souhaite qu’il n’y ait plus de nouvelles normes sans études d’impact approfondies, d’une part et sans application simultanée en Europe d’autre part.
Ce type de proposition et quelques autres pourraient trouver leur place dans les discussions du « Varenne des charges agricoles ». En agissant ainsi nous assumons nos responsabilités d’élus enracinés qui mesurent à la fois l’importance de l’agriculture et l’inquiétude des agriculteurs.
Gérard BAILLY – Jura
Michel BECOT – Deux Sèvres
René BEAUMONT – Saône et Loire
Pierre BERNARD-REYMOND – Hautes-Alpes
Joël BILLARD -Eure et Loir
Jacques BLANC – Lozère
Paul BLANC – Pyrénées-Orientales
Pierre BORDIER – Yonne
François-Noël BUFFET – Rhône
Christian CAMBON – Val de Marne
Auguste CAZALET – Pyrénées-Atlantiques
Alain CHATILLON – Haute-Garonne
Jean-Claude CARLE – Haute-Savoie
Philippe DALLIER – Seine Saint Denis
Béatrice DESCAMPS – Nord
Philippe DOMINATI – Paris
Alain FOUCHE – Vienne
René GARREC – Calvados
Sylvie GOY-CHAVENT – Ain
Michel GUERRY – Français établis hors de France
Françoise HENNERON – Pas de Calais
Michel HOUEL – Seine et Marne
Alain HOUPERT – Côte d’Or
Jean-Marc JUILHARD – Puy de Dôme
Marc LAMENIE – Ardennes
Antoine LEFEVRE – Aisne
Jean-René LECERF – Nord
Philippe PAUL – Finistère
Jean-Pierre RAFFARIN – Vienne
Charles REVET – Seine-Maritime
Bernard SAUGEY – Isère
Jean-Pierre VIAL – Savoie
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Ce matin, réunion de la majorité autour de Nicolas Sarkozy. Nous avons naturellement commenté le bouclage des listes de la majorité pour les régionales. Évidemment, les alliés de l’UMP ont montré leur satisfaction de se voir respectés par leur partenaire. Il est évident que la nationalisation des investitures a permis des accords qui étaient localement difficiles. Ce qui explique l’accueil un peu frais du conseil national de l’UMP à ces arbitrages. Je pense qu’à l’avenir l’échelon national ne devrait être qu’un niveau d’appel pour les investitures. Dans une France décentralisée le parti majoritaire se doit d’être davantage décentralisé.
Avant de partir pour Washington, j’ai reçu au Sénat Eric Woerth venu écouter une entreprise de la Vienne qui affronte de réelles difficultés avec l’admnistration européenne (bon courage Michel Barnier !).
Mon prochain billet sera en direct des Etats-Unis.
jpr
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J’ai choisi quelques événements, initiatives ou situations marquants de l’année 2009 pour exprimer ma notation personnelle de l’action de l’exécutif.
Mes avis sont nuancés, mon approbation globale.
- 19/20. Réactivité à la crise financière : en prenant la tête pour une vraie gouvernance mondiale avec 3 G20 en moins de 12 mois, la France a participé en première ligne à l’évitement de la crise systémique. Le mérite du Président français est ici indiscutable.
- 18/20. Influence de la France en Europe : en s’impliquant personnellement dans les élections au Parlement européen, après son succès avec le traité de Lisbonne, le Président a donné à l’exécutif français les moyens de son influence. La France s’est ainsi vu confiée des responsabilités européennes majeures (M. Barnier, J.Daul, A.Lamassoure).
- 17/20. Tva dans la restauration. Tenir une promesse n’est jamais une faute, même si c’est parfois une erreur. La restauration reste la meilleure façon de transformer un flux touristique en emplois. Les régions touristiques le mesurent tous les jours. N’oublions pas que l’avantage fiscal accordé aux restaurateurs a été réduit de 66% par la suppression d’allégements de charges accordés précédemment.
-16/20. Industrie des Transports. Ce secteur est maintenant un atout pour nos exportations. Le Grenelle a modernisé nos stratégies. La réforme des ports illustre cette modernisation. Les négociations sociales à la Sncf et, avec les transporteurs routiers, montrent que le secteur évolue dans le bon sens, malgré quelques soubresauts.
-15/20. Croissance et relance. Avec le plan de relance et le grand emprunt (dont certains projets devront être précisés) le gouvernement a donné au Pays les moyens de mieux résister à la crise et de faire le choix des investissements d’avenir. Même si la question de l’emploi reste préoccupante, l’analyse comparée des économies européennes est favorable a la France.
-14/20. Copenhague. La France s’est montrée très active pour développer la nécessaire conscience mondiale face aux périls climatiques. Le réseau défaillant est sans doute celui de l’Eurafrique. Nous devrons tirer, pour l’avenir, les leçons des insuffisances de Copenhague.
-13/20. Relations avec la Chine. Les Présidents Hu Jintao et Sarkozy ont rétabli à Londres et à Pittsburgh des relations positives, après les turpitudes de 2008. L’année 2010 sera bien necessaire pour stabiliser la confiance réciproque. Nous y travaillons.
-11/20. Sécurité routière. Ce dossier doit revenir sous l’autorité directe du Premier Ministre. Les résultats sont, en effet, directement liés à la mobilisation nationale elle même liée à l’action interministérielle. La France a montré qu’elle pouvait mieux faire.
- 10/20. Le débat sur l’identité nationale. Laissons de côté les critiques injurieuses, elles affaiblissent leurs auteurs. En revanche, certaines observations sont légitimes, telles que celles relatives à l’agenda : le débat a souffert de son calendrier. Comme nous l’avions fait avec la commission Stasi sur la laïcité, une commission Gallo aurait sans doute évite une réduction du débat à la seule question de l’Islam.
- 9/20. La décentralisation. Le débat sur la taxe professionnelle était vraiment mal parti, le Sénat a changé significativement le texte. L’heure de vérité viendra avec le projet de conseiller territorial et la loi sur les compétences locales. La mobilisation des Girondins reste nécessaire.
- 8/20. L’union pour la Méditerranée. L’espoir était grand sur la rive sud. La crise a ramené son lot de protectionnisme et d’égoïsme et l’UPM prend du retard. La mise en oeuvre des grands projets ne doit plus tarder pour la crédibilité de cette grande idée.
- 7/20. Dette publique. La France empruntera un montant record en 2010 : 188 milliards €. Pour faire face à nos déficits l’acte 3 de la réforme des retraites prévu en 2010 devra être très ambitieux. Le Président me semble, pour cela, déterminé.
Des dossiers encore incertains ne peuvent pas, à cette date, faire l’objet d’une notation. Des initiatives sur ces sujets sont encore attendues. Parmi ces dossiers, en vrac, la grippe H1N1, la crise du lait, la reforme du lycée, les campus universitaires, le nouveau rôle du Parlement, le retour au commandement de l’Otan… Au total on peut placer, je crois, notre Président sur le podium du leadership mondial aux côtés d’Angela Merkel et de Barack Obama, dont la réforme de la santé a, sans doute, sauvé l’année.
jpr
NB : à titre comparatif deux appréciations relatives au PS.
- 12/20. Le choix des primaires. Dans la situation de confusion dans laquelle se trouve le leadership du parti socialiste, l’organisation de primaires est la meilleure solution pour qu’émerge un candidat légitime à l’élection présidentielle. Ce que ni les cadres ni les militants n’ont su faire, les socialistes peuvent espérer que les sympathisants le feront. Avec cette procédure le PS va occuper le terrain et légitimer son candidat (ou sa candidate). A ce jeu François Hollande me semble être bien placé.
- 6/20. La gestion socialiste locale. Parce qu’ils n’ont pas souhaité maîtriser la dépense publique locale, les chefs d’exécutifs territoriaux issus du PS ont fait preuve d’une coupable gourmandise pour les impôts et/ou les emprunts. Où sont les grands projets économiques des régions ? Où sont les Futuroscopes de demain ? La gestion socialiste locale ne sert pas la decentralisation.
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Les derniers jours avant la trêve sont toujours très chargés : vote final du nouveau texte relatif à la taxe professionnelle au Sénat (au total bon accord Assemblée-Senat-Gouvernement). Inauguration du centre pénitentiaire de Vivonne dans la Vienne (dossier décidé en 2004… par un excellent gouvernement !). Inauguration de l’attraction 2010 du Futuroscope (le film Arthur de Luc Besson)… Tout cela va très vite.
Ne va-t-on pas trop vite ? Je me souviens d’Edgar Morin : « A force de sacrifier l’essentiel à l’urgent on oublie l’urgence de l’essentiel ».
Nous profiterons des fêtes pour prendre le temps d’échanger, mieux.
jpr
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La commission des finances d’abord, le gouvernement ensuite, ont accepté les propositions qu’avec 24 sénateurs j’avais publiquement formulées.
- l’autonomie financière du bloc communal sort renforcée (8 milliards € de différence) ;
- la responsabilité économique des communes est aussi renforcée ;
- l’application de la loi sera soumise à une période « probatoire » de 6 mois au cours de laquelle nous disposerons des simulations par collectivité, des évaluations par département et des moyens de correction des inégalités.
Le Sénat, en changeant le texte de l’Assemblée et en le replaçant dans notre projet de « République décentralisée », est pleinement dans son rôle.
jpr
Lire mon intervention au Sénat le 5/12
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Je m’adresse à vous en direct du conseil national de l’UMP en Seine-Saint-Denis. Nous accueillerons Nicolas Sarkozy dans quelques minutes.
Il mobilisera son parti sur les enjeux des changements climatiques, thème de la conférence de Copenhague.
Le climat est à l’unité au sein de l’UMP. J’ai expliqué au conseil national la différence entre diversité et division. La diversité c’est plusieurs idées pour un même projet. La division c’est plusieurs projets pour une même idée.
En multipliant les listes, l’opposition affiche ses divisions. Notre diversité à l’UMP n’a pas nuit à notre unité. Dans les 22 régions la majorité présidentielle présentera des listes d’union !
Je n’abandonne pas mes convictions, notamment en ce qui concerne la décentralisation, je les exprimerai à nouveau dans les prochains jours au Sénat mais je veillerai à ne pas devenir otage de l’opposition.
L’optimisme est de retour !
jpr
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Avant de partir en Chine, je vous fais part ici des conclusions de la réunion que nous avons eue ce matin avec François Fillon au Sénat :
« Le débat que nous avons lancé sur la réforme de la taxe professionnelle évolue dans le bon sens. Nous avons été rejoints par de nombreux sénateurs. Il reste cependant du chemin à parcourir.
1 – Le gouvernement a donné son accord pour que l’on distingue le débat sur la fiscalité des entreprises et celui des ressources des collectivités territoriales.
Ainsi, nous voterons en début de débat budgétaire la fin de la Taxe professionnelle pour les entreprises et nous débattrons, en fin de débat, du financement des collectivités territoriales. Nous aurons ainsi le temps d’un débat libre et responsable. L’amendement de notre commission des finances est sur ce point un juste préalable. C’est ce que nous demandions, nous avons satisfaction.
2 – Le Président de notre groupe a donné son accord pour qu’un amendement fixe une période probatoire avant l’application définitive du texte. Le triple principe de « simulation, évaluation et correction » (sec) est accepté. La réforme de la T.P. ne sera définitive qu’après la réforme des collectivités territoriales et de leurs compétences. Un outil financier doit être disponible dans la période probatoire pour corriger les inégalités et injustices relevées pendant cette période, et aussi pour fixer les termes des nécessaires péréquations.
3 – Ce n’est qu’au moment du vote final que nous pourrons apprécier si le texte est conforme à nos aspirations. Dans ce sens, nous souhaitons le respect du principe constitutionnel de l’autonomie financière des collectivités locales et la reconnaissance de la primauté du bloc communal exprimée par l’attribution d’une part significative de la cotisation complémentaire sur la valeur ajoutée.
Nous attendons du gouvernement un message de confiance vis-à-vis de ceux qui au quotidien vont vivre « la République décentralisée » ».
jpr
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J’ai accueilli toute cette semaine une importante délégation chinoise invitée par la Fondation pour la Prospective et l’Innovation.
M. LI Zaoxing, président de la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale chinoise, ancien ministre et M.CHENG Tao, ambassadeur, conduisaient cette délégation de l’Institut des affaires étrangères du peuple chinois.
Nous avons pu constater le retour à des relations de confiance entre la Chine et la France à l’occasion de multiples rencontres politiques notamment avec Bernard Accoyer, Gérard Larcher, Jean-Daniel Levitte, Hervé Novelli, Pierre Lellouche, Axel Poniatowski, Josselin de Rohan ainsi qu’avec les parlementaires des groupes d’amitié.
La visite de plusieurs entreprises était aussi au programme : EDF, VUITTON, M6, HENNESSY…
Chez M6, avec Nicolas de Tavernost et avec la rédaction, nous avons eu des échanges très libres sur la place de la télévision dans la société. Cette rencontre a été particulièrement fertile pour présenter à nos invités le fonctionnement d’un grand média en France. Le président de M6 qui est aussi celui des Girondins de Bordeaux a fait part de son intérêt pour le public chinois passionné de football et, pour cela, a proposé d’accueillir au centre de formation des Girondins 2 à 3 jeunes (12 a 14 ans) particulièrement doués.
A Cognac, chez Hennessy, nos amis ont decouvert une grande maison dont les valeurs de tradition, d’innovation, de qualité et d’hospitalité font honneur à notre pays. Dans la Vienne la délégation a été reçue à la fois dans l’une des plus anciennes universités françaises (1431) et dans le parc de la modernité au Futuroscope. Nous avons ainsi présenté le premier Institut Confucius en France créé a l’université de Poitiers avec le concours de l’entreprise chinoise ZTE. Cet institut culturel et linguistique (institutconfucius@orange.fr) est particulièrement destiné aux 600 étudiants chinois inscrits a l’universite de Poitiers. Confucius-Poitiers travaille en grande proximité avec deux autres grandes institutions poitevines et aussi nationales le CNDP et le CNED.
Cet important travail de la Fondation au contact direct des dirigeants chinois s’inscrit dans la perspective du développement des relations sino-francaises illustré dans les prochains mois par plusieurs rencontres au sommet de nos Etats.
jpr
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Les réformes relatives aux territoires nécessitent à la fois sagesse et volontarisme pour une décentralisation juste et efficace.
A la veille du Congrès des maires de France, nous entendons répondre aux préoccupations et inquiétudes des élus et exprimer nos convictions, en toute liberté et responsabilité.
Sénateurs, militants de la République décentralisée, nous souhaitons porter sur les réformes qui nous sont proposées un jugement sage, juste et réformateur. La réforme des collectivités territoriales nous paraît stratégique et moderne. Nous la soutiendrons avec conviction. Les décentralisateurs sont dans le camp des réformateurs. L’immobilisme est le pire adversaire de la décentralisation. Le débat sur les structures, leurs compétences et leurs moyens financiers est nécessaire à l’avenir de la République décentralisée. Il s’agit d’apporter à notre organisation territoriale plus de lisibilité, plus d’efficacité et un meilleur rapport coûts-avantages.
La réforme des collectivités territoriales et la recherche de plus de compétitivité pour les entreprises françaises nous conduisent à souhaiter une réforme de la taxe professionnelle. Les entreprises françaises sont pénalisées fiscalement par rapport à leurs concurrentes étrangères. Là aussi, nous sommes dans le camp des réformateurs. Cependant, la réforme de la taxe professionnelle, actuellement proposée par l’exécutif, ne peut être votée en l’état. Si le volet « allègement fiscal » pour les entreprises ne nous pose pas de problème et peut donc être voté rapidement, en revanche le travail relatif au volet territorial de la réforme n’est pas achevé.
L’actuelle proposition n’est ni claire, ni juste, ni conforme à nos convictions d’élus enracinés. Nous ne pouvons prendre à la légère l’inquiétude profonde et légitime de tous les élus qui, à la tête de leurs collectivités territoriales, sont les premiers investisseurs du pays.
Il nous apparaît peu rationnel de mener la réforme des finances avant celle des compétences. Le principe de réalité nous conduit à penser qu’il est nécessaire de voter d’abord la réforme des collectivités territoriales, puis la réforme de la taxe professionnelle. La seconde doit trouver ses fondations dans les choix et principes de la première.
Définissons les compétences de chaque échelon territorial puis, sereinement, logiquement et équitablement, répartissons les recettes fiscales en fonction des missions des différents échelons. Afin d’être informés en toute clarté et connaissance de cause, les élus ont besoin des simulations financières et fiscales que Bercy est dans l’impossibilité de fournir dans les délais impartis.
Puisque la réforme proposée n’impactera pas les budgets territoriaux de 2010, il est possible de voter la réforme des collectivités territoriales et leurs compétences avant 2011, année au cours de laquelle s’appliquera la réforme de la taxe professionnelle.
Pour toutes ces raisons nous proposons un amendement visant à donner le temps nécessaire au bon ordre des réformes. Nous voulons des simulations avant les décisions. Il s’agit de nous donner le temps pour une réforme plus juste et plus efficace. Le bloc communal qui doit être renforcé par la réforme des collectivités territoriales, l’acte III de la décentralisation, ne peut être fragilisé par la réforme de la taxe professionnelle.
Représentants de la Haute Assemblée, nous voulons promouvoir la sagesse réformatrice.
René Beaumont (Saône-et-Loire), Michel Bécot (Deux-Sèvres), Pierre Bernard-Reymond (Hautes-Alpes) , Joël Billard (Eure-et-Loir), Jacques Blanc (Lozère), Paul Blanc (Pyrénées-Orientales), Pierre Bordier (Yonne), Christian Cambon (Val-de-Marne), Jean-Claude Carle (Haute-Savoie), Alain Chatillon (Haute-Garonne), Philippe Dallier (Seine-Saint-Denis), Béatrice Descamps (Nord), Alain Fouché (Vienne), René Garrec (Calvados), Françoise Henneron (Pas-de-Calais), Michel Houel (Seine-et-Marne), Alain Houpert (Côte-d’Or), Jean-Marc Juilhard (Puy-de-Dôme), Jean-René Lecerf (Nord), Antoine Lefèvre (Aisne), Philippe Paul (Finistère), Jean-Pierre Raffarin (Vienne), Charles Revet (Seine-Maritime), Bernard Saugey (Isère).
Tribune publiée dans le Journal du dimanche
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Voici le texte de l’entretien que j’ai accordé au Monde ce week end.
Est-il normal que le chef de l’Etat et un ministre – comme ils l’ont fait à l’occasion des tests ADN – expliquent qu’une loi votée par le Parlement n’est pas applicable ?
Ce n’est pas un événement institutionnel majeur, c’est une déclaration maladroite d’un ministre. Il eût été plus habile de consulter les présidents d’Assemblée pour constater ce que tout le monde savait : ce texte était inapplicable.
N’est-ce pas un mauvais signe, au moment où les députés veulent affirmer l’hyper parlement ?
Avec Nicolas Sarkozy, nous vivons une mutation institutionnelle. Nous sommes entrés dans un système que j’appelle la « république du leadership ». Le président concentre ses pouvoirs, assume ses responsabilités, communique sa politique et va même jusqu’à, en partie, animer l’opposition. Il est au coeur du système et, au total, les Français acceptent bien, en période de crise, ce mode de fonctionnement car il est lisible, efficace et lève certaines hypocrisies institutionnelles. C’est un système politique que Tony Blair a installé, que Barack Obama pratique, qui correspond à une certaine modernité : une personne incarne une politique.
Oui, mais Tony Blair peut se faire renverser…
Le président est élu pour cinq ans et au bout de cinq ans, les Français jugeront. Nicolas Sarkozy a lui-même limité à deux mandats la fonction présidentielle. Cette pratique institutionnelle est nouvelle. Elle plaît aux Français.
Aux Français peut être, mais pas aux parlementaires…
Les parlementaires cherchent leur place dans cette nouvelle république. Elle n’est pas évidente à trouver quand le système veut que le président annonce lui-même la taxe carbone, son montant, ses modalités, puis adresse le projet au Parlement qui votera trois mois plus tard !
Vous êtes défavorable à l’instauration de la taxe carbone ?
Non, je suis favorable à ce projet à la fois écologiquement vertueux et politiquement discriminant. Mais le débat au Sénat devra être soigné, n’oublions pas que le texte sur le travail du dimanche n’est passé qu’à 6 voix.
On a souvent l’impression que Nicolas Sarkozy mène une politique contre sa majorité. Ne tire-t-il pas trop sur la corde ?
Il nous a dit l’autre jour, juste avant d’annoncer la taxe carbone : « Il est normal que je sois en avance sur vous, car je suis votre leader. Si ce n’était pas le cas, je serais suiveur. » Il considère que son rôle est d’être sur le fond en décalage « maîtrisable » avec sa majorité, car toutes les grandes réformes ont été faites par des responsables en avance sur leur temps. C’est le leader qui montre le chemin.
C’est très bonapartiste.
C’est le système auquel il faut s’habituer, car les partis politiques ou les structures qui ne dégagent pas un leadership sont aujourd’hui affaiblis. Que ce soit l’Europe ou le Parti socialiste, sans leadership, pas d’efficacité.
N’est-ce pas inquiétant pour la démocratie ?
Non, mais notre révolution institutionnelle n’est pas achevée. Plutôt que de s’inquiéter du leadership, il faut établir les nouveaux équilibres de cette nouvelle gouvernance. Le Parlement, la décentralisation, le dialogue social, l’indépendance de la justice, le pluralisme de la presse, ce sont ces contre-pouvoirs qui déterminent la frontière entre la République du leadership et l’exercice solitaire du pouvoir.
L’état des médias vous préoccupe ?
La situation économique d’un grand nombre de médias est très préoccupante, notamment la presse écrite. Il faut une ambition nationale, pour une presse qui puisse avoir une certaine lisibilité de son avenir. Je ne crois pas que le foisonnement d’Internet et la libre expression individuelle soient de nature à combler le besoin d’information d’une démocratie, l’information n’étant pas seulement la liberté d’expression. On est là sur une exigence républicaine. Il y a, sur le plan fiscal et social, des étapes nouvelles à franchir.
Constitutionnellement, le Parlement a été renforcé ?
Quand le Parlement abandonne au gouvernement sa part de l’ordre du jour et qu’il renonce à présenter une proposition de loi, on ne peut pas dire que la réforme constitutionnelle soit aujourd’hui achevée ! Le Parlement doit sortir de sa logique de niche. Notre responsabilité est de proposer, d’ici à 2012, les trois ou quatre grands projets législatifs que l’UMP souhaiterait inscrire à l’ordre du jour du Parlement. L’attractivité du pays, le financement des PME, l’internationalisation de nos universités… sont quelques-unes de nos priorités. Nous serons aussi très vigilants contre toute tentative de recentralisation.
La réforme territoriale doit-elle servir à réduire le nombre d’élus locaux ?
Pour moi, ce n’est pas un objectif premier de la démocratie. Opposer élus et électeurs est démocratiquement dangereux. Il faut avant tout responsabiliser les élus.
Pourquoi n’êtes-vous pas candidat face à Ségolène Royal, aux élections régionales, dans votre région Poitou-Charentes ?
Pour moi, rien n’est décidé à ce jour. Si l’UMP a besoin de moi, je participerai à la campagne, mais je n’ai pas de volonté personnelle de revenir sur ce qui fut une belle étape de mon parcours
Mme Royal réussit-elle sa politique d’expérimentation ?
Non. Elle cherche une rentabilité médiatique de court terme. Elle ne fait pas d’investissement. On avait un institut d’aménagement du territoire, une école des projets, une stratégie européenne de l’arc atlantique, tout ce qui était du long terme ne l’a pas intéressée. Elle ne pratique pas une bonne gestion avec les hausses d’impôts et de la dette. Elle n’a pas une vision de femme d’Etat.
Deux ans après son installation à l’Elysée, Nicolas Sarkozy a-t-il dessiné un grand projet ?
Son projet tourne autour d’une gouvernance efficace à l’intérieur et d’une logique d’influence à l’extérieur. Mais il ne faut pas considérer que le leadership est un pragmatisme. Le président devra à un moment reformuler ce qu’il entendait par « politique de civilisation ». Le leadership doit aussi développer une éthique, fondée sur la valeur du respect et sur la force d’un projet. C’est dans les six prochains mois que va se dessiner 2012.
Il n’est pas parvenu à définir un projet de civilisation ?
La crise a fait de l’urgence l’essentiel. La sortie de crise qui se dessine incitera le président à présenter sa vision de notre vivre ensemble. Le mouvement actuel nous conduit vers « un régime présidentiel à la française ».
Propos recueillis par Sophie Landrin et Arnaud Leparmentier
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J’ai accordé hier un entretien à l’hebdomadaire L’Express dont vous trouverez le contenu ci-dessous.
jpr
Une joie profonde. Une victoire au Sénat est toujours positive et Gérard Longuet est l’homme qu’il fallait pour que la voix de la majorité sénatoriale puisse s’exprimer avec force et talent, liberté et loyauté. Il représente tout à fait ce que je défends au Sénat depuis de nombreuses années. Gérard Longuet s’est imposé avec ses soutiens et ses talents dans une compétition qu’il a emportée brillamment, puisque son adversaire, Eric Doligé, s’est retiré avant le premier tour.
D’abord, j’ai été entendu sur la Commission nationale des projets, qui était l’une de mes propositions, etje me réjouis qu’elle soit coprésidée par Alain Juppé et Michel Rocard. C’est un élément très important. Mais je reste très vigilant dans la mesure où un emprunt en soi n’est pas une valeur. S’il sert à rembourser la dette, cela s’appelle de la cavalerie et nous n’en voulons pas.
Ce que nous souhaitons, c’est un emprunt qui crée les richesses d’avenir, qui finance des grands projets d’intérêt national. Le gouvernement doit donc lancer un appel à projets auprès des collectivités locales, des entreprises, des universités et de toutes les forces vives de la nation.
J’aurais préféré que la commission soit chargée de la labellisation de ces grands projets plutôt que d’un énième rapport sur l’investissement durable. Nous avons déjà dans les tiroirs de l’Etat de très nombreuses expertises qui nous permettent de savoir quelles sont les lignes d’avenir.
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Commentaires
le 16/03 à 08:06
@"Carole"...! Et c'est pour cela,que l'on devrait rendre le vote obligatoire...! [...]
le 16/03 à 06:14
Bonjour à tous, Cher Monsieur le Premier Ministre, Je n’en rajouterais pas ! L’heure est effec [...]
le 15/03 à 22:25
Bonsoir à tous, Elections : une véritable baffe, autant pour la gauche, que pour la droite (éca [...]
le 15/03 à 22:02
Monsieur le Premier Minstre, Nos ancêtres avaient peur que le ciel leur tombe sur la tête. Maintena [...]
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