L’UMP a organisé un intéressant séminaire sur ses valeurs. Dommage que pour une fois que nous débattions de l’essentiel, c’était à huis clos ! Nous avons préparé « les rendez-vous du projet ». Il y en aura une petite dizaine d’ici novembre 2011. Dans un esprit responsable d’unité nous avons vécu un vrai moment de diversité politique. Il est parfois regrettable que la réelle diversité que nous vivons dans les structures de l’UMP ne s’exprime guère dans la communication du parti. Au moment où j’écris ces lignes le Secrétaire général rend compte de notre réunion sur TF1 : à mon avis il est, dans ce cas spécifique, davantage porte parole du Président que du parti !
Pascal Pérrineau nous a appelé à résoudre notre défi : au 1er tour la « non gauche » est majoritaire mais elle devient minoritaire au second tour. En résumé nous avons besoin de la diversité de la majorité pour gagner.
Michel Winock nous a proposé un triptyque de « vocations de la droite républicaine » :
- le sens de l’Etat,
- le souci de la production,
- l’attention aux traditions.
J’ai suggéré que l’on place le respect de la personne, les valeurs de l’Humanisme libéral, au cœur de notre projet. Je pense que nous pourrons clarifier toutes nos propositions à l’occasion de notre premier rendez-vous du projet consacré à « nos enjeux et nos valeurs ». Avec l’esprit de responsabilité on peut vivre ensemble la diversité et l’unité.
jpr
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J’ai accordé un entretien au Parisien dimanche dans lequel j’évoque à la fois le débat sur la sécurité, la rentrée sociale ainsi que les perspectives politiques de la rentrée pour la majorité et l’opposition.
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Ce matin, je répondais aux questions de Jean-Jacques Bourdin sur RMC lors du passage à Poitiers de la Tournée « Bougeons-nous ».
Vous pouvez retrouver sur RMC.fr, un résumé de mon interview et écouter mon interview en cliquant sur le lecteur ci-dessous.
Interview
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Je termine mes vacances à Combloux. Les randonnées sur ce site sont vraiment magnifiques. La majesté du Mont Blanc et de sa chaîne, le balisage de milliers de sentiers, les rencontres animalières (marmottes, bouquetins, chevreuils…) et, surtout, les rencontres humaines courtoises et généreuses… Tout cela a de quoi vous mettre d’excellente humeur pour la rentrée.
J’ai quand même un peu travaillé pendant ce séjour alpin puisque, avec mon épouse, nous avons achevé notre livre à quatre mains sur « ce que la Chine nous a appris ». Parution en 2011… en Chine !
J’ai aussi préparé l’événement politique de rentrée en Poitou, le colloque annuel sur la Chine en 2020.
Cette année le thème est : « la Chine vue d’Afrique », sujet très actuel ! Le rendez-vous est fixé au Futuroscope le vendredi 27/08. De nombreuses personnalités africaines et chinoises participeront à cet événement. Après Alain Juppé, Hubert Védrine, Jean-Pierre Chevènement… J’accueillerai cette année Jean-François Copé.
J’ai aussi lu attentivement vos billets sur notre blog et écouté vos commentaires sur les questions de sécurité. Je m’exprimerai prochainement sur le sujet. Mais vous le savez déjà je préfère les propositions qui rassemblent à celles qui clivent. Mes amis Marc Laffineur et Alain Juppé ont dit des choses justes et sages dans ce débat estival mais grave. A bientôt donc.
jpr
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Je viens de réunir les élus de Dialogue et Initiative à la maison de la Recherche à Paris.
Nous étions plus de 300, parmi lesquels 70 parlementaires, députés et sénateurs. Plusieurs Ministres d’hier et d’aujourd’hui ont participé à cette rencontre, notamment Rachida Dati, Dominique Bussereau et Christine Lagarde. Avec Marc Laffineur, nous avons proposé des lignes d’avenir à nos amis.
La priorité est, aujourd’hui, d’apaiser la société française dans ses dimensions politiques, sociales et internationales.
Sur le plan politique l’affrontement, bloc à bloc, se met en place progressivement. Les propositions clivantes sont à la mode, les agressions verbales se multiplient, les injures et les insultes remplacent les idées et les projets, on organise même des chasses… à l’homme !
Dans ce contexte D & I s’attachera à prôner l’apaisement en remettant à Nicolas Sarkozy, au printemps prochain, des propositions capables de rassembler « 2 Français sur 3″.
- « Une commission nationale de l’éthique gouvernementale »
Par exemple, il ne me paraît pas trop difficile de définir une règle relative aux moyens mis à la disposition des Ministres. Il faut une règle, une règle partagée par un accord gauche/droite, une règle dont le respect serait confié au secrétariat
general du gouvernement. Je crois tout à fait possible que des personnalités d’expérience de droite et de gauche travaillent ensemble pour définir des règles justes, raisonnables et efficaces. Nous sommes plusieurs anciens Premier Ministres à avoir agi pour une vraie éthique de gouvernement, il faut rassembler les expériences et faire respecter les règles !
- La France des professions
Au cours de cette réunion, j’ai également plaidé pour l’apaisement des tensions sociales, notamment en renforçant les « corps intermédiaires », les couches moyennes de la société et les fonctions sociales et territoriales de médiation. Sur ce sujet, comme sur les relations franco-allemandes, j’ai présente les arguments que j’ai développés dans la dernière livraison du Fig Mag. Qu’est-ce qui rassemble, au fond, ces amis de D & I ? Ils aiment plus la France que la politique !
jpr
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Le Président Sarkozy a appelé sa majorité à l’unité dans la periode de crise que nous traversons.
Au cours de notre petit déjeuner de la majorité, ce matin, Nicolas Sarkozy nous a présenté ses initiatives pour renforcer le couple
franco-allemand dans la perspective d’ une meilleure Gouvernance économique européenne. Il recevra cet après midi le Président Von Rompuy dans ce contexte. Il nous a semblé satisfait de sa rencontre avec le nouveau Premier Ministre britannique David Cameron.
Je souhaite que les débats à l’Assemblée nationale sur la reforme des collectivités territoriales soient apaisés afin de laisser au PS les affres de la division et ses conséquences néfastes. De ce point de vue je ne crois pas qu il soit très judicieux de s’attarder en ce moment sur les modes de scrutin. L’essentiel restent les finances publiques et la reforme des retraites.
jpr
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Écho surprenant dans la livraison du Nouvel Observateur de cette semaine : Gérard Longuet et moi-même aurions confié au President du groupe socialiste du Sénat que nous souhaiterions un changement de majorité de la Haute assemblée en 2011 !
En voilà un qui prend ses désirs pour des réalités ! D’autant plus que souhaiter un Sénat à gauche en 2011 reviendrait à souhaiter l’échec de la majorité en 2012 ! C’est-à-dire l’exact opposé de notre travail quotidien…
Faut-il ajouter, par ailleurs, que ce n’est guère dans ma nature de faire des confidences à nos adversaires ?
Gérard Larcher pourra compter sur nous pour réunir une majorité au Sénat pour l’échéance décisive.
Obstiné plus qu’observateur !
jpr
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Ce matin le groupe UMP du Senat a approuvé mon initiative pour un pacte majoritaire fondé sur un vote de confiance. En effet, il nous paraît nécessaire de fixer ensemble, exécutif et majorité, le programme de réformes que nous voulons mener à bien dans les 18 mois utiles qui nous séparent de la prochaine élection présidentielle. Les dossiers prioritaires ne sont pas trop difficiles à identifier : retraites, finances publiques, emploi, agriculture, sécurité, laïcité… Jean-François Copé a énoncé ces priorités dans une question au Premier Ministre aujourd’hui à l’Assemblée nationale. Je suis d’accord avec son intervention. Un vote de confiance aurait l’intérêt de sceller ce pacte et ainsi d’engager les deux parties. Nous poursuivons ces discussions dans le but de permettre à Nicolas Sarkozy de réussir son quinquennat pour la France et les Français.
Merci de vos contributions sur ce blog, nous avons battu lundi notre record de visites. Cela donne du poids à nos échanges. Je rassure ceux qui en doutent, je prends ma part de responsabilité dans nos difficultés mais ceci ne m’interdit pas de rechercher la meilleure façon de traiter les problèmes des Français. Dès que j’aurai une minute à moi, je reviendrai sur vos commentaires. Merci.
jpr
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Nous vivons ce soir « un Printemps à l’envers » aurait-on dit en 2004. Je soumets ici à votre réflexion et à vos commentaires quelques observations personnelles :
- Les accusés de 2004 reçoivent en 2010 leur non lieu ! Je ne dirai pas, ce soir, que nous vivons « un 6 mai 2007 à l’envers » tant l’élection présidentielle n’a rien à voir avec les régionales…
- « Moins de réformes et plus de changements » tel est, pour moi, la demande principale des électeurs. Les résultats des réformes ne sont pas perçus alors que le rythme des réformes génère une certaine anxiété ;
- le scénario grec inquiète. La crise de nos finances publiques fait craindre que la crise économique sera longue et sévère. Le redressement des finances publiques est une condition du retour de la confiance ;
- les élus socialistes n’ont pas réussi à faire du conseil régional un enjeu démocratique. L’abstention démontre que la région n’est pas encore un espace politique. L’acte III de la décentralisation, avec le rapprochement entre région et département, a été absent de la campagne ;
- le Président a raison de dire que l’ouverture a une vocation apaisante. Mais tout est question de mesure… même l’ouverture ;
- un nouveau projet pour l’UMP. Les objectifs de l’UMP n’ont pas été atteints : être en tête au 1er tour, réunir les électorats du centre et de la droite, faire partager au Pays la politique gouvernementale… Il nous faudra travailler à un nouveau projet, plus démocratique (choisir la logique du « bas », l’élection, plutôt que la logique du « haut », la nomination), davantage pluraliste, plus libre vis-à-vis du gouvernement…
- l’UMP devra résoudre (avec le gouvernement) deux problèmes pour partie d’ordre géographique : la montée du FN à l’Est et l’affaiblissement du Centre à l’Ouest ;
- en Poitou-Charentes, il ne nous reste plus, comme pour les équipes de football, qu’à prêter « notre » Presidente au Parti Socialiste, pour qu’elle y fasse régner « l’ordre juste »… Plus sérieusement, je félicite Madame Royal pour son succès, car le suffrage universel est la première valeur de la démocratie. Mais je salue également le courage et le désintéressement de mon ami Dominique Bussereau. Il sait pouvoir compter sur l’estime et le respect de tous ceux qui l’ont accompagné dans son marathon régional ;
- « Le Président de la République est l’homme en charge de l’essentiel » disait le Général de Gaulle, c’est de lui que doivent, maintenant, venir les initiatives nécessaires à la réussite de son quinquennat, pour la France et les Français.
jpr
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Réunion ce matin avec le President et le Premier Ministre. Le temps n’est pas aux états d’âme mais à la mobilisation des abstentionnistes. Au cœur d’une grave crise économique, la majorite en France résiste mieux que les travaillistes anglais ou les démocrates américains. Les candidats qui ont assumé leur engagement (Bechu, Joyandet, Bussereau…) sont dans la zone des 30%, les autres sont plus près des 20%. Le President s’attend à quelques bonnes surprises dans plusieurs régions. Il lui paraît toujours possible de faire mieux qu’en 2004. Sur ce point j’ai rappelé une de mes profondes convictions : ne nous trompons pas d’analyse ni sur 2004 ni sur 2010, « les Français vivent la décentralisation comme un « équilibre des pouvoirs ». Nous avons largement gagné 86, 92, 98… quand la gauche était au pouvoir. C’est difficile pour nous en 2010, comme c’était déjà le cas en 2004. Au pouvoir l’abstention nous menace toujours d’un « 21 avril à l’envers ».
L’UMP aborde ce second tour mobilisée, sûre de son éthique – union dès le premier tour pour un projet régional cohérent-, et décidée à convaincre que le vote FN est allié du vote PS.
Pour Poitou-Charentes, les conclusions me paraissent les suivantes :
- le score de Dominique Bussereau est honorable, 5ème score national de l UMP ;
- en jouant la carte du renouvèlement (dans la Vienne, les deux têtes de liste ont juste 30 ans), nous préparons l’avenir ;
- la morale ne sera pas pour ce second tour dans le camp de la gauche qui s est engagée dès dimanche soir dans les transactions et les compromissions ;
- l’UMP doit densifier son message territorial équilibré face au « tout urbain » socialiste.
Un seul mot d’ ordre « sursum corda » !
jpr
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Un vent national guère positif souffle sur ces derniers jours de campagne.
Le message de mon prédécesseur, Lionel Jospin, est très significatif puisqu’il demande « un vote sanction » !
En toute logique il faudrait,en effet, sanctionner… les présidents de régions ! En France on ne répond que rarement à la question posée. Pourtant les analyses et les critiques du scrutin de 2004 n’avaient pas manqué ! Une conclusion avait même été tirée : il faut dépasser l’alternative « nationalisation-régionalisation » de ce scrutin.
Il faut éviter les allers et retours, les hésitations entre les deux options. Ainsi la réforme territoriale, proposée par le gouvernement,
permet de conjuguer le national -la politique de réformes- et le régional -la simplification locale de la décentralisation.
Dans cette dernière ligne droite il nous faut démontrer :
- notre volonté de réformes pour protéger l’avenir de la France. L’immobilisme c’est le scénario grec ;
- notre attachement aux territoires de France.
Notre projet c’est l’Acte III de la décentralisation : plus efficace, plus simple, moins cher.
Le grand chelem, objectif de Madame Aubry, n’est pas imaginable. Ce serait du jamais vu depuis les débuts de la régionalisation en 1986. Nous allons travailler dur dans la semaine à venir pour convaincre de l’enjeu de ces élections. Le Président a besoin de notre soutien.
jpr
NB : « le mensonge environnemental ». Capital, La Tribune, L’Expansion, Terra Economica, Les Echos révèlent le mensonge environnemental de Madame Royal. Elle qui affirme partout que le conseil régional de Poitou-Charentes est le champion, le numero 1, l’excellent, l’exemplaire… en matière d’ environnement. Elle se trouve contredite, de manière flagrante, par des études sérieuses et solides.
NB2 : l’appel pour un « Varenne de l’agriculture » a été entendu par le président qui a repris dans son intervention au salon de l’agriculture notre appel pour une meilleure maîtrise du « Grenelle de l’environnement ». Trop de Grenelle tue le Grenelle…
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- Terrible tempête en Poitou-Charentes
Il était difficile de fermer l’œil cette nuit dans la région, cela ressemblait trop à 1999. Ce matin les dégâts sont considérables. Cette fois l’eau s’est ajoutée au vent.
- Politique : la région déclassée
Le magazine L’Expansion déclasse la region Poitou-Charentes de la 4ème place (2004) à la 17ème place (sur 21) pour la mauvaise qualité de la gestion du conseil régional. L’excès de charges de fonctionnement et l’insuffisance des investissements plombent les capacités d’avenir de la région. Toutes les études comparatives sur le bilan des régions (Capital, La Tribune, L’Expansion…) sont très sévères pour l’exécutif régional sortant.
Les 23 sénateurs devenus devenus 31, qui avaient manifesté leur volonté de changer la réforme de la taxe professionnelle sont déterminés à rééquilibrer les pouvoirs du Ministère de l’agriculture par rapport au Ministère de l’environnement, à l’occasion du projet de loi de modernisation de l’agriculture. Les charges de l’environnement augmentent quand les prix agricoles baissent ! Pour une agriculture raisonnable et raisonnée il faut revenir a un juste équilibre.
Ce département a beaucoup d’ atouts. Il n’a qu’une faiblesse : sa démographie. C est très dur aujourd’hui de développer un territoire qui ne compte que 120.000 habitants. »Il n’y a de richesses que d’ hommes ». Dans le monde d’aujourd’hui la croissance de l’économie est fonction de la croissance de la population. La priorité d’une politique économique de territoires démographiquement fragiles ne peut être que l’attractivité .
jpr
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Voici le texte de la tibune publiée ce matin dans Le Figaro, avec une trentaine de collègues sénateurs, appelant à un « Varenne » de l’agriculture.
jpr
La rue de Grenelle a donné son nom aux grands accords sociaux. Plus récemment le mot « Grenelle » est devenu la marque des démarches environnementales. Au moment où tout le monde réclame son « Grenelle », nous pensons utile d’organiser une grande conférence agricole, rue de Varenne, siège du Ministère de l’Agriculture et aussi…de Matignon.
L’agriculture est concernée par le développement durable mais la vocation du « grenelle » n’est pas de gouverner, à lui seul, l’ensemble de la société. Le temps est venu de rendre l’agriculture aux agriculteurs.
Un « Varenne » à côté du Grenelle !
Pourquoi une conférence agricole ?
Dans quelques jours, le Salon de l’Agriculture fêtera notre agriculture, nos agriculteurs. Et pourtant … L’agriculture française va mal.
La crise que rencontre le secteur touche l’ensemble des filières de production, y compris la pêche et l’ostréiculture; la plus grave de ces trente dernières années.
L’agriculture est en crise, les agriculteurs en désarroi.
Rappelons tout d’abord la vocation première de l’agriculture : répondre aux besoins alimentaires de la population mondiale. La France ici est au rendez-vous. L’agriculture est l’un des piliers de l’économie française. Sa balance commerciale est excédentaire.
Par ailleurs nous voyons se profiler un accroissement de l’humanité qui selon les prévisions pourrait dépasser les 10 milliards de « bouches à nourrir » à horizon 2050.
Enfin, les enjeux écologiques imposent des changements de comportements et de pratiques des exploitants agricoles qui ont, eux même, défini les contours d’une agriculture raisonnable.
L’agriculture doit ainsi faire face à deux défis majeurs du XXIème siècle : Alimenter l’Humanité et protéger la Terre.
Pour cela nous avons besoin d’une agriculture forte et d’agriculteurs non plus inquiets mais convaincus du rôle essentiel, vital qui est le leur.
Aujourd’hui, nos paysans, nos éleveurs et leur famille ne peuvent plus vivre décemment de leur travail.
La baisse de leurs revenus est à la fois forte et générale. Quelque soit la filière, le désarroi est profond.
Comment agir pour notre agriculture et les agriculteurs ?
Nous participerons activement au prochain débat sénatorial sur le projet de loi de modernisation de l’agriculture. Nous y défendrons nos convictions = prix, revenus, marges commerciales, territoires, normes…
Nous faisons confiance au Ministre de l’Alimentation, de l’agriculture et de la pêche, Bruno Le Maire pour qu’il agisse à Bruxelles et à l’OMC afin d’obtenir des alliés pour notre politique de soutien des prix.
Déjà, avec compétence et énergie, il a obtenu des succès de négociations dans la ligne stratégique de Nicolas Sarkozy : « les agriculteurs veulent des prix, plus que des subventions ». Ce combat international est nécessaire mais nous savons qu’il ne dépend pas que de nous.
En revanche, le combat des charges est très français.
La chasse aux charges
Les charges sont lourdes et multiples : charges sociales, fiscales, bancaires et aussi administratives. Le Grenelle de l’environnement n’est pas innocent des charges.
Nous pensons qu’il serait nécessaire de réunir dans les prochaines semaines une conférence agricole nationale rassemblant les représentants de la profession et les différents services de l’Etat concernés. Il s’agit de faire un inventaire, total et global des charges, de toutes natures, qui pèsent sur les comptes des fermes. L’objectif est d’en supprimer certaines, d’en alléger d’autres et de définir un moratoire, en période de crise, pour un certain nombre de nouvelles procédures particulièrement lourdes et pesantes.
Nous pourrions aussi envisager l’évolution de certains dispositifs comme par exemple la Dotation pour aléas (DPA) en élargissant les aléas climatiques et sanitaires aux aléas économiques et familiaux.
Nous nous réjouissons de l’annonce faite au Sénat par le Ministre de l’Agriculture, le 18 février, selon laquelle il souhaite qu’il n’y ait plus de nouvelles normes sans études d’impact approfondies, d’une part et sans application simultanée en Europe d’autre part.
Ce type de proposition et quelques autres pourraient trouver leur place dans les discussions du « Varenne des charges agricoles ». En agissant ainsi nous assumons nos responsabilités d’élus enracinés qui mesurent à la fois l’importance de l’agriculture et l’inquiétude des agriculteurs.
Gérard BAILLY – Jura
Michel BECOT – Deux Sèvres
René BEAUMONT – Saône et Loire
Pierre BERNARD-REYMOND – Hautes-Alpes
Joël BILLARD -Eure et Loir
Jacques BLANC – Lozère
Paul BLANC – Pyrénées-Orientales
Pierre BORDIER – Yonne
François-Noël BUFFET – Rhône
Christian CAMBON – Val de Marne
Auguste CAZALET – Pyrénées-Atlantiques
Alain CHATILLON – Haute-Garonne
Jean-Claude CARLE – Haute-Savoie
Philippe DALLIER – Seine Saint Denis
Béatrice DESCAMPS – Nord
Philippe DOMINATI – Paris
Alain FOUCHE – Vienne
René GARREC – Calvados
Sylvie GOY-CHAVENT – Ain
Michel GUERRY – Français établis hors de France
Françoise HENNERON – Pas de Calais
Michel HOUEL – Seine et Marne
Alain HOUPERT – Côte d’Or
Jean-Marc JUILHARD – Puy de Dôme
Marc LAMENIE – Ardennes
Antoine LEFEVRE – Aisne
Jean-René LECERF – Nord
Philippe PAUL – Finistère
Jean-Pierre RAFFARIN – Vienne
Charles REVET – Seine-Maritime
Bernard SAUGEY – Isère
Jean-Pierre VIAL – Savoie
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Commentaires
le 03/09 à 18:41
D'accord avec Ernest, "on s'en fout de la breloque de Maistre", par contre ce dont on ne se fout pas [...]
le 03/09 à 17:34
@Mélusine : encore pour info : http://www.lepoint.fr/le-parquet-fait-appel-d-une-remise-en-liberte- [...]
le 03/09 à 15:09
Cher Jacques, Merci pour vos réflexions sur le dialogue et les idées... Vous écrivez: Bien souvent [...]
le 03/09 à 08:43
Bjr Jean-Pierre Raffarin...! En effet,très étrange...! Mdr http://www.youtube.com/watch?v=kOl [...]
le 03/09 à 06:17
Bonjour à tous, Cher Jany, Votre billet du 1er septembre ne manque pas d’intérêts. Je passe su [...]