On entend souvent la critique selon laquelle les responsables politiques ne sont pas courageux. C’est parfois vrai, c’est souvent injuste.
Je trouve aujourd’hui Nicolas Sarkozy plutôt courageux. Il dit la vérité sur l’état du Monde. C’est le courage du diagnostic. C’est aussi le courage de l’action et celui du temps. Ne pas attendre la campagne, l’élection présidentielle, les élections législatives, les vacances d’été…
L’initiative en période électorale est, évidemment, un risque, mais la victoire récompense rarement le manque de courage !
jpr
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Ces voeux s’adressent d’abord aux fidèles du blog « carnetjpr.com », aux habitants de la Vienne et, plus généralement, à « mes chers compatriotes de métropole et d’outre mer » comme disait le Président Jacques Chirac.
Je souhaite un « sommet social » qui soit aussi entrepreneurial, notamment en faveur des PME. Dans la crise, alors qu’il n’y a pas d’argent à distribuer,
c’est le moment de faire glisser les seuils et d’alléger les contraintes. En 2012 le chômage sera l’ennemi public numéro 1.
Je souhaite un bon succès pour Flammarion avec… mon livre, « J’ai toujours marché à l’affectif « ! Livre de souvenirs, ce sera aussi une galerie de portraits politiques, un parcours au sein de la génération des Babyboomers et, bien sûr, des traces, très libres, pour l’avenir.
Avec ce Printemps 2012, je souhaite que l’Europe et la France sortent de la crise économico-financière qui blesse beaucoup de nos concitoyens, que la misère et le chômage reculent. J’ai la conviction que cette échéance de sortie de crise est crédible. Je fais confiance à « notre » gestion de crise.
Message de Pâques pour les Chrétiens du monde entier : que partout où ils sont minoritaires les Chrétiens soient traités comme aujourd’hui sont traitées les autres religions dans les pays de Culture chrétienne.
Je souhaite pour la France la victoire de Nicolas Sarkozy !
Je souhaite à Nicolas Sarkozy une France plus rationnelle qu’émotionnelle. Dans la foulée, souhaitons que les législatives lui donnent une majorité
pour agir. Confiance à Jean-Francois Copé pour conduire cette mission.
Je souhaite que la conférence de » Rio+20 « , au Brésil, prenne une position claire sur l’énergie nucléaire. Le développement durable caractérisera la nouvelle et nécessaire croissance qui devra être à la fois réaliste et inclusive.
Je souhaite que Laurent Blanc mène l’équipe de France à la victoire dans l’Euro 2012 et efface l’humiliation de 2010. Dans cette période de crise les victoires sont bonnes pour le moral. Pas de regrets pour les JO, cela nous aurait coûté trop cher.
Je souhaite à la France une excellente saison touristique, bonnes vacances aussi aux responsables politiques, les dernières avant le grand rush de 2014 :
municipales, territoriales, européennes, sénatoriales. Bonnes vacances aussi aux perdants de 2012.
Je souhaite que la France célèbre « 2012, l’année internationale des coopératives » décidée par l’ONU. Organisations essentielles au développement social,
économique et culturel, les coopératives doivent aussi se moderniser. Dans cette perspective je souhaite, en Charentes-Poitou, le rapprochement « Eurial-Glac », nos deux grandes coopératives laitières régionales.
A l’occasion du XIVème sommet de la Francophonie, je souhaite que « l’exigence francophone » se développe partout au sein des Pays membres de l’OIF et que se confirme « le temps de l’Afrique » où démocratie et croissance doivent continuer à progresser.
Dans cette année particulièrement présidentielle, je souhaite la réélection de Barack Obama, une élection réellement démocratique en Russie et la relance en Chine d’une politique de reformes et d’ouverture avec la succession du Président HU Jintao.
Dans la suite des voeux à la Vienne formulés par Nicolas Sarkozy à Chasseneuil, le 5 Janvier, je souhaite le début des travaux pour le Centerparcs du Loudunais, de bons résultats 2011 pour la Fonderie du Poitou Alu, un bilan positif du « réseau de l’attractivité », agence en projet au Conseil General 86 et au total une bonne année pour la Vienne et ses habitants.
Chasseneuil le 31 décembre,
jpr
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Le campus des jeunes populaires a été un grand succès populaire avec plus de 6.000 participants. L’unité a été vite retrouvée, dès que les tensions ont été apaisées. Jean-Francois Copé a su incarner cette dynamique festive et créative. La fête n’a donc pas été gâchée, il n’y a pas eu « d’irresponsables » ! Avec Jean-Francois et Jean-Claude Gaudin nous avons su créer une ambiance détendue, fondée sur une authentique éthique du débat. Nous voulions du respect, il y en eu ! Les débats ont été ouverts, les bases de notre projet sont maintenant accessibles à tous. Merci à Benjamin Lancar pour la chaleur de l’accueil que m’ont réservé les jeunes populaires.
jpr
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Les déclarations brutales à mon endroit, en mon absence, de Nicolas Sarkozy au cours du petit-déjeuner de la Majorité sont surprenantes et méritent clarification. D’ici là, je me place en congé de cette instance dite de concertation.
Pour Jean-Francois Copé, Jean-Claude Gaudin et Benjamin Lancar – et pour les militants – je présiderai néanmoins samedi le Conseil national de l’UMP.
jpr
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« Si je n’ai pas raison sur toi, j’aurais raison de toi », telle est l’idée qui se cache derrière la demande socialiste d’interdiction de la droite populaire. Côté cérébral, c’est un peu court !
La droite républicaine est une composante structurante de l’histoire de notre débat national.
Les socialistes se sentent bien faibles pour afficher, ainsi, leurs difficultés à convaincre, après 10 ans d’opposition.
La droite populaire et républicaine est une composante essentielle de l’UMP. Nécessaire mais pas suffisante. Centristes, Libéraux, Gaullistes et radicaux sont indispensables à la diversité de l’UMP.
Les 4 points cardinaux de la diversité fondatrice de l’UMP me semblent être :
- Le Nord, le cap : la recherche du rassemblement le plus large, clé de notre avenir national mais aussi international ;
- L’Est, l’organisation : le soutien au Secrétaire General, garant de la diversité et de l’organisation. Ce n’est pas du « coeur de la Sarkozie »que les forces centrifuges sont les plus légitimes ;
- Le Sud, la générosité : la politique c’est le service des autres pas le repli sur soi ;
- L’Ouest, l’ouverture : le dialogue sincère avec tous les courants républicains de la droite et du centre.
Les socialistes rêvent à l’éclatement de l’UMP. C’est avec la conscience de sa complexité que nous saurons au mieux la protéger.
jpr
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Deux visites cette semaine à l’Elysée. Beaucoup d’informations quelques impressions :
- Tour de France : pour le Président, la campagne présidentielle ressemble au grand tour : « nous sommes actuellement dans les étapes de plaine, avec le vent de face. Restons sereinement dans le groupe, les agitations épuisent les agités. Préparons les Alpes, puis les Pyrénées et, enfin, il nous faudra gagner le contre la montre… ».
- Programmation. Le Président avait programmé un emploi du temps chargé pour faire face à l’actualité des primaires socialistes : conférence de presse économique, voyage affectif dans la Sarthe, remaniement… Deux autres événements majeurs ont occupé fortement l’espace médiatique : l’anticipation de la décision du FMI et la merveilleuse libération des otages de France Télévision… Pour le Pouvoir, l’actualité n’est pas toujours malveillante !
- Christine Lagarde. Grand bonheur, belle fierté. Christine a gagné cette élection grâce à ses qualités propres. Ses premiers soutiens sont venus de l’étranger. Le Président ne se vante pas, à l’excès, de cette nomination, qui honore, à nouveau, la France. Il sait rester modeste… La compétence, l’élégance, les performances de Chritine Lagarde manqueront sans doute à notre campagne présidentielle. Celui qui lui a confié sa première mission d’Etat éprouve une joie profonde.
- Humour. Le Président a tenu à remercier chaleureusement tous les parlementaires qu’il n’a pas nommés dans l’un des gouvernements et qui ne lui en veulent pas : « Il y a tellement de ministres que j’ai nommés et qui, aujourd’hui, m’en veulent que j’apprécie votre amitié désintéressée ». Il est vrai qu’il y a des nominations qu’on est obligé de regretter, durablement.
- Désordre territorial : il y a un dossier sur lequel le Gouvernement n’a pas la main heureuse, c’est celui de la réforme territoriale. Le Conseil constitutionnel vient de retoquer pour la deuxième fois ce texte parce que la loi que j’avais fait voter selon laquelle tout texte concernant les collectivités locales doit être soumis en priorité au Sénat n’a pas été respectée par l’exécutif. Dans le même temps, le gouvernement vient d’engager dans la précipitation la reforme de la carte des nouvelles communautés de communes qui va rentrer en collision avec la carte des nouveaux cantons. Pourtant la cohérence entre ces deux projets s’impose à tous les élus de bon sens. Nos territoires sont tourmentés par une reforme dont on cherche le poste de pilotage national.
- Martine Aubry : « occupons-nous des problèmes des Francais et laissons les Socialistes s’occuper des problèmes de leur parti ». Le Président garde un excellent souvenir de sa rencontre avec Madame Royal en Charente. Elle ne lui est pas apparue en progrès, par rapport à leur rencontre précédente.
- Nicolas Sarkozy : Le Président est dans une forme éblouissante. « Une force qui va et qui sait ou elle va ». Sa forme intellectuelle semble inversement proportionnelle à sa « disponibilité participative ». Il argumente clairement, il convainc massivement, il séduit fortement, mais… il partage modérément. Après une réunion, les participants sont admiratifs. Sa force éducative présentielle est très performante, plus que son enseignement à distance (comme on dit au CNED de Poitiers). La campagne ne lui sera pas défavorable.
- Remaniement : L’entrée de mon ami Marc Laffineur au gouvernement est un vrai bonheur. C’est un parlementaire chevronné, un Pélerin de l’Humanisme, un connaisseur de « la France d’en bas ». Le Président a rééquilibré son gouvernement avec des représentants des sensibilités plus centrales sur le spectre politique. C’est le bon sens, la bonne direction. Un mot de sympathie pour Bruno Lemaire dont le talent et l’éthique légitimaient aussi une promotion.
- Jean-Louis Borloo : Ma position à son propos gagne du terrain. Il n’est pas bon d’attaquer une personnalité, un Ministre qui a travaillé loyalement avec nous, 9 ans durant. Laissons « l’Alliance Centriste » formuler ses propositions, elles seront sans doute, utiles, d’une manière ou d’une autre, en fin de course. Le paramètre déterminant, à la fin de l’année, sera la capacité de Marine Le Pen à assumer un nouveau statut, celui de la proposition réaliste et non plus celui de la protestation populiste. Je n’y crois guère. Pour personne la nervosité n’est pas bonne conseillère.
- Alain Juppé : Plus il est heureux, plus il est talentueux. Sa renaissance lui confère une place majeure à la table de la République. Tous y gagnent.
jpr
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Le Championnat de France est au cyclisme ce que la présidentielle est à la politique. Ce dimanche, en Poitou-Charentes, nous avions deux champions en course, l’un pour la primaire du tour de France, l’autre pour la primaire du parti socialiste ! Sylvain Chavanel (Chatellerault) a gagné, Ségolène Royal (Melle) a échoué. Dans le train du retour, les journalistes qui étaient venus assister au tour de piste de Ségolène Royal développaient la même analyse : « Ségolène a échoué dans son intention de parasiter l’annonce prochaine de la candidature de Martine Aubry ». Le spectacle du marais poitevin est quelque peu usé, pour qui suit Mme Royal depuis quelque temps déjà.
Le mimosa (réservé aux spécialistes) résiste mieux à la chaleur que la rose du marais.
Bravo à Sylvain pour son courage, son talent et sa générosité.
Bon courage à Ségolène, la présidentielle est une grande course tout de même et, comme on dit dans le marais, l’essentiel est que la barque ne prenne pas l’eau.
jpr
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L’UMP tenait aujourd’hui son conseil national, nouvelle formule. En effet, avec Jean-François Copé, nous avons voulu faire de cette assemblée le véritable Parlement du Parti avec réunions de commissions (8), séance de questions d’actualité à la direction du Parti, séance plénière avec votes…
Voici « ma » synthèse de nos travaux auxquels le Premier Ministre a aussi participé :
« La victoire de 2012, pour nous, a toujours été possible, elle devient probable, elle n’est pas certaine ».
- La victoire est possible :
1. Parce que le bilan est là. CQFD :
C, comme croissance (depuis le début de l’année notre acquis de croissance est déjà de 1,6%, pour une prévision annuelle de 2%).Le chômage est à la baisse.
Q, comme qualité de notre environnement, de notre modèle de protection sociale, en période de crise financière, économique et sociale.
F, comme finances publiques. Redressement avec non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partis à la retraite, réforme des régimes de retraite…
D, comme démocratie. Quelle autre grande démocratie confie à des personnalités issues de l’opposition l’essentiel du pouvoir de contrôle (commission des finances a l’Assemblee Nationale, Cour des comptes..) ?
2. Parce que la gauche a de vieilles idées et de nouvelles querelles : « je dépense donc j’impose » principe idéologique illustré par la proposition d’un « grand impôt citoyen ». Selon la presse, le PS recherche « des casques bleus pour la maison rose » !
- La victoire est probable :
3. Parce que la France assume un leadership reconnu.
Présidence européenne, Méditerranée, G8, G20, Francophonie, Afrique, alliance atlantique, Libye, Côte d’Ivoire… La France tient son rang !
4. Parce qu’un bon projet se dessine, à l’UMP, pour la France. 3 priorités émergent :
- la nouvelle puissance française. L’influence de la France est nécessaire aux intérêts des français.
- un nouveau personnalisme républicain, fondé sur le droit et les moyens de l’autonomie et sur l’equilibre français entre liberté et solidarité.
- le retour à la passion de l’avenir (recherche, innovation, jeunesse..) et ainsi levée des peurs.
- La victoire n’est pas certaine :
5. Parce qu’il reste 12 mois d’action gouvernementale et que ce sont les plus durs ! La pression politique pèsera lourdement sur les décisions publiques (sécurité routière). Le gouvernement devra faire preuve d’audace pour répondre à l’attente de « changement » des Français .
Les Giscardiens se souviennent du « changement dans la continuité ».
6. Parce que les contours de la majorité présidentielle sont encore flous. Nous devons être ouverts aux réflexions du Centre, à l’intérieur de l’UMP comme à l’extérieur. Nous sommes dans le temps des idées, celui du dialogue, pas encore dans celui des candidatures. L’anticipation électorale dessert ceux qui s’y prêtent. La question d’une candidature au centre s’étudiera en fonction des conditions d’accès au second tour.
Pour gagner la majorité doit être attractive. Le bon chemin est donc à l’opposé du sectarisme, du repli sur soi et des querelles subalternes. Pour convaincre la majorité doit montrer que « la victoire est en elle ».
jpr
Conseil national UMP : Discours de Jean-Pierre… par ump
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Je ne parle pas ici de l’affaire judiciaire, sur ce plan nous ne souhaitons que l’émergence de la vérité. D’ici là nous nous devons de respecter la présomption d’innocence comme la présomption de crédibilité.
Ce matin devant plus de 1000 cadres de l’UMP réunis pour une séance du « Collège des idées », j’ai essayé d’anticiper sur l’impact du choc national « DSK » sur nos débats démocratiques.
Je laisse de côté la question « à qui profite le choc ? » ou « comment le PS va-t-il gérer cette « absence »? ». Mais je pense qu’il y aura un « après DSK »…
Au moins 3 questions nous sont collectivement posées :
- Nos systèmes politiques ne favorisent-ils pas des excès de la personnalisation ?
Le leadership est une pratique de la gouvernance mondiale. On reproche même à des entités telles que l’Europe de manquer de leadership… Les idées sont plus fortes quand elles sont incarnées… La fragilité des personnes cause, parfois, la fragilité de leur projet.
Ainsi me semble t il nécessaire pour les grand combats de réunir un leader,mais aussi une equipe et des alliances.
- Peut-on demander aux leaders autre choses que l’exemplarité ?
Sur notre terre les saints, les sages et les savants sont rares. Pourtant les responsables sont et doivent être nombreux. Alors, comment peut-on définir une éthique de la responsabilité ? A mon avis, oui, par la cohérence entre la pensée, le projet, la parole et l’action, le comportement ou les attitudes ! Les valeurs doivent être alors affichées, mises en cohérence et pratiquées par l’engagement. Nous avons des exemples positifs : le travail et les heures supplémentaires, le mérite et les auto-entrepreneurs, l’autonomie et les universités… Nous avons aussi à être plus vigilants parfois : Peut-on à la fois être pour la famille et fragiliser les emplois familiaux ?
- L’ambition personnelle peut-elle effacer le projet collectif ?
Un projet ne peut se réduire à une personne. Le leader doit donc être identifié par son projet. La bataille politique ne se réduit pas à celle des candidats, elle oppose aussi des projets qui concernent directement la France, les Français et les générations futures. Une famille sans projet s’abandonne aux aléas des luttes de personnes. Le travail de Bruno Lemaire prend ici tout son sens.
Au cours de ce séminaire Luc Ferry nous a proposé sa pensée pour « un deuxième humanisme », sujet développé dans son livre, »la révolution de l’amour ». L’économiste Lionel Zinsou nous a apporté les preuves chiffrées que « l’Etat français pouvait s’affirmer stable, conquérant et protecteur ». Jean-François Copé a levé le premier voile sur ce que sera le projet de l’UMP. Nous reviendrons ici sur tout cela.
jpr
Le débat vu par Le Figaro et par le JDD
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Un ami en cheminant me demande ce qu’un pèlerin pourrait conseiller aux autorités politiques et il avance : »On pourrait imaginer plus de fraternité au sein d’une même famille, plus de bienveillance entre concurrents, plus de vision dans les projets, plus de désintéressement chez les conseilleurs, plus de générosité dans l’action, plus de vérité dans la parole…
Tout ceci est hautement souhaitable et l’éthique ne peut qu’améliorer la pratique politique et son évaluation populaire…
Plus immédiatement mais aussi avec un haut niveau d’exigence d’analyse 4 questions d’honnêtes hommes me paraissent préalables au grand choix qui s’imposera à nous en 2012 :
- le bilan global du President sortant est-il positif ?
- le projet de l’opposition est-il préférable ?
- la multiplication des offres politiques est-elle une nécessité démocratique ?
- quels sont les plus grands de nos risques (économiques, sociaux, internationaux, moraux et sociétaux…) et quelle est la meilleure équipe pour nous en protéger ?
Un bon débat est celui qui n’escamote pas les questions et qui ne réduit pas les réponses à des slogans. L’élection présidentielle n’est pas le hit parade de nos sympathies mais ce doit être la réponse aux interrogations du Pays. On y reviendra.
jpr
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11h : Sénat, RDV avec Dominique Reynié, Fondation pour l’innovation politique
12h : Sénat, RDV avec Hichem Ben Yaîche, dossier Algérie
15h30 : RDV avec M.Le Pichon, Président de Transcultura, forum culturel Euro-Chinois.
19h : UMP, réunion de la commission des investitures
11h : Sénat, réunion de groupe
14h30 : Sénat, séance, suite du PJL sur la garde à vue
15h : Sénat, RDV avec le député J.Bignon
19h : remise de l’ONM au Père Matthieu Rougé
19h30 : Quai d’Orsay, 14e session de l’Assemblée des Français de l’Etranger
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Nicolas Sarkozy ne veut pas s’enfermer à l’Elysée.
Près de trois heures à la télévision pour répondre aux questions que se posent les Français, deux visites par semaine sur le terrain régional, rencontres directes avec des acteurs locaux… Le Président a, d’évidence, choisit de parler avec la France profonde. Ce n’est pas moi qui vais le lui reprocher.
Nicolas Sarkozy est convaincu que l’élection « se gagne au peuple » plus qu’au centre. Il demande donc à sa majorité d’ouvrir des débats sur les sujets qui inquiètent les Français, notamment la laïcité, l’emploi, l’immigration, la dépendance et la sécurité….
Le choix du peuple et celui du centre ne me paraissent pas incompatibles.
Il faut alors harmoniser le fond, les propositions et le ton, les attitudes.
C’est, semble-t-il, ce qu’ont exprimé les 9 millions de téléspectateurs de « Face aux Français » en suivant attentivement une émission jugée laborieuse par les « observateurs » d’en haut.
Ma conviction est que la présidentielle se jouera surtout sur les questions de justice économique (pouvoir d’achat, emploi, fiscalité, écarts de salaires…). Ne comptons pas sur la campagne pour créer un nouvel élan ! Mon expérience m’a appris que la deuxième campagne présidentielle n’a jamais la magie de la première (Giscard 81, Mitterrand 88, Chirac 2002). Il faut donc créer la dynamique de victoire dans l’année qui précède l’échéance. Les mois qui viennent seront donc décisifs.
jpr
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Le Conseil national de l’Ump, Parlement de notre parti, a vécu ce matin une vraie séance de libre parole. J’ai pu poser librement l’équation de nos diversités, sans le respect desquelles il ne peut y avoir d’unité.
5 diversités ont plus particulièrement articulé nos débats de ce conseil national:
- La diversité politique initiale de l’Ump (Gaullistes, Centristes, Libéraux…) a beaucoup évolué, le métissage politique s’est progressivement engagé, nous sommes presque tous aujourd’hui gaullistes pour les Institutions et la politique étrangère, centristes pour les relations sociales et libéraux pour l’économie… Les sensibilités bougent, elles ressurgissent quand elles ne sont pas respectées !
- La diversité territoriale est bien réelle : ruralité, espaces naturels, ville, métropole, banlieue, Girondins, Jacobins, chacun voit légitimement midi à sa porte, parlons-en, ressemblons à la diversité territoriale de la France, la fragilité des uns n’exclut pas celle des autres, attention au parisianisme !
- La diversité religieuse, réelle aussi en France, qui nous permet régulièrement de repenser notre laïcité, aujourd’hui lue comme « positive ».
- La diversité familiale. Nous en avons beaucoup débattu : politique familiale et familles nombreuses, solitude et familles monoparentales, familles recomposées…
- La diversité républicaine construite autour de plusieurs générations de citoyens, venues de vagues différentes, d’histoires personnelles et collectives. Chacun souhaite ajouter des valeurs « aux trois marches du perron suprême » (V.Hugo) : laïcité, mérite, courage, respect, travail, réforme, intégration…
Ce goût de la diversité ne nous fait pas oublier notre devoir d’unité. Les Français sont pluriels mais la France est singulière. Et, depuis le Général de Gaulle, nous le savons « la France est au-dessus des Français ».
Jean-Francois Copé, dans un excellent discours, a su rassembler nos diversités dans un projet commun : la victoire de 2012. Il a créé de l’unité.
Il nous a mobilisé en rappelant que nous étions en danger électoral. Après les échecs des municipales et des régionales, ce n’est certainement pas dans l’autosatisfaction que nous trouverons les ressources de cette victoire. L’UMP s’est donné un brillant jeune officier pour ses batailles à venir.
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