Le retour de la bataille Copé-Fillon serait absurde.
On peut comprendre que la Presse ait intérêt à relancer une querelle qui peut générer de l’actualité politique. Mais ce n’est pas l’intérêt de l’UMP.
Contrairement à de nombreux échos, l’ambiance au parti est redevenue « normale ». Bien sûr, chacun s’observe, mais ce n’est pas très nouveau dans un parti politique ! La commission des statuts est bien conduite et le climat y est serein. D’ailleurs François Fillon et Jean-François Copé sont, le plus souvent, d’accord pour une vision assez bonapartiste du Parti, ce sont les libéraux les plus contestataires. Le mardi matin le petit déjeuner du comité politique est un lieu fertile d’échanges, libres et utiles. La commission d’investitures est au travail et procède à des décisions soit par consensus soit par vote, à bulletin secret !
Bien sûr, les rivalités sont multiples, mais franchement ce n’était guère différent avant. Le pluralisme est vivant.
Cette bataille n’a aucun intérêt pour François Fillon qui doit construire avec les Français un dialogue apaisé. Évidemment, certains supporters trouvent quelques intérêts à continuer les bagarres qui ont renforcées leur identité politique personnelle. Mais il n’y aura guère d’avenir pour rassembler les Français pour celui qui divisera l’UMP.
Certains disent à Jean-François Copé que c’est dans les batailles qu’on se construit. Moi, je pense que le Président de l’UMP est face à une seule et grande exigence : conduire la famille à la victoire aux Municipales. C’est évidemment une étape de son destin.
En concluant un accord en décembre dernier, les deux protagonistes avaient mesuré les dégâts de la crise de novembre.
Le fait nouveau, plus surprenant qu’attendu, c’est la très grande faiblesse de l’exécutif socialiste. Pouvoir d’achat, chômage, dette, déficit, croissance, tous les paramètres sont en échec. La dégradation s’accélère. Le rendez vous des Français avec l’opposition se rapproche, l’UMP est davantage observée, écoutée, attendue. Notre éthique de responsabilité doit être aussi renforcée.
La crise nous impose le rassemblement. Les querelles de personnes seront jugées très sévèrement par l’opinion. Chassons l’absurde.
A Pâques, au printemps, l’essentiel c’est la victoire sur l’hiver.
jpr
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Dans son malheur (la crise de novembre 2012), l’UMP a une chance : ses différents leaders ont décidé de s’aligner dans des courses différentes.
- Jean-François Copé a choisi une course de haies. Il fait un parcours d’obstacles. Après la Présidence de l’UMP, il lui faut sauter la haie des municipales. Si la vague est bleue, il passera à l’étape d’après : devenir le 1er des opposants.
- François Fillon fait une course de fond. Il court à la rencontre des Français pour construire un projet qui devra entrer en résonance avec le Pays d’ici une trentaine de mois.
- Nicolas Sarkozy ne veut pas d’une course politique. Il attendra le dernier tour et quand la cloche des circonstances sonnera il appréciera la situation, avec courage.
Chacun de nos champions est dans son couloir et challenge les socialistes. Il y a tant à faire. Nous serons plusieurs à veiller a ce que chacun reste dans sa course. On ne se rabattra sur la piste commune qu’en 2016, d’ici là nous avons besoin de tout le monde. Il n’y a pas d’urgence à nous diviser ; nous avons le temps, y compris pour qu’un autre concurrent apparaisse…
En 2016 naturellement nous nous rassemblerons derrière le meilleur. Le meilleur sera celui qui à la fois tirera les leçons des 10 dernières années et mobilisera les Français pour l’avenir de la France.
jpr
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Jean-François Copé a raison d’appeler à un changement radical de la politique économique.
Le déficit de croissance, la croissance du déficit et les hausses simultanées des impôts et du chômage sont les preuves manifestes de l’échec actuel.
Les perpectives pour l’année 2013 sont très sombres. Le record 2012 du nombre de fermetures d’usines (+42%), comme celui des demandeurs d’emplois seront, cette année, dépassés.
La France attend toujours son plan national pour la compétitivité. Des mesures comme le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraites ou la TVA anti-délocalisation deviennent incontournables. Le discours de Jean-François Copé pour la « Motion de censure » contre la politique économique du gouvernement sera l’occasion, pour l’opposition, de présenter son projet alternatif.
10 mois après l’arrivée de la gauche au pouvoir le moment de vérité approche. Ce sera le moment où les socialistes devront laisser de côté leur dogme pour engager avec pragmatisme le redressement de La France. Auront-ils la lucidité nécessaire ? Le voudront-ils ? Le pourront-ils ?
Auront-ils le temps ? L’urgence gronde !
jpr
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- J’ai déjà voté pour lui 2 fois, il n’est pas impossible, selon les circonstances, que je le fasse une 3ème fois.
- Je porte un jugement globalement positif sur son bilan. Je pense même que, sur le plan économique, son action à partir de 2010 était excellente. La cour des comptes vient de le reconnaitre.
- En politique étrangère je salue son leadership.
- La comparaison avec l’actuel pouvoir : c’est le match des réformateurs contre l’immobilisme.
- Cependant, notre crédibilité pour l’avenir passe par notre capacité à reconnaître nos erreurs et à être lucides sur les causes de l’échec de la présidentielle mais aussi des élections locales. La confiance des Français passe par notre lucidité collective.
- Les faits ont montré que 2012 était gagnable.
- D’ici 2017, je souhaite que la nouvelle génération de l’UMP puisse s’épanouir.
- Pour Nicolas Sarkozy la question n’est pas celle de la conquête mais celle des circonstances. Les plus jeunes, eux, doivent conquérir la confiance des Francais. Nicolas Sarkozy sera-t-il la solution en 2016 ? Nous verrons bien.
- D’ici là Copé, Fillon , Kosciusko… et tous les autres doivent se preparer et tisser leur toile avec les Français. Nous devons les protéger.
- D’ici là, nous devons bâtir un projet, apaiser l’UMP, gagner les municipales et reconquérir le Sénat.
jpr
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Je ne parlerai pas dans ce billet de notre « guerre » contre le terrorisme au Sahel, car je pense sincèrement que, dans cette période, il nous faut être rassemblés derrière nos soldats et leurs chefs. Je développe ici principalement les enjeux économiques et les 3 fautes que l’ont peut attribuer aux socialistes actuellement.
1- Le manque de lucidité face à « l’avis de tempête industrielle » qui menace la France en 2013
Le choc de compétitivité a fait pschitt. Les mesures Sarkozy ont été supprimé (TVA anti-délocalisation, défiscalisation des heures supplémentaires…), le crédit d’impôt est trop imprécis pour être intégré des maintenant dans le prix de revient industriel, les charges augmentent et le déséquilibre des prélèvements sur les entreprises entre la France et l’Allemagne se creuse gravement… D’évidence, la compétitivité n’est pas prioritaire.
2- Le manque d’initiatives face à la dégradation des relations franco-allemandes
Divergences européennes (fédéralisme, défense…), désaccords industriels (EADS-BAE…) différences de priorités internationales (Mali,Chine…) distorsions économiques (croissance et discipline budgétaire…)… Le 50e anniversaire du traité de l’Elysée ne masquera pas les actuelles incompréhensions entre la France et l’Allemagne. Notre destin est pourtant commun.
3- Le manque de courage par le choix de « la stratégie de la distraction »
Avec les questions de société (mariage homosexuel, vote des étrangers, réforme des conseils généraux...) le gouvernement « distrait » l’attention des Français et tente de les détourner de l’essentiel : la mobilisation nationale pour l’emploi. Alors que partout dans le monde les peuples
sont mobilisés pour défendre leur économie et leurs entreprises notre gouvernement démotive, démobilise voire décourage. J’ai constaté récemment les terribles conséquences, dans le monde, de l’affaire Depardieu et plus généralement de ces nombreux et tristes départs de France.
Face à ces trois fautes socialistes, trois « petites » idées infléchiraient, peut-être, l’action dans le bon sens :
- la nomination d’un Vice Premier Ministre chargé de la compétitivité et de l’emploi.
- la programmation de l’harmonisation sociale et fiscale de la zone « France-Allemagne ».
- le report des grands débats de société à la période où « la courbe du chômage sera inversée ».
Je verse ces pièces au débat. Cordialement à tous.
jpr
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Pour l’UMP, l’année 2013 doit ouvrir une ère nouvelle. L’horrible année 2012 est derrière nous. A nous de tracer des horizons nouveaux, pour cela nous devons relever 7 défis avec détermination et conviction.
1 – L’entente Copé-Fillon
Après la terrible bataille à laquelle se sont livrés nos deux leaders ainsi que leurs équipes, l’entente nous est imposée par leur « pacte ». Cet événement, tardif mais heureux, nous engage toutes et tous. Chacun doit être porteur de cette entente nouvelle. Les leaders doivent imposer leur autorité à leurs lieutenants, les lieutenants n’ont pas à régler des comptes que les chefs ont soldés. Les attaques personnelles ne révèlent que les ambitions personnelles. Je compte sur la « vigilance militante » pour faire respecter « le pacte ». L’intérêt supérieur de la famille est que les égoïsmes s’effacent devant notre mission commune : construire l’alternance crédible.
2 – Des statuts nouveaux
Plus jamais ça. Pour éviter de connaître à nouveau les difficultés liées à des élections très serrées nous devons repenser complètement notre vie interne et nos statuts. Sur le terrain, nous devons mettre en place le projet de « disponibilité civique » proposé par Jean-François Copé : il s’agit de mettre à la disposition de nos concitoyens les compétences multiples de nos adhérents au cours de permanences civiques. C’est notre premier ministère : servir. Sur le plan de nos procédures, la refonte doit être globale : parrainages, procurations, mode de scrutin, représentation de la diversité, décentralisation de l’organisation, organes de contrôle, reconnaissance des mouvements, mise en place de primaires… il s’agit de stabiliser une véritable organisation démocratique.
3 – Une équipe nationale
L’équipe de France de l’UMP doit être représentative de l’ensemble de l’UMP. Les nouveaux responsables ne sont pas désignés pour poursuivre les combats du passé mais pour préparer notre projet politique. Nous n’entrons pas dans une période transitoire mais dans un temps crucial pour la reconquête. Durant cette période qui nous sépare de notre prochaine élection interne, chaque responsable doit assumer entièrement ses responsabilités, du Président national au délégué de circonscription.
4 – La vague bleue
Ne nous cachons pas la vérité, la préparation des municipales sera difficile, c’est un immense chantier. Nous manquons souvent de candidats bien préparés. L’investiture est un sujet mais la formation (à la campagne et à la fonction) en est un autre. Les municipales sont pour la nouvelle UMP le préalable a tout projet national de reconquête. En Mars 2014 les Français nous mettrons à l’épreuve. Il n’y a pas de temps a perdre. Les socialistes sont prêts a toutes les manœuvres pour conserver leur implantation territoriale quitte à changer les règles électorales. Sursum corda.
5 – L’éthique du débat
Nous sommes devant la nécessité de faire vivre ensemble des cultures politiques bien différentes. L’UMP ne peut pas espérer rassembler 50% des Français sans additionner toutes ses cultures : droite forte, populaire, sociale, gaullisme et, bien sûr, l’humanisme libéral…
Le vote sur les Motions a été une étape structurante, non contestée.
Nous devons apprendre à ajouter nos différences et, surtout, à les respecter et à les faire respecter, pour cela nous tracerons des lignes jaunes entre l’inacceptable et le négociable. Tout rapprochement avec le FN est inacceptable ! Tous les extrémismes sont inconciliables avec notre attachement aux principes et lois de la République.
6 – Le bilan des années Sarkozy
Nous n’échapperons pas à un inventaire de la Présidence Sarkozy, non pas pour quelque acte de repentance que ce soit, ni pour remettre en cause les fidélités du Parti, mais pour éclairer nos choix à venir. La stratégie de reforme permanente, la pratique des institutions de la Vème République, la gouvernance mondiale, la place de la valeur travail, la décentralisation, la question nationale, l’intégration européenne, la maîtrise des finances publiques, la cohésion sociale, la paix civile, le leadership… sont quelques uns des repères de notre patrimoine politique qu’il nous faut revisiter après l’exercice des responsabilités. Après trois élections présidentielles gagnées et une de perdue nous devons nous pencher sur notre action commune, c’est une condition essentielle de la crédibilité populaire de notre projet d’alternance.
7 – L’opposition crédible
Face à un pouvoir socialiste profondément défaillant, nous devons assumer avec force, détermination, dynamisme et crédibilité notre devoir d’opposition. Nous ne devons rien laisser passer. Au Parlement, dans l’unité, à l’image de la sagesse sénatoriale, nos représentants doivent s’opposer aux nombreux textes législatifs qui affaiblissent le Pays. Notre pression permanente pourra nous conduire à descendre dans la rue, en qualité de Citoyens, pour soutenir des manifestations de protestation républicaine sur les sujets majeurs pour notre avenir.
Mais pour chaque critique formulée nous devons expliquer ce que serait notre action au Pouvoir. S’opposer c’est aussi proposer. Pour nous, l’éthique de responsabilité n’est pas séparable de l’éthique de conviction.
Ces défis surmontés, il nous sera alors possible de porter dans le pays une parole forte, exprimant notre vision de la France et proposant notre projet aux Françaises et aux Français.
jpr
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On ne peut sortir d’un certain nombre d’impasses que par le compromis. Ce week-end m’a convaincu qu’un nécessaire compromis ne peut s’établir que sur un préalable : le respect. Pour cela, l’injure est l’arme fatale anti-compromis. A l’UMP, j’ai toujours pensé que la sortie de crise ne pouvait passer que par un accord entre les deux protagonistes. Apres un mois dur de conflit, le compromis est un exercice très difficile. Un compromis exige un minimum de confiance or quand elle est brisée il faut aller chercher l’intérêt supérieur pour surmonter la défiance. Dans chaque camp, comme toujours, les faucons et les colombes rivalisent entre eux. Leur influence alterne, il faut donc choisir les bons moments, pour conjuguer de part et d’autre les avancées. Au bout du compte, quand tout est sur la table, il ne reste plus que le courage et le bien commun à incarner ou a abandonner. L’homme d’Etat n’a pas peur du compromis.
jpr
PS : l’injure de J-M Ayrault à l’encontre de Gérard Depardieu sera sans doute dure à oublier pour notre acteur national, un jour il faudra bien, pourtant, se parler… et réconcilier la France avec son Obélix.
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L’UMP aurait tort de trop se réjouir des résultats des élections partielles. En effet, on peut voir dans ces résultats la permanence des principes de la Vème République : l’essentiel pour la France, c’est l’action de l’exécutif ! Aux partielles, on vote pour ou contre le Pouvoir. La sanction des socialistes reste donc le premier message de ces législatives.
Quand, en plus, les candidats sont de qualité et enracinés leur impact personnel dans ces circonstances est plus fort que leur étiquette.
D’évidence nos électeurs jugent très sévèrement la crise à l’UMP, ce n’est pas une raison suffisante pour voter, maintenant, pour les socialistes. La sortie de crise reste donc urgente.
jpr
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Vous êtes plusieurs à me trouver discret dans la crise à l’UMP.
Il faut vous dire que je suis consterné. Les prises de positions publiques sont plus néfastes qu’utiles dans ces périodes.
Cette « guerre » bouleverse les amitiés, les proximités… J’espérais des courants à l’UMP pour sauver notre unité, déjà fragile. C’était le sens de mon engagement avec les Humanistes. Je crains de n’obtenir ni courants, ni unité. L’Humanisme ne doit pas être la prochaine victime de la crise à l’UMP.
Les clivages s’expriment à tous les niveaux : Elus/Militants, adhérents/sympathisants, engagés/non-alignés, ceux de 2014/ceux de 2017… on en arrive à ce que l’engagement devient suspect dans le parti, « prendre parti » devient coupable, le non-engagement devient la nouvelle vertu…
Les attaques personnelles ont été d’une rare violence. Tout le monde semble oublier qu’il y a quelques mois à peine tous gouvernaient ensemble. Ce qui est, aujourd’hui, qualifié de « mafia » était, hier, la force loyale de soutien au gouvernement. Et, pendant ce temps-là, le chômage augmente aussi vite que les impôts, dans le silence !
La sortie de crise ne passera pas par les injonctions des uns ou des autres. On est allé trop loin pour que l’humiliation de l’un par l’autre constitue une piste. Les deux camps sont assez solides pour résister réciproquement. Le dialogue est donc la seule hypothèse qui pourrait faire progresser vers une solution d’apaisement. Faut-il encore que les équipes veuillent bien se parler et, qu’ensemble, on veuille bien préciser le contenu de ce que pourraient être de nouvelles élections :
- 3 élections sont possibles : le référendum pour des élections, un deuxième tour Copé-Fillon, des élections après reforme des statuts pour corriger les causes des problèmes.
- 3 échéances sont possibles : avant Noël, avant les municipales, juste après les municipales. Des élections générales à mi-mandat auraient l’avantage de bien séparer d’une part la priorité des municipales et, d’autre part, la préparation des présidentielles…
La mèche de l’explosion est allumée. Si mardi le groupe éclate à l’Assemblée nationale la rupture sera consommée. Elle ne peut être évitée qu’avec une bonne volonté partagée. Il ne s’agit plus d’avoir raison mais de choisir un chemin raisonnable.
jpr
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Je me réjouis que Jean-François Copé et François Fillon se rencontrent dimanche. Les récentes injures sont des armes de destruction massive. il faut cesser le feu.
La solution juridique – désigner le Président- ne peut se trouver que dans l’application des statuts sinon elle sera annulée.
La solution politique – comment organiser un parti à 50-50- ne peut se trouver que dans le dialogue direct et non par des injonctions publiques.
La commission Juppé est une bonne solution pour que, juridiquement, les procédures soient transparentes et que, politiquement, le dialogue se rétablisse. J’y participerai si les deux parties sont d’accord sur son rôle et sa composition.
jpr
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Pourquoi un Humaniste comme vous vote Copé ? J’ai entendu cette question très souvent ces derniers temps, voici ma réponse :
- Je connais bien les 2 candidats qui tous les deux ont été mes ministres. Je ne doute pas de leur qualité. Jean-François Copé a toujours su mériter ma confiance, dans de multiples et diverses circonstances.
- Le 18 novembre, il s’agit de choisir un chef de parti, ce qui est bien différent d’un candidat à l’élection présidentielle ! Le Président de l’UMP devra être courageux et clair dans ses choix, mais il devra aussi savoir jouer collectif. Jean-François Copé a prouvé qu’il avait ce profil.
- Jean-François Copé est très favorable aux mouvements dans l’UMP. Il a voulu le vote des Motions : C’est la condition du respect des sensibilités au service de l’unité. Ainsi, nous éviterons le retour aux rivalités RPR-UDF. Avec Copé, j’ai confiance dans l’avenir de notre pôle humaniste et libéral au sein du parti.
- Le 1er objectif de Jean-Franois Copé sont les élections municipales de 2014. A Meaux il a fait ses preuves face à la gauche et face au FN. Son « ticket » rassemble 3 Maires. A la tête de l’UMP il faut un combattant.
- Il faut faire confiance à la jeune Génération pour qu’elle travaille à l’avenir du pays. L’improvisation des socialistes est navrante. Je veux aider les plus jeunes à se préparer aux plus hautes responsabilités. Jean-François Copé est l’un des plus hauts potentiels de notre famille politique.
jpr
NB. Largement aussi important que le vote pour le Président, le vote pour les Motions est une excellente innovation démocratique.
Avec 105 Parlementaires j’ai déposé la Motion pour une « France moderne et humaniste ». La part d’humanisme de chacun est la part d’unité de tous. Pro-Copé pour les uns, pro-Fillon pour les autres, nous nous sommes rassemblés dans cette Motion en dépassant les rivalités de personnes. Le vote humaniste est un vote de réconciliation.
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Ma réponse à cette question en 10 convictions :
- Un point positif pour commencer : l’annonce par Jean-Louis Borloo que l’UDI choisit l’alliance à droite. Nous sortons ainsi de l’impasse du « centre incertain » qui termine sa course à gauche (le Modem).
- Nous n’avions pas prévu qu’il y aurait autant de déçus de Hollande, aussi vite !! Si l’UDI peut en accueillir quelques uns, ce ne serait pas inutile.
- Nous savions déjà qu’il y avait un espace pour le centre en France ! La question est de savoir qui peut l’incarner dans la durée… La tâche n’est pas simple. Personne n’y a réussi depuis Giscard, depuis 40ans !
- Le RISQUE majeur, c’est la dispersion du centre et de la droite, qui met le Front national en position de se qualifier pour le second tour. L’UMP a été créée par L’UNION de l’UDF et du RPR pour nous éviter le sort de Lionel Jospin face à Jacques Chirac, en 2002 : l’élimination au 1er tour !
- Il est donc pour moi impératif de protéger l’unité de l’UMP. La place des Humanistes et des libéraux est donc DANS le Parti.
- Ainsi l’UMP doit organiser son pluralisme, sa diversité et répondre positivement à la proposition de JEAN-FRANÇOIS COPE de créer des MOUVEMENTS, à l’intérieur du Parti et non à l’extérieur.
- Le vote des MOTIONS, le 18 novembre, a donc pour but de légitimer les mouvements du dedans et marginaliser ceux du dehors.
- Pour affirmer notre volonté unitaire les mouvements doivent s’engager sur une règle de trois : respect de l’investiture UMP et pas d’investiture de mouvements, financement par l’UMP et pas de financement direct, pas d’organisation locale des mouvements.
- La réussite de cette nouvelle organisation passe par la promotion, dans l’UMP, d’une véritable « ETHIQUE DU DEBAT », fondée sur le principe de réalité et sur le respect réciproque : les mouvements ont besoin les uns des autres pour faire gagner l’UMP.
- La meilleure réponse de l’UMP à la création de l’UDI, c’est le VOTE pour la Motion « FRANCE MODERNE ET HUMANISTE ». Plus cette sensibilité sera présente dans l’UMP moins il y aura de risque « d’évaporation ».
UMP, UDI… la compétition des partis ne doit pas nous faire oublier, qu’au-delà de notre Parti, notre projet, notre ambition, c’est LA FRANCE, la France forte.
jpr
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1/ LE RESPECT MILITANT : ni caporalisation, ni balkanisation
Le premier parti de France est naturellement riche de grandes diversités : politiques, historiques, géographiques, générationnelles… Mais ses victoires à venir dépendront de son unité. Pour protéger l’unité il faut respecter chacun, chaque tradition, chaque sensibilité. « France Moderne et Humaniste » propose une éthique du débat, selon laquelle le débat d’idées sera privilégié par rapport aux querelles de personnes. Les « Mouvements » dans l’UMP seront les piliers de l’unité.
Ce sont les rigidités qui menacent l’unité.
FMH ne souhaite ni de la caporilisation, ni de la balkanisation.
2/ LE CHOIX DU FUTUR. Par l’alliance des générations
La France moderne est entreprenante, elle n’a pas peur du Monde, elle veut « l’Europe politique ». Contrairement aux socialistes, elle croit toujours au Progrès. Elle combat ce qui fragilise l’avenir, les facilités de la dette comme l’inconscience environnementale… Les Humanistes ont confiance dans l’avenir car ils croient aux qualités de dépassement de la Personne humaine. FMH ne veut pas revenir au temps de l’UDF et du RPR, elle propose une organisation nouvelle pour un projet nouveau. Humanistes, libéraux, centristes, gaullistes sociaux, indépendants se sont rassemblés pour regarder ensemble l’avenir. L’alliance des générations, Giscard, Chirac, Sarkozy, assure une belle représentativité du Centre et de la Droite française.
3/ LE SERVICE DE LA FRANCE. Notre Pays, nos valeurs
Aimer la France, c’est servir les idées françaises qui ont nourri le Monde. La République et ses valeurs doivent être défendues face aux menaces intégristes, communautaristes ou populistes… La justice sociale, la cohésion républicaine, donnent des droits qui sont légitimes d’autant qu’on assume les devoirs. La crise oblige les responsables à se rendre toujours plus disponibles pour ceux qu’elle blesse. Ministre signifie serviteur : le service de la France est, pour FMH, le véritable sens de la politique. Le Projet c’est la France, le Parti c’est l’outil.
Avec Luc Chatel et les 100 parlementaires qui ont signé cette Motion nous mènerons une campagne active dans les fédérations UMP sur ces thèmes.
jpr
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Monsieur le Président,
Mesdames, Mes Chers Collègues,
Monsieur le Premier ministre,
Voilà un peu plus de 100 jours que notre Pays a choisi l’alternance.
Voilà 100 jours au cours desquels vous avez engagé certaines promesses du Président de la République.
Vous vouliez remettre en cause l’action du Gouvernement précédent, vous l’avez fait.
Vous vouliez supprimer l’avantage fiscal des heures supplémentaires, c’est fait.
Vous vouliez augmenter la fiscalité, c’est fait. Çà va continuer.
Nous ne vous reprochons pas de tenir vos promesses.
Mais nous mesurons que vos premières décisions ne répondent pas aux attentes des Françaises et des Français.
Surtout, il nous semble que votre action sous-estime l’ampleur, la profondeur de la crise.
L’inquiétude est immense dans le Pays.
Tout le monde a compris, maintenant, qu’il ne suffisait pas de changer de gouvernement pour chasser la crise.
La crise gronde, de plus en plus fort.
La barre des 3 millions de chômeurs a été franchie.
Les plans sociaux se multiplient.
Finalement : « le gouvernement valide la fermeture d’Aulnay ».
Le Président de la République dimanche soir, nous a dit sa volonté d’engager « la bataille contre le chômage ». C’est urgent.
Les perspectives de croissance sont très minces.
Les entreprises, les PME, manquent de financement et sont étouffées par de multiples contraintes.
Dans mon département, nous travaillons, avec mon collègue Alain Fouché, avec les entreprises, les collectivités territoriales et l’État à la création d’un Center Parc de près de 1 000 emplois. Il va nous falloir plus de 5 ans pour réaliser ce projet…..Si nous surmontons tous les obstacles.
Les créateurs d’emploi sont nombreux à hésiter entre la colère et le découragement.
Monsieur le Premier ministre,
Nous savons que personne n’a intérêt à l’échec de la France.
Ma question est relative à notre surprise de ne pas avoir entendu parler d’Europe dimanche soir.
Alors, merci de nous dire, après la décision allemande de Karlsruhe, quelle est la part européenne du plan de bataille que la France doit livrer pour l’emploi ?
Lire la réponse du Premier ministre
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